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Politique. Les imams interdits de Parlement
Torture. A-t-on vraiment tourné la page ?
Renseignement. Le commando économique de la DGED
Élections. La foire aux programmes
Société. Amours au pied du minaret
États-Unis. Hillary, la prétendante
France. La dream team de Sarkozy
Marché automobile. Sur les chapeaux de roue
Festival. Essaouira l'Africaine
Musique. Beyrouth Underground
Tournage. Sur les traces de Kherboucha
N° 280
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Adil Boukhima

La semaine.

Salaheddine Mezouar.
(AIC PRESS)

Commerce intérieur. Les objectifs de Rawaj

C’est fait. Le plan Rawaj, relatif au développement du commerce intérieur, a été annoncé officiellement lundi dernier par Salaheddine Mezouar, ministre du Commerce et de l’Industrie. Le plan vise à assurer une restructuration et une mise à niveau harmonieuse du commerce. Autrement dit, accompagner le développement des grandes et des moyennes surfaces, sans pour autant sacrifier les petits commerçants de quartier. Ce projet est d’autant plus important que le commerce indépendant emploie plus d’un million de personnes. Concrètement, Rawaj ambitionne de tripler le PIB du commerce (qui
devrait atteindre 180 milliards DH en 2020), porter sa contribution au PIB national à 15 % (au lieu de 11 % en 2006) et créer plus de 450 000 emplois (soit 35 000 emplois annuellement). Tout cela moyennant un programme de restructuration qui commence par l’approvisionnement et va jusqu’au service après-vente. Des objectifs certes ambitieux, mais qui donnent une idée de l’importance du travail à engager. Il faut dire que la tâche est loin d’être facile. Le diagnostic réalisé par le département de l’Industrie fait ressortir un certain nombre de dysfonctionnements, dont l’absence d’une main d’œuvre qualifiée, la multitude des intervenants institutionnels, les réseaux incontrôlables d’intermédiaires et, surtout, l’importance du marché parallèle.


Plan Azur. Lancement des travaux de Mazagan

Adil Douiri, ministre du Tourisme, peut pousser un ouf de soulagement. Le lancement des travaux de construction de la station touristique Mazagan, l’un des piliers du plan Azur, a été officialisé lundi dernier, en présence notamment de Driss Jettou et de Sol Kerzner, président de Kerzner International, chef de file du programme. Ce projet, qui devrait donner un nouveau souffle à l’économie de la région d’El Jadida, devrait être livré en avril 2009. La première tranche nécessitera un budget de 3 milliards de dirhams et sera construite sur un terrain de 324 hectares de terres côtières. Le projet prévoit un hôtel 5 étoiles, un casino avec “salon privé”, un terrain de golf de 18 trous et une station thermale. Une grande salle de réception et de conférences pouvant accueillir quelque 1000 personnes est également au menu. Le projet permettra la création de 10 000 emplois.


Maroc / Algérie. Le business d’abord

Les opérateurs économiques réussiront-ils là où les politiques ont échoué ? En organisant la Semaine de l’Algérie au Maroc (du 26 juin au 1er juillet, à la Foire internationale de Casablanca), les promoteurs de la manifestation ambitionnent de créer un nouveau pont de coopération entre les deux pays. Près de 80 entreprises algériennes, représentant les secteurs privé et public, participent à cette exposition. Les secteurs de l’agro-alimentaire, de l’électroménager, de la chimie-pharmacie, de l’artisanat, du tourisme, des grands travaux et du bâtiment y sont représentés. Reste à savoir si ces opérateurs réussiront à saisir les opportunités de partenariat. Jusqu’à présent, les relations commerciales entre les deux pays restent dérisoires, atteignant à peine 3,37 milliards de dirhams en 2005.


Prospective. Les scénarios du HCP

Le Haut commissariat au plan vient de présenter le fruit de sa dernière réflexion sur la croissance économique et le développement humain. L’étude, qui englobe la période 2007-2015, se base sur trois pistes. Le premier scénario d’émergence, qui table sur une ouverture progressive sur l’économie internationale, permettrait une croissance économique annuelle de 5,5% et un taux de chômage de 10% à l’horizon 2015. Le second scénario table sur le “tout économique”, avec un rEtat- régulateur, au service du secteur privé. Conséquence : une croissance moyenne de 6,4%, un taux d’investissement de 32,1% et un taux de chômage de 16,3%. Enfin, un scénario catastrophe avec, comme toile de fond, la lenteur des réformes économiques et une faible intégration sectorielle. L’aboutissement serait une croissance de 4% et un taux de chômage de 17%.


