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Par Fahd Iraqi
La semaine.
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La Banque centrale a toujours
bloqué linstallation de banques
islamiques au Maroc.
(AFP)
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Banques. Les produits islamiques en stand by
Le calendrier de la commercialisation des produits islamiques vient de connaître un nouveau report. Prévue initialement pour ce mois de mai, la mise sur le marché de ces formules financières a finalement été renvoyée au mois de juillet. Trois produits devraient voir le jour. En premier lieu, la Moucharaka, qui se veut la version halal du capital investissement. Il y a aussi la Ijara, sorte de leasing adapté à la Chariâ et enfin la Mourabaha, un crédit à court terme sans intérêts, mais rémunéré tout de même via une marge prédéterminée. Deux points restent en suspens dans les négociations entre le GPBM et la |
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| Banque centrale au sujet de ces nouveaux produit : un régime fiscal adapté, mais surtout le mode de communication. Sur ce dernier point, la Banque centrale refuse catégoriquement lutilisation par les banques dune quelconque allusion religieuse dans leurs campagnes marketing. Une décision qui nest pas trop du goût des banquiers, puisque le label halal reste le principal argument de vente pour ces produits. Il faut dire néanmoins que le sujet est sensible : cautionner des produits bancaires islamiques signifierait que les autres formules de financement sont religieusement illicites. Cest dailleurs cette considération, dordre politique, qui a poussé la gardienne du temple monétaire à bloquer limplantation au Maroc de puissantes banques islamiques originaires des pays du Golfe. |
ONE. Les pertes saccumulent
Conseil dadministration marathon, vendredi dernier, pour lOffice national de lélectricité. Ordre du jour : larrêté des comptes à fin 2006 et lexamen des projets dinvestissements sur la période 2007-2015. Côté finances, lONE senfonce davantage cette année en accusant des pertes de plus de 1,7 milliard de dirhams et ce malgré un chiffre daffaires qui culmine à 15 milliards de dirhams. Ce résultat négatif sexplique par la flambée des prix des combustibles (
), la faible hydraulicité et le recours croissant à lutilisation de moyens de production coûteux, explique un communiqué de lOffice. Concernant les investissements, le conseil dadministration a donné son feu vert à la réalisation de la première tranche déquipement de lOffice, qui sétale jusquen 2011. Un programme qui intègre plusieurs parcs éoliens, le redimensionnement dune centrale thermo-solaire et le lancement de deux projets de turbines à gaz. |
Pétrole. Merci le Koweït
Les accords signés entre le royaume et le Koweït, en juin dernier, pour lacquisition de pétrole brut à des prix préférentiels, commencent à donner leurs fruits. La facture pétrolière marocaine a ainsi baissé de 6,9% au premier trimestre 2007, pour atteindre 4,82 milliards de dirhams contre 5,17 milliards, selon les statistiques de l'Office des changes. Pourtant, cette baisse en valeur s'est accompagnée d'une hausse de 8,5 % en volume. En effet, le Maroc a importé 1,42 million de tonnes pour un prix moyen de 3387 dirhams par tonne (contre 3947 dirhams pour la même période en 2006). Cette baisse ne sexplique pas seulement par l'allègement des cours du pétrole brut sur le marché international. Le cadeau des amis koweïtiens a aussi eu un impact des plus significatifs sur le budget de Oualalou. Choukrane
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Agriculture. Laâm pas du tout zine
Après la récolte record de lannée dernière, la moisson sera très faible cette saison. Le bilan provisoire établi à loccasion de la réunion du comité interprofessionnel des céréales et légumineuses, tenue le 4 mai dernier, fait état dune campagne céréalière catastrophique. Outre la baisse de la surface cultivée en céréales dautomne (4,3 millions dhectares contre 5,4 millions lannée dernière), ce sont 24% des superficies qui sont sinistrées et 37% à profil médiocre. Les professionnels tablent ainsi sur une récolte de 25 millions de quintaux, soit trois fois moins que lannée précédente. Ce volume ne permettrait de couvrir que trois mois des besoins du pays en farine. Les résultats définitifs devraient être communiqués la semaine prochaine. Suite à quoi, le ministère de tutelle devrait prendre des mesures pour gérer la campagne de moissons et lapprovisionnement du pays. Les minotiers exigent une baisse des droits de douane sur le blé tendre, vu la hausse de son prix sur le marché international. |
Artisanat. Cap sur la formation
Une convention vient dêtre signée entre le gouvernement et treize Chambres dartisanat pour la formation de quelque 51 000 apprentis à lhorizon 2015. Un chantier qui devrait nécessiter une enveloppe dinvestissement de 70 millions de dirhams, dont 60% seront supportés par le secrétariat dEtat chargé de la Formation professionnelle (SEFP). Un centre dapprentissage devrait ainsi être construit à Salé pour accueillir, en vitesse de croisière, 500 apprentis par an. Ce centre, où la durée de formation est étalée sur une ou deux années, devrait permettre de couvrir tous les métiers de lartisanat : poterie céramique, menuiserie, sculpture et autres. Dautres centres devraient ouvrir leurs portes dans différentes villes du royaume. |
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Pendant ce temps, le peuple
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Visa pour les States
Exportateur dolives, Samir réalise le gros de ses ventes sur le marché US. Et comme tout entrepreneur marocain normalement constitué, il prenait le soin de confier une bonne partie de ses dollars à lOncle Sam. Un placement qui lui a rapporté un interrogatoire à la frontière américaine après le 11 septembre. Dakhelna Alik Bellah, jai une gueule de terroriste ?, avait-il lancé à Jack Bauer, alors en pleine traque de largent des bougnoules. Samir était convaincu dêtre un musulman modéré. La preuve : il naime pas Bush, trouve Condoleezza Rice extrêmement moche, porte des Levis et des Nike, fume des Marlboro, carbure au Jack Daniels, se gave de Mc Do et pirate Windows. Mais en essayant de renouveler son visa pour les States, Samir découvre que la tâche est désormais plus compliquée. Le consulat américain a décidé dexternaliser le traitement des demandes marocaines à létranger. La raison : les deux kamikazes qui ont choisi de se faire exploser à quelques mètres du consulat. Zaâma, toute cette peur serait justifiée ? Pourquoi ne quitteraient-ils pas lIrak alors, sils sont si soucieux de leur sécurité, se dit-il, sceptique. Il finit néanmoins par avoir le fin mot de lhistoire : les Américains font tout ce cinéma pour avoir un tronçon supplémentaire du Bd Moulay Youssef. Samir nest pas contre. Il voudrait juste, en échange, un bout de Sunset Boulevard, pour y apposer une empreinte, à côté de celle des stars : la fameuse khmissa estampillée Touche pas à mon pays. Faute despace, il se contenterait même de ny laisser que lempreinte de son majeur
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OFF.
Bonne nouvelle pour les Casablancais. Tahiti Beach Club, objet dun litige judiciaire aux multiples rebondissements, ne fermera pas ses portes pour la saison estivale, contrairement à ce que certains titres de presse avaient rapporté. La gestion du club est désormais reprise directement par la société Blue Invest, qui a chargé Talal Alami et Zouhir Mahi dassurer le quotidien de laffaire, confiée autrefois à la société La Compagnie des Plages. |
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