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Politique. Un parti islamiste de plus
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Abdelaziz Lemsioui. "Nous serons un parti tajine"
Reportage. Bejaâd, la ville des saints
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N° 277
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Abdeslam Kadiri

La semaine.

Le “Mur de séparation”
érigé par Israël.
(AFP)

Israël. Des rapports accablants


Amnesty International a publié un rapport accablant pour Israël. Quarante ans après l’occupation de leurs terres, les Palestiniens sont plongés dans le désespoir et la pauvreté et Israël a échoué à assurer la sécurité de sa population, déclare en substance l’ONG. “Les dures restrictions israéliennes ont provoqué l’effondrement virtuel de l’économie palestinienne et aggravent les conditions de plus en plus fragiles dans lesquelles les Palestiniens vivent et travaillent, avec pour résultat des niveaux de désespoir, de pauvreté et d’insécurité
alimentaire jamais observés jusqu’à présent”, a affirmé Malcom Smart, directeur du programme Moyen-Orient d’Amnesty. Dans ce rapport, publié à l’occasion de l’anniversaire de la Guerre des six jours, Amnesty International “appelle les autorités israéliennes à mettre fin aux saisies des terres, au blocus et aux autres violations des lois internationales”. L’ONG va plus loin, soutenant que ces actions “ont eu pour conséquence des violations massives des droits de l’homme”. D’après Amnesty, les “légitimes préoccupations d’Israël en matière de sécurité ne justifient pas les violations flagrantes des lois internationales, comme la construction d’un mur en Cisjordanie sur des terres palestiniennes”. L’ONG appelle à la destruction de cette barrière de séparation qu’Israël présente comme une “clôture antiterroriste”. Le ministère de la Justice israélien a jugé le rapport d’Amnesty comme “biaisé, immoral, rempli d’erreurs, ne mentionnant pas le droit d’Israël à l’autodéfense et à ses besoins sécuritaires”.

Un second rapport de l’Office de coordination de l’ONU pour les affaires humanitaires (OCHA) est allé jusqu’à annoncer que l’emprise d’Israël sur la Cisjordanie est telle que la création d’un Etat palestinien viable, en 2009 comme l’a promis Bush, n’est plus qu’une chimère. Selon le rapport de l’OCHA, plus de 45% des 5600 km2 que compte la Cisjordanie sont soit occupés, soit soumis à un régime de permis pour les Palestiniens. D’après le rapport, le taux de croissance des colonies israéliennes est de 5,5% par an. Et l’espoir de voir la donne changer est illusoire.


Espagne. Fin de la trêve de l’ETA

L’attentat du 30 décembre dernier à l’aéroport de Madrid était un coup de semonce. Cette fois, la trêve est vraiment rompue par l’ETA. L’organisation séparatiste basque a annoncé mardi qu’elle reprenait les armes. En réaction, José Luis Zapatero a qualifié d’erreur la décision de l’ETA. Cette rupture sonne comme un échec politique personnel pour le chef du gouvernement espagnol, qui avait engagé l’an dernier un processus de paix avec le mouvement. Dans un communiqué, l’ETA accuse le gouvernement “d’avoir répondu au cessez-le-feu par la poursuite des détentions, des tortures et des persécutions”. L’organisation dénie toute légitimité aux élections municipales du 27 mai au Pays basque, dont ont été écartés les candidats proches de son bras politique, Batasuna. Elle attaque aussi durement Zapatero et les responsables au pouvoir au Pays basque. L’ETA, qui continue de militer pour l’indépendance du Pays basque, est tenue pour responsable de 819 morts en 40 ans.


Nigeria. Des cobayes pour Pfizer

Le gouvernement fédéral nigérian a porté plainte lundi contre Pfizer, premier groupe pharmaceutique mondial. Le laboratoire américain est accusé d’avoir profité d’une très grave épidémie de méningite, en 1996, dans l’état de Kano (nord), pour effectuer des essais non autorisés d’un médicament : la Trovafloxacine. Pfizer aurait fait ces tests sous couvert d’une action humanitaire, sans l’accord des autorités locales. Abuja affirme que 11 des 200 enfants qui ont pris le médicament sont morts et que de nombreux autres souffrent de diverses affections (surdité, paralysie, cécité, lésions cérébrales…). Une première plainte des familles des victimes avait été déposée en 2000, puis rejetée. Les plaignants ont décidé de faire appel. Abuja réclame 7 milliards de dollars à Pfizer, qui a rejeté en bloc ces accusations.


