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Politique. Les femmes du PJD
Fatna El Bouih. "On m'appelait Rachid..."
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Reportage. Le village des veuves
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Internet. La bloggeuse anti-hchouma
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France. Ne l'appelez pas beurette !
Bangladesh. République matriarcale
Affaires. À quoi sert le "matronat" ?
Com. A3, la boîte à nanas
Toulati Amanna. Le girls band de Hassan II
N° 263
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

De mystérieux hackers s’attaquent
à des sites de “web-noceurs”.
(AFP)

Hackers vs clubbers. La guerre du Net

“Je suis déçu de voir comment notre jeunesse se comporte aujourd’hui. Elle va droit dans le mur !”. La phrase n’est pas extraite d’un prêche du vendredi, mais de la page d’accueil… d’un site dédié au “clubbing”, qui vient d’être piraté en début de semaine. “Le hacker a laissé ce message, et sa photo encagoulé avec le V de la victoire. Il a également investi la page d’accueil du forum de discussion du site (ndlr : où les abonnés échangent leurs informations et commentaires) en nous signifiant qu’il était très choqué du contenu de nos discussions”, raconte le webmaster du site attaqué. Deux autres sites dédiés au
clubbing, une tendance très en vogue dans les milieux branchés de la jeunesse marocaine, ont reçu des messages signalant l’imminence d’une “attaque” en règle. Les trois sites marocains les plus visités par les “web-noceurs” ont été pris pour cible, coup sur coup. De quoi secouer les esprits d’une certaine jeunesse dorée (et pas seulement), habituée à voguer tranquillement dans son monde virtuel, depuis la création du premier website marocain en 2004. “Nous avions nos codes et nos rendez-vous, nous échangions nos impressions et nos informations en toute quiétude. Aujourd’hui on s’attaque à nous en se servant de références (écrits religieux, noms d’associations ou de partis politiques) connues de tous les Marocains”. En plus du ton généralement audacieux, les sites en question sont aussi connus, parfois, pour diffuser des publicités pour des marques d’alcool. C’est ce qui explique peut-être le début de cette nouvelle guerre (de discours et d’appartenance socioculturelle) transposée de la réalité de tous les jours au Net.


Code de la presse. La question qui fâche

Le gouvernement a mis les bouchées doubles pour boucler, au plus vite (avant l’été), le projet du nouveau Code de la presse, qui “circule” depuis un moment entre les instances représentatives de la presse… et le CCDH. “C’est une première de soumettre un tel projet au CCDH, mais cela n’a rien d’étonnant puisque le défunt Hassan II avait déjà prévu, au moment du lancement du Conseil, de lui confier ce genre de missions”, nous explique cette source. Le projet, qui ne semble pas faire l’unanimité parmi les “consultants” chez lesquels il a atterri, comporte toujours des clauses maintenant les peines privatives de liberté. Et ce sont ces clauses, précisément, qui font l’objet de discussions.


Terrorisme. La tournée des chefs

Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur, Taïeb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l’Intérieur, et Mohamed Yassine Mansouri, directeur général des Etudes et de la Documentation, se sont rendus mercredi 28 février à Berlin dans une mission d’un genre bien particulier. Une fois n’est pas coutume, ce déplacement concernait essentiellement des échanges d’informations sur le terrorisme avec le ministre allemand délégué à l’Intérieur, August Hanning. Au moment où de nombreux Marocains sont impliqués en Allemagne dans des affaires liées au terrorisme international, le déplacement s’imposait.


Syndicat. Purge à la CDT

La énième grève des collectivités locales (la prochaine aura lieu les 15 et 16 mars) s’est soldée par des remous au sein de la CDT, l’une des centrales les plus présentes dans le secteur. Le syndicat, en mal avec ses sections régionales, vient d’exclure plusieurs de ses représentants, dont le célèbre Rachid Chriî à Safi. “On nous accuse d’initier les mouvements de grève, alors que la bonne question serait de savoir le pourquoi de toutes ces grèves”. Le “pourquoi” en question serait lié, si l’on en croit nos informations, au fait que les dernières négociations menées par la CDT (ainsi que l’UGTM et la FDT) avec la Direction des collectivités locales n’aurait pas répondu aux revendications des grévistes. “Nous avons le sentiment d’avoir été trahis par ceux qui menaient les négociations en notre nom. Voilà le fond de l’affaire”, assène Chriî.


