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Gavage doies
Je vous écris pour répondre à la lectrice qui a défini TelQuel comme un magazine islamophobe en défendant son point de vue sur la liberté et le port du voile (TelQuel n°266). Je suis tout à fait d'accord avec elle concernant le fait quune décision individuelle, mûrement réfléchie et née d'une conviction profonde représente un choix relevant de la seule liberté personnelle. Mais pour une personne convaincue, combien de jeunes femmes réduisent leur foi à 50 cm2 de tissu, ne prônant, ou plutôt ne comprenant, qu'un discours simpliste, superficiel et manipulé qui leur est imposé....Où est le choix ? Où est la liberté ?
Adil Amarouch, Casablanca.
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Chape de plomb
Jai trouvé très intéressant votre dossier concernant le nouvel ordre moral (TelQuel n°266) car il rejoint des questions qui me préoccupent beaucoup. En effet, cet ordre moral, qui permet à tout un chacun de se poser en donneur de leçons ou en gardien du temple, me paraît très arbitraire. Pire même, dans la plupart des cas, il constitue l'une des principales caractéristiques des dictatures : la censure devient reine et tue les libertés ! Une société ne pourra jamais franchir le stade traditionnel et archaïque si elle nenseigne pas la liberté et la responsabilité des choix. Alors quil existe une corrélation absolue entre la liberté, la dignité, le niveau intellectuel et le développement culturel, économique et démocratique des personnes, des familles et des groupes.
Idir Ouguindi, Casablanca.
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La faute à lécole
Lattentat manqué du 11 mars sonne comme un bégaiement attendu. On peut invoquer tout et son contraire pour expliquer cette faillite sociale et continuer à refouler sa cause fondamentale. Mais elle restera têtue et se rappellera de manière lancinante à notre bon souvenir. Je veux parler de notre système éducatif que larabisation a complètement ruiné, faisant dune génération entière des écervelés prêts à tout gober. Mais dans notre malheur, nous gardons une carte maîtresse. Larabe classique nétant pas notre langue maternelle, nous navons que lembarras du choix. Les langues latines sont précises et rigoureuses et ne font pas référence à lenfer chaque fois quon ouvre la bouche. Notre parenté factice avec le monde arabe a vécu. Sommes-nous suffisamment dignes et courageux pour réaffirmer notre identité marocaine multiple et riche dune histoire pleine dapports divers ? Ou avons-nous opté pour le suicide de tout un pays ?
Lahoussine Moukhliss, Lyon.
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