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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Et vlan pour l’USFP !

Le slogan qu’ a trouvé l’USFP pour sa campagne électorale, “Choisissez votre Maroc !”, me semble inapproprié comme message à adresser aux Marocains. À quoi jouent nos socialistes, déjà vaincus sans péril ? À ma connaissance, lorsque l’alternance fut décidée, et lorsque l’USFP a pris les commandes de cette “expérience unique”, le Maroc était un seul Etat et une seule patrie, avec un seul peuple. Si l’USFP en voit deux maintenant, c’est donc à eux qu’en incombe la responsabilité. Ils nous donnent en plus à choisir entre “leur” Maroc, dont ils s’estiment les inspirateurs, et le Maroc de l’obscurantisme, qu’ils n’ont pas vu venir alors qu’ils étaient au pouvoir. Alors messieurs, soyez réalistes. Si vous partez, ce sera tant mieux. Ne vous vengez pas en divisant le Maroc. Vous avez déjà suffisamment de travail avec vos propres divisions. Le peuple, lui, vous a déjà jugés, à la lumière de votre expérience au gouvernement.

Azzeddine Sadk, Casablanca.



Et re-vlan !

C’est triste de constater que rien ne change dans ce pays qui est le nôtre. Ce sont toujours les mêmes qui se lancent, à nouveau, dans leur minable cinéma à l'approche des élections. Ainsi, le sieur Elyazghi refuserait de “gourverner” avec les islamites (TelQuel n° 281). Heureusement pour lui, le ridicule ne tue pas. Mais depuis quand les partis gouvernent ? Ces soi-disant hommes politiques n’ont même pas la pudeur de se taire et d'attendre les instructions. Pauvres de nous, toujours empêtrés dans cette chimère de “transition démocratique”, qui s'éternise au détriment d’une véritable démocratie, seule issue pour sortir notre pays de la situation où il se trouve. Mais comme on dit, “il ne coûte rien de rêver”. Alors, rêvons…

Yassine Yahya, Casablanca.



Changer ? Une urgence

Je voudrais revenir sur votre article consacré à Abdellah Taïa (TelQuel n° 277). Je pense que chacun doit vivre sa vie comme il l'entend. Ses préférences sexuelles relèvent d’un choix personnel, que personne n'a le droit de juger. C’est d’ailleurs notre grand défaut à nous les Marocains, les a priori et les jugements incessants. Si chacun se mêlait davantage de ses propres affaires, on aurait évité bien des drames et des malentendus. À quand un Maroc débarrassé de la répression sociale et des jugements à l’emporte-pièce, de toutes ces choses que les Marocains ne semblent pas vouloir dépasser ? C’est en changeant les mentalités que ce pays pourra progresser et se développer. Cela devient même une urgence !

Leila Benabdellah, Rabat.



Droit de réponse.

Chahid Slaoui, cité par notre publication comme un des potentiels futurs acquéreurs du Journal Hebdomadaire (TelQuel n°281), “dément toute expression d’intérêt personnel ou professionnel, toute démarche et toute hypothèse d’une quelconque transaction sur la propriété du Journal.” Dont acte.
 
 
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