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N° 279
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Adil Boukhima

La semaine.

Signature de la convention entre
la CGEM et la FCCIS, sous le yeux
de Salaheddine Mezouar, ministre
du Commerce et de l’Industrie.
(MAP)

Patronat. La CGEM et les CCIS font la paix

Finie, la guéguerre ? La CGEM et la Fédération des chambres de Commerce, d’Industrie et des Services ont décidé de mettre leurs divergences de côté. Un accord-cadre de coopération a été signé mardi dernier entre les deux parties, en présence de Salaheddine Mezouar, ministre de l'Industrie, du Commerce et de la mise à niveau de l'économie. Parmi les grandes lignes de cet accord, la mise en place d’un comité mixte, chargé de définir les orientations stratégiques et les programmes annuels de coopération. La convention portera notamment sur l'organisation conjointe de colloques et séminaires au profit de
l'entreprise et la réalisation d'actions de formation au profit des jeunes. Et pour donner plus de poids à ce partenariat, un premier projet a été déjà validé. Il consiste en la création d'une Chambre marocaine de Commerce, d'Industrie et des services à Paris. Cet accord marque ainsi une nouvelle ère dans les relations entre les deux organisations. Des relations qui n’ont pas toujours été faciles. “Il y avait une confusion dans les rôles de chacun. D’où la multiplication des divergences”, explique une source à la CGEM. Il faut dire que ce rapprochement est profitable pour les deux parties. La CGEM compte ainsi sur les soixante députés, membres des Chambres de commerce, pour constituer un fort lobby, capable d’influencer les décisions prises au niveau du Parlement. De son côté, la Fédération des chambres de Commerce peut dorénavant profiter des réseaux à l’international de la Confédération. La première réunion du comité mixte est prévue le mois prochain.


Aéronautique. Un nouveau projet dans le pipe

Le Maroc ne reviendra pas bredouille du salon du Bourget, l’un des plus importants rendez-vous des professionnels de l’aéronautique dans le monde. Une convention a été signée le 18 juin au pavillon Maroc entre l’ONDA et le groupe français ARM spécialisé notamment dans le montage et l’assemblage de pièces mécaniques pour l’aéronautique. Cette convention porte sur l’installation d’une unité industrielle à Nouaceur, pour un investissement s’élevant à 33 millions de dirhams. Ce projet, qui permettra la création d’une centaine d’emplois, est de nature à renforcer l’offre marocaine en matière de sous-traitance aéronautique. Le secteur emploie actuellement plus de 5000 personnes et devrait générer près de 15 000 postes dans les années à venir.


Investissements. Les Emiratis en force

Premiers investisseurs au Maroc, les Emiratis ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin. Une importante délégation d’hommes d’affaires, représentant l’émirat d’Abou Dhabi, est arrivée en début de semaine au Maroc. Objectif : étudier les opportunités d’investissement, notamment dans les secteurs de l’immobilier, de l’industrie, du commerce, de l’agriculture, des hydrocarbures, mais aussi du tourisme. D’ailleurs, la présence du patron de la chaîne d’hôtels de luxe Rotana, Nacer Mohamed Annouwais, n’est pas passée inaperçue. La délégation, qui a été reçue par le premier ministre et plusieurs membres du gouvernement, est menée par le président de la délégation de la Chambre de commerce d’Abou Dhabi, Salah Salem Bin Omeir Al Shamsi, qui a aussi la casquette de PDG du holding Al Qudra Al Qabida.


Energie. Les Centraliens pour le nucléaire

Diversifier les ressources énergétiques, se positionner sur le gaz naturel, exploiter le potentiel éolien et solaire et, surtout, “creuser” l’option nucléaire. Ce sont là les principales recommandations du premier Forum des centraliens, organisé les 17 et 18 juin à Casablanca. En présence d’experts internationaux, la manifestation a permis de faire le point sur l’offre énergétique marocaine. Une offre qui est loin de répondre aux besoins de l’économie nationale. C’est la raison pour laquelle experts, industriels et investisseurs ont réitéré leur souhait de voir l’Etat se désengager du secteur de l’électricité tout en favorisant un cadre réglementaire aux standards internationaux. Autrement dit, il faut considérer la question de l’énergie comme une opportunité d’affaires, ouverte aux investisseurs du monde entier, pourvu que les règles du jeu soient claires.


