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La semaine Maroc

Abdeslam Yassine
serait-il mourant ?
(DR)

Cheikh Yassine. Bientôt la fin ?


Cheikh Yassine serait-il mourant ? Des sources proches de la Jamaâ parlent d’une brusque détérioration de l’état de santé du guide d’Al Adl Wal Ihsane (complications respiratoires) qui aurait nécessité plusieurs déplacements en urgence dans une clinique de la capitale ou opèrent des médecins adlistes pour la plupart... “Faux, rétorque toutefois une autre source dans l’entourage de Yassine. Le Cheikh est malade comme un homme de 80 ans peut l’être. Il subit des crises de temps en temps, c’est tout. Et il n’a jamais été hospitalisé, ce sont les médecins qui se
déplacent à son chevet”. Hospitalisé ou pas, le Cheikh inquiète, par la précarité de son état de santé (il traîne une tuberculose mal soignée depuis 1974 et va souvent consulter pour des troubles respiratoires), les premiers cercles de la Jamaâ. Son absence, deux dimanches de suite, de la fameuses visio-conférence dominicale sur le web, a été perçue comme un signal d’alarme. Et l'omerta imposée sur ses ennuis de santé est de moins en moins respectée par les militants de base, qui s’interrogent déjà sur l’après-Yassine. Les élites de la Jamaâ préfèrent, quant à elles, camper sur leur position : le Cheikh n’est pas malade, et ceux qui le prétendent sont des personnes mal intentionnées. “Toutes ces allégations (sur la santé de Yassine) sont de pures calomnies concoctées par les services de renseignement pour véhiculer l’image du cataclysme qui frapperait la Jamaâ au cas où le Cheikh venait à mourir” explique ainsi un dirigeant d’Al Adl. Pas si sûr...


Benmoussa. Et les diplômés chômeurs ?

L’Observatoire des droits humains, qui regroupe la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’homme) et l’OMCT (Organisation mondiale contre la torture), a officiellement saisi, le 11 juillet, le ministre de l’Intérieur Chakib Benmoussa, pour lui exprimer sa “préoccupation quant à la perpétration de graves actes de violence de la part des forces de l’ordre lors de manifestations pacifiques en faveur des libertés syndicales et du droit au travail au Maroc”. Benmoussa a été ainsi interpellé au sujet des fameuses manifestations de rue du 1er mai et du 15 juin, mais aussi - et c’est assez inédit - des interventions musclées contre les sit-in des diplômés chômeurs.


Farce. La der de Ziane

Ce n’est pas un secret : Mohamed Ziane, leader (accessoirement farceur) du parti libéral marocain (PLM), et surtout farouche adversaire des socialistes, accuse le ministre des Finances, Fathallah Oualalou, de percevoir des primes confortables des caisses de l’Etat. “Ils (les socialistes) veulent se moquer des Marocains, nous allons nous moquer d’eux”, tonne Ziane, qui vient de mettre son idée à exécution : sillonner le Maroc avec une tirelire à la main… pour collecter de l’argent au profit de Oualalou (“Puisqu’il n’en a pas !”, ironise encore Ziane). Qu’en pense le ministre socialiste des Finances ?


Casa Music. La surprise Sami Yusuf

La surprise du Festival Casa Music (19-23 juillet) porte un nom : Sami Yusuf, le célèbre chanteur britannique (et musulman), connu pour ses chants religieux. “Cela fait déjà deux ans que l’idée est dans l’air”, nous explique un membre du comité d’organisation. La présence de Sami Yusuf semble répondre, a priori, à un besoin d’équilibre (politique), une manière d’éviter les habituelles foudres islamistes, allergiques à toute idée de festival… “Ce n’est pas notre problème. Yusuf est d’abord un artiste, et le programmer revient à faire sortir dans les rues de Casablanca un public familial qui fréquente très peu les festivals. Ce n’est pas une concession aux islamistes, mais une bonne idée marketing”, rétorque un membre du comité d’organisation.


