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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine.
Espagne. Alerte pour les socialistes
José Luis Zapatero sort touché, mais pas coulé, des municipales de dimanche en Espagne. Ces élections ont été remportées dune courte tête par la droite (160 000 voix), en suffrages mais pas en nombre délus. Les deux partis avaient fortement nationalisé les enjeux du scrutin. Jusquà présent, le parti arrivé en tête lors des municipales a remporté les élections législatives
Danger pour le PSOE ? La gauche semble avoir encore de la marge pour 2008.
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| Cet avertissement sans frais est pourtant un revers personnel pour Zapatero, qui sest totalement investi dans la campagne, comme son rival conservateur Mariano Rajoy, le président du Parti populaire. Le chef du gouvernement nest pas parvenu à susciter un sursaut de mobilisation de lélectorat socialiste qui lui avait offert sa victoire surprise aux législatives de 2004, trois jours après les attentats du 11 mars 2004 à Madrid. Bien que surfant sur une conjoncture économique exceptionnelle, il est sans cesse apparu sur la défensive face aux conservateurs, qui ont centré toute la campagne sur sa supposée politique de concessions vis-à-vis de lorganisation indépendantiste ETA. Le groupe basque armé a brutalement rompu son cessez-le-feu permanent, annoncé en mars 2006, par un attentat à laéroport de Madrid le 30 décembre 2006, scellant léchec de la tentative de règlement négocié dont Zapatero avait fait le grand chantier de son mandat. Malgré ce revers, les socialistes ont mieux fait que limiter les dégâts. Ils ont obtenu plus de conseillers municipaux que la droite. Ils nont perdu que deux capitales de province, contre une bonne dizaine pour le PP. Ils se maintiennent dans les cinq régions autonomes quils gouvernaient et vont conquérir trois autres : les Baléares, la Navarre, où la droite a perdu sa majorité absolue, et les Canaries. Les municipales peuvent être considérées comme un sondage grandeur nature des tendances de lélectorat, soulignait lundi El Pais, pour qui les socialistes devraient étudier ce qui na pas marché. Selon certains commentateurs de droite, Zapatero pourrait être tenté danticiper, à lautomne, les législatives, une option jusqualors écartée par son état-major. |
Syrie. Les défis de Bachar Al Assad
Dimmenses défis attendent le président syrien, Bachar Al Assad, réélu mardi dernier pour 7 ans, avec le score raisonnable de 97 % des voix. La nostalgie du passé a été plus forte que la volonté du changement. Maintenant, lopinion publique souhaite une ouverture politique, explique à lAFP Burhan Ghalioun, professeur de sciences politiques à la Sorbonne. Lan dernier, les principaux opposants ont été arrêtés. Les partis dopposition réclament en vain des réformes électorales, des lois sur le multipartisme et la liberté de la presse. Or, le Pouvoir met en avant la menace de lextrémisme islamiste pour différer les réformes. Des problèmes sociaux se posent également avec acuité, estime un expert européen, qui souligne lurgence des réformes dans les secteurs de léducation, de la santé et des transports. La pauvreté touche 30 % de Syriens, alors que le taux de chômage est estimé à 20 %. Al Assad doit aussi gérer des tensions avec la communauté internationale, notamment avec les Etats-Unis et le Liban. |
Venezuela. Adieu Radio Caracas Télévision
Cest la fin de Radio Caracas Télévision (RCTV), dernière chaîne denvergure nationale hostile au régime de Hugo Chavez. La chaîne privée était entrée en guerre contre la docilité des médias étatiques. Cette confrontation a atteint son paroxysme en avril 2002, quand les milieux daffaires, opposés à la révolution socialiste de Chavez, ont mené un coup dEtat qui a écarté Chavez du pouvoir durant deux jours. Les médias privés, dont RCTV, avaient soutenu les putschistes. Un an plus tard, ils appuyaient la grève générale qui a paralysé le pays. Léchec cuisant du référendum révocatoire lancé par lopposition en 2004 pour chasser Chavez du pouvoir constituait la mort programmée de RCTV. Désormais, lopposition ne dispose plus que de la station Globovision pour se faire entendre. |
Israël. Shimon Peres président ?
