Code de la presse. La carotte et le bâton
Sahara. Le temps des négociations
AMDH. Le retour de la matraque
Argent et politique. Les liaisons dangereuses
Patrimoine. À la Mémoire de Casablanca
Tourisme. Talassemtane, le paradis oublié
Institution. À quoi sert la Banque Mondiale ?
Palestine. Le point de non retour
Textile. La fièvre Fast fashion
Portrait. Le bluesman de Chellah
Mode. La nouvelle vague
N° 279
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Les tombes où reposent les
dépouilles des victimes
du 20 juin 1981.
(AIC PRESS)

Mémoire. Souvenez-vous de juin 1981


Il est 13 heures ce mercredi 20 juin. Comme prévu, le journal télévisé de 2M s’ouvre sur les derniers développements des négociations ouvertes l’avant-veille entre le Maroc et le Polisario dans la banlieue de New York. Moins prévisible : le deuxième sujet du journal. Un reportage à l’occasion du 26ème anniversaire des émeutes de Casablanca en 1981. Les équipes de la chaîne ont rendu visite à deux familles qui avaient perdu leurs enfants ce jour-là. “Tout ce que je demande aujourd’hui, c’est savoir où se trouve le tombeau de mon fils”, a
notamment déclaré la mère d’un jeune Casablancais tombé le 20 juin 1981. La sœur d’une autre jeune victime des émeutes de 1981 raconte (toujours au JT de 2M) : “Ils ont tué ma sœur devant mes yeux puis l’ont emporté dans un camion. Effondrée, ma mère les suppliait simplement de lui laisser le corps”. Le bel effort de la deuxième chaîne ne doit pas nous faire oublier que le dossier des victimes de 1981 (les “Chouhadaa Al Koumira”, selon l’expression de l’ancien homme fort de l’ère hassanienne, Driss Basri) n’est toujours pas clos. “Il ne peut y avoir prescription, jamais !” revendique haut et fort le président du Forum vérité et justice, Mohamed Sebbar. Le 20 juin, donc, le Forum a envoyé une lettre à 81 parlementaires (USFP, PPS, PSU, Istiqlal, en plus d’Aujjar du RNI et Ramid du PJD), la deuxième après celle d’avril 2007, pour les inciter, nous explique Sebbar, “à constituer une commission d’enquête pour la recherche de la vérité avant la fin de la législature”. Allez messieurs les parlementaires, un effort svp !


Ansar El Mahdi. Et le fond ?

Séance houleuse ce vendredi 15 juin à l’annexe de la Cour d’appel de Rabat, à Salé. Le procès du groupe Ansar El Mahdi a été finalement ajourné au 29 juin, après plusieurs prises de bec entre la Cour et la défense, qui a présenté de multiples requêtes pour vices de forme. C’est la quatrième audience depuis le démantèlement, en août 2006, de la cellule pilotée par Hassan El Khattab, comprenant 51 suspects (dont deux femmes de pilotes de ligne de Royal Air Maroc en plus d’anciens policiers, gendarmes et militaires), et toujours sans aucun débat sur le fond de l’affaire. Rappelons que El Khattab et ses amis sont accusés d’avoir “projeté de prendre le maquis dans les montagnes du Rif en vue de renverser la monarchie et d’instaurer un régime islamiste”.


Laâyoune. Plus de rumeurs que de mal

Non, la MAP n’a pas menti. La visite du journaliste américain John Thorne à Laâyoune, au courant de la semaine dernière, a donné lieu à une rumeur d’arrestation que ce dernier s’est empressé de contredire. Après s’être rendu au quartier Moulay Rachid, où avait eu lieu, peu de temps avant, une manifestation pro-indépendantiste, le correspondant de l’agence “Associated Press” a fait l’objet d’un contrôle d’identité. “Simple routine, la police sur place s’est contentée de contrôler mon passeport”, nous a expliqué l’intéressé, démentant par la même occasion “les informations relayées par le service de presse du Polisario (et une partie de la presse marocaine)”. Comme quoi !


Ziane. Le Messie, c’est moi !

