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Chronique. Il faut sauver la jeunesse marocaine
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Événement. L'agriculture tient salon
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N° 271
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Abdeslam Kadiri

La semaine.

Les funérailles
de Boris Eltsine.
(AFP)

Russie. Boris Eltsine tire sa révérence

Boris Eltsine a succombé lundi à une attaque cardiaque à l’âge de 76 ans. Il souffrait du cœur depuis longtemps, son second mandat (1996-2000) avait d’ailleurs été jalonné de maladies. On retiendra de lui l’image du président qui a précipité la chute du communisme, mais qui a aussi ouvert l’ex-URSS au marché libre. Boris Eltsine est né le 1er février 1931 dans la région agricole de Sverdlovsk. Dans les années 1980, il n’est encore qu’un apparatchik communiste de la plus belle eau quand il est appelé à la tête du Parti pour la ville de Moscou par Mikhaïl Gorbatchev. Mais les conservateurs le considèrent comme populiste. Il
est limogé du bureau politique en 1987, avant de se faire réélire par les Moscovites au Congrès des députés de l’URSS. Il apprend vite que l’opinion publique compte bien plus que l’appareil du Parti. Dès lors, il se voit en fossoyeur du Parti et du communisme. Il prendra la tête de la Fédération de Russie en août 1991. Eltsine et ses homologues ukrainiens et biélorusses dénoncent l’accord qui avait donné naissance à l’Union soviétique, signant du coup l’acte de décès de l’URSS, et celui de la naissance d’une myriade d’Etats. Exit Gorbatchev, place à Eltsine, qui s’installe au Kremlin en vrai patron. Mais l’économie du pays est alors désastreuse. Eltsine ouvre le pays sur l’extérieur et y impose la démocratie en encourageant le développement des médias. Mais il envoie aussi des chars à l’assaut du Parlement, laisse s’effondrer le système de santé et d’éducation et s’étendre l’empire de la mafia. Les nouveaux riches mettent la Russie en coupe réglée et les privatisations ressemblent plus à des pillages. Sous Eltsine, le Kremlin n’a jamais eu de vrai projet. C’est cette absence de vision qui sera la cause fondamentale de la terrible guerre de Tchétchénie en décembre 1994, qui fera 80 000 morts. La pire erreur d’Elsine. La crise économique de 1998 ponctuera le parcours atypique de cet homme. Malade et isolé, il fait, en août 1999, de Poutine son dauphin officiel. Le 31 décembre, il jette l’éponge alors que Poutine promulgue un décret lui garantissant une immunité judiciaire. Il a été enterré mercredi au cimetière historique du monastère de Novodevitchi.


Turquie. Erdogan n’est pas candidat

Fin du suspsense. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a finalement renoncé à se présenter à l’élection présidentielle, dont le premier tour devait se tenir vendredi dernier. Erdogan a annoncé, mardi, au Parlement qu’il se “sacrifiait” au profit de son bras droit, le ministre des Affaires étrangères, Abdullah Gül. Ce dernier représentera donc l’AKP, parti au pouvoir. À l’annonce de cette décision, plusieurs députés ont ovationné Gül. L’éventualité qu’Erdogan puisse se présenter faisait frémir les laïcs, qui ont manifesté en masse le 14 avril, à Ankara, pour le dissuader de se présenter à la course au palais présidentiel, considéré comme le “dernier bastion” de la laïcité. Les Turcs redoutaient une islamisation du pays. A. Gül est certain d’accéder au poste de chef de l’Etat, l’AKP détenant la majorité absolue au Parlement. Il a annoncé qu’une fois élu, il serait attaché aux principes laïques de l’Etat. Il a aussi demandé que l’on respecte sa femme qui porte le voile.


Allemagne. Émissions islamiques sur le Net

Les médias allemands s’intéressent enfin à la population musulmane. La chaîne régionale de radio et télévision SWR a donné le coup d’envoi, le 20 avril, d’une émission radio inédite intitulée “La parole islamique”. Elle sera diffusée tous les premiers vendredis du mois sur… Internet (www.swrcontra.de). Le programme consiste en un texte de quelques minutes rédigé et lu en allemand par un auteur musulman. La chaîne publique ZDF devrait emboîter le pas à la chaîne régionale, avec la mise en place d’une émission hebdomadaire sur le Net. Mais ce “Forum du vendredi” risque de décevoir les principaux concernés. Les trois millions de musulmans d’Allemagne réclamaient un créneau à la télé, ils obtiennent une émission sur Internet.


Espagne. Un mini-krach boursier ?

