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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Abdeslam Kadiri

La semaine.

Le président américain, George
Bush, n’est pas près de réduire
le contingent des GI’s en Irak.
(AFP)

Irak. Bush persiste et signe


Envers et contre tous, George Bush a une nouvelle fois rejeté, mardi, les appels des parlementaires à un retrait des soldats américains d’Irak. Le président américain réclame de la patience, jusqu’à la publication d’un rapport, en septembre, du commandement sur place. “Nous avons un plan pour nous conduire à la victoire”, a-t-il déclaré lors d’une visite à Cleveland. “J’appelle le Congrès à donner au général David Petraeus une chance de revenir nous voir et de nous dire si sa stratégie fonctionne (…) Le niveau des troupes doit être décidé par nos
commandants sur le terrain, non par des personnalités politiques à Washington”, a-t-il ajouté. Ces propos interviennent quelques jours avant la publication d’un rapport intérimaire du Pentagone sur la situation en Irak, depuis la décision de G. Bush d’augmenter sensiblement le nombre de GI’s qui y sont stationnés. Selon des extraits de ce rapport, cités par la presse américaine, l’augmentation du nombre de boys n’a pas changé la donne sur le terrain et les Irakiens sont encore dans l’impossibilité d’assurer, seuls, leur sécurité face aux insurgés. Les Etats-Unis comptent aujourd’hui quelque 160 000 militaires en Irak.

Peu avant les déclarations du président américain, des parlementaires démocrates ont de nouveau appelé à un retrait avant le 30 avril 2008. Les Démocrates ont déposé un amendement à un projet de loi du Sénat sur la Défense, limitant clairement la mission américaine en Irak. Le texte exige que le retrait débute moins de 120 jours après l’entrée en vigueur de la loi et soit achevé avant le 30 avril 2008. Il demande aussi de limiter les opérations américaines en Irak à la lutte contre le terrorisme, l’entraînement des forces irakiennes et la protection des intérêts américains. Bush était parvenu à opposer son veto à la première tentative des Démocrates, qui voulaient fixer une date de retrait. Et il n’est pas sûr qu’il puisse le refaire. Les membres du Sénat veulent s’assurer une majorité des deux tiers pour bloquer le veto présidentiel. De plus, l’opposition à la guerre en Irak a atteint le chiffre record de 62% chez les Américains, tandis que la popularité du président est tombée à 29%.


Libye. Kadhafi au secours des infirmières bulgares?

La Cour suprême libyenne a confirmé mercredi la peine de mort pour les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien. Ils sont accusés d’avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville du pays, dont 56 sont décédés. Toutefois, une solution reste possible. Le mot de la fin revient au Conseil supérieur des instances judiciaires qui va confirmer, annuler ou commuer, lundi prochain, le verdict prononcé par la Cour suprême. Emprisonnés depuis février 1999, les six condamnés clament leur innocence. Ils affirment que ce sont les conditions d’hygiène déplorables qui sont à l’origine de la contamination. Ils disent que leurs aveux leur ont été arrachés sous la torture.
Mardi soir pourtant, la puissante fondation caritative Kadhafi, dirigée par le fils du leader libyen, annonçait que les familles des enfants morts ou malades avaient accepté de recevoir des réparations financières, laissant croire à un prochain règlement de l’affaire.


Japon. Shinzo Abe dans la tourmente

Période difficile pour le premier ministre japonais, Shinzo Abe. Il se retrouve sous le feu des critiques en raison d’un scandale financier touchant l’un de ses ministres. Le week-end dernier, la presse locale a accusé le ministre de l’Agriculture, Norihiko Akagi, d’avoir falsifié des comptes financiers se rapportant à ses activités politiques et à celles de son comité de soutien. Shinzo Abe a volé au secours de son ministre et a rejeté les appels à sa démission. Cette nouvelle affaire affaiblit davantage le chef du gouvernement, quelques jours après la démission tonitruante de son ministre de la Défense, Fumio Kyuma. Trois ministres ont déjà dû quitter le navire du gouvernement depuis l’arrivée de Shinzo Abe. Avec ces défections en cascade, ce dernier apparaît fragilisé à la veille d’élections cruciales pour son avenir politique.


France. PS : le sauve-qui-peut...

