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Par Driss Bennani
Je ne suis pas un gosse de riche
| Antécédents |
Othmane Benabdeljalil
Homme daffaires, producteur télé
(TNIOUNI / NICHANE)
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| 1979. |
Naissance à Casablanca. |
| 1999. |
Chargé dévénementiel de luxe dans une agence de publicité à Paris. |
| 2001. |
Rentre au Maroc. |
| 2003. |
Crée Ocus Pocus, société dévénementiel à Casablanca. |
| 2003. |
Produit Al Qadam Addahabi. |
| 2004. |
Produit Lalla Laâroussa. |
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Smyet bak ?
Mohcen Benabdeljalil.
Smyet mok ?
Kamelia Lahrichi.
Nimirou dla carte ?
BK 166146.
Il paraît que vous êtes le petit-fils dun homme dont la fortune a échappé au classement du magazine Forbes. Fantasme ou réalité ?
Je ne connais pas le classement Forbes, mais je dirais que cest presque une réalité. Mon grand-père est une personne qui nous a appris que largent, ça se mérite.
Au point dêtre obligé, jusquen 2003, de faire des petits boulots pour survivre à Paris puis à Casablanca ? À qui voulez-vous faire croire ça ?
À personne et cest pourtant la réalité. Je ne suis pas un gosse de riche, dans le sens où je nai jamais eu de largent facile. À Paris, je vendais de fausses montres pour les garçons et des tongs aux filles pour arrondir mes fins de mois. Dans la famille, on a peut-être le business dans le sang. Cest tout.
Il paraît aussi que vous êtes rentré de France en car, comme nimporte quel zmagri fauché. Pourquoi voulez-vous absolument passer pour un ould chaâb ?
Je le suis, quelque part. Jai pris lautocar quatre fois pour rentrer au Maroc. Je faisais des économies pour me payer des vacances. Je crois que dans ma vie, il y a quatre ou cinq années qui ont définitivement forgé ma personnalité. Depuis mon enfance, jai vécu dans les beaux quartiers. Jai toujours eu un chauffeur. À 16 ans, javais gagné la confiance de mes parents pour aller au lycée en voiture. Puis une année plus tard, plus rien. Ma famille a traversé une période de crise. Il fallait sadapter et jai su le faire. Jai pu alors réfléchir à ce que jai vécu et ce que jallais vivre. Jai compris quon pouvait tout perdre dun coup.
Sans cette crise, vous seriez devenu un gosse de bourges pourri, cest ça ?
Je ne sais pas, mais cest une période qui a changé beaucoup de choses en moi.
Nempêche que, même sans le bac, vous avez su rebondir et créer une agence dévénementiel qui produit aujourdhui deux émissions de télé-réalité. Baraka ou héritage de grand-papa ?
Un peu des deux. Quand je suis rentré en 2001, tout ce que javais dans mon sac à dos, cétait un pack de décoration Halloween. Nous étions début octobre et je devais tout vendre avant la fin du mois. En deux semaines, jai contacté tous les patrons de boîte de nuit à Casa et jai pu écouler mon stock. Mon premier business au Maroc a donc été des soirées à thème. Jai toujours aimé organiser des événements, décorer des endroits et faire les choses en grand.
On a du mal à imaginer le blondinet que vous êtes traîner avec les ouled derb dAl Qadam Addahabi sur une pelouse mal tondue. Quand vous vous pointez aux entraînements, ils ne vous demandent pas plutôt du boulot ?
Vous avez sûrement raison. Je ne suis pourtant pas étranger à ce milieu. Jai vécu, certes, longtemps dans le quartier de Californie, mais jusais mes godasses sur les terrains de foot de mes voisins à Bachkou et Aïn Chok. Cest pourquoi aujourdhui, je parle son langage à louvrier, au ministre ou au patron dentreprise.
Cest vrai que pour Al Qadam Addahabi, lidée cest Ramzi, le fric cest vous ?
Non. Ramzi a pensé à la télé-réalité, Public événement la mise en place. Nous avons fait appel à des pros du foot pour définir les systèmes de notation, penser le côté sportif de la chose. Ceci sans parler du volet de la commercialisation et la vente despaces publicitaires. En tout cas, le dossier de propriété intellectuelle est déposé aux noms de Public événement et de Ramzi.
Que trouvez-vous dexcitant à faire de la télé ? Cest plus risqué quune partie de poker ?
Je ne joue pas au poker. Jadore les challenges et je ne serais jamais allé aussi loin dans la télé sil ny avait pas au moins 80% dévénementiel dans mes productions. À titre dexemple, si Al Qadam Addahabi se vend aujourdhui tout seul, cest aussi parce quon a réussi à faire de la finale de la première édition un méga-événement.
À 28 ans, vous nêtes pas trop jeune pour ce qui vous arrive ?
Je le pense souvent. Des fois, jaimerais revenir deux ans en arrière pour mieux me préparer à tout ce qui marrive. |
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