Insolite. Allez lOuueeem !
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Salim Arrache, de lOM, saluant
un joueur du Kawkab dans le
couloir des vestiaires.
(DR)
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Pour fêter son 60ème anniversaire, le Kawkab de Marrakech sest offert un match amical contre lOlympique de Marseille. Une curieuse rencontre, où il fut bien peu question de football.
En cette chaude soirée du mardi 29 mai, le stade El Harti à Marrakech arborait des allures de place folklorique, plus Jamâa El Fna qu'arène du ballon rond. Face aux aficionados du Kawkab, drapés de rouge et scandant leur fameux Wal Koukab, cadencé de Dakka Marrakchia, des supporters venus d'on ne sait où, chantaient, eux, les louanges de l'Olympique de Marseille. Français pour certains, mais Marocains pour |
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la plupart, ils se faisaient entendre à coups de Alleeez l'Ouem, Alleeez l'Ouem !, prononcés dans l'accent typique des Marrakchis depuis les tribunes archicombles.
Des cris d'encouragement qui n'ont pas manqué d'amuser les joueurs et le staff technique des Phocéens, venus disputer leur dernière rencontre de la saison. Et même si ce match amical s'est soldé par une courte victoire du Kawkab, sur un but de Koné à la soixantième minute, le moral des Marseillais n'en a nullement souffert. Eprouvés par une saison très disputée, où ils ont décroché de haute lutte la deuxième place du championnat, nos amis marseillais avaient manifestement l'esprit ailleurs.
Il est où, Ribéry ?
Le lundi matin, dès leur arrivée à l'aéroport Ménara, staff et joueurs de l'OM ont en effet été happés par la fameuse ambiance marrakchie. "À 30 degrés à l'ombre, difficile de penser à autre chose quau soleil et au farniente", avouait un Mickaël Pagis aux anges. C'est donc aux abords de la piscine de l'hôtel Sofitel, où ils ont élu domicile, qu'ont eu lieu les préparatifs des Olympiens pour leur match contre le Kawkab. Les vacances d'abord, la Champions League ensuite et le bronzage tout de suite, se réjouissait le keeper Cédric Carasso, dans son accent avignonnais, quelques heures avant la rencontre. Finalement, mis à part les nouveaux, tels que Mohamed Dennoun, Hassoun Kamara et Vincent Grignac, qui signaient à Marrakech leurs débuts dans le onze de l'OM, les anciens affichaient une décontraction de bon aloi. Teint hâlé, sourire aux lèvres, les seniors semblaient déjà en vacances. Dans le hall de l'hôtel, ils se prêtaient volontiers au jeu des autographes et des photos souvenirs, répondant aux nombreuses sollicitations de leurs fans marocains, qui ne se gênaient pas pour les interpeller en pleine rue. Et Ribéry (Bilal, pour les intimes), il est où, pourquoi il n'est pas venu à Marrakech ? C'est vrai qu'il est musulman ?, sont quelques-unes des questions qui revenaient le plus.
La fête, sans ballon
Dans le restaurant La Plage rouge, où ils ont déjeuné le mardi autour de la piscine, l'ambiance semblait moins décontractée. Les seules sollicitations venaient de quelques rares groupies, pour la plupart françaises, qui quémandaient timidement une photo par-ci, un autographe par-là. Il faudra attendre la soirée au Jad Mahal, où la délégation marseillaise a dîné après le match, pour que les joueurs de l'OM s'offrent littéralement un bain de foule. Lieu branché de la nuit marrakchie, le bar-restaurant-lounge affichait comme d'habitude complet. C'est donc au milieu de la multitude de clients que les Phocéens ont pu savourer couscous et tajines. Un festin marocain arrosé de vin et de champagne pour le staff et les dirigeants du club, avec à leur tête le tonitruant Pape Diouf. Les joueurs, eux, navaient droit quaux sodas, bières et autres boissons énergétiques. Fait curieux : la plupart ont préféré garder leur survêtement, voire short et maillot aux couleurs de l'OM ! Le look, pour le moins détonnant dans ce lieu réputé chic, n'a pas empêché les Marseillais de laisser s'exprimer leur légendaire sens de la fête. Et après un début de soirée marqué par la prestation-surprise de la chanteuse Sophia Mestari, les Phocéens se sont dirigés vers le club Le Theatro, où la fête s'est prolongée jusqu'aux premières lueurs de l'aube.
Pendant ce temps-là, dans les rues de Marrakech, quelques ultras du Kawkab, encore galvanisés par la victoire de leur club, continuaient à sillonner les avenues de la ville en mobylettes, recouvertes de drapeaux rouge et blanc, en entonnant leur cri de ralliement : Wal Koukab, Wal Koukab ! |