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N° 283
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Le droit à l'information

J’ai été bien contente de lire l'édito “Le droit de savoir” (TelQuel n° 282), où vous défendez le droit qu’a tout citoyen d'accéder à l'information, dans un pays où le flou règne justement à cause de l'ignorance des citoyens de l'existence même de ce droit. Ce texte m’a ouvert les yeux, à moi et, je l’espère, à beaucoup d’autres. Vivement un Maroc où la transparence remplacera le voile de l’opacité, celui qui fait que ma grand-mère se sent toujours obligée de glisser un billet de 20 DH au moqadem pour qu’il daigne lui soigner un quelconque papier administratif.

Samira Youbi, Marrakech.



Merci, citoyen

En visualisant la vidéo diffusée sur le site Youtube.com, montrant des gendarmes en flagrant délit de corruption, je me suis rendu compte de la gravité de ce mal qui ronge notre pays. La corruption, tout le monde en parle au Maroc. Mais c’est bien la première fois qu’une vidéo montre ces personnes, censées protéger les citoyens et leurs biens, profiter de leur statut pour leur extorquer de l’argent. Je voudrais juste adresser un grand bravo à ce citoyen qui a mis en ligne cette vidéo. En le faisant, il a dévoilé de manière probante un phénomène jusque-là cantonné aux discussions de café ou entre amis. Merci, citoyen anonyme.

Tarik Mahmoudi, Rabat.



Des élections ? À quoi bon ?

Voter est un acte citoyen ! Allons donc… À quoi bon élire des personnes qui se sont intronisées tuteurs éternels de notre devenir ? Des messieurs qui sont là depuis des dizaines d’années et qui ne font, depuis, que nous mépriser et insulter notre intelligence. Quelle est l’utilité de partis politiques qui ne font que de la figuration, pour meubler le jeu factice du multipartisme ? À quoi sert un Parlement dont les députés n’ont même pas la pudeur de rester éveillés devant les caméras de télévision ? À quoi sert un gouvernement qui ne fait qu’éxécuter ce qui est décidé ailleurs ? Puisqu’il y a un roi qui dirige le pays avec son équipe, à quoi bon payer des institutions qui ne produisent rien ? C’est notre droit de dire non aux élections. Parce qu’elles ne veulent tout simplement rien dire.

Azzeddine Mohamed Sadki, Casablanca.



Taïa, un écrivain d’abord

Je voudrais revenir sur votre article consacré à Abdellah Taïa (TelQuel n° 277). Je pense que vous avez tenté de faire de l'auteur une icône gay. Mais pourquoi donc ? Il n’y a nul besoin de parler de la sexualité de ce jeune auteur. Tout ce que nous avons besoin de savoir, c’est que nous pouvons être fiers de compter parmi nous ce jeune écrivain, qui tracera de toute manière son chemin, malgré les jugements des réactionnaires. À ces derniers, je dis tout simplement : religion, politique, morale… oubliez tout cela quand il s'agit de talent.

Sarah Oujdi, El Jadida.



Erratum.

Une erreur s’est glissée dans l’article “La pionnière du ciel” (TelQuel n° 281), consacré à l’aviatrice Touria Chaoui. La princesse citée dans le texte et qui apparaît sur la photo est Lalla Malika, et non Lalla Amina. Nous nous en excusons auprès de nos lecteurs.
 
 
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