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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine.
Royaume-Uni. Welcome Mr. Brown
Le jour de Gordon Brown est enfin arrivé. Pour Brown, 56 ans, cest la fin dune longue et patiente attente : il attendait depuis des années de succéder à Tony Blair, après avoir été, avec lui, lartisan de la renaissance du Labour et du retour des travaillistes au pouvoir en 1997. Les deux hommes ont des relations compliquées. Ils ont gravi les échelons ensemble dans le Parti travailliste. Mais lorsquil a fallu en briguer la tête, il sest fait doubler par son meilleur ami et rival - Tony Blair. Ministre des Finances depuis 1997, Brown a, cette fois-ci, |
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été investi chef du Labour et est devenu mercredi le nouveau premier ministre.
Brown est né à Giffnock en Ecosse en 1951. Ce fils de pasteur, austère et travailleur, sengage très tôt au sein du Parti travailliste. À 12 ans déjà, il distribuait des tracts pour le Labour. Studieux, il intègre lUniversité dEdimbourg. Très brillant, il obtient un doctorat dont la thèse porte sur lhistoire du Labour. Peu après, il donne des cours déconomie et se lance dans le journalisme télé. Elu député en 1983, à 32 ans, il devient secrétaire au budget du cabinet fantôme en 1987, puis chancelier fantôme en 1992. À la mort de John Smith, en 1994, Brown fait partie, avec Blair, des successeurs potentiels. Les deux hommes auraient passé un célèbre pacte dans un restaurant nommé Granita : Brown aurait accepté de laisser la direction du Labour à Blair en échange de devenir chancelier de lEchiquier (patron de lEconomie), puis de lui succéder. Il nen fut rien. Blair a enchaîné trois mandats (1997, 2001, 2004) devant un Brown frustré.
Il ny aura pour autant pas de changement majeur par rapport à la politique blairiste. Certes, Brown a critiqué quelques décisions sur lIrak, mais il demeure un atlantiste convaincu, comme Blair. Plus méfiant avec lEurope que Blair, Brown devrait chercher à ouvrir lUE à la mondialisation et à la rapprocher de Washington. Fermement anti-protectionniste, il voudra convaincre les Européens dadopter les recettes quil a appliquées en Grande-Bretagne, en prônant la libéralisation. Sur le plan local, il naura de cesse de rassurer les classes moyennes et les milieux daffaires avec un plan de rigueur budgétaire. |
Irak. Ali le Chimique condamné à mort
Le cousin et proche collaborateur de Saddam Hussein, Ali Hassan al-Majid, dit le Chimique, a été condamné à mort par pendaison, dimanche dernier. Lhomme a été jugé avec deux autres dignitaires de lancien régime, pour son rôle dans lopération Anfal, une campagne dexécutions de masse et de bombardements chimiques menée au Kurdistan, et qui a coûté la vie à 182 000 Kurdes dIrak en 1988. Le Haut tribunal pénal les a condamnés à la peine capitale pour génocide, crimes de guerre et crimes contre lhumanité. Le proche de Saddam a été accusé davoir ordonné lutilisation darmes chimiques contre les Kurdes. Résigné, Ali le Chimique, 66 ans, couvert dun kefieh, aurait lâché à lenoncé du verdict : Merci Dieu dêtre exécuté au nom de la courageuse armée irakienne. La défense va faire appel. Deux autres accusés ont été condamnés à la réclusion à perpétuité. Au Kurdistan, la nouvelle est saluée comme un triomphe pour lEtat de droit et les pratiques démocratiques. |
Palestine. Le sommet de la dernière chance
Petits pas au sommet de Charm el-Cheikh en Egypte. Soumis à une forte attente de gestes concrets, Ehud Olmert na sorti quune carte inattendue : la libération de 250 prisonniers du Fatah. Olmert a aussi confirmé lintention du gouvernement israélien de transférer sur une base régulière à lAutorité palestinienne les 600 millions de dollars de taxes fiscales et douanières collectées par Israël. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a affirmé avoir la main tendue vers les Israéliens pour jeter les bases dune paix juste. Il a appelé Olmert à débuter des négociations politiques sérieuses pour créer un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-est pour capitale. À Gaza, le premier ministre limogé, Ismaël Haniyeh, sest dit prêt à répondre favorablement à un dialogue inter-palestinien. |
Egypte. Un ingénieur accusé despionnage
