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Par Samir Achehbar
Télévision. TNT : bientôt lexplosion ?
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Les téléspectateurs marocains
peuvent désormais recevoir leurs
chaînes nationales en qualité
numérique. à moins quils ne
préfèrent les zapper
(DR)
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La SNRT et Soread 2M viennent de lancer la télévision numérique terrestre (TNT). La diffusion devra couvrir, dans une première étape, 54% de la population. L'objectif est de boucler la reconversion d'ici 2015.
Vous avez du mal à capter les deux chaînes nationales ? Le son ou l'image ne sont pas aussi clairs que vous le souhaitez ? Dorénavant, vous n'aurez plus besoin de faire des allers-retours entre votre téléviseur et votre antenne, penché du haut de votre terrasse. La télé analogique devra bientôt céder la place à la télé numérique. La SNRT et Soread 2M viennent en effet de mettre en place la fameuse |
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télévision numérique terrestre (TNT). L'offre, qui a été récemment présentée par Faïçal Laraïchi et Mostapha Benali lors d'une conférence de presse, marque un tournant décisif dans le mode de transmission. C'est une occasion historique, commentera le patron de la SNRT. Il faut dire que le passage à la technologie numérique est devenu une priorité. L'Union Internationale des Télécommunications, dont le siège se trouve à Genève, recommande même l'abandon de la technologie analogique d'ici 2020. Au Maroc, l'objectif est d'opérer la reconversion avant 2015. D'ici là, l'installation se fera progressivement.
Techniquement parlant, la TNT est un mode de diffusion dans lequel les signaux vidéo et audio ont été numérisés, puis ordonnés dans un flux unique avant d'être modulés puis diffusés. La numérisation par codage et la modulation des images et des sons permet de diffuser plusieurs chaînes sur un même canal et vers les antennes UHF existantes. En effet, alors que la technologie de l'analogique permet de diffuser une seule chaîne par canal, avec la TNT, il est possible d'en diffuser jusqu'à six. Cette technologie représente de ce fait un enjeu considérable. Elle permettra ainsi aux téléspectateurs marocains d'accéder à un bouquet composé de l'ensemble des chaînes marocaines, à savoir les deux chaînes généralistes 2M et la Une, ainsi que les trois chaînes thématiques (Arriyadia, Arrabia et Assadissa). Ce bouquet sera d'ailleurs élargi pour abriter de nouvelles chaînes, notamment la chaîne amazighe et la chaîne parlementaire. La TNT permettra en même temps d'offrir une meilleure qualité de l'image et du son avec l'insertion de données associées, telles que le sous-titrage.
La TNT est également intéressante en termes d'investissement, puisqu'elle permet aux chaînes de télévision de bénéficier d'un support de diffusion numérique terrestre avec un coût de transmission moins élevé que l'analogique. Du côté de la SNRT, l'enjeu est bien plus important. En misant sur cette technologie, la société ouvre une nouvelle brèche dans la course à l'audience engagée contre les chaînes satellitaires. Aujourd'hui, les chaînes thématiques marocaines qui diffusent à partir du satellite n'arrivent toujours pas à booster leur taux d'audience. Il faut aussi dire que le faible taux d'équipement en antenne parabolique dans les foyers marocains (50%) limite ces scores. Cependant, la reconversion au numérique n'empêchera pas ces chaînes de rester disponibles via le satellite. L'utilisation de la technologie TNT permettra enfin une optimisation de l'usage des fréquences grâce à la libération à terme des fréquences analogiques pour d'autres usages.
Reconversion programmée
Le lancement de la TNT se fera progressivement. Dans une première étape, sept villes sont concernées, à savoir Casablanca, Rabat, Oujda, Fès, Meknès, Tanger et Marrakech. Au terme de cette vague, la couverture de la TNT atteindra près de 54% de la population. Ce n'est qu'à partir de juin 2007 que le déploiement sera généralisé à d'autres villes (El Jadida, Safi, Tétouan, Nador, Agadir, Laâyoune, Figuig, Al Hoceima et Béni Mellal) et portera par conséquent la couverture à environ 77% de la population.
Concrètement, pour capter la TNT, les foyers marocains doivent être dotés d'une antenne UHF et d'un récepteur TNT. L'antenne traditionnelle, qui permet de recevoir Al Oula et 2M, suffit pour recevoir la TNT. Quant au récepteur, il s'agit d'un terminal spécifique à la TNT dont l'installation est simple : il suffit de le relier au câble d'antenne extérieure UHF et de le connecter à l'écran de télévision. Ce récepteur est déjà disponible dans plusieurs points de vente, notamment les grandes surfaces. Un simple récepteur coûte entre 400 et 600 dirhams. Les téléspectateurs peuvent également opter pour des appareils faisant également office de récepteur satellitaire ou de lecteur DVD et dont les prix varient entre 700 et 900 dirhams. Cependant, il est possible de se passer d'un récepteur si le foyer est équipé d'un téléviseur avec tuner TNT intégré. Il suffit dans ce cas de raccorder le câble d'antenne au téléviseur pour bénéficier des programmes de la TNT. Dans certains habitats collectifs et immeubles, la réception de la TNT passera par l'antenne UHF collective.