À 83 ans, Shimon Peres veut changer sa réputation déternel perdant. Il a présenté mercredi dernier sa candidature à la présidence de lEtat. Le vote est prévu le 13 juin. Numéro deux du gouvernement, Peres jouit dune aura internationale (il a reçu le Prix Nobel de la Paix). Il a pratiquement exercé toutes les fonctions ministérielles. Pourtant, il a longtemps été un mal-aimé dans son pays. Il détient sans doute le record des échecs aux législatives, quil a perdues lorsquil était à la tête du Parti travailliste en 1977, 1981, 1984, 1988 et 1996. Cette fois, les sondages le donnent favori pour remplacer le président Katsav. Deux autres personnalités, le député du Likoud, Reuvlen Rivlin, et la députée travailliste, Colette Avital, sont aussi en lice pour la présidentielle. |
Dégel. 27 ans après, un dialogue
Historique. Les Etats-Unis et lIran ont tenu lundi, à Bagdad, leur premier entretien officiels depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1980. Les deux pays ont parlé de lIrak. Mais la montagne a accouché dune souris. Les Etats-Unis, qui accusent lIran darmer les groupes extrémistes en Irak, attendent de Téhéran un changement dattitude avant denvisager la poursuite des discussions. De son côté, lIran affirme que le départ des forces américaines dIrak est la première condition au rétablissement de la sécurité chez son voisin. La balle est dans le camp américain, a estimé Manouchehr Mohammadi, le vice-ministre des affaires étrangères iranien. |
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Lu pour vous.
Kouchner, ministre peu arabo-compatible
Abdelbari Atouan, Al-Quods Al Arabi, 21 mai 2007.
Nicolas Sarkozy sétait déjà distingué en critiquant la position de la France lors de la guerre en Irak. Aujourdhui, en nommant Bernard Kouchner au ministère des Affaires étrangères, il indique clairement quil souhaite rompre avec lhéritage gaulliste et faire de la France le plus fidèle allié des Américains en Europe. Kouchner lui-même avait regretté que la France ne participe pas à la coalition américaine en Irak (
)
On pourrait comprendre cette nomination si les Etats-Unis avaient gagné la guerre (Kouchner aurait voulu sa part du gâteau). Or, les Américains nont pas gagné et George W. Bush se trouve dans une impasse dramatique, avec des Démocrates et un Congrès hostiles (
) On sait où a été lerreur des Américains. Mais quelle a été celle des Français ? Leur diplomatie a été lucide et ils ont eu raison de refuser une guerre illégitime, aux conséquences catastrophiques.
Quelle est cette logique qui pousse M. Sarkozy à rompre avec une politique qui a épargné à son pays les attaques terroristes, qui a rehaussé son prestige sur la scène internationale et a servi ses intérêts partout dans le monde, en particulier dans les pays arabes ? Il faut donc sattendre à une politique hostile aux Arabes et aux musulmans. Cela satisfera peut-être les pro-israéliens et des néo-conservateurs américains sur le départ, mais dans lensemble, la population française nen sera pas ravie. |
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Japon. Un ministre se donne la mort
Tragique affaire. Le ministre japonais de lAgriculture, Toshikatsu Matsuoka, sest donné la mort lundi après avoir été accusé de corruption. Il se serait pendu, en pyjama, à une porte de son living-room, quelques heures avant une délicate séance de questions au Parlement. Matsuoka était accusé par les médias dêtre impliqué dans une affaire de pots-de-vin. Deux de ses comités de soutien électoraux auraient bénéficié des largesses dun groupe dentreprises de BTP. Ces entreprises ont par la suite remporté des appels doffres lancés par une agence de gestion forestière contrôlée par le gouvernement. De surcroît, Matsuoka avait été mis sur la sellette pour avoir déclaré des frais de fonctionnement de son bureau de parlementaire quil occupait à titre gracieux. Cette tragique affaire embarrasse le premier ministre, Shinzo Abe, à deux mois délections cruciales pour son avenir. |
VITE !
La réunion du G8 à Potsdam se présente mal. De fortes divergences sont apparues sur la question du Kosovo entre Occidentaux et Russes, sajoutant à celles sur le climat entre Européens et Américains, un dossier essentiel pour lAllemagne. |
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