Le président du Parti libéral marocain (PLM) a trouvé le moyen de guérir le Maroc de ses maux. En ouverture du Congrès de la jeunesse libérale, Ziane a affirmé sans ciller qu’il lui suffisait de dix jours à la tête du gouvernement pour changer radicalement notre pays. Comment ? “En créant avant tout des ministères de la Santé et de l’Education du monde rural, en interdisant (aux commis de l’Etat) des salaires supérieurs à celui du premier ministre, et en surtaxant les gros salaires”. Des réformes constitutionnelles en vue, maître ? Réponse : “Je n’en vois pas l’utilité, notre Constitution actuelle n’est pas du tout mauvaise, elle a juste besoin d’être bien appliquée”. Ben voyons !


MRE. Chekrouni mal notée

Le site dédié à la Communauté marocaine établie à l’étranger, Yabiladi.com, vient de publier un sondage peu flatteur sur le bilan de la ministre chargée des MRE, Nouzha Chekrouni. D’après ses résultats, 65% des sondés qualifient ce bilan de “médiocre” et 12,6% le jugent “peu satisfaisant”. Au final, seulement 10% des sondés en font une évaluation plutôt positive, rapporte le site, qui attribue cette mauvaise note à “un excès d’inactivité de la ministre”. Les visiteurs du site trouvent, par ailleurs, que leur ministre voyage beaucoup trop aux frais de l’Etat, sans pour autant répondre aux sollicitations des MRE. “Combien de fois je leur ai envoyé un mail pour des informations, sans jamais recevoir de réponse !”, s’indigne une internaute. “Qui se charge de nous ? Nous demandons à avoir un seul interlocuteur”, commente un autre, faisant référence à la confusion alimentée par la multitude des départements chargés des MRE.


Salon. Les riches se régalent

Après la ville rouge, c’est au tour de la ville blanche d’accueillir le 2ème Salon International de Bijouterie et Horlogerie. “Les plus belles parures des collections 2007” seront à l’honneur au Hyatt Regency du 27 au 29 juin, où nos orfèvres marocains côtoieront les grands noms de la joaillerie internationale. Alors qu’on aurait pu penser que la manifestation se serait adressée à quelques happy few, les organisateurs ont tout de même réussi à dresser une liste de 20 000 invités, excusez du peu ! La crème marocaine aura – quand même - l’honneur de recevoir des cartons d’invitation sertis d’un vrai diamant en l’honneur de la “fête du glamour et de l’élégance”. Motivant !


Coucou ! Sarkozy au Maroc

Agenda surchargé pour Taib Fassi Fihri, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères. Au lendemain de la clôture des négociations entre le Maroc et le Polisario, le membre de la délégation marocaine s’est envolé pour Paris, où il avait rendez-vous avec le président français, Nicolas Sarkozy. À l’issue de l’entrevue (dont l’ordre du jour n’a pas été divulgué), le porte-parole de l’Elysée a déclaré que “le président français se déplacera dans la région du Maghreb durant le mois de Juillet”. Sarkozy sera notamment au Maroc, en Algérie et en Tunisie, pour promouvoir une idée lancée lors de sa campagne électorale, celle “d’une Union méditerranéenne”, censée freiner le phénomène de l’émigration clandestine.


Police. Ça a bougé

Les événements terroristes d’avril 2007 ont visiblement coûté sa place à Ahmed Abrouk. Le préfet de Casablanca a été remplacé, sans surprise, par Mustapha Mouzouni, contrôleur général, directeur central de la Police Judiciaire et chef du bureau d'Interpol à Rabat. C’est le directeur général de la Sûreté nationale, Charki Drais, qui a présidé en personne la cérémonie d’installation du nouveau préfet de police de Casablanca. À signaler que c’est Abdelmajid Chadili qui a remplacé Mouzouni à la tête de la PJ. Des mouvements de préfets ont par ailleurs affecté différentes villes du royaume, notamment dans le nord (Tanger, Tétouan).


Parlement. Jettou sprinteur

Le premier ministre fera sa dernière déclaration au Parlement avant la fin de cette session parlementaire, le 20 juillet. La décision a été prise cette semaine lors d’une réunion entre Driss Jettou et la majorité. “C’est normal qu’il vienne à la fin exposer le bilan de son équipe”, commente un député ayant assisté à cette réunion. La majorité veut finir son mandat en beauté. Elle a décidé de mettre le turbo dans l’adoption de tous les textes en cours, 17 en tout, selon notre source, avec une attention particulière aux textes sur la moralisation de la vie publique, sans oublier le Code de la presse, qui figure parmi les priorités de cette fin de mandat (lire aussi).