La démission de Jack Lang du Parti socialiste français a ajouté au trouble des socialistes. Sollicité par Sarkozy pour siéger dans une commission sur la réforme des institutions, Jack Lang a rompu les amarres avec son camp. “Aujourd’hui, je ne me reconnais plus à travers les méthodes de direction qui sont les tiennes”, aurait écrit l’ancien ministre de la Culture et de l’Education à François Hollande, secrétaire général du PS. Cet épisode illustre les ravages provoqués au sein du parti par la politique d’ouverture de Sarkozy, qui a réussi à convaincre six personnalités de gauche de rejoindre son gouvernement, dont Bernard Kouchner. Dans le même temps, Dominique Strauss-Kahn est pressenti pour prendre la direction du FMI. Un poste qui l’éloignerait durablement de la scène politique française. DSK a reçu l’appui et le soutien de Sarkozy.


Pakistan. La Mosquée Rouge sous contrôle

Mercredi, les troupes pakistanaises ont pris le contrôle de la Mosquée Rouge à Islamabad. Elles ont abattu les derniers islamistes qui leur résistaient, dans une offensive qui a fait 82 morts. Avant l’assaut, les autorités avaient accusé une centaine de radicaux de retenir 300 à 400 personnes en otage. L’armée a ensuite commencé à fouiller la zone à la recherche de grenades non explosées et d’éventuelles mines. La forte résistance opposée par les islamistes radicaux représentait un défi sans précédent pour le président Musharraf, allié des Etats-Unis dans la guerre contre le terrorisme. Des analystes soulignaient le risque d’embrasement après le “martyre” des radicaux tués à la mosquée.



Lu pour vous.
Escapade maghrébine [FRANCE]

Editorial, Le Monde, 11 juillet

Dès son premier voyage au sud de la Méditérranée, Nicolas Sarkozy s’est heurté aux obstacles maghrébins. Les Marocains lui ont fait comprendre qu’ils n’entendaient pas être traités à la sauvette en quelques heures, comme leurs voisins et rivaux algériens. Le chef de l’Etat voulait pourtant donner le coup d’envoi d’une nouvelle politique méditérranéenne qui se distingue, au moins implicitement, de l’action de son prédecesseur. Il n’y est parvenu qu’en partie. En Algérie, il a tiré un trait définitif sur le traité d’amitié cher à Jacques Chirac. Le texte, calqué sur le traité d’amitié et de coopération de 1963 entre la France et l’Allemagne, était prêt depuis des mois. Sa conclusion a buté sur l’exigence d’Alger d’une “repentance” française pour les crimes commis pendant la Guerre d’Algérie. La preuve de l’amitié, ce ne sont pas les excuses, mais les projets d’avenir, a dit en substance M. Sarkozy au président Bouteflika. Et l’avenir, c’est l’“Union méditérranéenne”, dont les Algériens attendent de connaître la substance. Même écoute “enthousiaste” à Tunis de la part du président Ben Ali. Là, M. Sarkozy a mis ses pieds dans ceux de son prédecesseur en restant très discret sur les violations des droits de l’homme dans un pays qu’il voit cheminer vers la démocratie. La Tunisie est avant tout considérée comme une alliée dans la lutte contre le terrorisme. Paris et Tunis vont renforcer la coopération de leurs services de sécurité.



Inédit. Les sept nouvelles merveilles du monde

C’est un sondage non officiel, mais il est tout de même très original. Au terme d’un vote qui a mobilisé cent millions d’internautes, on connaît désormais les sept nouvelles merveilles de la planète. Dans le Top 7 du génie humain, on trouve désormais la cité maya de Chichen-Itza au Mexique, les ruines du Machu Picchu au Pérou, le Colisée de Rome, la cité de Pétra en Jordanie, la statue du Christ rédempteur de Rio, le temple du Taj Mahal en Inde et la Grande muraille de Chine. Exit l’Acropole d’Athènes, la Tour Eiffel et les statues de l’Île de Pâques. L’objectif de l’initiative était de renouveler la liste des Sept merveilles du monde, désignées vers 200 avant J-C, et dont la quasi-totalité a aujourd’hui disparu (le Colosse de Rhodes, les jardins suspendus de Babylone, le phare d’Alexandrie…). Le concours a été critiqué par l’Unesco, qui gère jalousement le Patrimoine mondial – officiel, lui - de l’humanité.


VITE !

L’euro a inscrit mercredi un nouveau record face au billet vert, à 1,3787 dollar. Le dollar est miné depuis quatre ans par le déficit des comptes courants et du Budget américain. L’euro est, à l’inverse, soutenu par la hausse des taux d’intérêts voulue par la BCE.

 
 
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