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Par Abdeslam Kadiri,
(avec agence)
Live Earth. De la musique pour la planète
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Al Gore, ex-vice-président
américain et nouvelle icône
de la lutte contre le
réchauffement climatique.
(AFP)
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Huit méga-concerts ont été donnés le week-end dernier à travers les cinq continents pour sensibiliser lopinion mondiale au réchauffement climatique. Avec le soutien de lancien vice-président américain Al Gore.
Huit concerts-marathons, en 24 heures, pour sensibiliser le monde entier au réchauffement climatique. Cest connu, les Américains aiment faire les choses en grand. Si les experts narrivent pas à réveiller les opinions par des études alarmistes, peut-être la musique le fera-t-elle ? Live Earth, lancé sur le même modèle que le Band Aid de 1985, en |
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faveur de lEthiopie, a réuni, samedi dernier, 150 artistes rock et pop à travers les cinq continents. Le maître de cérémonie nétait autre quAl Gore, lancien vice-président américain. Cest lui qui est à lorigine de la manifestation. Et lécolo-leader comptait sur une audience multimédia record de deux milliards de spectateurs.
Le coup denvoi a été donné à Sydney, en Australie, avec un spectacle de danse et de musique aborigènes. LAustralie, déjà lune des zones les plus sèches de la planète, représente lun des fronts critiques de la lutte contre le réchauffement climatique. Après Sydney, Shangaï et Tokyo ont pris le relais. Un tel concert à Shangaï avait valeur de symbole, alors que lAgence internationale de lénergie atomique (AIEA) venait dannoncer que la Chine pourrait devenir premier producteur mondial de dioxyde de carbone. Ce que Pékin récuse. Et que dire de Kyoto, ville qui a donné son nom au protocole mondial sur lenvironnement, qui prévoit une réduction des gaz à effet de serre.
Rock et pop sur les cinq continents
Après lOcéanie et lAsie, ce fut le tour de lEurope. Un grand concert a eu lieu à Londres, dans le stade Wembley. Des milliers de spectateurs sétaient amassés pour écouter les Red Hot Chili Peppers, Roger Taylor de Queen et les vétérans de Duran Duran. Madonna a clos le show londonien. En Allemagne, à Hambourg, sous une pluie battante, cest la chanteuse colombienne Shakira qui a fait se déhancher les fans, avant de céder la place au rappeur américain Snoop Doggy Dogg. Puis lEurope passait le relais à lAfrique pour un concert à Johannesburg. Le show planétaire sachevait par des concerts dans le continent américain, à New York, Washington et Rio de Janeiro. Les cinq continents ont participé à lidée sympathique dAl Gore de faire bouger les gens en rythme. Des scientifiques ont même sorti leurs guitares en Antarctique pour donner un mini-concert pour la planète Internet.
Reste que militer en soutenant le Live Earth, cest cher : le ticket dentrée au concert dEast Rutherford, à New York, coûtait de 83 à 348 dollars ! Le seul concert gratuit a été donné sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro. Les fonds, assure Al Gore, seront reversés à sa fondation écologique, Alliance for climate protection. Le hic, cest que ces concerts nont pas fait le plein : à New York, Londres et Hambourg, de nombreuses rangées restaient désespérément vides. Dautres critiques ont fusé contre ces shows. Le concert en lui-même est une bonne chose, mais un constructeur automobile comme Daimler Chrysler est le mauvais parrain de cet événement, car il fabrique des produits néfastes pour lenvironnement, relève Thomas Breuer de Greenpeace Allemagne.
La petite musique dAl Gore
En ouvrant le concert de Washington, Al Gore a souhaité que son SOS marque le début dune vaste campagne. Levant la main droite, il a invité les spectateurs à prendre un engagement envers la planète en faisant pression sur leurs gouvernements pour quils signent un nouveau traité de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2009. Al Gore a aussi demandé des citoyens des efforts concrets au quotidien. Ces concerts eux-mêmes devaient donner lexemple, ils nont utilisé que des énergies alternatives (biodiesel, matériaux recyclables
).
Avec ce show planétaire, Al Gore veut faire entendre sa petite musique. Après son triomphe aux Oscars avec son documentaire, Une vérité qui dérange, lex-vice-président de Bill Clinton, défait en 2000 par George Bush, est omniprésent dans les médias. Son nom circule même pour le prix Nobel de la Paix 2007. Ces méga-concerts posent la question du retour en grâce dAl Gore. Lintéressé jure être tombé en désamour avec la politique. Mais il refuse de fermer totalement la porte à un éventuel retour. |
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