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Par Driss Bennani
LIstiqlal défend la religion, le PJD lexploite
| Antécédents |
Hamid Chabat
Maire de Fès
(AIC PRESS)
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| 1953. |
Naissance à Taza. |
| 1971. |
Lauréat de lécole nationale des techniciens. |
| 1973. |
Rejoint lUnion générale des travailleurs du Maroc (UGTM, Istiqlal). |
| 1990. |
Poursuivi pour trouble à lordre publique après un avis de grève générale. |
| 2003. |
Élu maire puis député de la ville de Fès. |
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Smyet bak ?
Ahmed Ben Abdessalam.
Smyet mok ?
Tamou Bent Hammou.
Et quy a-t-il de fassi dans tout cela ?
Jai toujours dit que tout Marocain devient Fassi dès quil boit leau de Moulay Driss. Fès est un carrefour qui se doit daccueillir tout nouveau venu. Et puis, rassurez-vous, le savoir-vivre fassi sapprend très vite.
Sinon, nimirou dla carte ?
C 118 808.
Vous avez récemment menacé dattaquer les leaders du PJD en justice. On croyait lIstiqlal copain avec les islamistes ?
Chez nous, la justice joue un rôle dans léducation des gens et certains leaders du PJD en ont bien besoin. Ils ne semblent pas avoir compris quun homme politique doit calmer les esprits au lieu de semer la zizanie. Lors dune récente visite à Fès, une délégation du PJD sest fait chasser par des habitants mécontents des longues absences de leurs élus islamistes. Et au lieu de se remettre en question, ils mont accusé dêtre à la tête dune milice ou dune mafia qui leur aurait coupé la route sous la menace des sabres. Pourquoi nont-ils pas déposé plainte dans ce cas ?
Ils sen sont plaint à Abbas El Fassi pour quil vous tire les oreilles
Vous ne trouvez pas que cest enfantin comme réaction ? Si, par malheur, ces gens nous gouvernaient demain, ne feraient-ils pas de nous la risée du monde entier à travers des comportements pareils ? Je crois que le secrétaire général du parti a été manipulé par ses cadres, alors quil devait rester au-dessus de cette polémique de bas étage et où la justice tranchera bientôt.
Bref, vous venez de condamner le dernier espoir que caressait votre parti pour sallier au PJD. Bravo !
LIstiqlal défend la religion, le PJD lexploite. Notre parti a été fondé par de grands oulémas qui ont toujours mis lintérêt national au-dessus de toute considération. Je suis certain que si demain, le PJD prenait le pouvoir et que les Etats-Unis lui demandaient de raser toutes les mosquées du pays, il le ferait sans hésitation.
En 1990, vous avez été accusé de trouble à lordre public, suite à la grève générale de 1990 à Fès. Aujourdhui, vous dirigez la ville. Cest une revanche sur lhistoire ?
Pas du tout. Mais le fait est que léquipe qui a conduit la grève du 14 décembre 1990 est la même qui gère aujourdhui la ville de Fès. Cela veut dire une chose : nous étions sincères lorsquen 1990, nous disions que notre souci était de sortir la ville de sa léthargie et des dangers qui la guettaient.
Aujourdhui, les banlieues de Fès sont des écoles de lextrémisme et sa médina un exemple dinsécurité. Ce nest pas très flatteur comme bilan
Je crois que les choses ont beaucoup changé. Les problèmes de sécurité à Fès datent de plusieurs années. Cela dit, cest moi qui ai, par exemple, affecté des gardes municipaux pour garder la médina. Je me suis mis pas mal de responsables sécuritaires à dos, parce que jinsistais sur la question de la sécurité. Aujourdhui, nous travaillons avec de nouveaux responsables territoriaux, nous écoutons les doléances des habitants et je peux vous prouver, statistiques à lappui, que Fès est devenue lune des villes les plus sûres du pays.
Cest vous qui avez pris la décision de fermer les cybercafés à 21 heures pour contrer le terrorisme ?
La décision a été prise avant les dernières explosions de Casablanca. Nos enfants, dont mon propre fils, ne rentraient du cyber quau-delà dune heure du matin. Nous ne pouvions quand même pas les laisser sans contrôle discuter avec les extrémistes de tout bord. Certains cybers baissaient même le rideau pour que filles et garçons surfent en toute intimité. Qui est responsable de lencadrement de ces jeunes ?
Leurs parents, M. le Maire !
Nous sommes tous des parents au Conseil de la ville. Et puis, ne nous voilons pas la face. Les cybers ne sont quune partie de tout un dispositif qui vise à réguler la vie dans la ville. Les salles des fêtes ferment désormais à minuit et nous essayons dinterdire la cigarette dans les restaurants et les lieux publics. En plus, nous avons installé des milliers dordinateurs dans les arrondissements et les avons mis à la disposition des chercheurs et des jeunes de ces quartiers. |
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