Énergie. L'ambition nucléaire
Religion. L'Etat fait sa com'
Ghellab/Transporteurs. Le bras de fer
Reportage. Voyage au royaume du Cheikh Hamza
Tribunaux. Les greffiers sortent leurs griffes
Internet. La vie en virtuel
Iran / Royaume-Uni. Ahmadinejad calme le jeu
Immobilier. Cherche moyen standing désespérément
Driss Chraïbi. Qu'est-ce qu'on a pu faire commeconneries !
Télévision. Vieille dame et nouvelle scène
N° 268
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Chadwane Bensalmia

La semaine.

L’équipe de Nextline.ma aux
côtés des rappeurs de Fnaïre.
(MAROCEVE.COM)

Mghrib Music Awards. See you Nextline !

Elles l'ont fait ! Un an après le lancement de Nextline.ma, premier portail de culture urbaine au think tank 100% féminin, Meryem Saâdi, Layal Rhanem, Ayla Mrabet et Karima Chakiri peuvent inscrire sur leur CV d'étudiantes le succès des premiers Mghrib Music Awards, tenus samedi 31 mars au Théâtre Mohammed V de Rabat. Trois mois et 45 159 votes après le lancement de l'opération, 1400 spectateurs ont fait fi des tarifs moyennement cheap (de 70 à 180 DH) pour applaudir Bigg (meilleur artiste rap et meilleur album, Mgharba Tal Mout), absent pour cause de concert (finalement annulé...) à Agadir, Muslim (meilleur
titre, Yemma), futur absent de la scène hip hop pour cause de reconversion familiale, mais aussi Numidya (meilleur groupe fusion), ZWM (meilleur groupe metal rock) et Hel Lemkane (meilleure vidéo, 3chiri Khssim). “On a frôlé des catastrophes”, confesse Meryem, les deux sponsors LG et Bayn n'ayant donné leur OK qu'une semaine avant le rendez-vous, alors même qu'il devait se tenir initialement le 24 février dernier. “Et le backline est arrivé en retard, alors que pour une première édition, déjà reportée, on ne pouvait pas se permettre de se planter”. Au final (malgré quelques couacs de son et les traditionnels sbires dial sécurité alignés devant la scène pour surveiller que personne ne danse trop), mission accomplie pour cette première que l'équipe souhaitait “plus proche du concert que de la cérémonie”. Une ambiance “sérieux, mais pas trop”, assurée par l'humour très “guy next door” du réalisateur Simo Achaour et la bienveillance des “anges gardiens” de L’Boulevard. Rendez-vous l'année prochaine !

“Ajial” spécial Mghrib Music Awards, dimanche 8 avril à 18h50, sur 2M.



Sortie. L’assassinat de Superman

Ben Affleck est enfin bon dans un rôle. Personnel et convaincant. Sans doute parce que son personnage est le héros de son enfance, mais aussi parce que l’histoire se déroule dans un monde qu’il ne connaît que trop bien, celui de Hollywood. Pitch : 1959, Georges Reeves, héros de la série télévisée Les Aventures de Superman, est assassiné. L’enquête menée par Louis Simo, un détective privé engagé par la mère de Reeves, mène à un haut cadre de la MGM… Un mari jaloux, une justice vendue, des rêves de célébrité, des jeux de pouvoir, Hollywoodland est bien plus qu’un polar. Pour sa première signature sur grand écran, Allen Coulter a surfé sur la vague du Dahlia Noir. Le risque était gros, d’autant que le mystère du meurtre de Reeves ne sera jamais résolu, mais l’examen de passage est réussi. La faible contenance policière du film est largement compensée par la maîtrise de la psychologie des deux personnages centraux de son intrigue. Reeves lui-même et Louis Simo, brillamment interprété par Adrien Brody.

Hollywoodland, au Mégarama.



Festival. Les temps des BD

L’invité de cette année est petit, frêle, asexué, très malin… Tintin, le héros providentiel de tous les premiers de la classe sera à l’honneur du festival de la bande dessinée et du dessin de Casablanca, du 10 au 14 avril 2007. Du reste, cette deuxième édition sera essentiellement tournée vers la formation avec son atelier d’initiation au “trait” du 9ème art et ses séances de coaching pour les profanes aspirants. Les initiés, eux, sont invités par Bridenne - ancien collaborateur aux côtés du pape de la discipline, Goscinny au sein du magazine Pilote - à créer un journal de bande dessinée en quatre jours top chrono. Verdict à la clôture.


