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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Un scandale et des questions

Faut-il absolument des catastrophes, des morts de froid ou des scandales pour que les médias se penchent enfin sur l’état du Maroc dit inutile ? L’affaire de Tighssaline a, une nouvelle fois, montré que plusieurs régions du Moyen-Atlas restent livrées à elles-mêmes, malgré leur richesses naturelles. Il a fallu des morts de froid pour découvrir une population vivant dans des conditions moyenâgeuses à Anfgou. Et il a fallu le scandale des CD (TelQuel n° 268) pour qu’on découvre une région où le gendarme est l’autorité suprême.
Concernant cette affaire, les médias se sont malheureusement davantage focalisés sur le volet sexuel que sur ce qui est bien plus grave : les enregistrements sur lesquels des juges avouent avoir reçu de l’argent pour dévoyer un jugement. Le pire, c’est que ce qui a été révélé dans ces CD sur le fonctionnement de la justice marocaine n’est que la partie visible de l’iceberg. Dans un pays de droit, un tel scandale aurait ébranlé le corps de la magistrature. Mais nous ne sommes qu’au Maroc…

El Houssine Bouiamrine, Meknès.



Haïfa, j’aime pas !

J’aime beaucoup votre revue, mais vous faites parfois des choix que je ne comprends pas. Que fait Haïfa dans la rubrique Arts et Culture de votre numéro 267 ? Où est l'art, où est la culture dans ces trémoussements, dans ces déhanchements ? Même si l'article que vous lui avez consacré ne compte que quelques lignes, ce sont des lignes de trop ! De grâce ! Pas vous !

Najat Azizi, Agadir.



Mea culpa d’un “terroriste”

Assis devant ma télé - mon seul contact avec mon pays - je regarde le désastre infligé par les trois kamikazes de Casablanca. Mon collègue arabe, portant un passeport danois, m'appelle au téléphone :
- Tu as vu ce qui s'est passé à Casablanca ?
- Oui, je suis en train de regarder.
- Ben écoute ! On part aux Etats-Unis dans une semaine, avec ton passeport marocain, tu es mal barré !
Mon ami rigolait, mais il avait raison. Je suis bel et bien un terroriste. Parce que je n’ose pas contredire ceux qui appellent au combat contre les “athées”. Parce que je ne m’élève pas contre la situation des mères et des jeunes filles dans mon pays. Parce que je ne pipe mot contre le jihad et contre l’homophobie. Parce que je respecte le cheikh qui critique la Moudawana et bénit le mariage des mineures. Parce que je n'ai rien contre le barbu qui plaide que “tuer nous emmènera au paradis”. Oui, je suis un terroriste. Et tous ceux qui me ressemblent le sont. Je retourne à ma télé. Il y a un barbu qui commence sa phrase par “bismillah” et qui condamne les attentats.

Ahmed Berrad, Genève, Suisse.



Un gourou ? Non merci !

Je vous écris pour vous féliciter pour votre article sur la Zaouia boutchichia et son Cheikh Hamza (TelQuel n° 268). Je suis scandalisée et profondément choquée que des personnes, qui plus est cultivées et instruites, tombent dans le “panneau” sectaire et ô combien lucratif de ce genre de cheikhs. En islam, il n'y a jamais eu besoin d'intermédiaire entre Allah et nous, ni besoin de gourous et d’adeptes. Et je ne conçois pas que toucher un bout de tissu puisse apporter quoi que ce soit à ma spiritualité ! Merci de faire de temps à autre des reportages de cette trempe. Peut-être que cela finira, un jour, par pousser des ignorants à ouvrir les yeux.

Maha Benmoussa, Rabat.

 
 
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