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Drogue. Le mystère Tahona
Ahmed Chia. "Nous n'espérons rien des négociations"
Consommation. Viande au noir
Sport. Jamais sans ma salle
Immigration. L'auberge africaine
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Développement. La seconde vie de l'Oriental
Musique. L'esprit (large) de Fès
Exposition. Cent photos sans clichés
Festival. Quand Meknès s'anime
N° 274
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Répliquant au ministère
de l’Intérieur, les amis
d’El Othmani y vont
de leur propre sondage.
(TNIOUNI / NICHANE)

Sondages. Le PJD contre-attaque

Ils l’ont fait. Les islamistes du PJD n’ont pas mis longtemps à répliquer au récent sondage du ministère de l’Intérieur sur les intentions de vote des Marocains. “Notre sondage est effectivement une réaction à celui de l’Intérieur”, clame haut et fort Lahcen Daoudi, numéro deux du parti et véritable architecte du sondage. Réaction ? Pas si sûr. En fait, le PJD a pris l’initiative de commander un sondage d’opinion dès le début 2007, bien avant la publication du sondage de l’Intérieur. Cela s’appelle de l’anticipation. Confié à un bureau d’études casablancais, le sondage du PJD a porté sur un échantillon de 2400 personnes (soit le double de
celui de l’Intérieur) réparties à travers tout le Maroc. “Nous, nous confions nos sondages aux experts en statistiques, pas aux chioukh et aux moqaddem”, poursuit Lahcen Daoudi. Et le résultat ? “On ne vous en dévoilera pas tout les détails, mais sachez que le PJD est crédité de 38 % des intentions de vote des Marocains. le reste des chiffres est seulement à usage interne, pour les cadres du parti”. Après l’avoir longtemps tenu secret, le PJD “lâche” donc ce chiffre de 38 %, sur lequel on est bien obligé de les croire sur parole, sans aucune preuve matérielle. Dans l’absolu, ce chiffre apparaît en deçà des estimations de l’IRI, qui créditaient le parti de Saâd Eddine El Othmani de 47 % des intentions de vote. Mais il est largement supérieur aux prévisions des “Google” (les moqaddems du ministère de l’Intérieur) qui créditaient l’Istiqlal, l’USFP, le MP et le PJD, ensemble, de 26 % des intentions de vote. À noter, par ailleurs, que le PJD devra officialiser, dès la semaine prochaine, l’identité et la répartition géographique de ses candidats pour septembre 2007.


L’mroud. Laânigri soigne ses boys

Hamidou Laânigri a convoqué son staff au complet le samedi 12 mai pour la présentation de la nouvelle restructuration des Forces Auxiliaires. Le lendemain, tous les commandants préfectoraux du royaume ont tenu des réunions, jusqu’à une heure tardive de la nuit du dimanche, pour mettre en application les nouvelles mesures. Au-delà des mesures affectant les unités du Makhzen mobile et administratif, Laânigri préparerait également des revalorisations salariales pour les officiers, à l’instar de ce qu’il avait fait pour les gradés de la police quand il était à la tête de la Sûreté nationale. On parle de primes mensuelles (pour certains officiers) qui démarreraient à dix mille dirhams !


El Himma. Les invités du jour

Affluence massive lors de la veillée marquant le troisième jour du décès de Haj Ahmed Ali El Himma, père de Fouad Ali El Himma. Le mercredi 16 mai, le domicile familial des El Himma dans le quartier de Targa à Marrakech a en effet été investi par environ un millier de personnes venues présenter leurs condoléances. Entre autres personnalités présentes, on pouvait distinguer Chakib Benmoussa, Taib Fassi Fihri, Saâd El Alami, Mohamed Moâtassim, Aziz Akhennouch… ou Noureddine Naybet, l'ancien capitaine des Lions de l'Atlas. Ancien instituteur et haut fonctionnaire du ministère de l'Education nationale, Hajj Ahmed Ali El Himma est décédé en début de semaine à Marrakech.