Mésaventure. Visa escargot

Comptant couvrir les négociations entre le Maroc et le Polisario, qui se sont tenues les 18 et 19 juin au pays de l’Oncle Sam, Mohamed Chaouki, directeur du quotidien Al Itihad Al Ichtiraki, avait déposé une demande de visa pour les Etats-Unis. Celui-ci lui sera refusé dans un premier temps. En guise d’explication, le représentant de l’organe de l’USFP s’est vu opposer un laconique “complément d’enquête”. “Le dossier a été envoyé à Washington, comme cela peut arriver dans certains cas”, explique l’intéressé. Celui-ci a toutefois fini par recevoir une réponse positive lundi 18 juin. Trop tard pour couvrir l’événement, qui s’achevait le lendemain !


Visa. Surfeurs, à vos planches !

Invitée à participer aux championnats d’Europe de surf , qui se sont déroulés fin juin à Anglet, dans les Pyrénées atlantiques, l’équipe nationale marocaine n’a pas pu s’y rendre… faute de visas. “À notre grand étonnement, les demandes présentées par la délégation marocaine aux services consulaires de France ont été rejetées en bloc, sans explication”, a souligné Mohamed Kadmiri, président de la Fédération de surf et de bodyboard. Qui sait, faute de visa, nos surfeurs auraient dû penser à faire le voyage sur leurs planches.



3 questions à Abdelhamid Amine
[Vice-président de l’association marocaine des droits humains (AMDH)]


L’AMDH fête cette semaine son 28ème anniversaire. Quel est le bilan de l’association aujourd’hui ?
Il est globalement positif. L’AMDH a beaucoup apporté en matière de défense des droits humains. Notre philosophie et notre action sont conformes aux valeurs universelles des droits de l’homme et à l’esprit des conventions internationales en vigueur. En interne, nous sommes devenus une association bien structurée avec 70 sections et 8000 membres, dont un sixième de femmes.

On vous reproche souvent de faire plus de politique qu’autre chose…
C’est plutôt notre intransigeance qui nous a valu ce genre de reproches. On nous accuse de trop nous focaliser sur la Constitution, l’impunité, les droits économiques et sociaux… Il n’y a pourtant rien d’étonnant à cela : ces dossiers ont un rapport direct avec les droits humains.

Selon vous, le Maroc a-t-il réalisé des avancées en matière de droits humains ?
Oui, mais ces acquis restent partiels et fragiles. Nous pouvons à tout moment assister à un recul, à l’instar de ce qui s’est passé ces dernières années au nom de la lutte antiterroriste. Sans oublier tous les procès et les condamnations, liés à la question des “valeurs sacrées”, la monarchie en premier. Aujourd’hui encore, les lignes rouges sont une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.


Polémique. Le cas Belkora

La polémique concernant le séjour du maire pjdiste de Meknès, Aboubakr Belkora, en Israël, ne cesse d'enfler. Après avoir énergiquement nié tout voyage dans l'Etat hébreu, Belkora s’est rétracté en reconnaissant un bref séjour à Jérusalem… il y a trente ans. “C’était un voyage personnel, qui a eu lieu bien avant que le PJD ne voie le jour”, a expliqué un dirigeant du PJD, avant d’ajouter : “On a, parmi nous, des gens qui consommaient de l’alcool ou multipliaient des actions contraires à nos valeurs et à nos principes. C’est leur vie, et puis ce sont des choses qui remontent à l’époque où ils ne faisaient pas partie du PJD, alors…”. Alors quoi ?


Incroyable mais vrai. Hassan II ressuscité

Depuis cette semaine, le métro parisien est envahi d’énormes affiches montrant Hassan II aux côtés d’autres personnalités internationales. C’est que le défunt roi figure parmi les – nombreux – personnages historiques de “N’ayez pas peur”, le nouveau spectacle de l’acteur, metteur en scène et homme de théâtre français, Robert Hossein, qui devrait être joué au Palais des sports de Paris à partir du 21 septembre prochain. “Ce sera une fresque en 55 scènes, avec 100 comédiens dans les rôles de Castro, Hassan II, Walesa, Jaruzelski, Gorbatchev, l’abbé Pierre, Mère Térésa…” promet l’annonce publicitaire. Non, aucune date marocaine n’est prévue.


