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N° 271
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Chakib Benmoussa,
ministre de l’Intérieur.
(AFP)

Attaques terroristes. Benmoussa dit tout (ou presque)

Dix jours après les attentats terroristes qui ont secoué Casablanca, les premières conclusions de l’enquête ordonnée par les autorités ont été communiquées par Chakib Benmoussa, le ministre de l’Intérieur. En gros, les attentats du 10 avril sont le fait de la même cellule terroriste, déjà responsable de l’explosion-kamikaze dans le cybercafé de Sidi Moumen le 11 mars. Composée d’éléments du groupe Assirat Al Moustaqim et dirigée par les deux émirs Abdelmalek Bouzgarne et Youssef Addad, à partir de la prison de Salé, où ils croupissent depuis 2004, cette cellule s’est scindée en deux groupuscules suite à une
mésentente concernant le timing des opérations. Dirigé par Abdelfattah Raydi, le premier groupuscule est passé à l’acte le 11 mars à Sidi Moumen. Surpris par la descente policière du 10 avril à Hay Al Farah, le deuxième groupe a, quant à lui, vu la plupart de ses membres arrêtés ou décimés lors d’explosions-kamikazes désespérées. Malgré tout, et en dépit de l’arrestation de 59 présumés terroristes (10 ont été relâchés et 31 déférés devant la justice), Benmoussa a déclaré que des terroristes courent toujours. L’éventualité de nouvelles actions terroristes reste donc plausible. D’où la mobilisation d’effectifs supplémentaires des forces de l’ordre dans plusieurs régions sensibles du Maroc, dont les villes touristiques et les zones frontalières proches de l’Algérie comme Errachidia et Figuig. Seule zone d’ombre dans cet exposé assez exhaustif : les deux attaques kamikazes du 14 avril (sur le Bd Moulay Youssef), dont les auteurs ne seraient, selon le ministre de l’Intérieur, liés à aucun des groupes terroristes cités plus haut. C’est tout ?


Insolite. Un imprévu royal

Pour l’inauguration du Salon international de l’Agriculture de Meknès (SIAGRIM), le roi est venu accompagné de son fils Moulay Hassan. Le jeune prince, comme tout enfant de quatre ans, a été attiré par les différentes bêtes exposées dans le pôle animalier. La curiosité de Moulay Hassan, qui a voulu s’approcher davantage des animaux, a même dévié le souverain du circuit préalablement déterminé par les organisateurs. Pris de court par cet “imprévu”, ces derniers n’ont eu d’autre choix qu’improviser. Pour continuer de suivre le cortège royal, certains ont même dû piétiner de la bouse de vache. Eh oui, c’est à ce prix que se paie l’implication, réelle, dans le monde agricole.


Moqaddems. L’Etat recrute

Les ex-officiers et autres agents de police ont été contactés par la DGSN (Sûreté nationale). Pour le département de l’Intérieur, qui est derrière cette initiative, il s’agit de remettre dans le circuit du renseignement de proximité, une grande partie des policiers qui sont partis en retraite anticipée, pour parer notamment à un manque patent en moqadems. Des discussions en cours avec les intéressés visent également à valoriser le statut de ces fonctionnaires bien particuliers de l’Intérieur. Il faut dire, comme nous l’ont confirmé plusieurs sources, que le travail (de proximité) des moqaddems a été particulièrement apprécié depuis le retour du terrorisme. Avis aux candidats potentiels !


Elections. Duels en perspective

Des empoignades insolites se profilent, déjà, à quatre mois des élections. Ainsi, parmi les nombreux duels attendus en septembre 2007, on retiendra celui qui opposera, dans la circonscription de Laksiba-Tagzirt (région d’Errachidia) Mustapha El Mechahouri, candidat MP et ministre du Commerce extérieur… au chanteur populaire amazigh Ahmed El Husseïni, candidat FFD. Prometteur ! À suivre également, cette fois à Kénitra, le combat entre Ismaïl Alaoui, secrétaire général du PPS, et Abdelaziz Rebbah, numéro un de la jeunesse du PJD. Le duel de Fès n’est pas mal non plus, puisqu’il opposera un autre ténor du PJD, Lahcen Daoudi, au maire de la ville, l’Istiqlalien Hamid Chabat.


