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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine.
États-Unis. Bush et limmigration
Le président américain George W. Bush a plaidé, lundi à Yuma (Arizona), pour une réforme rapide et globale des lois de son pays sur limmigration. Cest cette année quil faut la faire, a-t-il déclaré. Il sait quil naura plus du tout la même marge de manoeuvre en 2008, année électorale.
Bush souhaite un renforcement des frontières, une lutte accrue contre limmigration et le travail clandestin, mais aussi la régularisation controversée dune partie des 11 à 12 millions détrangers clandestins. |
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Attaqué sur lIrak, Bush se veut, en revanche, optimiste sur limmigration. Je crois que le climat est bon en ce moment et que les gens veulent sincèrement se rassembler et préparer un projet. Le chef de la majorité démocrate, Harry Reid, a indiqué quil était daccord et a annoncé un débat parlementaire de deux semaines en mai. La frange la plus conservatrice du Parti républicain a dénoncé, elle, la régularisation des clandestins comme une amnistie injustifiable. Le président a répété quil était hostile à toute amnistie, que les clandestins devraient payer une amende importante pour avoir enfreint la loi. Il a invoqué tous les maux liés à limmigration clandestine : criminalité, trafics dêtres humains, pressions sur les écoles
mais a jugé inapplicable le renvoi de tous les clandestins chez eux. Il a rappellé limportance pour léconomie américaine de ces travailleurs qui viennent faire le travail que les Américains ne font pas.
Pour rassurer les Républicains, la Maison Blanche a avancé des pistes de travail draconiennes. Les clandestins pourraient obtenir un visa de travail à condition
de rentrer dabord chez eux et de payer une amende 3500 dollars. Pour ceux qui souhaitent obtenir un statut de résident permanent, même topo : retourner au pays dorigine et payer pas moins de 10 000 dollars. Ces dispositions ont été condamnées par le Parti démocrate, qui y voit une excuse pour enterrer la réforme. Si le Président voulait vraiment un débat sérieux, il navancerait pas des propositions inapplicables, demandant aux immigrés de sauto-expulser, a déclaré Luis Miranda, un porte-parole des Démocrates. |
Iran. Le défi nucléaire
LIran a lancé un nouveau défi à la communauté internationale. Le président Mahmoud Ahmadinejad a annoncé, lundi, à Natanz, que son pays était parvenu au «stade industriel» de lenrichissement duranium. Mardi, Téhéran a surpris encore plus en déclarant, par la voix de Gholam Reza Aghazadeh, vice-président, que lobjectif de lIran nest pas seulement linstallation de 3000 centrifugeuses dans lusine denrichissement de Natanz, nous avons tout planifié pour installer 50 000 centrifugeuses. Vérité ou bluff ? Ahmadinejad a répété que lIran ne permettrait pas aux grandes puissances de freiner son programme nucléaire. Washington et Londres ont immédiatement réagi en réaffirmant que lIran devait se plier aux résolutions de lONU et lont menacé de nouvelles sanctions. LUE constate léchec des négociations, mais privilégie toujours la voie diplomatique. Et lIran menace de se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire sil est soumis à de nouvelles pressions. |
Écologie. La Mer Morte agonise
daprès une étude dun centre détudes européen (GRID) pour le compte de lONU, laccès à leau a atteint son seuil critique dans la région de la Mer Morte. La demande excède la quantité deau renouvelable disponible. Il y a un surpompage de laquifère souterrain et de leau fossile. À ce rythme, cette ressource ne tiendrait pas plus de dix ans, avancent les experts. Les aquifères peu profonds sont pollués par les nitrates provenant de champs dirrigation et des eaux dégoût. La situation est encore plus alarmante dans la bande de Gaza, en raison de la forte densité de la population. Avec une évaporation de 1500 mm par an et une utilisation de 90% du Jourdain, le manque deau fait baisser le niveau de la mer. Une des solutions serait, selon les chercheurs, de remplir la Mer Morte en acheminant de leau de la Mer rouge ou de la Méditérranée. |
Energie. Vers une Opep du gaz