Elections. Petites rivalités entre islamistes

Hamza Kettani a décidé de combattre le PJD sur son propre terrain. La décision du frère de Hassan Kettani de se présenter dans la circonscription de Rabat Chellah, sous les couleurs du parti Annahda Wal Fadila (Renaissance et Vertu), dissident du PJD, perturbe fortement la stratégie de ce dernier, qui compte y présenter l’un de ses favoris, le parlementaire Abdellah Baha. La formation de Mohamed Khalidi est d’ailleurs bien décidée à titiller El Othmani et compagnie : à Casablanca Anfa, elle compte présenter un poids lourd, le vénérable Abdelbari Zemzami, dont l’adversaire numéro un ne sera autre que Abderrahim Lahjouji, président de Forces citoyennes… qui bénéficiera des intentions de vote du PJD !


Déclaration de patrimoine. Le PJD, pour le plaisir !

Le groupe du PJD a déposé au Parlement une proposition de loi obligeant les membres du gouvernement à déclarer leur patrimoine. “Les ministres sont issus de la majorité parlementaire, donc du peuple. Leur déclaration doit être réglementée par une loi et non par un dahir”, explique le député Slimane El Amrani. Le PJD estime que les membres du gouvernement doivent déposer leur déclaration à la Cour des comptes qui, en cas d’infraction, doit saisir une Cour spéciale des ministres… qui n’existe pas ! Et si l’affaire revêt un caractère pénal, la Cour devra alors proposer au roi de relever le ministre en question de ses fonctions. Formidable ! Seul hic : en raison de l’encombrement des textes au niveau de la commission de la Justice, la déclaration de patrimoine des ministres ne devrait pas passer cette année. Et au fait, on attend toujours celle des députés.


Nador. Suicide au tribunal

L’incident est survenu le 18 juin au Tribunal de première instance de Nador. Un détenu placé dans une cellule d’attente – individuelle, pour avoir causé des troubles – s’est donné la mort par pendaison en se servant de son tee-shirt. Accusé de coups et blessures et consommation de stupéfiants, l’accusé souffrait, aux dires de ses avocats, de troubles psychologiques dont le Tribunal n’avait manifestement pas connaissance. À l’heure où nous mettons sous presse, les principales associations locales de droits de l’homme, en l’occurrence la section nadorie de l’AMDH et l’association Rif des droits de l’homme, ont entamé chacune son enquête, et attendent le résultat de l’autopsie ordonnée par le procureur général pour se prononcer.


Télévision. Studio Benali

2M a inauguré son tout nouveau studio d’enregistrement de 1200 mètres carrés, le plus grand en Afrique. Le “1200”, comme on l’appelle en interne, servira dans un premier temps à l’enregistrement des “Primes” de la nouvelle saison de Studio 2M. Et déjà, des questions se posent quant à l’amortissement d’un investissement aussi important. “Studio 2M ne dégagera jamais suffisamment de bénéfices pour couvrir les frais de construction et de mise en marche d’un studio d’une telle taille”, affirme un responsable syndical. Mais Mostapha Benali, principal promoteur du projet, a déjà sa petite idée. “Nous pourrons louer le studio, y produire des travaux de fiction ou encore y tourner plus d’émissions”, a-t-il notamment déclaré lors de la soirée d’inauguration du studio. Bon vent.


Fakhir. Touche pas à mon fils

Fraîchement auréolé de la qualification de ses Lions à la CAN 2008, le sélectionneur national Mhammed Fakhir s’est prêté au jeu des questions-réponses sur le plateau de l’émission Moustawdaâ (Vestiaire), diffusée mardi sur la chaîne sportive Arryadia. Fakhir, sobre au possible, a lâché un aveu étonnant : “Ces derniers mois ont été très difficiles pour ma famille. Mon fils de 10 ans ne se rendait plus à l’école parce que les autres enfants insultaient son père. Depuis, il est suivi une fois par semaine par un psy”. L’ancien entraîneur du Raja et des FAR en a profité pour lancer un appel : “S’il vous plaît, évitez les attaques personnelles et familiales, et contentez-vous de vous en prendre au sélectionneur que je suis”. Alors, s’il vous plaît, faites un effort et laissez la famille Fakhir tranquille.



