CCDH. Un agenda surbooké
Reportage. La mort programmée de Ben Guerir
Abdelkrim Benatik. Après les jeunes, les femmes
Sport. L'ovalie ne tourne pas rond
Environnement. Le fléau "Mika kahla"
États-Unis. Le retour des Démocrates
Distribution. La seconde vie d'Alpha 55
Festival. Désert, musique et propagande
Télévision. La Star Ac' sauce maghrébine
Hit Radio. Fréquence jeunes
N° 265
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Abdeslam Kadiri

La semaine.

George W. Bush, dans une
librairie, à l’occasion de sa
visite au Guatemala.
(AFP)

Amérique. À la reconquête des Latinos

La tournée du président américain George W. Bush en Amérique Latine s’est achevée mercredi au Mexique sur un résultat mitigé. Au cours de cette visite de six jours au Brésil, en Uruguay, en Colombie, au Guatemala et au Mexique, Bush s’est employé à redorer son image et celle des Etats-Unis, dans un contexte bien peu favorable à l’Oncle Sam. Depuis un an, plusieurs pays sud-américains ont basculé à gauche. Galvanisé par le président vénézuélien Hugo Chavez, un front antiaméricain s’était formé. L’Amérique Latine se sentait surtout délaissée par les Etats-Unis de Bush depuis les attentats du 11
Septembre. Lors de cette tournée, Bush a tenté de montrer que les Etats-Unis se préoccupaient d’autre chose que de l’Irak, du commerce et de la lutte contre la drogue. Des manifestations ont accompagné le président américain tout au long de son périple. Certes, elles n’ont rassemblé que quelques centaines de personnes, mais ont mis en lumière le mouvement antilibéral et antiaméricain qui s’est renforcé au cours des derniers mois. La bête noire de Bush, Hugo Chavez, a joué de ce ressentiment en menant sa contre-tournée, dans cette bataille pour l’image. En Argentine, en Bolivie et au Nicaragua, Chavez a clamé son opposition à l’impérialisme américain. Bush, lui, a mené la bataille à distance. Il s’est prêté à des exercices auxquels il est réputé répugner, en dansant avec des jeunes du Brésil ou en visitant des ruines mayas au Guatemala et au Mexique. Mais le thème de l’immigration, évoqué discrètement, a repris son rang d’enjeu majeur les derniers jours de la visite de Bush. Le président guatémaltèque, Oscar Berger, a dit à son homologue américain qu’il souhaiterait un engagement ferme à mettre fin aux “déportations” de clandestins guatemaltèques. Son collègue mexicain, Felipe Calderon, a ouvertement critiqué la construction d’un mur d’environ 1000 km sur un tiers de la frontière commune. Quant au président colombien, il n’a pas hésité à apostropher Bush sur le dossier du trafic de drogue, par un “il faut aussi réduire la demande !”.


Palestine. Le cabinet d’union est prêt

Sortie de crise ? On a appris mercredi que le gouvernement d’union nationale, regroupant le Hamas et le Fatah, est “prêt” et sera investi par le Parlement samedi. Sa composition devait être annoncée jeudi. Les discussions ont notamment porté sur le futur titulaire du portefeuille-clé de l’Intérieur, qui constituait le principal point d’achoppement. Des sources proches de Mahmoud Abbas ont affirmé qu’un professeur d’université, largement inconnu du grand public, Fadel Abou Hein, tenait la corde. Aux termes d’un accord conclu le 8 février à la Mecque, entre Abbas et le chef du Hamas, Khaled Mechaal, le Hamas doit disposer de neuf ministères contre 6 pour le Fatah. En outre, le Hamas nommera trois ministres “indépendants” et le Fatah deux. Jusqu’à présent, le gouvernement sortant était paralysé par un boycott diplomatique et financier occidental depuis l’arrivée du Hamas à sa tête en mars 2006 et a dû faire face à une crise politique sans précédent face au Fatah.


Algérie. Visite de Juan Carlos

Le roi espagnol Juan Carlos est arrivé mardi à Alger pour une visite d’Etat de trois jours. Six accords devaient être signés à cette occasion par les ministres algériens concernés et leurs homologues espagnols, qui portent sur la coopération diplomatique, parlementaire et sur les domaine maritime et aérien, les finances, l’industrie et le tourisme. Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, s’est félicité de la “vitalité du dialogue politique” entre Alger et Madrid. L’Espagne est le 3ème client et le 4ème fournisseur de l’Algérie, qui pourvoit 60 % de ses besoins en gaz. Lors de sa visite, le roi espagnol s’est déclaré favorable à une solution politique “juste et durable” pour le conflit au Sahara occidental. Bouteflika avait passé auparavant sous silence ce dossier, sur lequel Madrid s’était rapproché de Rabat.


