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N° 264
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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La liste de la honte

J’ai lu avec attention l’article intitulé “Prénoms non grata” (TelQuel n° 262) et consacré à la liste des prénoms “autorisés” au Maroc. Personnellement, je considère que cette fameuse liste, œuvre du non-regretté ministre de l’Intérieur, Driss Basri, est une véritable humiliation pour tous les citoyens de ce pays. Comment est-il concevable de donner à des fonctionnaires le droit de dicter à un Marocain ou de lui interdire le choix du prénom de sa progéniture ? C’est une atteinte flagrante à la dignité humaine et une violation avérée de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. Mes parents m’ont appelé Idir, un prénom en tamazight que je porte avec fierté, avant que cette liste raciste ne fasse son apparition. Vivement que cette liste de la honte disparaisse !

Idir Ouguindi, Casablanca.



Éducation et tolérance

J’ai noté que des parents marocains jugeaient certains commentaires, présents dans les ouvrages d’éducation religieuse de leurs enfants en 1ère année du primaire, plutôt désobligeants vis-à-vis des autres gens du Livre. Que dire alors de nous qui, non musulmanes, avons fondé une famille avec un mari marocain, demandons à nos enfants de respecter tous les membres de leur famille, et les voyons confrontés à ces commentaires ? Comment accepter ce regard que nos enfants peuvent porter sur nous et sur leur famille maternelle ? N'y a-t-il aucun moyen de conjuguer ce légitime enseignement religieux avec des propos plus en accord avec le respect qui prévaut dans tous les couples qui vivent cette mixité religieuse ?

Ève Dupont, Casablanca.



Les 16 régions de Basri

Le découpage administratif actuel du Maroc fait de Basri un homme toujours omniprésent dans la vie sociale et politique des Marocains. Un découpage sans aucune logique, qui a engendré des îlots sans aucune réalité ethnique ou géographique. Prenons à titre d’exemple la région Meknès-Tafilalet : qu’est-ce que Aït Atta a de commun avec Moulay Driss Zerhoune ? Reste à espérer que les pouvoirs publics, dans une logique de rupture avec l’ère Basri, décident enfin de revoir ce découpage, en prenant en considération les facteurs socio-économiques du pays.

Moha Azouk, Meknès.



Les fous de Dieu

Je vous écris pour vous faire part de ma profonde consternation, lorsque j’ai trouvé mon fils en train de lire un article d'un certain site Internet où des scribouillards se dressent en gardiens des valeurs et de l'islam. Profitant de l'ignorance de la grande majorité et du suivisme aveugle de certains médias moyen-orientaux, ils mélangent tout (homosexualité, genres musicaux, profanation du sacré, idolâtrie), dressant de la jeunesse de Kénitra un portrait bien peu flatteur et totalement erroné. Cette jeunesse, qui souffre de l'absence d’infrastructures culturelles, ne cherche qu'à s’exprimer en toute liberté. Je voudrais savoir ce que des parents comme moi ou de simples citoyens peuvent faire pour faire face à cette déferlante "takfiriste". Pour montrer qu'il y a, au sein de la société marocaine, d'autres points de vue, diamétralement opposés aux idées ténébreuses de ces fous de Dieu sur le Web.

Youssef Ouguerd, Kénitra.



Merci, Zakaria

Je vous écris pour vous remercier pour les chroniques de Zakaria Boualem. Des chroniques au style et à l’humour d'une rare finesse, d'autant plus que je me retrouve complètement dans les pensées intimes ou ouvertes que Réda Allali prête à son héros. Bravo et, surtout, continuez à nous faire rire et à mettre en évidence les contradictions de nos concitoyens.

Abdelmounim Mouhassine, Tanger.

 
 
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