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Reportage. La chasse aux mendiants
Radioscopie. Le chaudron de Douar Sekouila
Enquête. Les VIP de Oukacha
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Affaires. Elalamy tisse sa toile
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N° 267
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Abdeslam Kadiri

La semaine.

Des images des marins
britanniques, diffusées sur
la télévision iranienne.
(AFP)

Iran - Royaume-Uni. Le torchon brûle

Les relations entre le Royaume-Uni et l’Iran se sont un peu plus tendues. Mercredi, Londres a annoncé le gel complet de ses liens avec Téhéran. En cause, l’affaire des 15 marins britanniques capturés vendredi par l’Iran à l’embouchure du Chatt al Arab. D’après Téhéran, leur présence était non justifiée. “Ils ont avoué avoir violé les eaux territoriales de la République islamique. Ils ont reconnu avoir commis une erreur”, a déclaré le général Ali Reza Afshar, responsable des relations publiques de l’état-major iranien. Les autorités britanniques ont assuré, données satellite et cartes à l’appui, que les 15 marins se
trouvaient à l’intérieur des eaux territoriales irakiennes lors de leur capture. Londres, qui avait demandé à l’Iran “une explication complète” et exigé “le retour immédiat de son personnel sain et sauf, et de son équipement”, a de nouveau convoqué l’ambassadeur iranien. Selon Londres, les marins venaient d’inspecter un navire marchand soupçonné de contrebande, en accord avec la résolution de l’ONU autorisant la présence de la force de coalition en Irak. Ils seraient tombés dans “une embuscade” tendue par la marine iranienne, qui les aurait illégalement arrêtés, d’après le vice-amiral britannique Charles Style.
L’annonce de la suspension des liens bilatéraux, au 6ème jour de captivité des marins britanniques, a été faite par la ministre des Affaires étrangères, Margaret Beckett. Face à l’intransigeance de l’Iran et son refus d’autoriser tout contact entre des diplomates britanniques et les marins détenus, elle a annoncé le “début d’une nouvelle phase d’activité diplomatique” durant laquelle “Nous allons imposer un gel de toutes les autres affaires officielles bilatérales avec l’Iran, jusqu’à la résolution de la situation”. Concrètement, Londres va suspendre toutes les visites officielles, l’émission de visas aux responsables iraniens et le soutien gouvernemental aux missions commerciales. Pour Tony Blair, il faut aller jusqu’à “l’isolement total” de l’Iran dans cette affaire. Les tensions entre Londres et Téhéran ont fait grimper le cours du pétrole, dopé par des rumeurs d’escalade militaire.


Mauritanie. Abdellahi, président du consensus

Sidi Ould Cheikh Abdellahi est devenu lundi le premier président démocratiquement élu de Mauritanie. Il a été élu avec 52,85 % des voix, en arrivant en tête dans 11 des 13 régions du pays. Cet ancien ministre de 69 ans, qui se présente comme le “président qui rassure”, adepte du consensus, a distancé son rival, Ahmed Ould Daddah, 65 ans, opposant irréductible au régime renversé par la junte, qui était partisan d’un changement plus radical pour “tourner la page du passé”. Abdellahi a promis un “changement complet, profond mais responsable et serein”. Il succédera le 19 avril au colonel Ely Ould Vall qui, conformément à sa promesse, ne s’est pas présenté à l’élection présidentielle. Ce scrutin marque la fin d’un processus exemplaire - et relativement rare en Afrique - de passation de pouvoir des militaires aux civils, après un coup d’Etat sans effusion de sang en août 2005. Les Etats-Unis et le Maroc ont salué la transition démocratique du pays.


Québec. Indépendantistes en crise

Coup de tonnerre au Québec. Un petit parti nationaliste de droite se retrouve maître du jeu après les législatives de lundi. L’Action démocratique du Québec (ADQ) a canalisé le mécontentement des électeurs à l’égard des vieux partis, réalisant une performance fulgurante. La formation remporte ainsi 41 des 125 sièges de l’Assemblée nationale - alors qu’elle n’en avait que 5 à la veille de la dissolution de la Chambre - et devient la première force d’opposition. Le Parti libéral du Québec de Jean Charest dégringole, remportant une victoire étriquée avec 48 sièges. Pour les indépendantistes du Parti québécois d’André Boisclair, la défaite est historique. Avec seulement 28 % des voix, ils réalisent leur pire score depuis 1970 et n’obtiennent que 36 sièges. Ce revers cuisant repousse aux calendes grecques un éventuel référendum sur l’indépendance du Québec.


Arabie Saoudite. Abdallah sort de ses gonds

Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, dont le pays est l’un des principaux alliés de l’Oncle Sam au Moyen-Orient, s’est livré mercredi à une attaque en règle contre Washington, qualifiant d’“illégitime” la présence américaine en Irak et critiquant les “forces étrangères dans la région”. Le souverain saoudien a reproché à ces puissances étrangères d’avoir “dessiné l’avenir de la région” sans l’assentiment des arabes. Ryad accuse la politique américaine en Irak d’avoir fait le jeu de l’Iran et permis à la République islamique d’étendre son influence sur la région. Le roi Abdallah, qui règne sur le pays depuis août 2005, a aussi appelé à la levée du boycott international contre le nouveau gouvernement palestinien formé par le Hamas et le Fatah.


Égypte. Un référendum de trop

Les Egyptiens ont largement boudé lundi un référendum portant sur une réforme de la Constitution. Les officiels ont certes annoncé que les votants ont approuvé la réforme avec 75,9% des suffrages, mais ils ont dû admettre que le taux de participation a été très faible, se situant entre 23 et 27%. Des ONG l’ont chiffrée à seulement 5% tandis que la confrérie des Frères musulmans l’a estimée à 9%. L’opposition avait décidé de boycotter le référendum pour éviter de cautionner un résultat acquis d’avance et une réforme qui semble destinée à verrouiller la transition démocratique face à la montée des islamistes. Les articles les plus controversés portent sur l’élargissement du pouvoir policier, l’interdiction de partis à base religieuse et la supervision des élections. Pour l’opposition comme pour des ONG et les Etats-Unis, c’est un grave revers pour l’Egypte. Moubarak, quant à lui, se gargarise de cette démocratie en trompe-l’œil.


VITE !

La circoncision réduit la transmission du virus du sida de la femme à l’homme. C’est ce qu’a affirmé l’OMS, en recommandant d’en faire une stratégie de prévention. En généralisant cette opération, des milliers de vies pourraient être sauvées en Afrique.

 
 
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