Loi sur la nationalité. Comme une lettre à la poste !

Le projet de loi sur la nationalité a été adopté à la première Chambre sans que les articles 10 et 19 ne soient amendés. Le premier donne le droit à l'homme de transmettre la nationalité à son épouse étrangère, mais prive la femme marocaine de ce droit. L’article 19 permet à l’enfant né de mère marocaine de demander la déchéance de sa nationalité marocaine, mais ne le permet pas pour les enfants nés de père marocain. Face à cette discrimination, nos députés prêchent la modération. “Le fait que la mère transmette sa nationalité à ses enfants est une révolution en soi. Le Maroc n’est pas encore prêt à d’autres changements”, justifie Abdelkébir Tabih, président de la commission de la Justice. La messe est dite. Et les femmes ont un lot de consolation : la loi est rétroactive.


Télé. Lalla Laâroussa bis

Et de deux pour la télé réalité estivale de la TVM. Lalla Laâroussa rempile pour la deuxième saison, à partir du premier samedi du mois de juin. Cette année, il y aura 7 couples candidats au lieu de cinq, le nombre de prime-times passe, quant à lui, de 7 à 9. Des capsules quotidiennes, plus longues, rythmeront les semaines qui séparent les primes du samedi. Au final, les mêmes prix seront remis en jeu. Le mariage, l’appartement et le voyage de noces sont offerts par la production. L’année dernière, le couple gagnant, qui a fêté son union dans un grand palace marrakchi, s’est vu offrir un séjour de 15 jours en Thaïlande et un appartement correct à Larache. Bon vent !


Religion. Les gens du Livre

Des parents d’élèves d’une école privée à Casablanca sont indignés par les interprétations haineuses (envers les juifs et les chrétiens) véhiculées par un manuel d’éducation islamique, destiné à la 1ère année du primaire. En bas de la sourate Al Fatiha, les concepteurs de ce livre, en vente libre, expliquent que le terme “Maghdoubi Alaïhoum” (ceux ayant subi la colère de Dieu) renvoie aux juifs et celui de “Addalin” (ceux qui sont sortis du droit chemin) aux chrétiens. Les parents estiment que ces interprétations sont “dangereuses et tendancieuses” pour leurs enfants. D’autant plus qu’elles ont été rejetées par un grand alem de l’islam, Fakhr Al-Din Al-Razi, depuis le 12ème siècle. Nos théologiens ne sont visiblement pas à la page. Allez, une petite mise à jour...


Elections. Lahjouji pète les plombs

Abderrahim Lahjouji, patron de Forces Citoyennes, est dans tous ses états. Le 28 février, il a envoyé une lettre de protestation à l’association 2007 Daba, lui demandant de supprimer la page de présentation de son parti du recueil qu’elle vient d’éditer sur les partis politiques marocains. L’ex-patron de la CGEM dénonce la discrimination exercée à l’encontre de sa formation. “L’association nous a demandé de concentrer toute notre vision politique et économique dans une seule page. Le jour de la publication du recueil, nous découvrons à notre grande surprise que d’autres partis (ndlr : les grands) ont étalé leurs programmes sur 8 à 10 pages”, s’enflamme Lahjouji, hors de lui. “Maintenant, ils peuvent continuer leur cirque sans nous”.


Polisario. 238 ralliés d’un coup !

L’information diffusée par la MAP n’a pas été démentie par les canaux d’information habituels du Polisario. Dans la nuit du 23 février, 238 personnes ont rallié le Maroc dans la plus grande discrétion, en provenance des camps de Tindouf. Selon des sources locales, “ces personnes auraient rallié le Maroc depuis la frontière mauritanienne. Elles auraient été regroupées au sein d’un campement installé par les FAR dans la région de Bir Anzarane, dans l’attente d’une régularisation de leur situation”. Lors des festivités organisées à l’occasion du 31ème anniversaire de la RASD à Tifariti, Mohamed Abdelaziz n’a pas évoqué le sujet, se contentant de rejeter catégoriquement l’offre d’autonomie marocaine… et d’accuser la France et l’Espagne “d’extrême lâcheté et de duplicité flagrante”.