Code de la presse. RSF (aussi) dit non

Reporters sans frontières a adressé, jeudi 12 juillet, un courrier au premier ministre Driss Jettou, lui faisant part de sa préoccupation face au maintien des peines d’emprisonnement pour des délits d’opinion dans le projet de réforme du Code de la presse. Rappelant que les actuelles dispositions du Code ont “permis, en l’espace de cinq ans, de prononcer au moins treize condamnations” contre des journalistes, l’ONG rejette l’article 100 du projet de loi, qui prévoit la prison ferme en cas de récidive, même pour les infractions auparavant punies d’une peine d’amende seulement. RSF, qui a relevé pas moins de 26 articles en contradiction avec les standards internationaux, s’inquiète par ailleurs des pouvoirs disciplinaires du Conseil national de la presse, qu’il juge menaçants car bien trop larges. La balle est (depuis des mois) dans le camp du gouvernement marocain.


Affaire Al Ousboue. Alaoui poursuivi

L’affaire Al Ousboue Assahafi enfle, depuis la parution dans le tabloïd, daté du jeudi 6 juillet, d’un article donnant du crédit à un canular électronique sous le titre “Graves développements dans l’affaire du Sahara”. Le scoop ? De faux messages du SG de l’ONU Ban Ki-Moon, racontant à un ami ses mésaventures avec la délégation marocaine. Le directeur de l’hebdomadaire, Mostafa Alaoui, n’imaginait pas que sa couv’ lui causerait autant d’ennuis. “Nous avons retiré le numéro de la vente, dès samedi”, rappelle-t-il en réitérant ses excuses. Entre-temps, le procureur du Tribunal de première instance de Rabat, après avoir ordonné à la police judiciaire d’interroger Alaoui, en présence de son informaticien, a décidé d’engager des poursuites contre le directeur d’Al Ousboue. Affaire à suivre.



3 questions à Lahcen Daoudi
[Membre du secrétariat général du PJD]


Vous venez de dévoiler votre programme électoral. Que contient-il de nouveau par rapport aux autres ?
Notre conception de l’emploi est différente. Pour nous, le taux de chômage ne doit pas être considéré comme un tout. Il diffère selon le milieu urbain ou rural. Dans les campagnes, une jeune bergère est une personne active. Faire des projections sur le taux de chômage national est de la pure bêtise. Dans les villes, nous voulons le ramener à 12% et dans les campagnes à 2,5%, mais avec une véritable politique de lutte contre la précarité. Nous proposons ainsi le parrainage de 100 000 enfants pour encourager la scolarisation et voulons créer un fonds de solidarité qui sera alimenté par des augmentations fiscales sur les opérations boursières, les redevances sur la dernière tranche de l’eau potable et l’électricité, et la taxe d’habitation sur les biens immobiliers dont la valeur locative dépasse 40 000 DH par an. Le principe est simple : les riches ne peuvent pas bénéficier des subventions de l’Etat au même titre que les pauvres.

Vous allez vous attirer des animosités…
Il faut établir une justice sociale. Le riche doit subventionner le pauvre. Personne ne nous en voudra parce que nos quartiers pauvres seront plus sûrs, plus épanouis. Et cela rassurera les personnes aisées qui peuvent travailler en toute sécurité.

Quelle est votre marge de manœuvre par rapport au roi ?
Un parti doit apporter des solutions techniques et, dans tous les cas, notre projet de société n’est pas différent de celui du souverain.


Kétama. Une vie après le kif

A Kétama, il n’y a pas que du kif. Pour preuve, les trafiquants ont trouvé un autre filon moins juteux, mais qui rapporte quand même : celui du bois de cèdre. Le Collectif des associations de protection de l’environnement du nord du Maroc dénonce ainsi “en cette période de l’été 2007, l’abattage criminel de cèdres centenaires du Mont Tidighine (Région de Kétama)”. Le collectif, qui regroupe une dizaine d’ONG dédiées à l’écologie, s’interroge notamment sur “le silence du président de la commune et des services forestiers concernés, qui assument la responsabilité dans la destruction de ce patrimoine naturel”. Il y a de quoi s’interroger, en effet.


