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Pages coordonnées par Chadwane Bensalmia
La semaine.
festival Casa Music. Joey est la Starr
Il était la voix rugissante des années NTM, quand La Fièvre tournait en boucle dans les baladeurs. Joey Starr, le co-fondateur de lautoproclamée maison-mère du rap français - divorcé de Kool Shen toutefois - sera finalement la guest-star rap du Festival Casa Music (du 19 au 22 juillet), en lieu et place dIAM. Les organisateurs ont appris à la dernière minute le désistement du groupe marseillais, avec pour raison officielle une infection à la gorge de Shurikn. La mia, ce sera pour une autre fois. En attendant, on se régale à la perspective dune soirée avec la rage du Jaguarr. Car même si le bad boy du rap |
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français a exorcisé ses démons, en les couchant sur papier dans sa bio Mauvaise réputation, même si le Joey révolté et terrifiant de NTM sest apaisé, cédant la place à un pré-quadra engagé, mais moins porté sur la violence, il lui reste toujours assez de verve pour enflammer la scène et les tympans. Son album solo, Gare au Jaguarr, où il règle ses comptes avec son passé, ses détracteurs, son ex-acolyte de NTM et ses rivaux de la scène rap, le montre bien.
Et en cette période pré-électorale, peut-être osera-t-il une petite leçon de civisme, lui qui avait participé à la campagne dinscription aux listes électorales dans les banlieues françaises en 2006. Enfin, on ne saurait trop conseiller aux hôtesses de la RAM de ne pas trop énerver le félin.
Concert le 22 juillet, sur la place Rachidi.
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Sortie. Première foi(s)
Il est arabe, elle est juive. Il saiment et vont bientôt avoir un enfant. Les vraies galères peuvent donc commencer
Pour son premier passage derrière la caméra, lacteur Roschdy Zem na pas choisi un sujet facile. Il arrive pourtant à en faire une comédie romantique au charme touchant, alternant humour subtil et répliques au poil, zigzaguant constamment entre le drôle et le triste. Surtout, Zem arrive à éviter les clichés sur les couples mixtes, tout en énumérant les difficultés et les malentendus qui peuvent surgir quand on essaie de se défaire, en tant quindividu, de sa culture religieuse d'origine. Une jolie prouesse servie par une distribution enthousiaste (une Cécile de France toujours aussi pétillante), un scénario efficace mais intelligent et une mise en scène très (trop ?) sobre.
Au final, Mauvaise foi se présente comme un premier essai aussi prometteur quattachant et, surtout, un message de tolérance bienvenu en ces temps de repli communautaire.
Mauvaise Foi, au Mégarama.
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Télé. Baddou chez Canal+
On la découvert en 2005 sur 2M, en tant que maître de cérémonie de la soirée Sidaction. Depuis, il fut vaguement question dune émission avec la même chaîne, très vite oubliée. Ali Baddou na pas forcément perdu au change, puisque sa carrière, en France, est en train de prendre une tournure plus que prometteuse. Aux commandes de la matinale de France Culture depuis un peu moins dun an, lanimateur rejoindra, à la rentrée 2007, léquipe du Grand Journal sur Canal+. Il succède ainsi à Frédéric Beigbeider, comme chroniqueur, dans la rubrique culture et littérature. Physique avantageux, aisance naturelle, un petit côté jet set, et assez de références bibliographiques dans la tête pour espérer durer dans lémission. |
Avant-première. Le vélo de papa
Pour son premier long-métrage, Hamid Faridi, homme de pub de 38 ans, a choisi de verser dans une veine archi-connue du cinéma marocain : la chronique sociale. Lhistoire est celle dune petite famille (un père pauvre et malade, ses deux filles dont lune est trisomique
Préparez les mouchoirs), soumise au double chantage dun commissaire de police et dun parent véreux. Le premier veut racheter le logis familial pour lancer des projets immobiliers, le deuxième veut intercéder en faveur du policier pour éviter daller en prison. Les deux hommes souhaitent la mort du père de famille, et ce dernier décide un beau jour de partir en vadrouille sur son vélo, avec sa fille trisomique