France. Rachida Dati ministre ?

Dans les rumeurs qui font et défont la composition du premier gouvernement Sarkozy, Rachida Dati tient la corde… de la Justice. Magistrate de formation, elle est depuis 2002 une des plus proches conseillères du nouveau président. Pressentie un moment au ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, elle a été en charge de plusieurs dossiers relatifs à la prévention et la répression de la délinquance. Depuis, elle a été porte-parole du candidat Sarkozy lors des élections. Même si elle refuse de mettre en avant ses origines (un père marocain, une mère algérienne), sa nomination à ce niveau de responsabilité est une première et l’aboutissement d’une success story exceptionnelle.


Condoléances. Quand Mohamed VI se lâche

Mohammed VI a adressé, en début de semaine, un message officiel de condoléances à Fouad Ali El Himma, suite au décès de son père. Après les formules protocolaires d’usage, Mohammed VI loue, pour la première fois en public, les qualités de son compagnon d’école. “La meilleure illustration des qualités de votre père, affirme Mohammed VI, s’adressant à El Himma, est d’avoir élevé un homme de votre trempe. Ce qui vous a valu d’être parmi l’élite ayant reçu la bénédiction (de feu Hassan II) pour être l’un de nos meilleurs compagnons d’études … ayant pressenti (ainsi) à juste titre votre intelligence, vos qualités, votre sincérité et votre loyauté dans l’amitié”. “Selon toute vraisemblance, affirme ce connaisseur du protocole, ce message n’a pas été rédigé par les responsables du protocole. Il aurait été dicté par Mohammed VI en personne”.


Enchères. Ah si j’étais riche !

La célèbre maison de vente française, Gros & Delettrez, spécialisée dans les peintures orientalistes, fera escale le 19 mai à Marrakech. Le but de cette visite est de présenter aux passionnés d’art marocains un ensemble d’œuvres (dont un tableau de Majorelle, prix de base de 250 000 euros). Pour cette première du genre au Maroc, seul pays arabe à accueillir la maison de vente en tournée, une clientèle très sélect d’environ 100 personnes pourra ainsi réserver (sans limite de prix pour les plus nantis) différents objets d’art. Ces derniers seront ensuite présentés à la vente aux enchères qui aura lieu à Paris.


USFP. Rabiî court-circuité

La lenteur du secrétaire général du gouvernement (SGG), Abdessadek Rabiî, exaspère l’USFP. Le groupe socialiste de la Chambre des représentants s’est mobilisé derrière le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, pour l’aider à “sauver” son projet de réforme de la profession d’avocats. Lequel projet traîne au SGG depuis… deux ans. Pour contourner l’obstacle Rabiî, les amis de Driss Lachgar ont déposé une proposition de loi qui porte, elle aussi, sur l’organisation des avocats… mais sans passer, cette fois, par le SGG (ils en ont le droit). “Il (Rabiî) ne vient jamais au Parlement et se croit au dessus du gouvernement alors qu’il a le statut de ministre. Et en plus, il passe beaucoup de temps sur les textes parce qu’il imagine des pièges partout !”, fulmine un avocat socialiste. Ça se comprend.


Justice. Ahmed Yassine attend

Un an après les faits, l'affaire du jeune enfant délaissé et martyrisé, Ahmed Yassine, n'a pas encore été jugée. Prochaine audience : le 21 mai. Ce nouveau report, certes prévisible, est intervenu suite à la demande de la défense de Zahra.R, mère adoptive de l’enfant et accusée principale, qui a sollicité un délai supplémentaire pour préparer sa plaidoirie. Abandonné trois années durant au milieu des chats et des chiens sur le toit d'une maison de la médina de Marrakech, Ahmed Yassine a survécu par miracle. Il avait été découvert dans un état physique et psychologique désastreux le 31 mai 2006. Baptisé “l'enfant sauvage” par les médias, son histoire avait suscité un grand émoi parmi la population et incité plusieurs ONG à se constituer partie civile.


Moudawana. Demandez le guide !