Un mini-krach a fait chuter les groupes immobiliers et du BTP à la Bourse de Madrid, provoquant un vent de panique. Mardi, les valeurs immobilières ont plongé, entraînant vers le bas les puissants groupes de BTP et les petites banques nationales dépendantes du crédit, dans un marché déstabilisé par la chute vertigineuse du cours d’une petite action immobilière, Astroc. Le gouvernement a assuré que cette baisse subite n’avait aucune raison d’éclabousser toute l’économie espagnole, qui affiche des performances plus que correctes (3,9 % de croissance en 2006). Fini le temps de la construction frénétique. La pierre espagnole a atteint son apogée. Le surendettement des ménages fait peser un risque sérieux sur le secteur et par ricochet sur l’économie. Il pèse désormais 85% du PIB.


Israël. Nouveau scandale pour Ehud Olmert

Le Premier ministre Ehud Olmert, déjà éclaboussé par divers scandales, est menacé d’une nouvelle enquête criminelle au moment où son avenir politique est en jeu, avec la publication imminente d’un rapport sur les ratés de la guerre au Liban. Le contrôleur de l’Etat a recommandé l’ouverture d’une enquête contre Olmert pour une affaire de corruption à l’époque où il était ministre du Commerce et de l’Industrie. Olmert aurait octroyé des subventions de l’Etat de 10 millions de dollars à une entreprise en création, Silicat, qui n’aurait jamais vu le jour. L’opposition s’est saisie de cette affaire pour fustiger Olmert. Ce dernier a réagi en attaquant le contrôleur de l’Etat.



Lu pour vous. [FRANCE]
Toyota n°1

Eric Izraelewicz,
Les Echos, le 25 avril 2007

L’industrie, l’automobile en particulier, était européenne au XIXème siècle, elle aura été dominée par l’Amérique au XXème siècle, elle le sera, c’est désormais certain, par l’Asie au XXIème siècle. Et c’est donc le Japonais Toyota, ce fabricant de métiers à tisser reconverti dans l’auto, qui sonne le glas. Toyota, vous croyez que c’est une voiture, c’est un bulldozer, une machine, déterminée, qui écrase tout sur son passage. Aujourd’hui, à 70 ans, le groupe de Nagoya est donc devenu le n°1 mondial de l’automobile.
Le secret du constructeur japonais, c’est une organisation, une discipline, un système de production extrêmement efficace. Un véritable modèle. Il y avait au siècle dernier ce que l’on appelait le fordisme du nom de Ford - c’était la Ford T, la grande série, anonyme, simple et bon marché. Il y a maintenant le toyotisme. Le toyotisme, c’est un triple zéro. Premier zéro : le “zéro repos”. Chez Toyota, jamais on ne s’arrête. Toujours, partout, on cherche à améliorer le produit (…). Deuxième zéro, le “zéro stock”. Toyota a inventé la production en flux tendus, les économies sur les stocks... Troisième zéro enfin, le plus connu, le “zéro défaut”. L’obsession de la qualité, c’est là carrément dans la maison une religion. Reste un dernier zéro, jamais mentionné, c’est ce que l’on appellera le “zéro gonflette”. Toyota, n°1 mondial, jamais le Japonais ne le proclamera sur les toits. Toyota, c’est l’industrie faite modeste.



Irak. Des chiffres tabous

La Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Irak (Unami) a reproché au gouvernement irakien de bloquer l’accès aux chiffres sur les victimes de la guerre. Dans un rapport présenté mercredi, l’Unami souligne que plus de 700 000 Irakiens ont fui leur domicile depuis un an, notamment depuis le dynamitage du mausolée chiite de Samarra, le 22 février 2006. Au total, ils seraient 1,9 million de personnes déplacées depuis le début du conflit. D’après l’Unami, le premier ministre Nouri Al Maliki a cessé de communiquer des chiffres et accusé les Nations Unies d’exagérer ces évaluations. L’Irak n’aurait pas fourni de chiffres sur les pertes civiles au 1er trimestre 2007. Al Maliki a mis en doute la “crédibilité” de ce document. Les autorités irakiennes et américaines affirment que le nombre de morts civils est en baisse depuis le lancement le 14 février du plan de sécurisation de Bagdad… sans toutefois publier le moindre chiffre.


VITE !

Le Parlement mexicain a voté un texte de loi autorisant l’avortement pendant les 12 premières semaines de grossesse dans la seule ville de Mexico. L’Eglise catholique, hostile à cette loi et qui souhaitait un référendum, n’a pas été entendue.

 
 
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