3 questions à
Lahbib Hajji
[Avocat radié du barreau de Tétouan]


En juin 2006, vous avez rédigé un document pour dénoncer ce que vous avez appelé “la corruption et le clientélisme (dans les tribunaux de Tétouan)”. Aujourd’hui, vous êtes radié du barreau. Les deux événements sont-ils liés, d’après vous ?
Evidemment. Nous sommes cinq à avoir co-signé le document, intitulé “une lettre pour l’histoire”. Trois d’entre nous ont été radiés sur décision de la justice, les deux autres ont été suspendus de leurs fonctions pour une durée de deux ans. Techniquement, deux de mes collègues et moi devrons arrêter d’exercer dès la réception du jugement, d’un jour à l’autre.

Pourquoi, à la base, avoir choisi la dénonciation ?
Parce que les abus sont fréquents, flagrants, et que le devoir nous impose de les dénoncer. Nous avons également dit que les magistrats n’étaient pas tous corrompus pour autant, mais la nuance n’a pas été prise en compte. Je rappelle par ailleurs que d’autres avocats nous ont rejoints, dans notre mouvement de dénonciation comme vous l’avez appelé…

Que comptez-vous faire, aujourd’hui ?
On ira en cassation et on fera valoir nos droits jusqu’au bout. Nous comptons également sur le soutien des ONG de défense des droits de l’homme. La manière dont nous avons été sanctionnés s’inscrit en faux avec le discours ambiant sur la liberté d’expression, l’esprit de citoyenneté, la transparence, etc. Notre sanction ressemble surtout à un règlement de comptes.


Médias. La der de Si Driss

Décidément, Driss Basri ne cessera jamais de nous surprendre. D’après Bakchich.info, le site satirique qui a rendu une petite visite à l’exilé parisien, ce dernier considère que les favoris à la présidentielle française, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, représentent “la plus mauvaise cuvée de la politique française depuis 1945”. “Si j’étais français, ajoute-t-il, je voterais François Bayrou. Et si ce n’est pas lui, ce serait Le Pen”. Interrogé par ailleurs au sujet du tout récent livre de Pierre Péan consacré à Jacques Chirac, Basri n’y est pas allé de main morte : “Ce qu’a écrit Pierre Péan sur les valises (que Chirac aurait amenées en Afrique du Sud pour le compte de Hassan II) est simplement grotesque (…) Hassan II n’avait pas besoin de lui pour aider Mandela”. Sacré Driss !


Groupe TelQuel. Du mouvement

Après un brillant et prolifique parcours de 14 ans (il a notamment écrit pour Libération, Le Journal, Ashark Al Awsat et La Gazette du Maroc, avant d’être rédacteur en chef de TelQuel, puis directeur de publication de Nichane), notre collègue et ami Driss Ksikes a choisi de faire une pause dans sa carrière journalistique au Maroc, pour revenir à ses amours premières : l’écriture (il est déjà l’auteur de deux pièces de théâtre et d’un roman, Ma boîte noire*) et l’enseignement. Saluant en lui le professionnel, tout autant que l’homme d’éthique et de conviction, le groupe TelQuel lui souhaite plein succès.
À partir du 17 mars 2007, date de la reparution de Nichane, A. R. Benchemsi reprendra le poste de directeur de la publication, tandis que Jamal Boudouma occupera celui de directeur délégué de la rédaction. Redouane Ramdani et Ahmed Najim occuperont, eux, les fonctions respectives de rédacteur en chef et rédacteur en chef adjoint.

* Tarik Editions / le Grand souffle, 2006



People. Brandy la gaffe

Cinquante millions de dollars. C’est la somme demandée par ce couple marocain dans un procès intenté à la star américaine de la soul, Brandy. La chanteuse américaine a été impliquée, le 30 décembre dernier, dans un accident de voiture qui a causé la mort de leur fille de 38 ans et blessé grièvement leurs deux petits-enfants âgés de 10 et 14 ans sur les routes californiennes. D’après une source judiciaire, citée par l’agence Associated Press qui a évoqué cette affaire, “Brandy conduisait son véhicule utilitaire sport de manière imprudente, lorsque celui-ci a embouti la Honda conduite par Awatef Aboudijah”.


Opération “Soleil 2007”. Aux urnes, les enfants !