Humeur. Aboubakr

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Belkora a un problème : il est le maire PJD de Meknès. Et il porte le (pré)nom du premier compagnon du prophète : Aboubakr. Cet homme n’incarne pas vraiment l’hymne de l’ère hippie : “Born to be wild”. Il est plutôt né, lui, pour être parfait. Un superman pépère, champion de l’ordre moral, interdit de pécher sous peine d’être balancé du train comme le premier homme qui a osé croquer une pomme. Belkora est aujourd’hui au centre d’une polémique. Il a déjà mis les pieds en Israël. Pour Aboubakr du PJD, c’est un péché mortel. Tous les ennemis du parti des islamistes, rejoints par les néo-conservateurs qui peuplent la rue et les journaux, se sont rués sur le pauvre homme. Belkora, dans un réflexe d’auto-défense bien compréhensible, s’est fendu, le 20 juin, d’un communiqué portant l’en-tête du ministère de l’Intérieur, pour dire en substance : “Oui, j’ai effectué, alors que j’étais jeune, une visite religieuse à Al-Qods Accharif en compagnie de mon père”. La visite a eu lieu, d’après Belkora, “dans les années 80”, à une époque où Aboubakr n’appartenait pas au PJD puisque celui-ci n’existait pas encore. Et voilà comment Belkora, et le PJD, sont accusés de normalisation (avec Israël), eux les champions auto-proclamés du Non. Les adversaires des islamistes se régalent, même leurs alliés vont commencer à leur chercher des poux dans la tête. Pas moi, désolé. Belkora n’a volé personne en se rendant à Israël. C’est son rendement de maire qui nous intéresse, pas son parcours religieux. Quant au PJD, il n’aura qu’une seule raison véritable de rougir, un jour, de ses hommes : leur incompétence. Et leur propension à propager des idées idiotes, dangereuses pour la quiétude d’un esprit moderne. Voilà, c’était mon quart d’heure pro-islamiste. J’ai encore le temps de finir mon verre de lait...



VITES !

Des associations menacent de publier les listes des futurs députés non grata. C’est notamment le cas à Nador, où des ONG assurent avoir finalisé “les listes des trafiquants de drogue (de la région) candidats aux élections de septembre 2007”. Qu’en pense Chakib Benmoussa, dont le département a promis de publier une liste de personnes “interdites de la députation” ?


Dans la lettre envoyée à Driss Jettou pour demander la réhabilitation de l’avocat Lahbib Hajji, radié pour avoir dénoncé la corruption dans la justice, Transparency international a écrit : “Le fait de réprimer les gens qui dénoncent la corruption est un mauvais signal qui encourage l’impunité”. Plutôt, oui.


Les juges de la Cour d'appel de Salé ont tranché dans l’affaire de l’assassinat du conseiller de la Délégation de la Commission européenne au Maroc et de son épouse, en septembre 2006. Verdict : condamnation à mort du meurtrier. L’abolition de la peine de mort au Maroc est une perspective qui semble de plus en plus incertaine…


Le week-end dernier, Agadir a été le spectacle d’une rafle policière, qui a vu l’arrestation de 167 dizaines de prostitués, dans plusieurs hôtels et boîtes de nuit. “La campagne a été musclée, mais les filles ont été relâchées, alors pourquoi tout ce remue-ménage ?”, s’interroge ce militant associatif de la ville. Bonne question.


Passage réussi pour Mustapha Mansouri, nouveau président du RNI, lors de la dernière édition de l’émission Hiwar. Le “Grand bleu” y a dit : “Si demain le RNI dispose d’une majorité parlementaire, rien ne l’empêchera de briguer la primature… si toutefois Sa Majesté place sa confiance dans l’un de ses membres”. Ouf !


Depuis le 14 juin, l’association 2007 Daba sillonne le pays dans le cadre de ses “Assises de la démocratie”. Les partis y sont conviés à débattre avec le public de thèmes divers, comme “Education et emploi”, “Gouvernance et lutte contre la corruption”, etc. “La participation est gratuite”, insiste-t-on. Encore heureux !


La vieille plaque, autrefois dissimulée sous une couche de chaux, est à présent bien visible sur le Boulevard Ziraoui (du nom du résistant Mohamed Ziraoui). Elle renseigne sur l’ancien nom du célèbre Boulevard casablancais, qui n’est autre que… “Boulevard des renseignements coloniaux”. Vite, repeignez-nous tout cela !


L’acquisition d’avions de chasse par le Maroc se précise. D’après le site d’informations économiques français, economiematin.com, “Serge Dassault a fait discrètement le voyage (le week-end dernier) à Rabat pour tenter de finaliser la commande de 18 Rafale”. Le financement de la transaction proviendrait, en grande partie, de fonds saoudiens.
 
 
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