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N° 266
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La semaine.

Le siège de la CIMR à Casablanca.
Une des nombreuses caisses
de retraites du Royaume.
(AIC PRESS)

Retraites. Les critiques de la Banque mondiale

Lors d’une rencontre tenue au sein du ministère des Finances, David Robalino, économiste senior à la Banque mondiale, chargé des systèmes de retraites en Afrique et au Moyen-Orient, n’y est pas allé par quatre chemins pour pointer du doigt les faiblesses du système de retraites marocain. Un système qui constitue un véritable fardeau puisque le ministère des Finances estime que la dette implicite du système de prévention sociale s’élève à une année de PIB. Pour l’expert international, la grande lacune des retraites publiques au Maroc réside dans leur taux de rendement interne excessif. “Cet indicateur se
chiffre pour la CMR à 6% alors que la norme internationale tourne autour de 3,5%”, explique-t-il. Robalino estime également que le fonctionnement des régimes est défini arbitrairement. En effet, la détermination, entre autres, de la pension minimale et du plafond de salaire n’est pas liée à des critères scientifiques. Autre problématique selon l’expert international : l’Etat considère les cotisations de retraite comme un crédit implicite permettant de réduire les coûts salariaux. Les pensions délivrées à terme ne sont qu’une compensation différée de ce crédit. “Il faut donc séparer le mandat du système de retraite public des politiques de l’Etat employeur”, estime-t-il. La Banque mondiale suggère d’ailleurs deux types de solution pour régler ce problème des retraites qui traîne déjà depuis plusieurs années. La première consisterait en un regroupement des différents régimes de manière à compenser mutuellement leurs déficits. La deuxième proposition serait de garder l’ensemble des régimes et s’atteler à les assainir séparément. Alors, pile ou face ?


Internet. La course vers la 3G

A peine quelques jours après avoir lancé son portail Internet et son offre pour de connexion (3ème génération) grand public, le nouvel opérateur de téléphonie, Wana, récidive en mettant sur le marché l’offre Internet destinée aux entreprises. Selon certaines sources, Wana a précipité ce lancement redoutant qu’elle ne soit prise de court par Méditelecom. La filiale de Telefonica, qui avait programmé une conférence de presse cette semaine, s’est contentée néanmoins de faire une démonstration de son offre Internet, en marge de la présentation des résultats 2006. “Le lancement sur le marché de cette offre devrait avoir lieu dans quelques semaines”, confie une source proche de Méditel. Quant à Maroc Telecom, il est toujours hors course dans ce domaine. Mais cela ne devrait pas tarder, puisque du côté de l’opérateur historique, on promet déjà “une grande surprise pour bientôt”.


Rating. Le Maroc trop endetté

La célèbre agence internationale de notation, Moody’s, vient de rendre public son dernier rapport annuel dédié au Maroc. Et de nouveau le royaume n’arrive pas à se hisser à la catégorie “investment grade”. La raison : son taux d’endettement (58% du PIB) est jugé plus important que la moyenne des pays appartenant au même niveau de notation. Il n’empêche que les analystes de Moody’s estiment comme positives les réformes structurelles et la progression du PIB non agricole remarquées ces dernières années. L’agence internationale prévoit par ailleurs un bon comportement de l’économie marocaine à moyen et long termes. Elle table même sur un taux de croissance du PIB aussi important que celui de 2006, soit 8,1%. Un taux bien supérieur aux prévisions de nos officiels.


Taslif. Saham prend le contrôle

Une acquisition de plus pour Moulay Hafid Elalami. A travers son holding de tête, Saham, et sa compagnie d’assurances, CNIA, il prend le contrôle de la société de crédit à la consommation Taslif. Une opération rendue possible grâce au partenariat noué avec le groupe Sanam dirigé par l’homme d’affaires Saïd Alj. Ce dernier avait rejoint, il y a quelques mois, le tour de table de la compagnie d’assurances CNIA. Aujourd’hui, il cède à son partenaire 15% du capital de Taslif (pour 652 dirhams l’action) mais aussi les droits préférentiels de souscription qui permettront à Moulay Hafid Elalamy d’atteindre les 50% au terme d’une prochaine augmentation de capital. Ce croisement de participation consolide donc le partenariat entre les deux businessmen.



Homo Economicus.
Sac à main

Son nom : “Jilali moul Sebbat”. Mais il fait aussi dans les sacs à main. Ses étagères poussiéreuses rassemblent les accessoires des plus prestigieux podiums de Paris ou de Milan. Et en temps réel, depuis que Jilali est scotché à Fashion TV. Les sacs à main de Jilali sont signés Chanel, Dolce & Gabbana, Yves Saint Laurent ou Louis Vuitton. Mais depuis peu, Jilali s’inquiète pour son business. Le luxe marche toujours aussi fort, mais son vieux copain de la Qriâa vient d’être condamné à payer 15 000 dirhams de dommages et intérêts au profit de Louis Vuitton Malletier. Et ce n’est pas un cas isolé. Cinq autres confrères de Jamâa El Fna et d’Agadir se sont fait prendre la main dans le sac par la célèbre griffe. Ils ont même eu droit à l’honneur des médias: leurs noms figuraient dans un arrêté judiciaire publié sur un quotidien de la place. ““Lfercha” en plus !”, gémit Jilali. En observateur du CAC 40, il est scandalisé : “Pourquoi la filiale de LVMH qui pèse l’équivalent du PIB du Maroc vient nous casser les… bourses ? 15 000 DH, c’est quoi pour eux ? À peine le prix d’un sac. Mais pour moi, c’est la moitié de mon stock !” Fidèle au principe de l’économie mondiale, Louis Vuitton préserve son image commerciale. Fidèle aux lois du marché local, Jilali veut préserver l’image publique de ses clientes. Et à un petit prix. Des sacs à 200 dirhams, c’était correct pour frimer en Louis Vuitton… vu le risque de se le faire arracher par le premier “cyclovoleur” venu.



OFF.

Un institut de formation dans les métiers de l’aéronautique (IMA) ouvrira ses portes dans la technopole de Nouacer dès le mois de mai prochain. 250 personnes y seront formées pour être opérationnelles avant la fin de l’année pour répondre aux besoins en ressources humaines du secteur qui connaît un essor grâce à la vague de délocalisations. D’ici 2010, on estime les besoins du secteur aéronautique marocain à 1400 employés répartis sur divers profils.

 
 
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