Pour la huitième année, l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (AMESIP) organise une opération “Soleil”, équivalent marocain de la célèbre campagne française dite des “pièces jaunes”. Dans tous les bureaux de poste du royaume (et en kit dans ce numéro de TelQuel, à Casablanca et Rabat), des urnes en carton, destinées à recueillir les pièces jaunes (ou grises, pourquoi pas) des enfants, seront distribuées à quiconque en fera la demande. Une fois remplies, les urnes devront être retournées aux bureaux de poste, qui fourniront des reçus après comptabilisation de leur contenu. Parents, saisissez cette occasion pour inciter vos enfants à accomplir leur premier geste citoyen… et faites des dons vous-mêmes, si le cœur vous en dit, sur le compte chèques postaux (CCP) n° 59 16 19 P.
Outre la pérennisation des actions de l’AMESIP, les fonds recueillis serviront à financer 3 nouveaux projets : un centre social à Sidi Moumen (Casa), une unité préscolaire avec bibliothèque à Sidi Moussa (Salé) et une école des “métiers artisanaux de bouche” (boulangerie, pâtisserie, etc.) réservée aux jeunes des quartiers défavorisés. Aux urnes, (petits et grands) citoyens !


11 mars. Indic or not indic ?

Accusé d’avoir servi d’intermédiaire pour la vente de la dynamite qui a servi dans les attentats du 11 mars de Madrid, Rafa Zouheir, l’un des accusés, a raconté à la Cour, mardi dernier, qu’il avait pourtant communiqué aux autorités des renseignements sur les explosifs qui devaient être utilisés dans les attaques. “J’ai informé (la police) sur les explosifs qui ont servi dans les trains. Est-ce ma faute ? Les gens pensent que je suis un simple mouchard, mais j’ai tenté de sauver 200 vies”, a répondu l’accusé, qui a confié à la presse espagnole qu’il “travaillait à temps partiel comme informateur de la police”. Mais selon l’accusation, “l’indicateur n’avait plus transmis d’informations depuis des mois avant les attaques, ce qui prouve son implication dans les attentats” !


Maroc-Israël. Bons baisers de Tel-Aviv

Une équipe de reporters de la télé israélienne Guysen TV a travaillé, en février sur le vécu au quotidien des deux mille derniers juifs marocains, qui vivent encore au Maroc. De retour du Maroc, les reporters ont confié avoir découvert un pays résolument engagé dans le dialogue et la modération avec l’Etat hébreu. “Ils nous ont réservé un accueil exceptionnel. Et nous serons à notre tour très heureux de les accueillir en Israël. Ils y découvriront nos espoirs, l’amour de notre pays, la tolérance de sa société, son développement formidable, mais aussi nos peines”, s’enthousiasment les journalistes sur le site internet de la TV.


Casablanca. La chasse aux mendiants

Après Rabat, les équipes de lutte contre la mendicité professionnelle ont commencé à circuler à Casablanca. “Huit véhicules avec à leur bord une assistante sociale, un policier et un agent des forces auxiliaires circulent jour et nuit, 7 jours sur 7”, nous assure-t-on à la Wilaya de la ville. La présence des sécuritaires vise à prévenir “les dérapages” qui risquent de se produire au moment de l’approche des mendiants. Toute personne attrapée en flagrant délit sera embarquée au centre social de Tit Mellil. L’enquête sociale déterminera sa destination suivante : réinsertion familiale, orphelinat ou insertion professionnelle. Les estafettes blanches passeront d’abord par les points stratégiques : carrefours, hôtels et mosquées.


Justice. Le geste de Riyad

Majda Maher a finalement recouvré la liberté. Selon des sources diplomatiques saoudiennes, le jeune Marocaine a été libérée après que les enfants et la famille du Prince Farid Bin Abdullah Bin Mishari ont retiré leur plainte pour meurtre, plainte qui avait conduit Majda en prison à Riyad. Selon la loi saoudienne concernant les crimes de sang, seul le pardon de tous les membres de la famille peut sauver un meurtrier, en plus du paiement de la “Diya”, sorte d’amende du sang. Majda Maher, qui croupissait en prison depuis sept ans, risquait la peine de mort, puisqu’elle avait été reconnue coupable du meurtre du prince lors d'une soirée qui a mal tourné.