Depuis quelques mois, le microcosme féministe diffuse études et guides pour accompagner l’application d’une Moudawana qui se heurte toujours à la mentalité des gens et de certains juges. L’ONG internationale Global Rights s’apprête à publier deux nouveaux documents dans ce sens. Le premier, “Promouvoir l’accès à la justice pour les femmes du Maroc”, fournit des techniques pour assister les femmes dans les tribunaux. Le deuxième, “Construisons des réseaux pour les droits des femmes”, est destiné aux jeunes activistes pour les inciter à travailler en réseau et à récolter des fonds. Une centaine de ces deux ouvrages sera distribuée aux ONG. Pourvu que cela serve à quelque chose.


Médias. Al Jazeera la Marocaine

Le bureau de la chaîne Al Jazeera à Rabat a changé de statut. Il s’est transformé en société anonyme avec un nom tape-à-l’oeil : “Société de la chaîne satellitaire Al Jazeera au Maroc”. Dotée d’un capital de 300 000 DH, cette nouvelle entité est pilotée par Hassan Rachidi, directeur général, qui explique que “la transformation vise à régulariser le statut de la chaîne, comme l’ont fait les autres médias Marocains, et ne vise pas à obtenir une autorisation de la Haca pour exploiter les fréquences marocaines”. La chaîne continuera à émettre via la technologie “point to point”, la même utilisée lors des correspondances en direct, et qui n’a pas besoin de l’aval du gendarme de l’audiovisuel, nous assure-t-on.


Football. Fakhir en danger

Un coach hollandais, Willem Van Hanegem, a déclaré tout récemment sur la chaîne belge RTL7 avoir “été approché par plusieurs personnes (marocaines). Nous sommes dans la première phase. J’espère que nous nous reverrons d’ici une semaine”. Ces contacts confirmeraient donc la théorie, rapportée par ce proche des décideurs du football marocain : “On est en train de multiplier les contacts pour être prêts à nommer un nouvel entraîneur au moindre faux pas de Fakhir. Il est même question de nommer Naybet comme entraîneur adjoint”. Du côté de la Fédération royale marocaine de football, on nie catégoriquement : “À notre niveau il n’y a eu aucun contact ni avec Van Hanegem ni avec personne”. Qui croire ?


Affaire Sofitel. La piste terroriste abandonnée ?

Tout prête à croire que l'homme qui a agressé le 9 mai deux touristes aux abords de la piscine de l'hôtel Sofitel à Marrakech était réellement un dérangé mental. Après un bref passage dans les locaux de la BNPJ de Casablanca, où l'on a conclu (pour le moment) à sa non-appartenance à un quelconque mouvement islamiste, Hamid.D, natif d’Azrou en 1981, a en effet été déféré, le 12 mai, devant le juge d'instruction qui a ordonné sa détention, assortie d'une expertise psychiatrique. Selon un communiqué du Parquet de Marrakech, l'agresseur est présenté comme un ancien soudeur qui a subi une intervention neurochirurgicale en mai 2006, suites à un accident de chantier. L’enquête suit toujours son cours.


Audiovisuel. Protection cathodique

L’initiative émane de la SNRT et porte le nom de “Guide pour la protection du jeune public dans les médias audiovisuels”. Distribué à hauteur de 2000 exemplaires aux professionnels, le guide recense, parmi les “dangers” encourus par le jeune téléspectateur : la violence, les contenus à caractère sexuel et le langage grossier. On y apprend aussi que, contrairement à son homologue occidentale, la jeunesse marocaine “est moins exposée au dangers liés aux médias audiovisuels”, car dotée d’“une hiérarchie des valeurs plus solide grâce à des repères familiaux plus forts”. Tout va bien, donc.


Presse. Marrakech, comme d’hab !

