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N° 267
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La semaine.

Saâd Bendidi, PDG de l’ONA,
présentant les résultats
du holding.
(AIC PRESS)

ONA. Des résultats et des ambitions

Un chiffre d’affaires en hausse de 10% (à 28,8 milliards de dirhams) et un bénéfice en progression de 36% (pour atteindre le milliard), tous les indicateurs du holding ONA sont au vert au terme de l’exercice 2006. Une performance rendue possible par la croissance phénoménale du secteur de la distribution : Marjane a vu son chiffre d’affaires augmenter à près de 5,5 milliards de dirhams. Les activités minières ont également réalisé une bonne performance au niveau du chiffre d’affaires puisque le volume d’activité de Managem est passé de 1,5 à 2,2 milliards de dirhams. Côté résultat, c’est la banque Attijariwafa qui
se positionne comme le plus important contributeur, en apportant 600 millions de dirhams au résultat net du holding. De telles performances semblent donner des ailes aux managers du holding royal. “Notre objectif est d’atteindre, à l’horizon 2009, un chiffre d’affaires de 40 milliards de dirhams”, souligne Saâd Bendidi, président du groupe. Pour atteindre ce seuil, le groupe table essentiellement sur un développement de la distribution. “Désormais, il est prévu d’ouvrir un magasin Acima par mois”, confie un haut responsable du groupe. La contribution du pôle financier, tiré par Attijariwafa, devrait rester également importante. “Elle devrait se stabiliser à terme aux alentours de 35%”, explique le président du groupe. L’année 2008 se présente d’ailleurs bien. Le groupe a déjà réalisé une plus-value exceptionnelle sur la cession d’AXA Assurance de plus de 800 millions de dirhams.


Libre-échange. Nouvelle zone arabe

Il a fallu cinq ans entre la signature de l’accord de libre-échange entre le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie (connu sous le nom d’accord d’Agadir) et son application effective. L’administration des douanes vient à peine d’émettre une circulaire pour permettre l’accès préférentiel des produits industriels en provenance des pays signataires. Selon certaines sources, ce retard dans l’application s’explique par la réticence de certains pays signataires par rapport au cumul des règles d’origine et d’autres clauses de protection. L’entrée en vigueur de l’accord offre aujourd’hui des opportunités commerciales aux entreprises marocaines, surtout sur le marché égyptien. D’une part, les textiliens sont intéressés par l’approvisionnement en fil de coton. D’autre part, la Somaca envisage d’exporter la Dacia Logan, qu’elle assemble sur ses chaînes depuis plus d’une année .


Plage Blanche. Enfin un aménageur

La dernière station du plan Azur, la Plage Blanche, a fini par trouver un aménageur. Le site a été le seul à ne pas avoir été attribué lors du lancement des appels d’offres internationaux, il y a 4 ans déjà, pour les six stations balnéaires de ce programme. Néanmoins, tout récemment, l’aménagement du site a été finalement accordé à Fadesa, qui travaille déjà sur la station de Saïdia. Pour attirer l’aménageur, le ministère a dû revoir sa copie : il n’y a plus d’établissement hôtelier prévu sur ce site comme c’est le cas pour les autres stations. Le promoteur espagnol s’engage uniquement à réaliser 5000 logements touristiques ou résidentiels. Il devra pour autant injecter quelque 5 milliards de dirhams dans le projet.


CDG. Performance record

La Caisse de dépôt et de gestion a clôturé l’année 2006 sur un résultat record qui s’établit à 2,5 milliards de dirhams (en augmentation de 50%). Les autres indicateurs financiers sont également en hausse : le RNB a progressé de 45% et le portefeuille de participations et placements a bondi de 27%. Mais la plus importante réalisation de la Caisse en 2006 réside dans une réorganisation au niveau des filiales. Mis à part certaines sociétés financières indépendantes (comme le CIH ou Maghrébail), les filiales de la CDG sont désormais regroupées autour de trois holdings. Il s’agit de Fipar Holding, pour les participations stratégiques minoritaires, CDG développement, pour les activités non financières et CDG Capital pour les métiers de la finance. Une restructuration qui donne une meilleure visibilité aux activités de ce mastodonte public et qui ne manquera pas d’affecter ses résultats futurs.



Homo Economicus.
Batata

Jilali “moul sebbat” - celui de la semaine passée - a insisté pour revenir. Il faut l'excuser. Une publication judiciaire l'a fait bondir hors de ses souliers : ce qui reste de Bata, en liquidation depuis des années, est mis en vente à la découpe. Pour Jilali, c'est la déception extrême. Bata est une histoire de famille. Son grand-père a mis pour la première fois des chaussures grâce au bottier tchèque, installé au royaume depuis 1934. “Avant Bata, on avait le choix entre une ‘balgha’ jaune et pas de ‘balgha’ du tout”, lui racontait son défunt papi. Maman Jilali, de son côté, avait découvert, via la célébrissime marque, le concept de prix fixe, incompréhensible au milieu des années 80. “Pas de ‘chtara’ avec les vendeuses de Bata”, s'étonnait-elle. Jilali lui-même doit son business actuel à l'introduction - pour la première fois au Maroc - du concept de franchise par Bata, au milieu des années 90. Jilali se rappelle aussi des succès phénoménaux de certains modèles commercialisés dans son Bata franchisé : les célèbres “Nike Chragem” (des “méduses” qui concurrençaient, à leur manière, les Nike Air) ou les fameuses “kriksa” (espadrilles qui ne ressemblaient à rien). Il faut dire que la marque a connu sa période de gloire. C'était un fleuron de l'industrie qui employait 750 personnes et générait un chiffre d'affaires de 200 millions de dirhams. Aujourd'hui, le dernier vestige de Bata, une immense usine de 2 hectares sur le Boulevard Ibn Tachfine à Casablanca, arborant toujours l'enseigne, va lui-même disparaître. Au prix de Bata… ta.



OFF.

Six mois après l’arrêté du ministre wallon des Transports, interdisant les vols de Jet4You entre l’aéroport de Charleroi et l’aéroport de Liège, en Belgique, la compagnie low cost marocaine a finalement décidé de réagir. Jet4You vient ainsi d’introduire une action auprès du tribunal de première instance de Namur, pour demander une réparation du préjudice subi. Un préjudice qu’elle chiffre à 35 millions de dirhams.

 
 
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