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Par Fahd Iraqi
La semaine.
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Un nouveau produit vient de
naître sur la place casablancaise.
(DR)
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Bourse. Les produits dérivés arrivent
Une première au Maroc
et même sur les places financières arabes. BMCE Capital vient de lancer les options sur actions. Communément appelée loption Call, ce produit financier permet danticiper lévolution du cours du titre en achetant le droit dacquérir une action à un prix et une date fixés à lavance. Lacheteur bénéficie de ce droit moyennant le paiement dune simple prime. Les options ont donc lavantage de permettre aux investisseurs davoir un fort effet de levier sans mise de fonds importante. En dautres termes, linvestisseur peut ne pas disposer, au jour de lachat de cette option, de la somme totale requise |
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| pour acquérir le sous-jacent (cest-à-dire les actions). Ces produits dits dérivés sont à lorigine du développement des places boursières internationales. Même la société gestionnaire de Casablanca a mené plusieurs études pour la création dun compartiment dédié à ce type de produits. Dans un business-plan établi il y a quelques années, le conseil de la SBVC avait même annoncé que ce compartiment devait être crée au dernier trimestre 2006. Mais visiblement, seule la filiale du groupe BMCE sest préparée sérieusement pour cette échéance. Elle vient davoir le feu vert des autorités de tutelle pour commercialiser ses produits auprès de sa clientèle. Pour lheure, BMCE Capital se limite à lancer des options de type europeans plain vanilla sur des actions cotées à la Bourse de Casablanca dune maturité maximale de 6 mois. Ces produits sont actuellement destinés exclusivement aux résidents marocains mais la banque daffaires envisage délargir sa cible aux investisseurs internationaux mais aussi denrichir sa gamme pour offrir des options sur panier dactions, voire sur indice. |
Privatisation. Drapor devient gabonaise
La société de dragage des ports, Drapor (jusque-là détenue par la Sodep) vient de passer dans le giron de la société Satram (société dacconage, de transport et de manutention). La société gabonaise dotée dun capital de 550 millions de francs CFA, opère depuis une vingtaine dannées dans le domaine des services portuaires. Elle est dirigée par un richissime homme daffaires marocain, Lahcen Jakhoukh, installé au Gabon depuis 1973 et qui est le président actuel de lAmicale des Marocains résidant au Gabon. Loffre de Satram, la mieux disante des treize prétendants, sélève à 327,6 millions de dirhams, soit 17% de plus que le prix minimum de 280 millions de dirhams initialement budgétisé. La cession de Drapor est la première opération de privatisation de lannée budgétaire qui table sur des recettes de 4,5 milliards de dirhams pour les opérations de transfert au privé. |
Industrie. Sinfa devient américaine
La société américaine Clarcor vient dacquérir 80% du capital de la société marocaine Sinfa appartenant à la famille Moamah. Le spécialiste de la filtration industrielle implanté à Franklin Etat du Tennessee entend élargir la gamme de produits du numéro 1 marocain de la filtration pour automobile, de manière à fournir les autres sites de Clarcor dans le monde. Le communiqué de la société américaine affirme que des investissements importants seront réalisés pour lexpansion du site de production et ladaptation de la plate-forme aux nouveaux produits. Il est également précisé que Ali Moamah, président et fondateur de Sinfa, continuera de gérer la compagnie. |
Concurrence. Maroc Telecom épinglé
LANRT vient de rendre publique sa décision au sujet du litige qui oppose Maroc Telecom à Méditel concernant loffre Phony lancée par lopérateur historique en septembre dernier. Le deuxième opérateur considérait les deux formules Phony (illimité soir & week end et illimité tout temps) comme anti-concurrentielles en raison des prix bas de ces offres (respectivement 120 et 200 dirhams). Néanmoins, lAgence de régulation na donné raison à Méditel que sur la formule illimité tout temps résidentiels. Dans sa décision, lANRT somme lentreprise dirigée par Ahizoune de lui transmettre dans un délai maximum dun mois (
) de nouvelles conditions permettant la replicabilité de loffre. En dautres termes, Maroc Telecom devra revoir sa copie de manière à permettre à ses concurrents de proposer des offres dans des conditions similaires. Une manière déguisée de constater labus de position dominante de lopérateur historique. |
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Homo Economicus.
Saïss Valley
Projet dune Silicon Valley au Maroc. En lisant ce titre de journal, Abdou a dabord cru à une mauvaise blague dun politique. Il est néanmoins rassuré en apprenant que linitiative est celle de deux éminents technocrates : Abdelaziz Meziane Belfqih, conseiller royal et Rachid Benmokhtar, président de lUniversité Al Akhawayn. Abdou, étudiant en informatique, est même pris denthousiasme. Malha ! Jerry Yang, le créateur de Yahoo!, nest pas meilleur que moi, se dit-il en pensant à sa réalisation de la veille : un programme de gestion des toilettes de lécole sur Lotus 123. Mais trois lignes plus tard, notre génie en herbe redescend sur terre. Il apprend que notre future Silicon Valley, située dans les collines du Saïss, repose sur les universités de la région, à savoir la prestigieuse Al Akhawayn dIfrane, la dangereuse Mohamed Ben Abdellah de Fès et la désertique Moulay Ismaïl de Meknès. Au taux de change scientifique, les milliers détudiants et les centaines de chercheurs de ces honorables facultés ne rapporteraient même pas un étudiant en 2ème année à Stanford, pense Abdou. Et pour cause, il sait que le rayonnement mondial de la Silicon Valley, la vraie, est étroitement lié au milieu académique de luniversité de Stanford. Dailleurs, à lorigine même de la création de ce pôle technologique américain, on trouve un professeur de luniversité du coin (Frederic Terman qui a encouragé, vers la fin des années 30, ses deux étudiants Hewlett et Packard à créer leur entreprise à deux encablures du campus). Chez nous, aux alentours de la Saïss Valley, les facs ne produisent hélas que des chômeurs
Ou au mieux des télé-opérateurs. |
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OFF.
Les banques usent de tout leur charme pour convaincre Miloud Chaâbi de les mandater pour la réalisation du programme dintroduction en Bourse que lhomme daffaire avait annoncé il y a quelques mois. Un programme très important dans la mesure où il concerne six sociétés du groupe. Résultat : Crédit du Maroc aurait tenu un déjeuner en lhonneur du président dYnna holding. Même le tout puissant Othman Benjelloun a invité lhomme daffaires à souper
Question de rétablir le contact. |
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