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Par Fahd Iraqi
La semaine.
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Driss Jettou présidant une
réunion avec une délégation
de la CDT le 9 avril dernier.
(MAP)
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Dialogue social. Un round très serré
Driss Jettou a dû reporter son voyage en Europe de lEst pour se mettre autour de la table avec les syndicats. Si le dialogue social est devenu un rituel à chaque veille du 1er mai, cette année, le contexte est particulièrement tendu. Dune part, les organisations syndicales brandissent la menace de la grève qui pourrait paralyser différents départements de lEtat, pour ne citer que les collectivités locales ou encore la Justice. Dautre part, le gouvernement, sil est à la dernière année de son mandat, nen est pas prêt pour autant à accorder des largesses qui pourraient handicaper la future équipe. Dautant que les |
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| doléances des premiers syndicats qui ont défilé dans les bureaux du premier ministre sont nombreuses. La plus importante est sans doute la demande de lUMT dune révision à la hausse de 20% du SMIG. Les autres revendications communes aux centrales syndicales portent sur lapplication du Code du travail (pourtant entré en vigueur depuis deux ans déjà), mais aussi sur le statut de la fonction publique. Sur ce registre, cest le système de rémunération (notamment les primes) qui est sur la table des négociations. La formation professionnelle nest pas en reste. La principale demande des syndicats sur ce point concerne labandon du contrat de services des formateurs. Les retraites ont aussi été au cur des débats. Mais sur ce point, le gouvernement a une échappatoire : la Commission nationale chargé du dossier se réunira avant la fin du mois. Une réunion qui devrait permettre de lancer un audit détaillé des différents régimes par un prestataire externe. Affaire à suivre. |
Agriculture. Un plan stratégique pour le sucre
Le 70ème congrès international de recherches betteravières (IRIB), tenu récemment au Maroc, a été loccasion de dévoiler les grandes lignes dune stratégie de revalorisation de la filière. Le rendement des cultures sucrières au royaume (5 à 6 tonnes par hectare) reste deux fois moins important que les standards européens. La piste la plus indiquée pour améliorer ce taux de productivité nest autre que la modernisation de cette culture, via lintroduction de la semence monogerme. Autre handicap de la filière : la prédominance des petites exploitations. Lobjectif est alors de favoriser les groupements dagriculteurs possédant des superficies aptes à la pratique de méthodes modernes. De son côté, la Cosumar, principal opérateur du secteur (pour ne pas dire lunique) compte définir avec lEtat un cadre de partenariat, sous forme de contrat-programme, qui serait à même doffrir une meilleure visibilité pour ses futurs investisseurs. |
Emploi. Un nouveau site de recrutement
Après Rekrute.com, un nouveau site Internet de recrutement vient de voir le jour. Dénommé AmalJob.com, ce site met à la disposition des entreprises une base de données de CV déposés en ligne par les candidats. Les promoteurs du projet se veulent rassurants quant à la confidentialité du traitement des CV. Cest fondamental pour attirer les candidats en poste qui craignent que leurs entreprises apprennent quils sont en recherche d'emploi passive, explique Hicham Lakhmiri, directeur associé dAmalJob. Le projet vise aussi à faciliter l'insertion professionnelle au Maroc des étudiants et résidents marocains à l'étranger. J'ai été moi-même étudiant en France et n'ai trouvé aucun moyen me permettant d'approcher efficacement les entreprises marocaines, conclut Hicham Lakhmiri. |
Investissement. Casablanca au top
Le directeur du Centre régional dinvestissement (CRI) doit se frotter les mains. Et pour cause, les chiffres enregistrés au terme de lannée 2006 sont des plus impressionnants. 4395 entreprises créées, 10 milliards de dirhams de volume dinvestissement et plus de 41 000 emplois créés. Des chiffres qui sont en nette hausse par rapport à lannée précédente. La ventilation par secteur dactivité révèle que le secteur des services est le premier employeur avec 75% des postes créés. Côté investissements, cest le secteur du tourisme qui tient le haut du pavé en mobilisant, à lui seul, 4 milliards de dirhams. Autre source de satisfaction pour le CRI Casablancais, le délai moyen de création dune entreprise a été divisé par deux pour sétablir à 6,2 jours à fin 2006. Pourvu que ça dure ! |
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Homo Economicus.
Ligne de conduite
Saïd est un automobiliste, donc concerné par le projet de Code de la route qui fait tellement de remous. Mais il ne faut pas compter sur lui pour prendre le parti des taxis drivers, qui demandent la démission de Karim Ghellab. Sa prise de position se base sur une question de confort personnel. Les taxis conduisent mal et, surtout, ils parlent trop. Le ministre, lui, construit des autoroutes et, surtout, casse les prix des billets davion, argumente simplement Saïd. Cet avis, il sy attache encore plus quand il tombe sur lémission télé où Karim Ghellab est venu défendre son projet de loi. Si seulement tous ses collègues du gouvernement avaient le même courage !, se dit Saïd. Ce nest pas pour autant que notre héros sinterdit de critiquer son cher Karim. Dabord, il naime pas trop le brouhaha qui règne dans son département de la communication. Et puis, il ne partage pas forcément lapproche adoptée. Si Saïd est convaincu quune réforme du Code de la route est plus quindispensable, il est aussi persuadé que dautres paramètres touchant au secteur des transports méritent dêtre dépoussiérés. En tête, ce système précaire dagréments dont personne ne connaît vraiment les rouages. Ne valait-il pas mieux goupiller un arsenal juridique complet pour ce secteur archaïque, avant de se lancer dans les négociations avec les partenaires sociaux ? Comme ça au moins, il y aurait eu une grève pour tout au lieu de courir le risque de nouveaux débrayages chaque fois quune loi tenterait de moderniser ce secteur, se dit Saïd qui simprovise stratège politique. Voire agent de la circulation. Mais ça, cest une autre histoire
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OFF.
Le processus de la cession par lEtat de 4% du capital de Maroc Telecom est en marche. Lappel doffres pour la sélection de la banque daffaires conseil vient dêtre lancé par la direction des Entreprises publiques et de la Privatisation (DEPP), adossée au ministère des Finances. Attijari Finance Corp est donnée favorite, vu que cest cette même banque qui a accompagné lEtat pour lintroduction en Bourse de la société de télécoms en décembre 2004. |
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