Justice. Un Basri devant la cour

Le juge de la Cour d’appel de Kénitra a finalement refusé d’accorder la liberté provisoire à Driss Basri. C’est le lundi prochain que la même Cour devrait statuer sur l’affaire de meurtre dans laquelle est accusé Basri. L’affaire remonte à quelques mois. L’homme est notamment accusé d’avoir assassiné et jeté dans un jardin public, à Souk El Arbâa, l’un de ses compagnons de beuverie après une soirée bien arrosée. Vous avez sans doute rectifié de vous-mêmes. Le Driss Basri en question, parfait homonyme de l’autre, est en fait un spécialiste notoire du transport clandestin dans la région du Gharb.


Sahara. Le royaume contre-attaque

Derrière cette adresse (www.plan-autonomie.com) se cache un blog pas comme les autres. Comme son nom l’indique, c’est un site entièrement dédié à la promotion du plan d’autonomie marocain pour la région du Sahara. Articles exhaustifs mais anonymes, archives bien classées, base documentaire… le Maroc marque enfin un point dans la bataille Internet que lui livre depuis plusieurs années le Front Polisario. En fait, à qui doit-on cette première cybernétique ? “Ce site est réalisé de manière collaborative par plusieurs internautes marocains passionnés par le Sahara”, nous a-t-on répondu par mail. Nos bloggers nous en voudront peut-être, mais ils ont une rhétorique aux relents étrangement makhzéniens… Pourquoi pas, après tout, tant que nos “internautes passionnés de Sahara” ont les moyens d’inonder les sites web algériens et polisariens de publicités aux couleurs marocaines !


Affaire Abouali. Un scandale de plus

Rkia Abouali, qui avait révélé des affaires de corruption en enregistrant les aveux de son amant (un juge) soutirés sur l’oreiller, continue d’alimenter la chronique. Cette semaine, le procès de ses deux frères, inculpés pour une affaire d’extorsion de chèques sous la menace, a été enfin ouvert, plus de quatre mois après la fin de l’instruction. Rkia, de son côté, est toujours incarcérée à la prison de Sidi Saïd de Meknès, pour complicité d’homicide involontaire, proxénétisme et trafic de drogue. Enfin, l’ex-bonne de Rkia, Hafida Saâdi, est finalement sortie de son silence (et de sa cachette) pour se confier à un quotidien de la place… avant de se faire kidnapper et violer par cinq individus en milieu de semaine. Nouveau scandale en vue ?


Sondage. Les (mauvais) calculs des MRE

Le portail dédié à la diaspora marocaine, www.yabiladi.com, avait lancé, à la veille des élections françaises organisées le 22 avril, un sondage sur les intentions de vote des Franco-marocains. Les résultats plaçaient en tête Ségolène Royal avec 48%, suivie de François Bayrou (25%), Nicolas Sarkozy (seulement 7%), José Bové (6%)… et Jean-Marie Le Pen (4%). Nos MRE sont peut-être mauvais parieurs, quand on connaît les résultats du vote de dimanche dernier… Gageons qu’ils se rattraperont au deuxième tour, où il s’agira, cette fois, de choisir entre deux candidats seulement : Sarkozy et Royal.


Casablanca. Sabot saboté ?

L’histoire remonte à janvier 2007, quand le Conseil de la ville de Casablanca délivre à un opérateur privé l’autorisation de gardiennage dans l’espace public. Depuis, un parc de 160 horodateurs a été mis en place et une meute de gardiens, sabots jaunes bien en évidence, a été lâchée dans les principales artères de la ville. Aujourd’hui, les horodateurs fonctionnent… mais pas les sabots. Explication : le gestionnaire espagnol attend toujours l’autorisation de poser des sabots, qui traîne encore au ministère de l’Intérieur. Du coup, les automobilistes achètent leur ticket sans que rien ne les y oblige. Bon à savoir.