États-Unis. La prison pour Libby

L’ancien directeur du cabinet du vice-président Dick Cheney, Lewis Libby, a été condamné mardi à deux ans et demi de prison pour avoir menti à la justice lors d’un scandale politico-médiatique lié à la guerre en Irak. L’affaire remonte à juillet 2003, quand un diplomate, Joseph Wilson, a accusé l’administration Bush d’avoir menti en affirmant que Saddam Hussein avait tenté d’acheter de l’uranium au Niger, l’un des principaux arguments avancés pour justifier l’invasion du pays en mars 2003. La presse avait alors révélé que l’épouse de Wilson, Valérie Plame, était un agent de la CIA, et le procureur Fitzgerald était chargé de débusquer l’auteur de la fuite. L’affaire devenait gênante pour la Maison Blanche. Lewis Libby sera le fusible qu’on fera sauter pour étouffer le scandale.


Libéria. Le procès de Charles Taylor

Le procès pour crimes de guerre de l’ancien président libérien Charles Taylor s’est ouvert lundi à La Haye… sans l’accusé. Charles Taylor dénonce un procès “inéquitable” et refuse de participer à “cette comédie injuste pour les peuples du Libéria et de Sierra Leone”. Taylor, incarcéré depuis un an à La Haye, répond de 11 chefs d’inculpation de crime de guerre et de crime contre l’humanité. Il est accusé de soutien aux rebelles qui ont martyrisé les civils en Sierra Leone dans les années 90. Il est considéré comme la figure centrale des guerres civiles qui ont ravagé le Libéria et la Sierra Leone entre 1989 et 2003, faisant 400 000 morts. Taylor plaide évidemment non coupable.



Lu pour vous. [AUSTRALIE]
Il pleut, il pleut, bergère…

Fouad Laroui, Jeune Afrique, 27 mai 2007

J’étais dans l’échoppe d’un rebouteux, à Azemmour, en train de contempler quelques peaux de lézards momifiés et des flacons de poudre d’os de chacal, quand j’ai entendu à la radio un truc incroyable. Le premier ministre australien, Mister Howard, a demandé à ses concitoyens de se joindre à lui pour prier ensemble afin… que la pluie tombe.
Alors moi, dans la boutique de mon rebouteux du Moyen-Âge, j’ai été pris d’une stupéfaction qui dure encore. N’est-ce pas nous, gens du Tiers Monde, superstitieux jusqu’au tréfonds, adeptes du culte des saints, visiteurs des sorcières et des fqihs à talismans, qui étions moqués par l’Occident, de Boston à Vladivostok, du Pôle Nord à Canberra - chez l’ami Howard ? (…) Mieux (ou pire) : n’est-ce pas au nom de la rationalité occidentale que les ancêtres anglais de Howard ont pris possession de l’Australie, écartant sans ménagement les Aborigènes qui y vivaient depuis quarante mille ans, mais qui n’étaient que des sous-hommes - la preuve : ils se lançaient dans des danses absurdes pour que la pluie tombe ?
Le rebouteux dans son échoppe m’est apparu soudain comme plus digne de confiance que ce John Howard, descendant d’Anglais félons. Franchement, si c’est pour en arriver là, autant qu’il retourne en Angleterre et rende l’Australie aux Aborigènes soi-disant arriérés. D’ailleurs, s’il y a une chose que Howard est sûr de trouver en Angleterre, avec ou sans prières, c’est bien la pluie…



Droits humains. La France épinglée

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a estimé, mercredi, dans un rapport, que la politique d’expulsions de la France dans le cadre de la lutte antiterroriste “ne présente pas de garanties suffisantes” en matière de droits de l’homme. HRW a examiné 70 cas d’interdictions de territoire et d’expulsions, entre 2001 et 2006, visant de présumés terroristes et des imams. Le constat est cinglant : les procédures peuvent entraîner de “graves violations, dont la torture”. L’ONG s’inquiète en particulier des expulsions vers l’Algérie, premier pays de renvoi. Enfin, HRW critique vivement les rapports des services de renseignement sur lesquels se fondent souvent les arrêtés d’expulsion, des “notes blanches” ne révélant “ni leurs sources ni leurs méthodes”. Le 23 mai, une dizaine d’ONG ont demandé, dans une lettre ouverte à Brice Hortefeux, ministre français de l’Immigration, de réformer la législation en matière de droit d’asile.


VITE !

Channel 4 a diffusé mercredi les dernières images de la vie de Diana, sous le pont de l’Alma. Les princes William et Harry ont pourtant adressé un courrier à la chaîne jugeant que “c’était un manque de respect manifeste à la mémoire de leur mère”.

 
 
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