Tendance. Virtual politik

Après le Hip Hop, les partis politiques sont rattrapés par la fièvre… d’Internet. Depuis trois semaines, l’USFP organise régulièrement des chats entre ses responsables et les internautes sur le site usfp.ma. Après Mohamed Elyazghi, c’était cette semaine au tour de Abdelwahed Radi de se mettre devant son écran et d’échanger quelques bribes de phrase avec des interlocuteurs virtuels. Toujours à gauche, Nouzha Sqalli, membre du bureau politique du PPS, se lance en solo. Elle serait sur le point de lancer un blog interactif. À rappeler qu’avant elle, l’istiqlalien Mohamed Saoud, accusé de corruption électorale, avait créé un blog pour organiser sa défense et que le tout premier blog politique avait été lancé à l’initiative de Ali Belhaj, président d’Alliance des libertés. À vos claviers.



Humeur. Maman

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

J’ai tellement de choses à te dire. On n’est pas entre nous, alors je glisse rapidement sur l’essentiel, que tu sais déjà. Je t’aime. Je me rends compte, une fois de plus, que c’est plus facile à écrire qu’à dire. Même à toi qui m’a fait. J’ai longtemps eu honte de dire “maman” parce que, dans la rue, un mec qui dit “maman” n’était pas respecté. Mes compagnons disaient “l’walida” ou “mmoui”, alors je faisais comme eux pour ne pas quitter le troupeau. J’échappais ainsi aux étiquettes “fils à papa”, “fils à maman”, que l’on collait aux plus faibles, ceux qu’on battait à la sortie de l’école, ceux dont aucune fille ne voulait. Aujourd’hui, je te dis Hajja, c’est plus facile, c’est de mon âge. Je t’écris dans une langue que tu ne lis pas, toi qui m’as appris à lire et à écrire. J’ai honte. Je suis en colère. Contre moi-même et contre tous les mauvais profs qui m’ont appris à ne pas aimer ce que j’écris en arabe. Je suis triste, aujourd’hui, à l’idée de te voir évoluer dans un espace réduit, à parler des mêmes et à fréquenter les mêmes, à traverser la rue avec le stress d’un funambule sur le point de perdre pied. Triste aussi à l’idée, toute récente, que tu me prends pour quelqu’un, moi qui ne suis que ton enfant. Personne ne le sait, mais j’ai gardé un billet froissé sur lequel tu m’avais écrit, ce soir-là : “Mon enfant, je t’ai préparé ton plat préféré, il est sur la table, mange bien et n’oublie pas de donner à manger au chat, j’espère que tu es bien rentré et je te souhaite une bonne nuit. Ta maman”. Je n’ai pas oublié le chat, mais c’est à lui que j’ai livré mon repas. Il va de soi que je me suis rendu coupable d’autres crimes par la suite, comme celui d’oublier de me brosser les dents ou de ne pas réciter une sourate le jour de l’examen. Mais toi, au moins, je te dis tout parce que tu es capable de tout pardonner.



VITES !

Chacun pour soi. Ni l’USFP, ni l’Istiqlal, et encore moins le PPS ne présenteront de candidatures communes aux prochaines élections législatives. Comme les discussions entre les membres de la Koutla n’ont pas débouché sur un consensus autour la question, chaque parti va se contenter de proposer ses propres candidats.


Célèbre explorateur marocain du 16ème siècle, Mostafa Al Azemmouri a inspiré un roman, “Le Fils du Soleil, L'odyssée d' Estevanico de Azemor” (Ed. Laporte). Un ouvrage intéressant qui a valu à son auteur, Hamza Ben Driss Ottmani, de gagner le 1er prix littéraire du Maroc.


Le bruit court, insistant, que Leïla Ouachi pourrait se retrouver à la tête de la chaîne parlementaire, attendue dans les prochains mois. Un moment pressentie à la tête de la quatrième chaîne, Ouachi est actuellement conseillère en communication de Driss Jettou. En attendant le prochain gouvernement ?


Le ministre français de la Justice a annoncé, le 23 février, “la création d’un réseau international comprenant des magistrats marocains spécialisés dans la lutte antiterroriste”. L’annonce fait suite à la signature, par les Parquets de Paris, de Madrid et de Rabat, d’un protocole d’accord contre le terrorisme islamiste.


Le premier site officiel sahraoui a enfin été mis en ligne (www.sahara-online.net). L’initiative revient au Corcas, qui marque là un joli point. Activités diplomatiques, informations pratiques, radio et télévision régionale en ligne… le tout accompagné de photos et de musique qui jouent à fond sur l’émotion. À quand un chat avec Ould Errachid ?
 
 
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