Conçu pour verser une petite larme et, éventuellement, réfléchir, Le Vélo fait constamment appel au symbolisme et souffre dun petit problème : un excès de misère. Alors, si le genre drame et larmes vous insupporte, vous le trouverez trop conçu, de la bande-son au (sur)jeu des comédiens pour faire chavirer les curs. Sinon, vous aurez tout le temps dacheter une boîte de kleenex. Le film ne sera en salle quen octobre. Si tout va bien. |
Cinémathèque de Tanger. Le plein de projets
La Cinémathèque de Tanger a finalement reçu sa donation, promise en 2006, au titre dun partenariat avec le ministère de la Communication et du CCM. Ce sont donc 2,5 millions de dirhams, destinés à financer la construction dune partie des espaces pédagogiques, qui arrivent à temps pour faire respirer les finances de la Cinémathèque. Dautant que la rentrée 2007 sannonce chargée : la Semaine du film européen, un premier Festival du film espagnol de Tanger en novembre, un colloque, doublé de projections, sur le thème des frontières avec le Centre Jacques Berque, et toujours des cycles cinéma et le cinéclub pour enfants, La Lanterne magique
Côté mécénat, les fondations Prada et Ford semblent intéressées, mais nous préférons donner la priorité a des partenaires publics et privés marocains, nous souffle sa directrice, Yto Barrada, invitée à New York dailleurs par la même fondation Ford en novembre, pour y présenter lexpérience de sa cinémathèque. |
Tournage. Les mensonges de Ridley Scott
Léquipe de Body of lies (corps de mensonges), le prochain long-métrage de Ridley Scott, est arrivée cette semaine au Maroc pour entamer une session de repérages. Le film réunira, pour rappel, Russell Crowe et Leonardo DiCaprio, qui campent respectivement le directeur et un agent de la CIA, solidaires pour piéger un leader dAl Qaïda, en faisant courir la rumeur sur sa supposée complicité avec les services américains. Sauf cas de force majeure, Ridley Scott arrivera donc au Maroc en septembre, pour le lancement de la partie marocaine du tournage, qui comprend cinq semaines à Rabat et sept à Ouarzazate. Ce qui fera probablement coïncider son séjour (et celui de ses acteurs) avec lédition 2008 du Festival du film de Marrakech. À Marrakech, on caresse depuis un moment le rêve de dérouler le tapis rouge à Russell Crowe. Cette fois sera-t-elle la bonne ? |
Atelier. Un centre pour les artistes
Hassan Darsi, sa douzaine dartistes et autres militants du collectif La source du Lion, auront attendu dix ans pour voir prendre forme leur idée dart dans lespace urbain, qui avait fait lactualité en 2002, avec notamment le projet de réhabilitation du parc de lErmitage à Casablanca. La sixième édition de sa passerelle artistique, prévue du 16 au 22 juillet, rassemble cette année les travaux de 27 artistes exposés entre lEcole des beaux arts de Casablanca, le parc de lErmitage et lEspace Actua dAttijariwafa bank. Chaque artiste a fait don dune de ses uvres à la Source du Lion, gage dune participation solidaire à la création dun centre de réflexion et déchanges artistiques à Casablanca. Des volontaires pour un peu de mécénat ?
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Album. Lautre Osfour
Dans la famille Osfour on connaissait le père, feu Mohamed, pionnier du cinéma marocain. Aujourdhui, cest le petit-fils, Jalal de son prénom, qui promet de perpétuer le nom, une guitare à la main et un maxi intéressant en gestation, compilation dune dizaine dannées dexpérimentation de mélanges sonores, plutôt audacieux et dignes de ses gènes. Citons sa tentative de metal oriental, restes de son premier groupe, Kenitra (entendez le petit pont) fondé en 1997, et jouant sur des textes intégralement en arabe il en est particulièrement fier -, ou cette autre recette que le jeune auteur- compositeur avait osé en 2004, avec son deuxième groupe El Mizane, et où il mêle hip hop, opéra et metal
Le maxi sera dans les bacs en août, en attendant lalbum en 2008. |
U-CEF. Dans la cour des grands !
