Attentat du 11 mars. L'Intérieur reconstitue le puzzle (ou presque)
Mairie de Casablanca. Petits bavardages entre ennemis
Pouvoir. Ces ponts et chaussées qui nous gouvernent
El Othmani. "Nous n'avons pas besoin des voix d'Al Adl Wal Ihsane "
Lycée français / Lycée Public. Le choc des classes
Égypte. Moubarak seul contre tous
11 Septembre. Le "cerveau" passe à table
Patrimoine des Habous. Un trésor, un gâchis
Cinéma. Le joli coup de Tétouan
Alifi Hafid. Au revoir et merci
Driss Bouissef Rekab. Mes années (à l'ombre de Lalla Chafia)
N° 266
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Pipi au lit

J’ai lu votre article intitulé “Ces démons qui sont en nous” (TelQuel n°264) et particulièrement le traumatisme du pipi au lit. Vous dites qu'il suffit de faire de simples gestes pour arrêter cette énurésie. Hélas, ce n'est pas le cas pour certaines personnes dont je fais partie. Je suis une jeune fille de 25 ans et je souffre toujours d'énurésie. J'ai consulté pas moins de 7 médecins au Maroc sans trouver de solution. J'ai même refusé de me marier de honte de voir mon petit secret dévoilé dans la famille…

(Anonyme)



Obligatoirement musulman ?

Lecteur passionné et inconditionnel de votre magazine, j’aimerais réagir au sujet de l’article “Les Anges De Boulane” (TelQuel n° 264). Certes, le film en lui-même est osé et salutaire en choisissant de traiter de l’affaire des 14 “satanistes” qui a marqué les annales judiciaires de l'année 2003. Ce qui m’a choqué dans cette histoire, c’est cet acharnement meurtrier à vouloir rattacher de facto la marocanité (donc tous les Marocains) à une religion donnée, à savoir l'islam. Surtout dans cette scène du film (2 ongles de ma main droite rongés, au passage) où le juge (qui n'a de juge que le nom), avec un calme et un sérieux inégalés, lance à un des accusés : “Quelles sont tes convictions religieuses ?”. Je ne sais pas si cette scène est inspirée du procès de 2003, ou bien si elle est sortie de l’imaginaire de M. Boulane (ndlr : elle a vraiment eu lieu). Mais dans tous les cas, je considère ce zèle ardent à vouloir nous “affilier” à l'islam comme du sectarisme.

Daniel Salouh, Rabat.



Bidonville, usine à kamikazes

Que notre pays soit un producteur de kamikazes est un fait établi. Pire encore, ce sont des centaines de prisonniers du 16 mai qui seront libérés un jour ou l’autre. Que prévoit-on pour cela ? Le dernier attentat à Casablanca prouve que la prison ne règle rien au problème. Les ingrédients sont toujours réunis : bidonvilles, pauvreté et influence des extrémistes religieux musulmans (je préfère ce terme à celui d’islamistes, qui à mon sens, crée trop d’amalgames) interconnectées grâce au web et formant une toile d’araignée comme vous l’avez évoqué dans l’un de vos numéros. En somme, l’éradication de l’habitat insalubre doit être une priorité nationale, un projet de société, et les nantis de ce pays sont priés d’y contribuer pleinement. Ne comptons plus uniquement sur l’Etat pour s’en charger.

H. Zaki, Rabat.



Voilée et fière de l’être

Fidèle lectrice de votre magazine, j’apprécie l’audace de vos articles ainsi que l’humour de Zakaria Boualem. Je n’ai pas forcément la même vision que vous des choses (ce qui ne m’empêche pas de vous lire), notamment sur tout ce qui concerne la religion. Je sens chez vous comme une islamophobie qui resurgit assez souvent. Et là je tiens à vous faire savoir que je suis voilée et fière de l’être. Ce qui m’a poussée à vous écrire, c’est l’interrogatoire de TelQuel n°263 avec une femme analphabète. M. Bennani lui demande quelle serait sa réaction si jamais ses gendres exigeaient de ses filles de porter le voile et de rester à la maison. Comme si le port du voile islamique rimait avec manque, voire absence d’éducation et d’instruction. Ou bien encore soumission de la femme et négation de ses droits. Il est temps d’arrêter d’associer le foulard à ces clichés. J’estime qu’une femme qui décide de porter le voile est une femme qui a atteint le sommet de la liberté et de la maîtrise de ses actes. Elle est parvenue à se dissocier de sa beauté et de celle de son corps, elle est capable de penser à autre chose que la mode, les soins de beauté et j’en passe. Bref, elle peut exister autrement que par son image.

Ayda Ba, Kénitra.

 
 
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