Un ingénieur égyptien, Mohamed Sayyed Saber, 35 ans, accusé davoir fourni à Israël des informations confidentielles sur les activités nucléaires de lEgypte, a été condamné, lundi, à 25 ans de prison, soit la peine maximale. Selon le Parquet, il aurait fourni des informations au Mossad, de février 2006 à février 2007, sur les différentes activités de la Commission de lénergie atomique où il travaillait. Il aurait perçu 17 000 dollarsen échange. Selon lingénieur, cest en coordination avec les services de sécurité égyptiens quil aurait livré des informations sans importance, puisque déjà parues dans le domaine public, en particulier sur Internet. Laccusé affirme avoir été contacté par deux agents du Mossad présumés, un Irlandais et un Japonais, aujourdhui recherchés par les autorités égyptiennes. |
France. Chirac chez les juges
A peine rentré de son séjour au Maroc que Jacques Chirac a laissé entendre, par la voix de son avocat, quil se tenait à la disposition des juges pour les faits qui lui sont reprochés avant sa prise de fonction en 1995. Son avocat, Me Jean Veil, a déclaré, mardi sur Europe 1, que Chirac sera entendu comme témoin assisté avant le 15 septembre dans laffaire des emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris. Cest potentiellement le dossier le plus inquiétant pour lex-président français, dont le nom a été associé à plusieurs affaires politico-financières avant 1995 (Euralair, Sempap
). Mais Chirac ne témoignera pas devant la justice sur laffaire Clearstream qui a éclaté sous sa présidence. |
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Lu pour vous.
Le début de lère des divisions [BELGIQUE]
Jurek Kuczkiewicz, Le Soir, le 25 juin
Le résultat au sommet européen a livré des raisons de se réjouir comme des raisons de pleurer. On rangera parmi les premières le fait inouï que laccord de samedi fait passer 80% des innovations institutionnelles du défunt Traité institutionnel. Ensuite, avec Angela Merkel et Nicolas Sarkozy et demain, espérons-le, Gordon Brown -, des leaders européens capables de mouiller leur chemise et dy employer une intelligence et une force incontestables, sont nés. Il était temps. Ce ouf de soulagement poussé, ce qui reste sur la table nencourage pas à loptimisme. Les euro-enthousiastes regrettent que lheure ne soit pas encore, ou plus, au rêve européen, avec son hymne, sa Constitution, ou lappellation de ministre européen. Cest peut-être triste. Mais le plus dur, cest que lère des divisions ne fait que commencer. Car il faut bien se rendre à lévidence que la négociation qui a failli capoter portait sur les modalités de fonctionnement des institutions et pas encore sur les défis essentiels de lEurope : gouvernement économique et mondialisation, immigration, lutte contre le réchauffement climatique, sans parler de la remise en cause de la politique agricole commune, une bombe européenne en soi, ou des élargissements
Lorsque les 27 forces divergentes que lon a vues à luvre ces jours-ci entreront en collision sur ces dossiers vitaux, on regrettera la nuit de lautre jour, comme le bon vieux temps. |
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Libye. Les Etats-Unis de Kadhafi
Mouammar Kadhafi na pas mâché ses mots, lundi, à Conakry (Guinée). Le dirigeant libyen a dénoncé le fonctionnement de lUnion africaine (UA). LOUA a échoué, la Commission de lUnion africaine a échoué, le Conseil des ministres africains a échoué, le Parlement africain est un parlement croupion, sest emporté Kadhafi. Daprès le guide de la révolution, il est temps de tourner la page et de créer
les Etats-Unis dAfrique ! Jolie trouvaille. Les masses populaires veulent des routes, des ponts, la santé, léducation, lagriculture, leau
Comment réaliser cela ? , sest interrogé Kadhafi. Cest en créant de grands ensembles, de grands espaces, de grands marchés, parce que même lEurope ne peut assurer sa survie que grâce à lunion. Après la Guinée, Kadhafi se rendra en Sierra Leone, en Côte dIvoire et enfin au Ghana pour défendre son ambition dêtre le Jefferson africain. |
VITE !
Le président vénézuélien, Hugo Chavez, devait se rendre cette semaine en Russie pour signer dimportants contrats darmement. De quoi irriter Washington à la veille dune rencontre entre George W. Bush et Vladimir Poutine. |
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