Drame. Victimes d’un câble…

Le 3 juillet dernier, les pompiers de Tanger ont été sollicités pour une besogne bien particulière : les soldats du feu devaient tout simplement couper le courant électrique de haute tension qui traverse la commune de Charf… pour faire descendre les cadavres de deux jeunes hommes électrocutés sur le sommet d’un pylône ! Selon des sources locales, les deux personnes, comme beaucoup d’autres, avaient pris l’habitude de couper les câbles de cuivre avant de les revendre au prix fort. Les 22 000 watts n’ont laissé aucune chance aux deux malheureux, décédés sur le coup.


Universités. Des soutiens aux amazighs

Un collectif dit “de soutien des détenus politiques amazighs” vient de voir le jour à Paris. Composé d’une quinzaine de militants résidents en France, ce collectif veut faire pression sur le Maroc, pour libérer les 18 étudiants berbères arrêtés lors des événements qui ont secoué les universités d’Agadir, de Meknès et d’Errachidia en avril dernier. Pour rappel, certains de ces étudiants sont poursuivis pour homicide (contre la personne d’un étudiant gauchiste à Errachidia). “C’est une affaire plus politique qu’autre chose, l’Etat poursuit les étudiants d’abord parce qu’ils sont militants de la cause amazighe”, s’enflamme un membre du comité de soutien. La justice tranchera.


Patrimoine. Les conseillers disent oui, mais...

Les conseillers de la Deuxième Chambre ont fini par valider le projet de loi sur la déclaration de patrimoine… des parlementaires. Le texte, longtemps en ballottage, n’a été entériné qu’au prix de certains amendements (à l’avantage des députés). Exemple : si un conseiller refuse de déclarer l’ensemble de ses biens, il pourra toujours bénéficier d’un délai de grâce, évitant ainsi toute sanction dans l’immédiat. Autre amendement : ce n’est plus la Cour des comptes qui examinera les déclarations, mais une commission “neutre” regroupant des magistrats de la Cour suprême et des membres du Conseil constitutionnel. Le projet de loi devra, à présent, retourner à la Première Chambre avant d’être publié au Bulletin officiel.


Drogue. Tahona nie tout

La comparution de Mustapha Echeeri, alias Tahona, devant la Cour d’appel de Tanger le 10 juillet, a été marquée par une atmosphère bien curieuse. Le baron de la drogue, inculpé pour “trafic de drogue et corruption de fonctionnaires” a tout bonnement nié tout lien avec le trafic de drogue. Il a, de plus, chargé les enquêteurs, qui lui ont fait signer les procès verbaux, de tous les maux. La suite du procès a été reportée au 24 juillet, la Cour ayant demandé la comparution de deux gendarmes de Ksar Sghir, accusés (par le baron) d’avoir touché des pots-de-vin pour le laisser circuler en paix.


Presse. Borja dérange

Le photographe de presse et directeur de l’agence AIC Press, Mourad Borja, a comparu mardi dernier devant le Tribunal de première instance de Casablanca, pour l’accusation d’“outrage à fonctionnaire”. L’affaire remonte à juin 2005 lorsque Borja, en plein exercice de son métier, en était pratiquement venu aux mains avec des policiers qui voulaient, d’après certains témoignages, lui confisquer son appareil photo et fouiller sa voiture. “C’est un coup monté, cela fait un moment que les autorités cherchent à me piéger parce que mes photos les dérangent”, se défend Borja, qui affirme avoir le soutien de nombreux avocats, ONG et publications de la presse écrite.


People. Cyril s’amuse au Maroc

Invité par une agence marrakchie d'événementiel, Cyril, le vainqueur de l'édition 2007 de la Star Academy, a séjourné du 7 au 10 juillet au Maroc. Durant ce séjour, où il était constamment accompagné de son amie, la pianiste Micheline Mona, le jeune chanteur martiniquais, coqueluche des djeun’s, a animé deux soirées dans des clubs privés branchés : la première à Marrakech, la deuxième à Bouz’(nika). Surpris par l'enthousiasme de ses fans marocains, l’apprenti-star, constamment sollicité pour des photos et des autographes, a promis de revenir prochainement pour un méga-concert en compagnie de quelques-uns de ses anciens acolytes de la Star Ac. Avis aux groupies !


