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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine.
Israël. Le retour de Peres et Barak
Ils ont longtemps attendu leur heure. Elle est arrivée. Shimon Peres est enfin parvenu à faire taire sa réputation déternel perdant. À 83 ans, il a été élu mercredi président dIsraël lors dun vote au Parlement. Il est vrai quil était assuré de la victoire, après le retrait de ses deux concurrents, Reuven Rivlin et Colette Avital, dès la fin du 1er tour. Peres a été élu au second tour par 86 voix contre 23. Il devient le 9ème président de lEtat dIsraël, une fonction avant tout protocolaire, succédant à Moshé Katzav, tombé en raison de son implication dans |
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une affaire de viol et harcèlement sexuel. Shimon Peres, n°2 du gouvernement, bénéficiait du soutien de Kadima (le parti dOlmert) et des ultra-orthodoxes du Shass. Lancien Prix Nobel de la Paix profitera-t-il de son aura pour infléchir la ligne droitière dIsraël ?
Quant à lex-premier ministre Ehud Barak, il est devenu mercredi le nouveau chef des Travaillistes, en remportant à larraché les primaires du parti sur son rival Ami Ayalon, ancien du Shin Beth (sécurité intérieure). Les deux hommes avaient évincé, lors du 1er tour, lactuel chef du parti, le ministre de la Défense Amir Peretz.
Cest un spectaculaire retour en politique dEhud Barak. Après une traversée du désert de six ans, il revient et promet la victoire à son parti aux prochaines élections. Lélection de Barak peut déboucher sur un plus grand remaniement au sein du cabinet dOlmert, où le Parti travailliste est un partenaire-clé de la coalition. Hormis le remplacement dAmir Peretz à la Défense (Ehud Barak est pressenti), les Travaillistes lorgnent le portefeuille des Finances, détenu par un membre de Kadima. Barak et Ayalon vont plus loin : ils se prononcent pour un retrait du Parti travailliste de la coalition dOlmert, si ce dernier persiste à saccrocher au pouvoir malgré laccablant rapport intérimaire de la commission Winograd sur sa gestion de la guerre de 2006 contre le Hezbollah au Liban. Sans le soutien des 19 élus travaillistes, Olmert se retrouverait en minorité à la Knesset et serait obligé de démissionner, de remanier à droite son cabinet, voire dopter pour des élections anticipées. |
Belgique. La droite creuse lécart
Les Chrétiens démocrates et les Libéraux, grands vainqueurs des élections législatives, sont aux portes du pouvoir. Le Parti socialiste, lui, a été laminé. Les Chrétiens démocrates dYves Leterme ont remporté 30% des suffrages en Flandre, la région la plus peuplée de Belgique. Sans surprise, le parti dextrême droite Vlaams Belang arriverait second, avec 20% des votes, mais il naccèdera pas au pouvoir en raison de la défiance des autres formations à son égard. Le Parti libéral flamand VLD, du Premier ministre sortant Guy Verhofstadt, au pouvoir depuis huit ans, na récolté que 19 %. Conscient de son échec, Verhofstadt a présenté sa démission au roi belge Albert II. Yves Leterme a été appelé par le roi à former une nouvelle coalition gouvernementale à parité entre francophones et néerlandophones. Son programme ? Plus de sécurité, plus de justice et une réforme de lEtat, cétaient nos objectifs et, demain, ce sera notre fil conducteur, a-t-il déclaré. |
Pologne. Walesa déballe tout
Le chef historique du syndicat anticommuniste Solidarnosc et ancien président de la Pologne, Lech Walesa, déballe tout. Il a publié dimanche sur Internet plus de 500 pages de documents que la SB, lancienne police politique de lère communiste, avait confectionnés sur son compte. Lech Walesa les a obtenus à lInstitut de la mémoire nationale (IPN), chargé dinstruire les crimes nazis et communistes en Pologne. Lex-chef dEtat polonais a demandé laccès à ces documents après que ses détracteurs lont accusé davoir accepté au début des années 1970 de collaborer avec la SB. Lech Walesa avait été par la suite blanchi de cette accusation. Jespère quaprès la lecture de ces documents, Anna Walentynowicz et Andrzej Gwiazda madresseront leurs excuses, a-t-il déclaré, sur les ondes de la radio publique, à lintention de deux anciens opposants de Solidarnosc. |
G8. Sarkozy préfère leau
