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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine.
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Ehud Olmert joue
son avenir politique.
(AFP)
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Israël. Ehud Olmert sur la sellette
Mercredi, Ehud Olmert était assailli par un tel flot de critiques et dappels à la démission, que lon se demandait pour combien de temps le premier ministre israélien tiendrait encore à son poste. La fronde contre Olmert survient après la publication, lundi soir, dun rapport intermédiaire de la commission Winograd sur les ratés de la guerre de lété dernier, au Liban. Trois personnes sont étrillées par le document : le premier ministre, Ehud Olmert, le ministre de la Défense, Amir Peretz et lex-chef dEtat major, Dan Haloutz.
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Dans ce rapport accablant, il est reproché à Olmert davoir foncé tête baissée dans la guerre, sans esprit critique, en faisant une confiance aveugle aux militaires. Le premier ministre a arrêté sa décision (de déclarer la guerre) à la hâte, bien quaucun plan militaire ne lui ait été soumis et sans quil en fasse la demande, a déclaré le juge Eliahou Winograd, qui ajoute quOlmert sest rendu coupable dun échec sévère dans lexercice du jugement, de la prise de responsabilité et de la prudence.
Amir Peretz, ancien syndicaliste dénué dexpérience militaire, na pas demandé lavis dexperts. Il sest laissé influencer par les gradés et sest fait ballotter par les événements au lieu de les maîtriser. Il na pas vérifié le degré de préparation et dentraînement de larmée. Il na pas examiné la correspondance entre les objectifs et les modes daction, a insisté le juge Winograd. Quant au chef détat-major, Dan Haloutz, le rapport lui reproche de ne pas avoir écouté ses détracteurs au sein de Tsahal, qui préconisaient une vaste offensive terrestre. Il naurait pas pris en compte les tirs de roquettes sur les populations civiles au nord dIsraël. Alors quOlmert se bat pour garder son poste à la primature et à la tête du parti Kadima, la ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, jadis son alliée, la appelé mercredi à démissionner. Livni a annoncé son intention de lui succéder à la tête de Kadima. Même le chef du groupe parlementaire de Kadima, Avigor Itzchaky, a quitté son poste pour protester contre le refus dOlmert de démissionner. Protégez-moi de mes amis
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Institutions. Banque mondiale et FMI en crise
Les accusations de népotisme visant Paul Wolfowitz et le retrait surprise, lundi, du Venezuela de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) plongent ces deux institutions dans une grave crise de crédibilité. Il vaut mieux que nous sortions avant quon nous ait pillés. Pourquoi ? Parce que ces institutions sont en crise, a lancé Hugo Chavez. Les relations entre Chavez et le FMI sont tendues depuis que le FMI a apporté son soutien, en avril 2002, à un éphémère gouvernement issu dun coup dEtat raté contre le président vénézuélien. Dautres dirigeants sud-américains sont hostiles aux deux institutions, auxquelles ils reprochent dêtre aux ordres des Etats-Unis. Pour le FMI, le coup est dur. Le Fonds annonce un trou de 167 millions de dollars pour lexercice 2007. La BM est, elle, décrédibilisée depuis que son président, Paul Wolfowitz, a accordé des augmentations de salaire aussi conséquentes quindues à sa compagne, également salariée de la maison. |
Climat. Des solutions à Bangkok ?