Edition. Dima Dima Hamra

Les aficionados du Wydad de Casablanca vont être aux anges. En septembre prochain, un ouvrage retraçant les 70 ans d’histoire de leur club préféré sera disponible dans les librairies. Au sommaire : 288 pages, 450 photos et documents inédits, sans oublier les anecdotes croustillantes. Derrière cette prouesse, qui a nécessité deux ans de travail, l’actuel directeur de Sport Dev, la filiale sportive de la CDG, Mhamed Zeghari. Ce passionné de ballon rond de 36 ans, ancien dirigeant du Wydad et membre du - malheureux- team Maroc 2010, compte plus tard récidiver avec un nouvel ouvrage, cette fois consacré à l’équipe du Maroc. Y a-t-il des Rajaouis dans la salle ?


Télé. Laraïchi prépare son ramadan

Le président de la SNRT, Fayçal Laraïchi, a décidé de suivre de très près les productions ramadanesques de la première chaîne. Depuis près d’un mois, armé des cahiers de charges de la chaîne, le président du holding audiovisuel public assiste personnellement aux séances de visionnage des commandes d’Al Aoula pour ramadan prochain, et ce en présence du directeur des programmes et des directeurs artistique et marketing, sans oublier les patrons des sociétés de production prestataires. Objectif : sensibiliser tout ce beau monde “au souci de qualité de la chaîne et à l’importance de la grille de ramadan”. Bon courage.


Politique. Pas si mariés que ça

Pénalisés par la nouvelle loi électorale, le PND et le parti Al Aahd ont créé une union, dont le nom n’a pas encore été décidé. Le but est de pouvoir constituer un groupe parlementaire. La nouvelle alliance présentera 86 listes communes. Mais dans 9 circonscriptions, les deux partis vont se présenter séparément pour donner leurs chances aux grosses pointures “qui ne peuvent pas être sacrifiées sur l’autel de l’union”, dixit Abdellah Kadiri du PND. Les chefs respectifs des deux partis vont donner l’exemple. Kadiri guidera la liste commune de Berrechid, son fief de toujours, alors que Najib Ouazzani, SG d’Al Aahd, conduira celle de Nador.


Presse. Marhba Assabahia

Moins d’un an après l’échec de l’expérience Maroc soir, le groupe de presse de Othman El Omeir récidive avec un nouveau quotidien, cette fois arabophone. Assabahia (ainsi a-t-il été baptisé, sans doute en référence au titre “historique” du groupe, Le Matin) sera généraliste au même titre que son aîné Assahra Al Maghribia, “mais il ne lui fera pas concurrence”, insiste le rédacteur en chef, un nouvel arrivant, Hassan El Attafi. Assabahia aurait plutôt pour “mission” de marcher sur les plates-bandes du trio Al Ahdat Al Maghribia, Al Massae et Assabah. Le numéro zéro est bouclé et la première livraison sera dans les kiosques au début de la semaine prochaine. Bon vent !


Affaire. Al Adl, classé X

Après l’affaire de Rachid Ghoulam, les Adlistes font face à un nouveau scandale, déclenché cette fois-ci à Agadir suite à la diffusion d’images prises par une caméra vidéo, montrant l’un des responsables de la Jamaâ en “situation compromettante” avec l’épouse de l’un de ses compagnons de la section locale d’Al Adl Wal Ihsane. Comment ces photos ont été prises ? Qui les a distillées à la presse ? “C’est une affaire louche. Pourquoi n’a-t-on pas poursuivi le responsable en question en justice ?”, proteste un membre de l’organisation, pour qui la vie personnelle des frères ne peut aucunement être confondue avec la ligne politique de la Jamaâ. “Nous avons pris la décision de répondre au moment opportun pour ne pas donner aux services de sécurité l’occasion de nous traîner dans la boue”, ajoute notre source. Une guerre secrète où, visiblement, tout est permis.



