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Par Fahd Iraqi
La semaine.
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Lidylle entre lONA et Auchan
est-elle finie ?
(AFP)
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Distribution. ONA Auchan : le divorce ?
Partenaires depuis 2001, le holding ONA et le géant de la grande distribution Auchan seraient sur le point de rompre. Certaines sources avancent même léchéance de fin juillet comme délai pour le rachat des 49% détenus par les Français dans le capital de Cofarma. À lorigine de la discorde entre les deux groupes, une divergence des visions quant au rythme dexpansion des magasins Marjane et Acima, mais aussi des mésententes sur la politique dapprovisionnement. La tension a atteint son paroxysme quand le groupe ONA a cherché à prendre le contrôle du directoire, en demandant un second siège. Il est |
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| même allé jusquà saisir le tribunal pour trancher sur cette doléance rejetée par Auchan. Le holding royal obtint finalement gain de cause, mais la décision na pas convenu à son partenaire français, qui la qualifiée de contraire à toutes les pratiques du droit international et à tous les avis dexperts juridiques marocains et internationaux consultés sur cette question. La tenue par la suite dun conseil dadministration, après plusieurs reports, semblait marquer une réconciliation entre les deux groupes. Mais la trêve naura été que de courte durée, puisque les rumeurs dune séparation définitive ont repris de plus belle cette semaine. Officiellement, ONA comme Auchan préfèrent évoquer une simple discussion pour lévaluation du partenariat. |
Crédit à la consommation. Et de deux pour Elalamy !
La touche de Moulay Hafid Elalamy se fait déjà sentir sur Taslif. Un mois seulement après sa prise de contrôle par le groupe Saham, Taslif annonce lacquisition dune petite société de crédit à la consommation, Salaf. Lopération a été réalisée depuis quelques semaines déjà, confie une source proche du dossier. Et de poursuivre : Cest Moulay Hafid Elalamy qui menait les négociations pour ce rachat, via les fonds injectés dans laugmentation de capital de Taslif. Fidèle à sa stratégie, le patron des patrons compte donc bien atteindre une taille critique dans ce secteur, à limage de ce quil avait réalisé dans celui des assurances avec le rachat de la CNIA et Essaâda. Pour lheure, dans le secteur du crédit à la consommation, il reste bien loin du podium. Les leaders du secteur que sont Eqdom et Wafasalaf gardent une bonne longueur davance. |
Centrale Laitière. Encore la mamelle fiscale ?
Vache à lait du pôle agroalimentaire de l ONA, la Centrale Laitière tente à nouveau de réaménager une loi. La société entreprend des négociations avec le ministère de lAgriculture pour une révision à la baisse des droits dimportation sur la poudre de lait. Le prétexte avancé par lentreprise gérée par Driss Bencheikh : lenvolée du prix à linternational de cette matière première. Les réunions qui se tiennent avec les pouvoirs publics ont officiellement pour objet de discuter de la situation de la production, en raison de la sécheresse, mais aussi des solutions à envisager pour le pic de la consommation en lait attendu pour ramadan. Autant darguments favorables à la filiale de lONA, à laquelle rien ne semble résister. En 2005, la fiscalité relative aux coopératives a été revue sous leffet du lobbying de la Centrale Laitière. Depuis, lentreprise se porte comme un charme : son résultat a bondi en 2006 de 12%, à 350 millions de dirhams. |
BMCE. Benjelloun passe à la Caja
Le groupe financier espagnol, Caja de Ahorros del Mediterraneo (CAM), annonce le rachat de 5 % du capital de la BMCE. Cette transaction, de 1,5 milliard de dirhams, devrait transiter par la Bourse, qui valorise le titre BMCE Bank 20% plus cher, selon le dernier cours avant la suspension de la cotation de la valeur la semaine dernière. Linvestisseur espagnol vient rejoindre la liste des partenaires internationaux du magnat marocain de la finance. Le capital de BMCE regroupe en fait Banco Espirito Santo, Union Bancaire Privée Suisse, Morgan Stanley
mais surtout le français Crédit Industriel et Commercial, qui détient 10% du capital de la banque et une participation conséquente dans RMA Watanya. BMCE Bank compte développer avec son nouveau partenaire un plan articulé autour des métiers de la banque daffaires à linternational. |
Telecoms. Cest parti pour Marseille !