Internet. Viacom attaque Google

Le groupe de télévision et cinéma Viacom a attaqué mardi le moteur de recherche américain Google et sa filiale Youtube pour piratage, en réclamant un milliard de dollars d’indemnités. Viacom (chaînes MTV, Comedy Central, studios Paramount…) a durci sa position après des mois de négociation infructueuse. Viacom prétend que 160 000 clips non autorisés extraits de ses émissions ont été diffusés sur Youtube et qu’ils ont été vus plus de 1,5 milliard de fois. Google a assuré avoir respecté les droits d’auteur et qu’il ne “laissera certainement pas cette plainte devenir un obstacle à la croissance continue de Youtube”. Viacom en profite pour lancer une attaque de fond contre toute l’activité de Google, qui se baseraient, selon l’éditeur, sur “un modèle économique clairement illégal.”


Iran. Un billet atomique

L’Iran a mis en circulation lundi dernier un nouveau billet de banque d’une valeur de 50 000 rials (10 DH), portant un logo nucléaire. Au verso du billet, on peut voir le dessin d’un atome autour duquel gravitent des électrons et accompagné de la phrase : “Si la science existe dans cette constellation, les hommes de la Perse l’atteindront”. Le directeur de l’imprimerie a assuré que cette émission n’était pas liée à la hausse des prix. La nouvelle coupure –atomique-, la plus élevée disponible, est perçue comme une provocation par les occidentaux, alors que l’Iran est sous le coup de sanctions onusiennes à cause de son refus de suspendre son programme nucléaire.


Mauritanie. Second tour inédit

Pour la première fois de leur histoire, les Mauritaniens n’ont pas élu leur président au premier tour. Deux candidats sont arrivés en tête, dimanche dernier : Ould Abdellahi (ex-majorité présidentielle, 24,79%) et Ahmed Ould Daddah (ex-opposition, 20,68%). L’inédit second tour, prévu pour le 25 mars, s’annonce très serré en raison d’un report de voix incertain. Les deux candidats ont déjà entrepris des négociations en vue de ce face-à-face final. “Je pense que tous auront plus recours aux forces traditionnelles (chefs de tribus, notables religieux…) qu’aux forces politiques qui mobilisent difficilement l’électorat”, a indiqué Mohamed Fall Ould Oumer, directeur du journal local La Tribune. Ould Daddah et Ould Abdellahi appartiennent à la même génération (respectivement 65 et 69 ans), ont la même formation d’économiste, ont été ministres et ont servi longtemps à l’étranger dans des institutions financières internationales.



Lu pour vous. [SUISSE]
Bayrou, le tsunami tranquille

Sylvie Besson, Le Temps, le 13 mars

Il y a quelques jours, sur le bord d’un trottoir parisien, le tenancier d’un kiosque confiait spontanément son envie de voter François Bayrou. Pourquoi ? “Parce qu’il a l’air honnête.” L’argument est imparable. Il résonne fort en France, où la politique est souvent faite de manœuvres et de coups tordus (…)
Depuis janvier, F. Bayrou progresse constamment dans les sondages. Il fait désormais salle comble partout où il va. Des people, des animateurs télé et des “petits candidats” se rallient à sa candidature. La presse internationale se passionne pour le phénomène (…) Aujourd’hui, le candidat le plus “inverse”, c’est lui. Il joue sciemment de son côté anti-star. Il n’a pas été investi par un grand parti (UDF). Il ne prétend pas avoir réponse à tout. Il parle de consensus et de solutions “raisonnables”, des notions longtemps méprisées dans le jeu politique français. L’image qu’il s’est construite fait penser au slogan de François Mitterrand en 1981, “la force tranquille”. Il est enraciné. Il est croyant. Il est terrien.
D’après les sondages, ses partisans se recrutent chez les électeurs les plus aisés et les plus éduqués. Des gens que la gauche ne séduit plus et qui trouvent N. Sarkozy trop dur, trop “américain” dans sa glorification de la réussite personnelle. Des doutes subsistent pourtant sur la faisabilité politique et le fond même de son projet. Le “ni gauche ni droite” peut-il réformer l’économie française ?



VITE !

Le roi de la soul, James Brown, a enfin été enterré samedi dernier… plus de deux mois après son décès. Le chanteur a été inhumé dans une crypte à Beech Island (Caroline du Sud) là où vit l’une de ses filles. Des querelles familiales avait retardé l’inhumation.

 
 
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