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N° 280
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Akhennouch, le citoyen

Le côté qui m’intéresse le plus dans la personnalité de M. Akhennouch, c’est sa stratégie de politique sociale qu’il s’évertue à mettre en oeuvre en tant que président de la région Souss-Massa- Draâ. En effet, son cheval de bataille c’est la politique de proximité. Il s’agit pour lui de prendre en compte les doléances des citoyens, écouter leurs demandes et agir, aller au contact de tous les acteurs qui font la vie du quartier (habitants, associations, commerçants…) pour trouver les solutions adéquates aux difficultés rencontrées au quotidien, qu’elles soient d’ordre matériel ou qu’elles relèvent d’autres domaines. C’est dans ce cadre que j’ai eu l’occasion de rencontrer M. Aziz Akhennouch. Il faut le dire, pour l’histoire, que l’homme est d’une grande probité, d’une disponibilité rare et d’une qualité d’écoute et d’analyse hors du commun. Cette rencontre m’a rendu vraiment espoir et confiance dans l’avenir de notre pays. Il incarne parfaitement le modèle du responsable régional, tel qu’il doit être. Mon seul souhait c’est de voir élus, responsables locaux et régionaux s’engager au quotidien comme il le fait.

Idir ouguindi, Casablanca.



Le vrai Maroc

Française retraitée, vivant dans le nord du Maroc depuis quatre ans, je voudrais réagir au courrier de M. Hubert Marin, de Rabat (“Tout n’est pas noir”, Courrier TelQuel n° 277). Contrairement à ce qu’il vous reproche, je vous trouve très positifs. Je citerai pour preuve trois exemples : le supplément solidarité suite au séisme d’Al Hoceïma (Mars 2005), le numéro “100 raisons d’être optimiste pour le Maroc” (TelQuel n° 187, Edition spéciale été 2005) et le Spécial 8 Mars, intitulé “Et si les femmes prenaient le pouvoir” (TelQuel n° 215). Ce n’est pas la faute des journalistes si le monde est ce qu’il est. Vivant au milieu de gens pauvres, sans aucun Européen autour de moi, j’ai une vision du Maroc autre que celle d’Européens vivant à Casablanca ou à Rabat. Et s’ils ouvraient les yeux, ils verraient les choses autrement. Tant que l’analphabétisme et la misère seront aussi présents, le Maroc mettra des décennies à se tourner vers la modernité, et à redécouvrir des valeurs comme le respect de l’autre et de l’espace public, qui sont pourtant enseignées dans le Coran. Et s’il y a un challenge, c’est bien celui de l’humanisme : “Servir avant soi plus souffrant que soi”, disait mon ami l’Abbé Pierre.

Géraldine Malty, Tanger.



Précision.

Le rapport de la Banque Mondiale sur “le coût de la désunion du Maghreb”, dont les conclusions ont été publiées dans TelQuel (n° 278), a également été réalisé sous l’impulsion de l’Institut européen de la Méditerranée, à Barcelone.
 
 
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