Lopérateur historique peut se targuer de son nouveau projet Atlas Offshore, qui lui a coûté la bagatelle de (près de) 300 millions de dirhams. Samedi dernier, Maroc Telecom a lancé en grande pompe la pose du câble sous-marin Atlas Offshore, en présence notamment de Mohamed Hassad (Wali et Gouverneur de Tanger-Asilah) et Abdeslam Ahizoune. Lobjectif du projet est de répondre à la demande croissante des centres dappels et activités dOffshoring au Maroc, grâce à un câble sous-marin à fibre optique reliant Asilah à Marseille. Dune capacité de 40Gbp/s extensible à 320 Gbp/s, ce câble permettra la connexion de plus de 500 000 appels simultanés. Et pour mener à bien cette opération, MT a fait appel à la société française Alcatel Submarine Network. |
Inflation. Un taux de 2% en 2007
Malgré un vent doptimisme affiché, Bank Al-Maghrib reste prudente sur ses prévisions dinflation au titre de cette année. Les projections élaborées font ressortit un taux de 2%, au lieu de 3,2% enregistré au titre de lannée dernière. Selon la Banque centrale, ce recul serait expliqué, notamment par le ralentissement de la demande intérieure, la détente des prix des biens importés, hors produits pétroliers, et surtout le maintien des prix du gasoil à la pompe à son niveau actuel. Pour établir ses prévisions, Bank Al-Maghrib sest basée notamment sur la campagne agricole et lindicateur des salaires au niveau national, sans oublier bien entendu les fluctuations du cours du pétrole sur le plan international. |
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Pendant ce temps, le peuple
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Ali et lautoroute
Compteur remis à zéro, ceinture de sécurité bouclée et chronomètre enclenché, Ali Brossi (Ali Prost pour les intimes) attaque lautoroute flambant neuf Marrakech - Settat. Le tronçon de 145 kilomètres, ouvert mardi dernier, se laisse parcourir en moins dune heure et demie. Wallahila, ça fait plaisir ! Le Maroc se développe à 120 à lheure, pense lapprenti-pilote. Mais Ali aimerait bien voir la roue du progrès tourner un peu plus vite. Des questions existentielles le taraudent : Nest-il pas incompréhensible quun tronçon, prêt depuis 10 jours, ne soit mis en service quaprès le rituel de linauguration par le roi ? Et si le souverain était trop surbooké pour trouver le temps de le bénir de ses pneus royaux, faudrait-il attendre ad vitam aeternam ? À combien se monte le manque à gagner, en termes de recettes de péages, pour cette autoroute financée par un emprunt dEtat de 3,2 milliards de dirhams ? Combien daccidents pourraient, entre temps, être évités sur une route nationale meurtrière ?. Rapidement, Ali Brossi prend conscience quil tourne en rond. Awddi ! Inauguration ou pas, pourvu que de grands projets comme celui-ci continuent daboutir, conclut-il. Il fixe tout de même un nouveau seuil pour le développement du pays : une ligne ferroviaire reliant Marrakech à Agadir. Une liaison en projet alors que Ali nétait quune lueur de désir dans lil de son père. Si ce projet voit le jour, Ali promet dêtre le premier à faire des courbettes devant le train royal qui inaugurera, à tous les coups, cette voie ferrée. |
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OFF.
Létude de faisabilité du projet gazier est finalement bouclée. Le consortium chargé de ce projet (ONE, Samir et Akwa) devrait, sous peu, soumettre les résultats de létude au ministère de lEnergie et des Mines. Lautorité de tutelle devra trancher sur le choix du site qui abritera ce terminal gazier. Néanmoins, des trois ports sélectionnés (Jorf Lasfar, Mohammedia et Tanger), cest celui de Jorf Lasfar qui semble être le favori.
La part de linvestissement étranger dans la capitalisation boursière revient en 2006 à son niveau enregistré en 2004 et sélève à 29,7% contre 35,6% en 2005. Lanalyse par nationalité révèle, par ailleurs, une dominance des personnes morales françaises qui détiennent 22% de la capitalisation boursière et 77% du montant global de linvestissement étranger. |
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