Le producteur électro U-Cef, quon a vu à Timitar aux côtés de Style Souss (à la batterie) et Amarg Fusion (aux qraqeb !) participera à la BO du prochain film de Jonathan Demme, le réalisateur (entre autres) du Silence des Agneaux. Le morceau Moorish Matador, qui ouvrait son album Hallalium, a été retenu par le réalisateur pour son documentaire tiré du livre Peace not Apartheid, de lancien président US, Jimmy Carter. Un livre qui avait créé la polémique aux Etats-Unis, en accusant notamment Israël de pratiquer un système dapartheid dans les territoires palestiniens. Une bonne nouvelle pour le producteur, dont on attend toujours le second album Halalwood, avec notamment une apparition de Damon Albarn (Blur, Gorillaz). Il y a pire comme références
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Le livre.
Beaucoup de travail, un chien et des romans à leau de rose. Le quotidien de Beth est triste et monotone, mais elle sen accommode et se contente, pour seule vie sociale, de la fantaisie dun dîner hebdomadaire chez son oncle gay
jusquau jour où sa meilleure amie lui annonce la nouvelle de ses fiançailles. Beth décide alors de revoir sa vie de fond en comble. Elle plaque son boulot, se paie quelques semaines de farniente et finit par rejoindre une agence de relations publiques et dévènementiel. Très vite, Beth prend goût aux mondanités du New York nocturne et branché. Sympathique, drôle mais sans prétention, dans le genre, People or not people ne vaut pas son aîné, Le Diable shabille en Prada, premier roman de Lauren Weisberger. Il nen reste pas moins distrayant.
People or not people, Lauren Weisberger ; Ed. Pocket.
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Humeur.
Blogosphèrons en rond
Tu devrais lire jimaroc.com, le blog des jeunes intellectuels du Maroc, nous affirmait cette semaine un ami. Ce dernier était diplômé de Sciences Po Paris, école qui avait liposucé ses rondeurs indésirables pour le rendre aussi lisse et carré quun lego. Cependant, nous avons suivi son conseil par respect pour sa capacité à emboîter les cubes de manière scientifique, qualité qui nous fait cruellement défaut depuis notre entrée en maternelle. Mais, à peine entrés sur jimaroc.com, on a maudit Descartes, son surfait je pense, donc je suis, et notre ami par transitivité. Topo de la déconvenue. Le postulat fondateur du site des éclaireurs de lavenir, censé élever notre esprit bovin et rond, assène que ce blog est créé pour réussir lémergence dune nouvelle génération dintellectuels marocains, qui ne se noient pas dans les individualités errantes et qui sont conscients que la vie séchange !. Nous étions clairement en territoire ennemi. Un no mans land abscons, pétant plus haut que son postérieur, bourré de références à des penseurs aussi féconds que la baronne Nadine de Rotschild, lauteur du Guide des bonnes manières ; une intellectuelle plus connue pour sa maîtrise du souab à la française que pour ses fulgurances. Le reste est du même tonneau, un magma informe où lon débat avec le sérieux dune rupture danévrisme, en opinant de concert sur une chronique de Khalid Hachimi Idrissi dALM. À vous faire aimer les blogs bourrés de photos de filles girondes. On est certain, au moins, dy trouver une certaine profondeur. Celle de leur décolleté
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Horowitz et Kandisha
Qui ne tente rien na rien. Pour signer la bande originale de son deuxième long-métrage, Aïcha Kandisha, Jérôme Olivar-Cohen ne voyait quun compositeur, le célébrissime Richard Horowitz, auteur notamment de la BO dUn thé au Sahara de Bernardo Bertolucci. Et il a fini par convaincre lintéressé. Rendez-vous en 2008 pour en apprécier le résultat.
Tout le raï à Oujda
Khaled, Bilal, Amine, Mohamed Lamine, Zahouania, Réda Taliani, Hamid Bouchnak, lOrchestre National de Barbès
Le Festival international de raï dOujda (du 19 au 21 juillet) a manifestement mis la barre (des stars) très haut pour sa première édition. De quoi donner du crédit au nouveau leitmotiv de la ville : Oujda, moi jy crois.
Rock du Maroc
Un concert pour réunir les défenseurs et fans dun metal Made in Maroc. Le 14 juillet, à la salle Allal El Fassi à Rabat, la deuxième édition du Open Ears fait monter sur scène les finalistes du dernier tremplin du Boulevard, Despotism, Imperium, Sawlegen et Atmosfear. |
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