Textile. L’AMITH s’associe à Inditex

En contact depuis février dernier, l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) et le groupe Inditex viennent de signer un accord de partenariat. Les deux parties s’engagent à mettre en commun des moyens visant à améliorer la conformité aux critères des codes de mode, d’éthique et de développement durable. Le protocole cible notamment la généralisation du label Fibre Citoyenne à l’ensemble des fournisseurs marocains du groupe. L’accord représente aussi une sorte d’engagement d’Inditex pour développer son activité au Maroc. Inditex regroupe huit enseignes (Zara, Pull & Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho, Zara Home et Kiddy’s Class), et compte pas moins de 3200 boutiques implantées dans une soixantaine de pays.


Maroc Telecom. Les 4% arrivent

L’annonce a été faite mercredi 26 juin. L’Etat a engagé la cession de 4% du capital de Maroc Telecom, correspondant à environ 4,6 milliards de dirhams, soit la deuxième plus importante opération dans l’histoire de la Bourse de Casablanca. Cette cession prend la forme d’un placement réservé aux investisseurs institutionnels marocains et internationaux par construction d’un livre d’ordres. Elle porte sur 35 163 814 actions. Au terme de ce placement, l’Etat détiendra 30% du capital et des droits de vote de Maroc Telecom et le flottant de la société sera porté à 19%. Outre sa contribution au budget de l’Etat, cette opération est une belle occasion pour attirer de nouveaux investisseurs et, par la même occasion, améliorer la liquidité et la visibilité du titre.



Pendant ce temps, le peuple….
Business Party

La quarantaine bien entamée, la tête bien faite et la fortune bien amassée, le temps était venu pour Amyn de se lancer dans la Syassa. “Daba, la politique est en vogue même chez les surdoués”, se dit-il. Il lui reste néanmoins à choisir son camp. Pas facile de trancher entre la quarantaine de partis du royaume. Cartésien, Amyn commence par dresser une short-list des formations politiques intéressantes. Il se voit bien comme militant du “Parti de l’Istighlal”, comme tous les Fassis de son état. Ou encore, adhérer au parti des “Travaillistes fainéants” comme ses confrères banquiers. “Annahs Addimocrati” l’intéresse particulièrement pour son histoire : “Comment un mouvement qui s’appelait Ilal Amam s’est transformé en parti aussi arriéré”, pense notre héros. Finalement Amyn tranche pour “l’Union Surréaliste des Farces Populaires”. La raison est toute simple : avec sa flopée de candidats qui se disputent les têtes de liste, Amyn ne risque pas de se retrouver en lice pour les législatives. Car pas question de compter sur les élections pour gravir les échelons de la politique. Amyn préfère le rôle de partisan sans convictions, dont les compétences indéniables pourraient lui permettre de décrocher un portefeuille ministériel. Bref, devenir un de ces nouveaux technocrates qui reçoivent la carte du parti une fois installés dans leur fauteuil de ministre. Un peu comme son grand modèle et associé en affaires : Adil “l’Istighlalien”. Ensemble, ils s’attèleront à ressusciter la fameuse Koul-nta. Car, au fond, la politique au Maroc, c’est la continuation du business par d’autres moyens…



OFF.

Le Plan national de simplification des procédures du commerce extérieur devrait entrer en vigueur d’ici fin juillet. Piloté par le Conseil national du commerce extérieur (CNCE), ce projet se fixe pour objectif la facilitation des procédures à travers la mise en place d’un guichet unique virtuel. La gestion de la plate-forme informatique sera concédée au secteur privé.


Prévu initialement pour juin, le Livre blanc de la CGEM ne sera finalement prêt qu’à partir du 30 juillet. À l’origine de ce report, le retard pris par les consultants étrangers qui ont travaillé sur le Livre blanc du Medef, l’organisation patronale française. Ce livre, rappelons-le, devrait contenir des propositions relatives à un ensemble de secteurs.

 
 
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