Offshoring. L’offre dévoilée

C’est en grande pompe que Driss Jettou a dévoilé la version finale de l'offre offshoring du Maroc, à l’occasion d’une rencontre organisée à Skhirat. Une manifestation qui s’est fixé pour objectif d'accélérer la prise de décision des opérateurs internationaux dans leurs choix de délocalisation. L’offre prévoit, entre autres, pour les entreprises exportatrices éligibles une exonération totale de l’IS pendant les cinq premières années et une réduction de 50% au-delà de cette période. Plusieurs conventions ont été paraphées en marge de cette rencontre, notamment celle visant l'aménagement, le développement, la commercialisation et la gestion du projet Fès Shore Park. Quatre mémorandums d'entente ont été signés par la même occasion avec les sociétés Sofrecom Services Maroc, SQLI, Ubisoft Maroc et Intelcia.


Compétitivité. Le Maroc à la traîne

Le Maroc n’arrive toujours pas à s’imposer en matière de compétitivité. D’après le dernier rapport publié récemment par le Forum économique mondial (WEF), notre pays occupe le 72ème rang, loin derrière la Tunisie (29ème rang), l’Egypte (65ème), mais devant la Libye et l’Algérie. Le classement a été effectué sur la base de critères relatifs aux infrastructures, à la formation et à l’innovation. Selon un sondage effectué par les auteurs du rapport, plusieurs facteurs sont derrière ce marocain, dont l’accès au financement et la corruption. Du côté des entreprises, 80% disent avoir rencontré des obstacles en matière de financement et près de 60% des entrepreneurs affirment avoir été bloqués par la lourdeur des taxes. Et plus de 40% d’entre eux, ont rencontré des difficultés pour l’acquisition des terrains.



Pendant ce temps, le peuple….
Jlaleb oul qwaleb

Hassan n’est fan ni de Gnawa ni de Issawa. Encore moins de country ou de reggae. Il est plutôt “hich’k, bich’k”, la zouk machine version orientale - plastique. Ses idoles : la déesse Nancy Ajram et la divine Haïfa Wehbe. “Tentation” et “Désir” de leurs petits surnoms. Hassan les croise tous les soirs, grâce à son récepteur numérique sorti tout droit des rayons de Derb Ghallef. Sa parabole est verrouillée sur Rotana, la télévision musicale culte dont les records d’audience sont dignes d’une finale de “croupe” du monde. Hassan est admiratif devant ce bouquet numérique qui a su signer les plus grandes starlettes arabes : de Ruby, alias la Bombasse, à Ramy le chevelu. D’ailleurs, Hassan n’oublie jamais de bénir le propriétaire Walid Ibn Talal à chacune de ses prières pour le spectacle vénérable. Et Hassan va de surprise en surprise. Il vient d’apprendre qu’il existe un groupe hôtelier qui porte le même nom que sa chaîne de télé préférée. Rotana Hotels, un ensemble qui regroupe une trentaine d’établissements de luxe à travers le monde et qui, visiblement, n’a rien à voir avec le prince saoudien. Et surtout, le groupe envisage de s’implanter au Maroc : Nacer Al Nowais, l’un des fondateurs de la chaîne hôtelière, a fait le déplacement cette semaine avec une délégation imposante d’hommes d’affaires. Ils sont même intéressés par les opportunités d’investissement au Maroc. Hassan rêve alors déjà d’un cabaret de luxe monté par Rotana Hôtels à Casablanca, Marrakech ou Agadir. Où se produiraient, avec un peu de chance, “Tentation” et “Désir”.



OFF.

L’équipe de la CGEM, menée par Moulay Hafid Elalamy, présentera son premier bilan annuel le 28 juin à l’occasion d’une assemblée générale ordinaire. Un rendez-vous sur lequel compte énormément le patron des patrons pour confirmer les grandes orientations de la Confédération. La réunion sera également consacrée à l’étude d’une dizaine d’amendements relatifs aux statuts de la CGEM et à son fonctionnement.


Les directeurs des principales filiales de l’ONA se sont déplacés dernièrement en Chine. D’après une source proche du holding royal, cette visite de découverte aurait été consacrée à l’étude des opportunités de partenariat avec les opérateurs chinois. La délégation de l’ONA a profité de l’occasion pour visiter plusieurs unités industrielles opérant dans différents secteurs.

 
 
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