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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine.
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La présidente démocrate
du congrès américain et
Bachar Al Assad, à Damas.
(AFP)
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Syrie. Nancy Pelosi fait ses armes
La visite de Nancy Pelosi au Proche-Orient doit donner de lurticaire à George W. Bush. La présidente démocrate de la Chambre des représentants américaine a débuté une tournée régionale la semaine dernière à Jérusalem, où elle a rencontré le premier ministre israélien Ehud Olmert. Elle sest ensuite rendue au Liban puis en Palestine. Mais cest surtout sa visite en Syrie qui a fait jaser. Pelosi a affirmé, à Damas, que le président syrien Bachar Al-Assad était prêt à reprendre les pourparlers de paix avec Israël, gelés depuis janvier 2000. Tel-Aviv a réagi promptement en affirmant que la Syrie devait auparavant |
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cesser son soutien au terrorisme. Concernant les motivations de cette visite, Nancy Pelosi a souligné quelle suivait les recommandations du groupe détudes de James Baker sur lIrak, qui a appelé ladministration Bush à dialoguer avec les voisins de lIrak, la Syrie et lIran. On se souvient que le président américain a préféré ne pas retenir ces options et sentêter dans sa stratégie offensive en musclant son contingent en Irak.
Les médias syriens ont parlé de rééquilibrage de la politique américaine dans la région, laissant entendre une inflexion dans la position de Washington, en raison de limpasse en Irak. Nancy Pelosi nen a pas moins critiqué la politique régionale de Damas, exprimant sa préoccupation quant au soutien de la Syrie au Hezbollah chiite libanais et au Hamas palestinien. La démocrate américaine a aussi évoqué linfiltration de combattants syriens en Irak.
Sans surprise, George W. Bush a critiqué la visite de son adversaire politique, estimant quelle envoyait des messages contradictoires qui minaient les efforts pour isoler Bachar Al-Assad. Le Los Angeles Times approuvait mercredi cette visite. Il est temps que quelquun brise la glace, écrivait léditorialiste. Pelosi a conclu sa tournée par une visite en Arabie Saoudite, lun des principaux alliés américains dans la région. Elle a rencontré le roi Abdallah, une semaine après lattaque du monarque saoudien contre loccupation illégitime en Irak, allusion à peine voilée à Washington. Avec cette visite, Nancy Pelosi veut montrer quune voie alternative aux options de ladministration Bush est possible. |
Espagne. Ralliement cubain à haut rique
LEspagne a jeté un pavé dans la mare européenne en décidant de normaliser ses relations avec Cuba. Elle risque de raviver les dissensions entre les 27 Etats membres de lUE au sujet de lattitude à tenir face au régime cubain.
Miguel Angel Moratinos, le ministre espagnol des Affaires étrangères, a profité dune visite à La Havane pour débloquer la situation. Pour les diplomates européens, cette décision confirme que le gouvernement de José Luis Zapatero préfère faire cavalier seul dans ses relations avec Cuba. Car lUE est très divisée. Pour les 27, lîle est dans une phase transitoire, mais certainement pas encore post-castriste, explique un diplomate. Les positions sont diamétralement opposées pour encourager une ouverture du régime. Certains pays comme la Grèce, Chypre, lItalie et le Portugal soutiennent la position de lEspagne. Dautres, comme lIrlande ou la France, nen sont pas très éloignés. En revanche, pour la Suède, la Pologne et lEstonie, cest niet. |
Égypte. 76 millions dâmes
Le nombre dEgyptiens a dépassé les 76,4 millions, selon les résultats du dernier recensement, publiés mardi. LEgypte reste ainsi le pays le plus peuplé du monde arabe. Un bébé naît toutes les 23 secondes, un record. Le nombre dEgyptiens aurait doublé en trente ans. Lors du premier recensement en 1882, le pays ne comptait que 6,7 millions dhabitants. À lui seul, le Grand Caire - qui englobe la capitale et deux gouvernorats, Guizeh et Qalioubiya - concentre 18,29 millions dhabitants, soit 25 % de la population totale du pays ! Il y a 51,1% dhommes et 48,9 % de femmes. La population vit à 57,4 % en milieu urbain et 42,6 % en milieu rural.
La famille compte en moyenne 4,18 enfants par foyer et 32 % des Egyptiens ont moins de 15 ans. Ombre au tableau : les 17 millions dilletrés du pays, soit 29,3% de la population. |
Argentine. Les Malouines, 25 ans après
Le gouvernement argentin réclame de nouveau, au Royaume-Uni, la restitution des îles Malouines. 25 ans après une guerre qui a opposé les deux pays autour de cet archipel de lAtlantique sud, lArgentine reste plus que jamais déterminée à récupérer ce quelle considère comme une partie de son territoire, en dépit de la présence britannique depuis 1833. La guerre des Malouines avait débuté le 2 avril 1982. Les soldats argentins, envoyés à la reconquête de lîle par une dictature militaire à bout de souffle, étaient restés 74 jours avant dêtre délogés par les troupes de Margaret Thatcher. Ce conflit fit 900 morts, les deux tiers argentins. La défaite argentine avait sonné le glas de la dictature et ouvert la voie, lannée suivant, au retour à la démocratie. |
Royaume-Uni. Big brother vous parle !
La Grande-Bretagne, pays le plus surveillé au monde, a annoncé linstallation de caméras de surveillance parlantes dans les rues du pays, pour rappeler à lordre les citoyens en mal de civisme, qui se laissent aller au vandalisme ou au jet dordures sur la voie publique. Les employés municipaux peuvent ainsi surveiller les artères depuis une salle de contrôle et réprimander les fautifs sans avoir à se déplacer. Le ministre de lIntérieur, John Reid, a indiqué quune expérience avait été menée en 2006 dans la ville de Middlesbrough et quelle avait donné de bons résultats. Le système sera étendu. J. Reid a annoncé un financement de 740 000 euros au total pour installer les caméras dans deux quartiers de Londres et dans 20 villes. Mais des associations de protection de la vie privée ont critiqué le projet, qui fait ressembler un peu plus encore le gouvernement britannique à Big brother. |
VITE !
Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a prononcé lundi par décret la dissolution du Parlement, après des mois de conflit avec la majorité gouvernementale pro-russe. 10 000 Ukrainiens ont manifesté mercredi à Kiev contre la décision de Iouchtchenko. |
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