Cinéma. Débouchés doubles

Jeunes passionnés de cinéma cherchant informations concrètes : les 13 et 14 avril se tiendra à Ouarzazate le premier workshop “Métiers et formations en cinéma et audiovisuel” avec la faculté pluridisplinaire de la ville. Inaugurée à la rentrée dernière avec une première spécialisation 7ème art (70 étudiants) en trois ans (niveau licence), cette formation publique et gratuite, fruit d'une coopération entre les régions Souss Massa-Draâ et Aquitaine (France), devrait éclairer les curieux sur le secteur du cinéma au Maroc et ses débouchés, à l'heure où la multiplication des productions nationales et étrangères dans le pays révèle un manque criant de techniciens professionnels. En parallèle, un autre cursus public, relevant de l'OFPPT, a ouvert ses portes cette année à Ouarzazate tandis que fermait, trois ans après son inauguration aux studios Kan Zaman de la ville, le centre euro-méditerranéen cofondé par le réalisateur Mohamed Asli, la région Luce et les studios italiens Cinecitta.


Festival de Tétouan. 12 au palmarès

Neuf prix et 3 mentions à la cérémonie de clôture du Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan, avec en tête de liste, le coup de cœur de cette 13ème édition : le long métrage croate La route des pastèques, grand prix de la ville de Tétouan et prix de la meilleure interprétation masculine. Deuxième sur le podium, Making off du tunisien Nouri Bouzid, avec le prix du jury et une mention spéciale pour le comédien Lotfi Abdelli. Le prix d’interprétation féminine est revenu à la grecque Katia Gerou pour sa prestation dans Douce mémoire. Dans la catégorie court-métrage, c’est le grec Le photographe de Trikalon, qui est reparti avec le grand prix tandis que le Marocain Tarik Benbrahim recevait le prix de l’innovation de la chaîne TV5 pour Le règlement. Et pour finir, côté doc, La couleur du sacrifice du documentariste Morad Boucif s’est contenté d’une mention spéciale du jury et laissé le premier rôle à la Syrienne Hala Abdallah pour “Je suis celle qui porte les fleurs à leurs tombes”.


Expo. Matisse se refait une beauté

L’espace Matisse Art Gallery à Marrakech, dédié à l’art contemporain au Maroc, ouvre de nouveau ses portes après sept mois de travaux de réfection du site. La soirée inaugurale, prévue ce samedi 7 avril, prévoit un retour à l’essentiel de ce qui a fait la réputation de l’espace depuis sa création en 1999 : une exposition des artistes dits “permanents”. Huit peintres, dont quatre Marocains (Farid Belkahia, Noureddine Chater, Noureddine Daifallah et l’incontournable Hassan El Glaoui), exposeront leurs travaux au regard des visiteurs. En plus d’un hommage rendu à des peintres majeurs comme Abbas Saladi, Jilali Gharbaoui, Ahmed Cherkaoui, Mohamed Ben Allal ou Chaïbia Talal. Ceux qui désirent voir de près à quoi ressemble le nouveau look de Matisse Art Gallery peuvent le faire tous les jours, du lundi au samedi.


Colloque. Secrets de Darija

De tous les chanteurs raï, pourquoi Billal est-il le préféré des harraga ? Dans quelles conditions s’est créé L’Boulevard ? À quoi ressemble un slam en palestinien ? Y a-t-il un hip hop méditerranéen ? Quel alphabet utilise-t-on pour chater en Libye ? Pourquoi le combat de la darija ?... Les réponses sont au menu du colloque de socio-linguistique urbaine co-organisé par l’EAC boulevart et le Cream (Centre d'étude et de recherche sur l'arabe maghrébin). Quatre tables rondes, une quinzaine de chercheurs - à qui on a fait jurer simplicité - et les témoignages de têtes d’affiche de la nouvelle scène, ponctués par deux concerts au Théâtre Mohammed VI, avec Fez City Clan, ZWM et Bigg, le 16 avril, et Casa Crew, Darga, Zayan Freeman, le 17 avril.

Du 16 au 18 avril, à la coupole du Jardin de la Ligue Arabe, Casablanca.



Album. Le plan Fnaïre

Fnaïre veulent changer le monde et ils y mettent les moyens. Le quatuor a tout juste fini de mettre en boîte 18 pistes de flows “bien-élevés”, militants et patriotiques pour “réveiller les consciences”, résume DJ Van. L’album, baptisé Yed L’henna, est inspiré d’un livre homonyme, signé par le manager du groupe, Abel Damoussi. Actuellement en finalisation, le pamphlet est une sorte d’audit de la société doublé d’un appel à la citoyenneté. Question son, motus et bouche cousue, pour quelques semaines encore. La double sortie (album, livre) est prévue pour l’été 2007. Last but not least, pour parfaire leur offensive militante, les rappeurs marrakchis fondent une association à but non lucratif, à caractère social. Yed L’henna qu’elle s’appelle aussi.