3 questions à
Toufik Hjira
[Ministre de l’habitat et de l’urbanisme]


Le marché de l’immobilier connaît-il une flambée spéculative en ce moment. Qu’en dites-vous ?
Je confirme. Et c’est normal dans l’évolution d’un marché en plein développement. C’est même un signe de bonne santé. Mais cette spéculation doit être cantonnée dans des limites acceptables. Et c’est à ce niveau que le rôle de l’Etat est attendu.

Et quelles sont les “limites acceptables” de la spéculation ?
Il faut qu’on sache de quel type de spéculation on parle. S’agit-il de spéculation sur le foncier ? Sur l’habitat inhabité ? Il existe en effet plusieurs types de spéculation qui ne posent pas le même type de problématiques. Concrètement, le problème de la flambée des prix de l’immobilier s’explique d’abord par le fait que la demande dépasse l’offre, et que la baisse spectaculaire des taux d’intérêt a engendré un engouement général vers l’acquisition.

Concrètement, que fait l’Etat pour contrer cette flambée ?
L’Etat a initié trois actions dans ce sens. D’abord, l’ouverture de nouvelles zones d’urbanisation à hauteur de 50 000 hectares. Ensuite, la création des villas économiques. Enfin, un contrôle sera fait pour vérifier la conformité des engagements pris par les opérateurs qui ont bénéficié des exonérations fiscales. Nous allons réguler le marché à petites doses en concertation avec les différents intervenants du marché.


France-Monde arabe. Et le Maroc ?

A l'heure où les électeurs doivent choisir le futur président de la République, un groupe de diplomates français en exercice a préparé pour le futur élu un rapport sur la politique arabe de la France. Les auteurs y font une série de propositions concrètes concernant le Maghreb : rompre avec une gestion personnelle au profit d'une coordination interministérielle sous l'égide du Quai d'Orsay, développer les initiatives en direction des forces vives, notamment à travers un “dialogue raisonné et modulé” avec les islamistes, etc. On notera la perte d'influence programmée de la diplomatie marocaine, qui n'est pas citée parmi les partenaires (Egypte, Jordanie, Arabie Saoudite) pour la gestion des crises au Moyen-Orient.


El jadida. Coke en stock

Encore de la coke à El Jadida. Un sac de cocaïne de 25 kilos s’est échoué sur la plage de Ouled Ghanem, aux abords la route qui relie la capitale des Doukkala à Oualidia. Des pêcheurs indélicats, qui ont découvert le sac, ont tenté d’écouler la drogue… dont la valeur représenterait quelque 20 millions de DH (excusez du peu !). Trois personnes ont été arrêtées avec 900 000 dirhams en espèces, et les enquêteurs se sont déplacés à Casablanca pour mettre la main sur des dealers qui avaient acheté ladite drogue. C'est d’ailleurs la seconde fois, en l’espace de quelques semaines, que l’océan vomit de la coke sur une plage d’El Jadida.


Théâtre. Seddiki forever

Tayeb Seddiki n’a pas son égal pour attirer l’attention. Preuve en est le sarcastique carton d’invitation qu’il a envoyé la semaine dernière, à l’occasion du vernissage de son exposition picturale. On peut y lire : “L’humble et faible serviteur de son maître, Tayeb Seddiki que Dieu ait pitié de lui, a l’honneur de vous inviter à son exposition picturale, le 26 avril à 18h avant le coucher du soleil”. On le sait, il a toujours eu de la suite dans les idées, M. Seddiki. Et de l’humour. Faute de moyens pour concrétiser ses ambitions (un musée du théâtre pour immortaliser les costumes de Masrah Ennass, un premier théâtre privé au Maroc, un bibliobus sillonnant les quartiers populaires, etc.), le grand Tayeb n’a rien perdu de sa “culture de la dérision”. Heureusement.


