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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La semaine.

Fathalla Oualalou,
ministre des Finances.
(AFP)

Dettes. Le Trésor revient sur le marché international

Le ministère des Finances serait en train de préparer une nouvelle émission obligataire à l’international. La dernière en date a été réalisée en juillet 2003 et portait sur un montant de 400 millions d’euros. Cette fois-ci, le Trésor devrait lever quelque 500 millions d’euros, soit 5,7 milliards de dirhams. Un montant peu important par rapport aux besoins du Trésor, ce qui rend l’opération quasi symbolique puisqu’elle permet de maintenir la présence du royaume sur le marché de la dette internationale mais aussi de tester la perception du Maroc par les bailleurs de fonds à l’étranger. Mais surtout, ce retour à l’international
marque un revirement dans la gestion de la dette publique. Depuis une dizaine d’années déjà, le financement de l’Etat passe essentiellement par la dette intérieure (qui pèse aujourd’hui 265 milliards de dirhams), tandis qu’au niveau de la dette exterieure, le Trésor s’attelle à une gestion active de manière à diminuer ses charges. Une approche qui, jusque-là, a donné ses fruits. Pour preuve, le coût de la dette a baissé de 3,2 milliards à 18 milliards de dirhams. La diminution de la dette exterieure va également bon train, notamment grâce aux opérations de reconversion de la dette en investissements. En 2006 d’ailleurs, les opérations de reconversion ont porté sur un total de 2,2 milliards de dirhams, dont un milliard pour le Trésor et le reste pour la dette garantie par des entreprises publiques.


Pêche. L’accord avec l’UE opérationnel

C’est mercredi dernier que le royaume a notifié au conseil de l’Union Européenne (UE) l’accomplissement des procédures de ratification de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche. Une notification synonyme de l’entrée en vigueur effective de cet accord signé le 26 juillet dernier à Bruxelles. Un accord qui permet à 119 bateaux européens d’avoir accès aux ressources halieutiques marocaines pour une période de quatre ans. Au total, c’est un montant de 163 millions d’euros (toutes opérations confondues) qui sera versé au Maroc en guise de contrepartie financière. Une manne qui devrait servir à la modernisation de la flotte de pêche côtière marocaine, à la promotion du partenariat et des investissements ainsi qu’à la formation et à la recherche scientifique.


Catering. Eurest élargit son tour de table

Après le groupe Rahal, qui a rejoint en septembre dernier le capital d’Eurest Maroc, deux nouveaux fonds d’investissement s’invitent dans le tour de table. Il s’agit d’Accès Capital Atlantique et d’Attijari Invest qui injectent 50 millions de dirhams dans le capital du leader de la restauration collective au royaume. Un montant qui devrait, selon le groupe, de consolider sa position de numéro 1 sur un marché qu’il maîtrise déjà. En effet, Eurest compte quelque 200 clients et réalise un chiffre d’affaires de 300 millions de dirhams. Ses activités vont de la restauration collective à la restauration des concessions (aéroports et gare) en plus du “Facilities Management” (nettoyage, gardiennage, etc).


Télécoms. Les tarifs du fixe à la baisse

L’opérateur historique n’a pas attendu trop longtemps pour riposter au nouvel entrant sur le marché, Wana. Maroc Telecom vient d’annoncer une baisse de ses tarifs des communications sur le fixe à partir des téléboutiques. Le prix par minute passe ainsi de 1 à 0,50 dirhams TTC pour le fixe et de 3,75 à 2,00 DH TTC pour le mobile en plein tarif, soit une réduction de respectivement 50% et 47%.
Les tarifs des appels à l’international sont également revus à la baisse, jusqu’à 57% pour certaines destinations. La bataille du fixe ne devrait pas s’arrêter là. Avant la fin du mois, le principe de portabilité des numéros entrera en vigueur. Un argument de plus que les opérateurs utiliseront pour attirer les clients de l’opérateur historique.



Homo Economicus.
"Barmette"

Malika est barmaid. Son job : inciter les clients à boire. Elle touche même un intéressement de 3 DH pour chaque bière servie, à condition bien sur de garder “l’fitcha” (la capsule) comme pièce justificative. Mais Malika prétend à une promotion : elle veut désormais travailler de nuit au lieu de finir son service à 19h. Avec ses atouts - un bonnet 100 D et un string 46 - elle sait qu’elle peut se montrer persuasive, et se constituer un stock conséquent de capsules. Seulement, elle est confrontée à un niet catégorique de son patron. Et ce n’est pas pour des raisons morales… mais réglementaires. Une loi qui date de 1966 impose des restrictions quant au recrutement des travailleuses de nuit dans les établissements qui servent de l’alcool. “Celui qui a l’intention d’employer des personnes de sexe féminin âgées de plus de 21 ans doit déposer auprès des services locaux de la police ou de la gendarmerie une demande à laquelle est annexé un extrait, daté de moins de trois mois, de la fiche anthropométrique des futures employées. Le dossier revêtu du visa des services précités est ensuite transmis au directeur général de la Sûreté nationale qui délivre ou refuse l’autorisation”, stipule l’article 27 du décret royal n° 76-66. Une législation qui reste en vigueur malgré l’arrivée du nouveau code du travail, avec tout un décret réservé exclusivement aux conditions devant être mises en place pour faciliter le travail de nuit des femmes. “Charki Draïss en personne devra signer ma fiche… Blach à Sidi alors”, se rétracte Malika. Laquelle, comme toutes les barmaids, a développé une allergie aigüe au poulet.



OFF.

La Dacia Logan, produite au Maroc dans les usines de Somaca, devrait bientôt faire son entrée sur le marché égyptien. Les deux parties sont parvenues à un accord de principe lors d'une réunion tenue récemment au Caire. Une aubaine donc pour la Somaca, et surtout pour sa maison mère Renault, qui ne cessait de se plaindre du fait de l’inapplication effective des accords de libre-échange ratifiés entre le Maroc et les pays arabes.

 
 
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