Cétait une plaisanterie de mauvais goût. Et Eric Boevert, journaliste belge, la reconnu. Ce présentateur dun journal télévisé a insinué que Nicolas Sarkozy avait bu au sommet G8. Lextrait montre le début dune conférence de presse du président français. Sarkozy sexcuse de son retard dû à la longueur du dialogue (quil) vient davoir avec M. Poutine. Il arrive visiblement essoufflé et semble étouffer un rire. Le journaliste lance le sujet en affirmant que Sarkozy sortait dun entretien avec Vladimir Poutine et apparemment, il navait pas bu que de leau. Or Sarkozy est connu pour ne jamais boire dalcool. Lextrait sest retrouvé sur Internet où il a été visionné plus dun million de fois ! Eric Boevert sest aussitôt excusé à lambassade de France à Bruxelles
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Génocide. Un tribunal pour les Khmers rouges
Le tribunal qui doit se pencher sur le génocide imputé aux Khmers rouges est enfin opérationnel. Le règlement de la Cour a été adopté mercredi, après de longs mois de tensions. Les discussions entre magistrats cambodgiens et étrangers avaient achoppé sur des questions de procédure, alors quil fallait concilier entre le système judiciaire cambodgien et les normes internationales. Le gouvernement de Phnom Penh, qui abrite danciens commandants Khmers, a salué laccord. Le tribunal doit juger les responsables des crimes les plus graves, commis sous le régime de Pol-Pot. Près de deux millions de personnes ont été tuées entre 1975 et 1979 par les Khmers rouges. |
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Lu pour vous. [FRANCE]
PS : halte au feu !
Editorial. Le Monde, 12 juin.
Cest un réflexe pavlovien au Parti socialiste : au lendemain dune défaite, la zizanie interne repart de plus belle (
). Le 10 juin, au soir dune vague bleue qui a sonné le PS, les divergences au sommet du parti resurgissaient.
Lundi, le couple Hollande-Royal a interprété des scènes de vaudeville. Mme Royal a annoncé quelle allait laisser un message sur le portable de François Bayrou (
). Elle a récidivé dans sa stratégie de rapprochement avec M. Bayrou. Son offre a, depuis, fait lobjet dune fin de non-recevoir de M. Bayrou.
Le mauvais Feydau sest poursuivi. M. Hollande a manié une ironie mordante pour prendre ses distances avec la stratégie de Mme Royal (
). Il y a bien au sommet du PS deux stratégies discordantes pour le second tour : Mme Royal, qui pense à létape suivante de la rénovation, joue la carte de lalliance avec le centre. M. Hollande, qui veut dabord limiter les dégâts électoraux le 17 juin, privilégie les appels aux abstentionnistes.
Ces deux stratégies illustrent cette dyarchie, avec un premier secrétaire à la légitimité affaiblie par lannonce de son départ et une candidate virtuelle à la direction du parti à la légitimité réelle aux yeux des militants, mais contestée par les éléphants. Il en résulte un spectacle désolant dune scène socialiste en désordre, en quête de doctrine, de stratégie et de leadership. Le PS ne peut pas attendre son congrès de novembre 2008 pour engager son indispensable reconstruction. |
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Irak. Samarra visée par un attentat
Deux minarets de la Mosquée dor chiite de Samarra, au nord de Bagdad, se sont écroulés, mercredi, un an et demi après la destruction de son dôme dans une attaque qui avait provoqué une explosion de violences confessionnelles dans le pays. Le même scénario risque de se répéter. Craignant une flambée de violences entre sunnites et chiites, les autorités ont imposé un couvre-feu illimité à Bagdad et Samarra. Le chef chiite, Moqtada Sadr, a rejeté la responsabilité de cet attentat sur les Américains et les députés de son mouvement ont annoncé quils suspendaient leur participation au sein du Parlement irakien. Les forces américaines en Irak ont, elles, accusé Al Qaïda. Lieu de pèlerinage sacré pour les chiites, ce mausolée abrite les tombeaux de Ali al Hadi et de Hassan al Askari, les 10ème et 11ème imams de lislam chiite. Cest aussi à Samarra qua disparu le 12ème imam, limam caché, également adulé par les chiites. |
VITE !
Le prix du Prince des Asturies pour les Arts 2007 a été attribué à Bob Dylan. Cest une légende vivante de lhistoire de la musique populaire et phare dune génération qui a rêvé de changer le monde, a déclaré le jury. Dylan succède au cinéaste Almodovar. |
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