Le lancement de la TNT sera soutenu par une campagne de communication multi-forme (télévision, affichage, radio et presse) prévue en avril prochain. Cette campagne visera à encourager les téléspectateurs à s'équiper en récepteur TNT ou en téléviseur avec tuner TNT intégré. D'ailleurs, Laraïchi a tenu lors de la conférence de presse à tranquilliser les plus sceptiques. D'après le patron de la SNRT, le prix des décodeurs aura tendance à baisser pour atteindre à terme les 250 dirhams.
Prochaine étape : la HD
Côté technique, la SNRT a opté pour la numérisation-compression en MPEG2 bien qu'elle ait la possibilité d'utiliser le MPEG4, capable de diffuser davantage de chaînes. La raison est toute simple : les décodeurs compatibles avec le format MPEG4 restent assez chers (entre 4 000 et 8 000 dirhams). Sur un autre registre, la technologie TNT permettra à terme de développer d'autres utilisations, notamment en termes de mobilité. Ainsi, d'ici la fin de l'année, le service de transmission des chaînes sur téléphone portable devrait être opérationnel. Des tests ont été déjà menés dans ce sens et, bonne nouvelle, le service sera offert gratuitement. La technologie numérique permettra par ailleurs de recevoir les chaînes sur ordinateur portable en utilisant un périphérique sous forme de clé USB, dont le prix varie entre 500 et 700 dirhams. L'entrée en vigueur de la technologie numérique reste une étape décisive mais nécessaire pour accéder à de nouvelles technologies, notamment la haute définition. La TVHD offre une image beaucoup plus nette et claire que celle des téléviseurs classiques, notamment sur les grands écrans plasma et LCD, sans oublier les vidéo-projecteurs. D'après Laraïchi, la transmission en haute définition devrait être possible d'ici les quatre prochaines années. De quoi enchanter les nombreux amateurs de foot et de cinéma. |
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TNT. Le Maroc précurseur
En optant pour la télévision numérique terrestre, le Maroc se place en précurseur en Afrique et même dans le monde arabe. Les premiers tests avaient déjà commencé en 2005, avec l'acquisition par la SNRT de deux émetteurs TNT installés à Casablanca et Rabat. Ce chantier s'est poursuivi avec l'acquisition en 2006 de 12 émetteurs d'une puissance de 3 kw chacun et de systèmes d'antennes et de multiplexage. Comparé à l'Europe, le projet numérique marocain a pris beaucoup de retard. À titre d'exemple, la Grande-Bretagne a lancé sa plateforme numérique en 1998. En Allemagne, le démarrage de la TNT s'est fait en 2002, et en Italie en 2003. Le projet de la TNT a été mené conjointement entre la SNRT et Soread 2M. Cette collaboration a permis d'optimiser l'utilisation des infrastructures et systèmes d'antennes existants. |
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Programme de déploiement du réseau de TNT
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Ville
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Site
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Population
couverte
(du bassin)
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% de la Population marocaine
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Date de mise
en service
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Casblanca
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Aïn Chock
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4 760 694 hab.
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15,93%
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Février
2007
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Rabat
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Zaër
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2 713 049 hab.
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9,08%
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Fès
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Zerhoune
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4 121 897 hab.
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13,79%
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Meknès
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Oujda
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Megrez
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697 815 hab.
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2,27%
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Tanger
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Cap Spartel
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1 175 578 hab.
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3,93%
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Marrakech
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Oukaïmeden
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2 774 709 hab.
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9,28%
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Au terme de la 1ère vague de déploiement : couverture de 54% de la population marocaine
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Agadir
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Agadir Oufella
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1 445 677 hab.
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4,84%
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À partir
de juin 2007
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Laâyoune
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Laâyoune
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210 023 hab.
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0,70%
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Figuig
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Figuig
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40 123 hab.
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0,13%
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Tétouan
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Hafa Safa
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731 153 hab.
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2,45%
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Béni Mellal
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Tazerkounte
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1 655 183 hab.
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5,54%
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Safi
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Safi
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749 657 hab.
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2,51%
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El Jadida
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Sidi Bounouara
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731 796 hab.
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2,45%
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Al Hoceïma
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Paloma
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310 250 hab.
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1,04%
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Nador
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Zaio
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876 954 hab.
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2,93%
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Au terme de la 2ème vague de déploiement : couverture de 77% de la population marocaine
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