Entre kamikazes. Khoudri charge Raydi

Dans la soirée du 11 mars, Youssef Khoudri avait réussi à prendre la fuite après l’explosion de Abdelfattah Raydi dans un cybercafé de Sidi Moumen, avant d’être rattrapé par la police. Le jeune garçon (17 ans) est passé le 25 avril devant le juge d’instruction, en présence de son père. Khoudri aurait notamment déclaré avoir été “séquestré pendant 15 jours dans une chambre à Hay Moulay Rachid par Abdelfattah Raydi, et que d’autres personnes partageaient la même chambre que lui”. D’autres prévenus, comme Abdelaziz Raqich, Samir Chami et Mostapha Tahiri, attendent encore leur tour pour passer devant le juge d’instruction. D’autres révélations sont attendues.


Laâyoune TV. Télévision non grata ?

Hamdi Ould Errachid, vice-président du Conseil municipal de Laâyoune (et frère de Khelli Henna), repart en guerre contre la télévision régionale du Sahara (Laâyoune TV). Lors d’une récente réunion du Conseil de la ville, Ould Errachid a violemment attaqué le directeur de la chaîne, Mohamed Laghdaf Eddah, l’accusant d’être “un non-Sahraoui travaillant pour les autres” (comprenez le Polisario). Quelques jours auparavant, la municipalité a interdit à la télévision de Laâyoune de couvrir un match dans le stade de la ville, alors que la rencontre devait également être diffusée par ART, en vertu d’un accord conclu avec la SNRT. Résultat : Laraïchi devra, selon toute vraisemblance, payer une amende à cause des agissements de M. le vice-président sahraoui. Un cadre de la chaîne nous confirme par ailleurs que la municipalité de Laâyoune interdit à la chaîne d’assister à l’ensemble de ses activités. “Nous couvrons 20 municipalités et nous n’avons pas de problèmes avec 19 d’entre elles”, se contente de faire remarquer, pour sa part, Mohamed Laghdaf.


Rachid Daoudi. Wallah Ysameh !

Victime d’une bastonnade, Rachid Daoudi, l’ancien canonnier du Wydad de Casablanca et de l’équipe du Maroc, a finalement décidé d’abandonner toute poursuite contre ses agresseurs. Les faits remontent au samedi 21 avril lorsque Daoudi et la personne qui lui tenait compagnie ont été sévèrement “corrigés” (double fracture de la main gauche pour le premier, traumatisme crânien pour la deuxième), par les trois passagers d’un 4X4 : deux Franco-marocains et un Algérien. A en croire des sources au Wydad, son ancien club, Daoudi a abandonné les poursuites en milieu de semaine, exigeant juste de se faire rembourser l’ensemble des frais médicaux engagés. Quel fair play !


Presse. Conscience sélective

Le SNPM (Syndicat de la presse) œuvre pour le développement de son institution et le fait savoir. L’objectif ? Augmenter la participation des professionnels aux réunions du Syndicat, dans lesquelles ils auront leur mot à dire sur les initiatives de l’organisation. Et pour ce faire, le Syndicat a distribué environ 2000 exemplaires d’un guide (un premier du genre), expliquant l’intérêt d’être syndiqué, les droits des journalistes ou encore les règles déontologiques en la matière. Le guide ne dit rien, en revanche, concernant les peines et les contraintes auxquelles peuvent s’exposer les journalistes.


PJD. Jeu d’équilibriste

Le PJD a réussi une étrange pirouette diplomatique en recevant, (presque) coup sur coup, les ambassadeurs d’Iran… et des Etats-Unis. Le parti islamiste revient-il ainsi sur son boycott des activités de l’ambassade américaine à Rabat ? “Du tout, répond Lahcen Daoudi, numéro 2 du PJD. Nous avons répondu favorablement à la demande d’entretien présentée par l’ambassade américaine, parce que nous ne refusons pas le dialogue. Mais nous boycottons les activités diplomatiques et culturelles de l’ambassade et de ses différents départements”. Si, avec son hôte iranien, Saâd Eddine El Othmani a usé de formules protocolaires pour exprimer “sa solidarité avec la République islamique”, il ne s’est pas gêné pour critiquer, lit-on sur le site Internet du parti, “la politique de l’administration américaine en Irak et son mutisme concernant le génocide palestinien”.



Humeur. Haïfa !