Le premier round avait eu lieu à Paris, le 2 février, le second sétait tenu à Bruxelles, le 6 avril : le Groupe intergouvernemental dexperts sur lévolution du climat (GIEC) avait abordé les conséquences du réchauffement terrestre. Cette semaine, la troisième reprise se tient à Bangkok, où 400 experts vont évoquer les solutions à apporter au problème planétaire. Enterrer le dioxyde de carbone émis par les grands sites industriels, pour lempêcher de se répandre dans latmosphère, est lune des solutions envisagées. Une autre suggère dapporter des primes pour modifier les pratiques agricoles et préserver les forêts. Mais déjà, des frictions se font sentir entre Américains, Européens et Chinois. La Chine est très méfiante car elle a une économie basée sur lutilisation dénergies fossiles, précise un expert. |
Royaume-Uni. Le bilan de Blair
Tony Blair se prépare à annoncer la semaine prochaine son départ. Gordon Brown devrait lui succéder à la tête du Labour. Après dix ans au pouvoir, Blair a défendu lundi son bilan. Seul regret : ne pas avoir, dans ses premières années, poussé assez vite certaines réformes. Les Britanniques sapprêtent à le voir partir sans regret. Si la moitié jugent sa performance comme premier ministre correcte, 45 % la jugent négativement. À son crédit, les Britanniques lui reconnaissent linstauration du salaire minimum (54 %), la paix en Irlande du Nord (42 %) et la bonne santé de léconomie (36 %). Ce bilan est terni par la guerre en Irak (55%) et une immigration jugée trop forte (58%). Autre mauvaise nouvelle : le Parti travailliste devrait perdre des centaines de sièges lors des élections locales. |
Iran. Stop aux coiffures occidentales
La police iranienne a interdit, par circulaire, aux salons de coiffure pour hommes de faire des coupes à loccidentale et à leurs employés de porter des cravates et des nuds papillon. En cas de non-respect, la licence du salon de coiffure peut être retirée. De nombreux jeunes utilisent du gel pour se coiffer à liroquoise, avec les cheveux dressés sur la tête, ou se font épiler les sourcils, pratiques désormais bannies. Mais Téhéran compte 1500 salons non enregistrés
Ouf ! La police iranienne a également lancé une vaste opération contre les femmes qui ne portent pas correctement le voile. Plus de 10 000 avertissements ont été adressés à de jeunes iraniennes dans la rue. |
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Lu pour vous. [PALESTINE]
La puanteur de la vie
Mohammed Omar,
Rafah Today, 1er mai
Il pue ici
littéralement, dangereusement. La puanteur ici est écoeurante, écrasante, vertigineuse, impropre aux humains et aux bêtes. Il est presque impossible de se concentrer, alors que jécris, avec cette odeur infecte qui pénètre ma chambre et mes pensées. Dans les camps de réfugiés et les villages de Palestine, les rues se sont transformées en un dépotoir dordures, énorme, immense et purulent. Les détritus jonchent les trottoirs, jetés nulle part et nimporte où : dans les avenues, au coin des rues et, avec de gros risques, près des supermarchés et des restaurants
Les déchets nont pas été ramassés depuis le début de la grève des employés municipaux, il y a dix jours (
) Comme tant dautres Palestiniens, ils nont pas perçu de salaire depuis de nombreux mois, en grande partie à cause de ces sanctions économiques internationales imposées depuis plus dun an aux Palestiniens, depuis lélection démocratique du Hamas en janvier 2006. Sil na pas dargent, il ne peut ni fonctionner, ni vivre.
Il existe une situation de crise : nous navons plus les moyens pour nos services municipaux élémentaires, comme leau et lélectricité. Les autres services publics et dhygiène sont paralysés. La situation empire chaque jour (...) Cette odeur nauséabonde vient sajouter à la malédiction dêtre un Palestinien dans la Palestine occupée daujourdhui : pas dargent, ni nourriture, ni paix, et maintenant, même pas un air respirable. |
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États-Unis. Bush bloque les Démocrates
Le bras de fer entre les Démocrates et G. W. Bush a atteint son paroxysme. Mardi dernier, le président américain a opposé son veto à un projet de loi réclamant un retrait militaire à partir doctobre. Le texte, très symbolique, visait à débloquer plus de 124 milliards de dollars, principalement pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, sous condition dun début de retrait. Proposer un calendrier pour un retrait est proposer une date pour un échec et cela serait irresponsable, estime G.W. Bush. Le président veut un chèque en blanc, le Congrès ne va pas le lui donner, a réagi Nancy Pelosi. G.W. Bush, qui a invité létat-major du Congrès à la Maison Blanche mercredi, déclare vouloir travailler avec des élus pour arriver à un projet de loi qui ne pose pas de calendrier artificiel, qui ne simmisce pas dans la gestion de la guerre, et qui donne largent aux militaires. Des élus dociles, en quelque sorte. |
VITE !
Correspondant à Alger du Figaro et de Ouest-France, Arezki Aït Larbi a été convoqué le 2 mai devant le tribunal correctionnel dAlger pour répondre dune rocambolesque affaire de diffamation. Un comité de soutien sest créé pour soutenir notre confrère. |
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