Dans sa livraison de la semaine dernière, le magazine people-trash français Choc a dédié sa couverture à Marrakech. Le dossier, au titre accrocheur (“Fric, débauche et islam … Marrakech, la ville qui joue avec le feu”), comporte une série d’articles et surtout des images plus ou moins “choquantes”, où les visages des touristes sont brouillés, mais pas ceux de leurs “accompagnatrices” locales. Une grande partie du reportage est évidemment dédiée au tourisme sexuel : “Avec ses 20 000 prostituées (appréciez la précision statistique !), Marrakech compte sérieusement concurrencer la Thaïlande”. Plus loin, le magazine use de la technique (désormais consommée) de la caméra cachée pour “choper un flic en flagrant délit de corruption”. Comme d’hab’, quoi.



3 questions à
Mohamed Moujahid
[Secrétaire général du parti socialiste unifié (PSU)]


Le PSU a publié un communiqué critiquant la dernière sortie de l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat. Pourquoi ?
Depuis quelque temps, Thomas Riley multiplie les déclarations qui sont autant d’ingérences dans les affaires internes du pays. Il a avancé que le Polisario était l’unique représentant du peuple sahraoui, que les prochaines élections ne vont pas changer la carte politique actuelle et vont reconduire la majorité gouvernementale, etc. Tout ceci est inacceptable. En tant que parti politique, et vu l’importance de ces déclarations qui interpellent tous les Marocains, il était de notre devoir de réagir.

Comment expliquez-vous le mutisme des autorités marocaines ?
Cela nous étonne autant que cela nous choque. Mais peut-être que les autorités marocaines ont des considérations conjoncturelles, notamment diplomatiques, qui leur lient les mains. Cela reste décevant.

Au-delà du communiqué que vous avez publié, que comptez-vous faire ?
Nous avons lancé un appel aux formations politiques et aux membres de la société civile pour joindre leurs voix à la nôtre et dénoncer haut et fort cette ingérence. Nous leur demandons également, comme nous le faisons toujours, de boycotter toute activité ou subvention ayant un rapport avec le gouvernement américain. Et nous continuons de suivre de très près l’évolution de cette affaire.


Etudiants sahraouis. Ça chauffe à Rabat

Jeudi matin très tôt (4h 30), les forces de l’ordre ont donné l’assaut contre des étudiants sahraouis qui manifestaient depuis une semaine à l’entrée de la cité universitaire Souissi 1 de Rabat. “Au départ, rapporte ce témoin, la police a voulu disperser les manifestants qui scandaient des slogans séparatistes, mais ces derniers ont alors répliqué en leur lançant des pierres et ça a très vite dégénéré”. D’autres étudiants racontent que “les forces de l’ordre sont même entrés dans les chambres de la cité universitaire, où ils ont tout saccagé”. Pour rappel, d’autres villes du royaume ont connu des actes de violence impliquant des étudiants sahraouis.


Elections. Les Harakis adorent la fusion

Le choix des têtes de liste fait passer le Mouvement Populaire (MP) par des turbulences. Cette grosse machine politique, résultat de la fusion entre le MP de Mohand Laenser, le MNP de Mahjoubi Aherdane et l’UD de Mohamed Fadili, doit départager un impressionnant “lot” de candidatures dans les circonscriptions où les trois ex-partis sont fortement implantés. A titre d’exemple : à Béni Mellal, le MP actuel est représenté par 12 parlementaires. Et à Ouarzazate, trois membres du bureau politique veulent figurer en tête de liste. “Nous essayons des solutions à l’amiable pour éviter que le parti n’éclate”, confie un Haraki. À signaler, pour l’anecdote, que le “prince d’Oulmès”, Mahjoudi Aherdane, ne compte pas se représenter. Sage décision !


People. Le mariage d’Anelka

Il fait bon se marier à Marrakech, et ce n’est pas Nicolas Anelka qui dira le contraire. Habitué de la ville ocre depuis quelques années, le footballeur s’est laissé emballer par la perspective de noces marrakchies avec sa jolie chorégraphe Barbara. Le 7 juin 2007, après une rapide cérémonie officielle à Paris, le couple Anelka embarquera donc ses 300 invités en direction du Palais Ghoul à Marrakech. On s’en doute, la guest-list de Nico sera longue comme un jour sans pain, allant de ses ex-coéquipiers d’Arsenal à la tribu Debbouze, en passant par la famille Star Ac’ pour laquelle la future Mme Anelka danse à l’occasion.