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Je me suis longtemps acharné, au prix de sacrifices et d’efforts surhumains, à considérer que Haïfa était, et ne pouvait être, que le nom d’une ville en Israël. C’est ce que les livres m’ont appris. Mais ce n’est plus possible. Je me rends à mon tour à l’évidence. Il n’y a pas d’autre Haïfa que celle que vous connaissez, cet affolant morceau de chocolat blanc gonflé à la silicone, piètre chanteuse mais superbe chose, le monstre dont le mâle arabe aimerait rêver toutes les nuits. Désolé, je jette l’éponge. Demandez “Haïfa !”, vous verrez alors que même les géographes vous répondront : “Wahbiiii !”. Bien sûr. Cela s’appelle le miracle de la silicone (et la montée ad hoc de testostérone). Un lecteur nous a écrit, dans ce qui ressemble à un cri de désespoir : “Non, pas de Haïfa, surtout pas vous !”. Ben, si, si. C’est humain. Haïfa, on n’écoute pas sa musique mais on reluque inlassablement sa silhouette. De face comme de dos, comme un bon vieux 33 tours. Un ami, qui a eu le privilège d’assister à l’un de ses tours de chant (enfin, en play-back), a résumé le truc en une formule magique : “Elle est un chef-d’œuvre anatomique”. Comment le contredire ? Pourquoi chercher autre chose ? Personnellement, je préfère, et de loin, ce chocolat-là à une Céline Dion ou Pauline Truc. Les marques ne se valent pas, et le panarabisme n’y est pour rien. En 2007, je vote Haïfa. Ma copine sera contente, elle qui ne comprend rien aux Nina Simone, Latéfa Amal ou Patti Smith qui peuplent ma discothèque. Oui, mon ami, c’est le monde à l’envers. Féministes extrémistes et intellos coincés n’y comprendront jamais rien, c’est leur vocation. Ils s’arracheront les cheveux devant la testostéronisation galopante de la rue arabe, directement liée aux apparitions publiques de mademoiselle Silicone. Haïfa fait mal à ces messieurs-dames et c’est bien pour cela qu’on l’aime. Mais pas seulement, hein ?



VITES !

Fouad Ali El Himma, Taib Fassi Fihri et Yassine Mansouri ont pratiquement passé toute la semaine dernière à New York. La dream team royale a reçu, autour de fastueux déjeuners et dîners, différents diplomaties et lobbyistes de renom. Objectif : faire le pressing pour obtenir des recommandations favorables au Maroc de la part du Conseil de sécurité de l’ONU.


“élargissement de la déclaration de patrimoine, qui englobera toutes les activités génératrices de revenu, les biens du magistrat, de ses enfants mineurs et ceux dont il assure la gestion”. C’est le principal amendement au projet de loi modifiant le dahir formant statut de la magistrature, qui vient d’être adopté au Parlement.


Ahmed Abrouk, le préfet de police de Casablanca, a quitté la clinique où il était hospitalisé pour “traumatisme psychologique”. Témoin direct de la 3ème attaque suicide de Hay Al Farah, il est sorti miraculeusement indemne de l’explosion, qui s’est produite à quelques mètres de lui.


Abdelbari Zemzami, prédicateur casablancais devenu célèbre par ses déclarations antisémites, se présente aux élections. Mais le monsieur ne s’est pas encore décidé pour la couleur politique qu’il endossera en septembre prochain. Entre PJD et Parti de la renaissance et de la vertu (dissident du PJD), son cœur balance.


Al Jazeera s’apprête à lancer, en juin, un quotidien arabophone. L’organisation et la diffusion devraient s’inspirer de l’expérience d’Asharq Al Awsat. Selon des sources internes, le journal devrait se baser, dans un premier temps, sur un nombre réduit de bureaux à travers le monde. Celui du Maroc n’est pas exclu de la liste.


Après avoir purgé sa peine d’un mois de prison pour adultère et incitation à la débauche, Rachid Ghoulam, le chanteur attitré d’Al Adl Wal Ihsane, a été libéré en début de semaine. Le Rossignol d’Al Adl a quitté sa cage de la prison d’El Jadida sous les applaudissements de plusieurs dizaines de ses fans, tous membres de la Jamaâ de Cheikh Yassine.
 
 
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