Humeur. Élections utiles

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Hier on disait les élections marocaines malhonnêtes, aujourd’hui simplement inutiles. Le concept n’est pas si bête, il est au contraire si sérieux qu’il touche à l’organisation même de la vie (politique) marocaine, et à sa Constitution. En 2002, certains se souviennent encore du cas de cette personnalité publique, assez estimée du reste, qui a failli sombrer dans une dépression nerveuse au lendemain de son échec aux élections. Notre homme n’acceptait pas l’idée d’avoir été rejeté par les siens, dans son propre fief. Ce qui ne l’a pas empêché, quelques semaines plus tard, de se retrouver ministre, par le miracle d’une nomination royale ! Ce cas n’est pas unique, mais seulement aberrant. Se faire jeter “démocratiquement” par son quartier, et finir par s’imposer à tout un pays, revient à débarquer par la fenêtre après avoir été chassé par la porte. C’est indécent, presque blessant. Toujours en 2002, l’USFP, l’Istiqlal, et dans une certaine mesure le PJD, avaient fait de leur mieux pour se prévaloir du titre, ô combien virtuel, de “vainqueur” des élections. Aucun de ces partis n’a été pour autant capable de gagner le fauteuil tant convoité de premier ministre, qui a échu en dernier lieu à l’organisateur même de ces élections : Driss Jettou, alors ministre de l’Intérieur, propulsé chef de l’exécutif sur décision royale ! Ces rappels ne sont pas inutiles, à la veille de nouvelles consultations électorales. En 2002, la relative honnêteté du scrutin a été effacée des tablettes par les effets pervers du mode de désignation des futurs ministres. Cette blessure-là risque encore de se reproduire en 2007, pour les élections les mieux marquetées de l’histoire du royaume. Car voter pour quelqu’un, et se faire gouverner par quelqu’un d’autre, c’est le meilleur moyen de se sentir inutile.



VITES !

Bab Zaër, c’est le nom de la ville nouvelle en construction dans la région de Aïn Aouda, près de Rabat. Le prince Moulay Hicham, en convalescence aux Etats-Unis, figure parmi les principaux promoteurs de ce projet de moyen et haut standings, qui s’étale sur 3000 ha. Le projet, qui prévoit aussi la construction d’une université sur le modèle américain, est en gestation depuis deux ans.


À partir de ce lundi 16 juillet, 36 détenus islamistes entreront en grève de la faim à la prison de Kénitra. Ils demandent leur transfert dans des centres de détention proches de leurs familles. L’association Annassir dit s’attendre au pire, en raison de l’état de désespoir qui règne parmi ces détenus, condamnés à des peines supérieures à 20 ans.


Les agents des RG ont convoqué des Marocains ayant séjourné en Syrie, en Irak ou au Pakistan. Les questions ont porté sur la nature du séjour et sur les contacts noués avec les ressortissants de ces pays. En langage policier, cela s’appelle un “examen de situation”.


Pour les besoins de la campagne électorale, le PJD lancera un nouveau journal qui portera tout simplement le nom du parti : Justice et Développement. Cette publication n’a rien à voir avec l’hebdomadaire Arraie (L’Opinion), récemment créé par le PJD. Elle servira juste à “vendre” le parti aux électeurs.


L’arrestation de 13 Syriens, dimanche dernier à Oujda, a mis tous les agents de police sur les dents. Après avoir envisagé la piste terroriste, les services de sécurité se sont rendus à l’évidence : il ne s’agissait que de clandestins qui espéraient, via le royaume, pénétrer dans l’eldorado européen. Fausse alerte.


Le procès de Moulay Ibrahim Lamrani, alias Lee Murray, Britannique d’origine marocaine, et de son compatriote Paul Allen, poursuivis pour “association de malfaiteurs et détention de drogue” a été de nouveau reporté, cette fois-ci au 19 septembre.


Le Maroc aurait accepté de rapatrier pas moins de 2000 mineurs, qui séjournent actuellement dans les centres dédiés aux émigrés clandestins en Espagne. Cette “faveur” aurait été concédée lors de la rencontre au sommet, mardi à Madrid, entre des officiels marocains et espagnols consacrée à la lutte anti-terroriste.
 
 
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