Les ministres du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) ont décidé, lundi à Doha, de renforcer la structure informelle qui les regroupe. Fondé en 2001, le FPEG regroupe une quinzaine de pays riches en gaz naturel, dont la Russie, lIran, le Qatar, le Venezuela et lAlgérie, qui contrôlent 73% des réserves mondiales. Les ministres de ce Forum veulent aller plus loin, en décidant de créer un haut comité technique, présidé par la Russie. Ils ont aussi discuté de la création éventuelle dun cartel du gaz, calqué sur le modèle de lOpep, même si le projet doit prendre encore de longues années. Lidée avait été évoquée dernièrement par lIran et la Russie. Mais la création dun tel cartel sera difficile en raison de limpossibilité de modifier brusquement les prix. |
Suisse. Federer a son timbre
Le courrier en Federer Express, cest désormais possible. La Poste suisse a révélé et mis en vente un timbre spécial, dune valeur dun franc suisse, à leffigie de Roger Federer, le champion de tennis. Le joueur de tennis bâlois devient ainsi la première personnalité à figurer sur un timbre-poste suisse de son vivant. En lui dédiant ce timbre, la Poste suisse veut rendre un hommage particulier à celui qui est resté pour la première fois trois ans sans interruption à la tête du classement mondial de lATP. Le communiqué de la Poste souligne aussi lengagement social du sportif. On a remis pour loccasion à Federer un agrandissement unique de son timbre. |
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Lu pour vous. [FRANCE]
Ces immigrés séduits par Le Pen
Le phénomène reste minoritaire, mais prend une ampleur inédite : des Français issus de limmigration, pères de famille ou jeunes de banlieue, se disent prêts à voter à la présidentielle pour le leader du Front national, Jean-Marie Le Pen. Pour Mourad Asfour, 25 ans, étudiant en Histoire de lart à Dijon, Le Pen est le candidat qui incarne lamour de la France. Arrivé du Maroc à lâge dun an, Mourad approuve la priorité donnée à la lutte contre limmigration car les capacités daccueil de la France sont saturées. Il partage aussi lopposition du FN au mariage homosexuel. Le Canard enchaîné a fait état dun sondage sérieux selon lequel 8% des Français dorigine maghrébine seraient prêts à voter Le Pen, soit 100 000 électeurs potentiels. Le candidat dextrême droite, qui a réussi un coup médiatique en se rendant dans une banlieue difficile de Paris, a choisi une jeune fille beur pour illustrer lune des affiches de sa campagne 2007.
Plutôt de gauche, Habiba Boualem, une juriste âgée de 35 ans, dit que le Parti socialiste ne lui convient plus. Et puisquelle ne voit aucune différence entre le FN de Jean-Marie Le Pen et lUMP de Nicolas Sarkozy, elle choisit loriginal plutôt que la copie. Cest donc le Pen qui aura son suffrage. (
) Perçu dabord comme un épiphénomène, le vote dorigine immigrée en faveur de M. Le Pen comporte désormais une part dadhésion, note le politologue Jean-Yves Camus. |
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Royaume-Uni. Confessions en or
Le ministère britannique de la Défense a provoqué un tollé en acceptant exceptionnellement que les 15 marins britanniques libérés par lIran parlent aux médias, contre espèces sonnantes et trébuchantes. Certains journaux, lopposition, et des familles de soldats morts en Irak ont été outrés par cette décision. Les Conservateurs se sont élevés face à ces marchés indignes. La règle était pourtant claire : il est interdit au personnel de larmée britannique de vendre aux médias des récits sur ses missions militaires. Gêné, le ministère sest justifié en estimant que même sans son accord, les récits de la détention des marins se seraient propagés dans la presse. The Sun a publié lundi le témoignage de la seule femme du groupe, Faye Turner, qui sest vu offrir un paquet dargent. La presse évalue à 250 000 livres le pactole en jeu. Mais certains marins ont affirmé quils refuseraient de toucher largent. |
VITE !
Washington a déposé cette semaine une plainte à lOMC contre Pékin, pour dénoncer le piratage intellectuel et la contrefaçon à grande échelle en Chine. Le déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine a atteint 232 milliards de dollars en 2006. |
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