Détenus islamistes. J’accuse

Les Salafistes détenus dans les prisons marocaines ont diffusé, cette semaine, un communiqué pour le moins virulent, dans lequel ils remettent en cause la version officielle sur les attentats du 16 mai : “Notre problème n’est plus de prouver que ces événements sont une œuvre des services”, annonce le texte. Les Salafistes accusent ce qu’ils appellent “l’alliance maudite socialo – makhzénienne” de “renforcer la culture de l’exclusion et du mépris”, et annoncent une série de neuf revendications : libération sans conditions, ouverture d’une enquête sur le 16 mai, sur les décès suspects, etc. Le mot de la fin est bien entendu la grève de la faim. Celle que les salafistes mènent déjà depuis cette semaine et qu’ils menacent de prolonger si l’Etat ne répond pas à leurs demandes.


Surprise. Hit Radio en prison

La semaine dernière, le centre de redressement des mineurs de Oukacha a accueilli le noyau dur de l’équipe de Hit Radio. La station, qui émet depuis septembre, ne s’est pas contentée d’organiser une visite de courtoisie, elle a aussi financé les installations radiophoniques du centre. Depuis trois semaines, les détenus peuvent donc écouter la radio rbatie, “et rester ainsi connectés avec le monde extérieur”, précise Younès Boumehdi, directeur de Hit Radio. Présent à Oukacha, Momo, l’animateur-star de la station, a pris le nom d’une vingtaine de détenus pour leur adresser une dédicace plus tard dans la soirée, au cours de son émission quotidienne. Hit Radio compte généraliser l’expérience sur l’ensemble des établissements pénitentiaires du pays.


MRE. Ils n’iront pas voter

Désarçonnés par les promesses politiques non tenues, les MRE ne veulent plus participer aux élections. Un sondage du site à grande fréquentation, Yabiladi.com, a montré que 28% seulement des MRE comptent s’inscrire sur les listes électorales dans les consulats marocains à l’étranger. “Une grande majorité compte s’abstenir pour des raisons évidentes, à savoir la non-éligibilité des MRE au Parlement et, surtout, l’obligation de se déplacer au Maroc le jour du scrutin pour jouir de son droit de vote”, souligne le site en question. Près de 1592 internautes ont répondu à cet sondage, qui montre clairement que les MRE ne voteront pas pour d’évidentes raisons d’éloignement.


Télévision. Samira corrige Ménard

La scène a pour cadre un séminaire interne sur la déontologie dans le pôle audiovisuel public. Parmi les invités, Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières. “Pourquoi ne donnez-vous pas la parole à Nadia Yassine ou à des éléments du Polisario ?”, commence-t-il par reprocher au personnel de la SNRT et de 2M, avant de poursuivre : “Et Bziz alors, je ne comprends toujours pas pourquoi ce monsieur est interdit d’antenne”. “Il ne l’est pas”, répond doucement une voix dans l’assistance. Ménard s’énerve. Samira Sitaïl, directrice de l’information à 2M, demande alors la parole pour répondre (en substance) à Ménard : “Vous ne prenez même pas la peine de recouper vos sources, monsieur. Si vous aviez pris la peine de m’appeler, je vous aurais dit qu’Abdessamad Benchrif a proposé à Bziz 52 minutes sur un plateau de télévision, que Bziz a refusées”. Et toc !



Humeur. Google !