Appel à Candidature. Docus méditerranéens

Le Centre méditerranéen de la communication audiovisuelle (CMCA) lance la 12ème édition du Prix international du documentaire et du reportage méditerranéen. Pour rappel, le concours, co-organisé par la chaîne italienne RAI, récompense les meilleurs documentaires, magazines et reportages télé traitant des cultures du bassin méditerranéen. L’appel à candidature est ouvert aux télévisions, sociétés de production, auteurs, réalisateurs et journalistes et porte sur sept catégories ; Enjeux méditerranéens, Mémoire méditerranéenne, Art, patrimoine et culture méditerranéenne, Première œuvre, Reportage et magazine, le Phare d’or et enfin, le Prix spécial du jury. Les dossiers doivent être déposés avant le 3 juin 2007.

Plus d’informations sur www.prixcmca.org



Le livre.

Dans son premier roman, récemment traduit de l'anglais, Laila Lalami enchevêtre avec finesse et une bonne dose de tendresse les destins de personnages qui ont en partage la quête d'un ailleurs : l'Espagne qui se transformera – pour ceux qui réussiront à traverser le détroit – en une amère galère. Faten, l'étudiante islamiste, se prostituera à Madrid, tandis que Aziz, qui a laissé sa femme au pays, fait la plonge. Le quotidien de ceux qui sont restés au pays n'est pas plus rose. Noura, la jeune bourgeoise promise à de brillantes études à New York avant le 11 septembre, adopte un hijab de repli que ses proches désapprouvent. Un réel talent de narratrice pour un récit qui interpelle plus qu'il ne dénonce.

Laila Lalami, De l'espoir et autres quêtes dangereuses , Ed. Anne Carrière




Humeur.
Mute

Hassan Hamdani
h.hamdani@telquel.info

N’en déplaise aux employés abonnés aux horaires de bureau fixes, contraints de marcher pour aller à la mine, la grève des taxis a été un grand moment de répit pour la pensée humaine. Ce jour-là, il s’est dit moins de conneries que d’habitude. On venait de débarquer du train à la gare de Casa Voyageurs, de retour d’un voyage dans le Maroc inutile, passablement saoulé par les causeries paysannes au coin du feu, appréhendant le premier échange intellectuel avec ce penseur de haut vol qu’est le taxi driver casablancais. Surprise : pas de tacots à l’horizon. Zéro interlocuteur débile dans un Casablanca et sa périphérie pour vous ennuyer avec l’absence de pluie et la déliquescence des mœurs, sujets favoris des Nietsche sur quatre roues. Les débats de société sur la vache qui crie famine et le jeans taille basse de la piétonne du Maârif avaient comme par miracle disparu. Ou tout du moins, ils étaient circonscrits à leurs périmètres de nuisance habituels. À savoir, la tante restée à la campagne surveiller les bovins et les mateurs des terrasses de café. Car au fond, en dehors de sa fonction première, vous conduire d’un point A à un point B, le chauffeur de taxi a un défaut rédhibitoire : le don de la parole. À défaut de tacot, on a pris le bus. C’était un vieux car français recyclé. Un panneau vous mettait en garde : il est interdit de parler au passager. Il n’y avait aucun risque. On venait d’échapper au choléra, ce n’était pas pour attraper la peste...



Deux anges à Fès
Deux têtes d’affiche sont attendues pour le Festival des musiques sacrées de Fès (du 1er au 9 juin 2007). Barbara Hendricks, la cantatrice suédoise réputée pour ses engagements politiques en faveur des réfugiés et des enfants, et Angélique Kidjo, l’autre béninoise citoyenne du monde, militante de la diversité culturelles.


Al di guitare
Un rendez-vous pour les accros au médiator. Attendu au festival Jazz à Carthage dans deux semaines, Al Di Meola – pour résumer, sacré meilleur guitariste du monde, quatre fois, par Guitar Player Magazine - fait escale à Casablanca le 17 avril et signe un concert unique au Mégarama. Intemporel.


Première avec Picasso
Le musée d’art contemporain de Tanger rouvre ses portes sous le nom de la Galerie d’art contemporain Mohamed Drissi. Et à tout seigneur tout honneur, il accueille, en exposition inaugurale (du 12 avril au 17 juin), des céramiques et gravures de Pablo Picasso.

 
 
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