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

On les appelle ainsi parce qu’ils ont réponse à tout. Il paraît. Comme une encyclopédie interactive, on clique et tout le pedigree de la personne ciblée tombe comme un fruit mûr. Un moqaddem new look, mes amis, c’est un pauvre type sans âge, qui traîne dans la rue comme une âme en peine… et qui ne vous rate pas. Un type bien malgré tout, du genre à mouiller le maillot et à bien mériter ses 2000 dirhams mensuels (1500 pour les moins chanceux). Le google, on l’a compris, il vaut mieux l’avoir avec soi. Parce qu’on ne sait jamais. Il est toujours là, avec cet incroyable don d’ubiquité, toute la journée attablé à une terrasse de café, tout le temps derrière vous en marchant, sous votre fenêtre, dans le dos de votre petite amie, etc. On raconte que l’un des kamikazes de Hay Al Farah, à Casablanca, a été démasqué de la manière suivante : “Un google a remarqué que les habitants d’une mansarde sont passés de cinq à six, c’est de là que tout est parti puisque le nouveau-venu est devenu un suspect…”. Ben oui. Avec le retour de l’actualité terroriste, les google ont retrouvé une partie de leur lustre. Et de la malédiction qui leur a longtemps collé à la peau. Chemchama, bergaga, les google font dans le renseignement brut, encore plus grossier que celui de nos amis les RG. Un google, pour paraphraser un haut responsable sécuritaire, “ça ramasse des renseignements gros comme des pierres”. Normal, ça racle tout. Le google de ma rue - et c’est pour cela que je l’aime - s’intéresse à tout ce qui est moi, du nombre de trous dans ma chaussette droite à mes tendances politiques, en passant par le pourboire que je laisse au café du coin. Ce type n’a qu’un rival sur la somme de renseignements collectés sur mon compte : moi-même ! Mais il est gentil, avec sa fine moustache qui pourrait bien cacher un micro et ses narines bien dégagées, deux immenses fosses noires qui reniflent tout avec un bonheur égal.



VITES !

L’AMDH fait circuler une pétition sur Internet suite à l’arrestation de plusieurs de ses membres après le 1er mai, et la condamnation de deux d’entre eux à des peines de prison pour “atteinte aux valeurs sacrées”. À l’heure où mettons sous presse, la pétition avait accueilli 273 signatures. Ce n’est pas beaucoup, alors à vos claviers !


Mercredi dernier s’est tenue une réunion au ministère des Pêches maritimes, dont l’objet est l’évaluation du plan d’aménagement des pêches poulpières. Le syndicat des officiers et marins de la pêche hauturière ne faisait pas partie des “invités”. Résultat : le syndicat a saisi par lettre le cabinet royal.


Selon des sources de l’USFP, le programme électoral du parti de Mohamed Elyazghi est prêt. Mais les dirigeants attendent “le moment opportun” pour le communiquer. En réalité, les socialistes ne veulent pas que leurs idées soient reprises par d’autres. Attention au piratage !


“Al Ahd Al Jadid Lilislah Wa Tajdid (la nouvelle ère pour la réforme et le renouveau)”, c’est le nom du nouveau parti que compte former Habib Forkani, ex-membre du BP de l'USFP. Au sein de cette nouvelle formation, Forkani réunit tous les refuzniks de la classe politique, de la gauche à la droite, sans oublier les islamistes.


Malika El Fassi, seule femme parmi les signataires du Manifeste de l’indépendance, est décédée à l’âge de 84 ans. La cousine de Allal El Fassi écrivait des articles de presse et des pièces de théâtre… et jouait du luth ou de l’accordéon dans un orchestre de musique andalouse.


Ce sont près de 2000 soldats de l’armée qui ont été jugés aptes à endosser l’uniforme de policier. La DGSN, qui a fait circuler un communiqué dans les casernes pour séduire des soldats, a vu ses espérances comblées, les candidatures ayant largement dépassé les offres d’emploi. Tant mieux.


Des ONG marocaines et sahraouies établies en Espagne s’apprêtent à organiser des rencontres informelles entre intellectuels et acteurs associatifs marocains et “polisariens”. “L’objectif est de profiter de la conjoncture actuelle pour jeter des ponts entre les forces vives des deux côtés du mur (de défense)”, affirme un responsable sahraoui installé en Espagne.
 
 
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