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Par Fahd Iraqi
La semaine.
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Les indicateurs de la CIMR
sont désormais au vert.
(AIC PRESS)
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Retraites. La CIMR va mieux
Jeudi 12 juillet dernier, sest tenue lassemblée générale ordinaire de la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraites (CIMR). Une AGO comme toutes les autres, marquée évidemment par dinterminables présentations et une quasi-absence de débats. Seul réconfort : la Caisse semble se porter de mieux en mieux. À fin 2006, ses performances financières sont même exceptionnelles, avec un excédent dexploitation de 1,76 milliard de dirhams, en hausse de 23,8%. Sur le front commercial également, la Caisse a pu recruter quelque 192 entreprises et gagner 4845 cotisants durant lannée écoulée. Côté |
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| portefeuille, les actifs de la CIMR sont estimés, selon la valeur du marché, à 18,8 milliards de dirhams, dont les trois quarts sont des obligations à long terme. La Caisse compte dailleurs diversifier davantage sa stratégie de placement en allouant 5% de son portefeuille à des investissements immobiliers. Quant à la réserve prévoyance, elle sélève à 11 milliards de dirhams, ce qui permet à la Caisse de couvrir le quart de ses engagements futurs. Ainsi, le redressement de la CIMR, entamé dès 2003, commence à porter ses fruits. Toutefois, et de laveu même de ses dirigeants, le régime reste relativement fragile. Plusieurs paramètres peuvent laisser dubitatif quant à son avenir, comme lallongement de la durée moyenne de versement des pensions et le rapport actifs/retraités, qui suit une courbe baissière. Autre défi de taille qui attend la CIMR : la révision de son statut. Si le basculement vers le Code des assurances nest plus à lordre du jour (vu son coût élevé, estimé à quelque 45 milliards de dirhams), la Caisse a jusquà fin 2009 pour choisir entre différents scénarios : fusionner avec la CNSS, devenir une entreprise publique ou gestionnaire dun régime de retraite complémentaire. |
Investissement. ONA se lance dans la tuyauterie
Cherchant toujours à diversifier ses activités, le holding ONA, à travers sa filiale Nareva, vient de lancer la construction dune unité de fabrication de conduites et accessoires dans la zone industrielle de Nouaceur. Pour ce nouvel investissement, le groupe sest appuyé sur les Saoudiens dAmiantit. Il sagit dun des leaders mondiaux des systèmes de canalisation, qui dispose de 35 sites de production répartis dans 18 pays. Cette nouvelle société, baptisée Amitech Maroc, nécessite un investissement de départ de quelque 211 millions de dirhams et doit générer une centaine demplois. Le premier contrat pour cette société a été signé avec une autre filiale de lONA. En effet, Amensous, société créée pour laménagement du périmètre agricole dEl Guerdane, vient de passer commande pour 360 millions de dirhams pour la fourniture de conduites, raccords et autres pièces spéciales. |
Changes. De nouvelles mesures
Le ministère des Finances vient de rendre officielles de nouvelles mesures concernant le régime des changes. Il sagit de huit dispositions qui constituent un nouveau pas vers une libéralisation totale du système. Une de ces principales mesures est le relèvement de la part des recettes dexportation qui peuvent être conservées dans les comptes en devises ou en dirhams convertibles, qui passe de 20% à 50%. Autre directive importante : la libéralisation des crédits acheteurs pour les exportateurs. Ainsi, les entreprises peuvent accorder à leurs clients étrangers un délai de paiement allant jusquà huit ans, pour 85% au maximum de la valeur du contrat, alors quauparavant, le rapatriement de la valeur des exportations était automatique. Dernière mesure à mettre en exergue : lautorisation accordée aux entreprises dinvestir jusquà 30 millions de dirhams par an à létranger. |
Electricité. Libéralisation maintenue pour 2008
Mohamed Boutaleb, ministre de lEnergie et des Mines, vient de confirmer le maintien du calendrier de libéralisation du secteur de lélectricité. Un calendrier sur lequel planaient certains doutes, depuis que des voix au sein des professionnels se sont élevées pour demander son report au moins jusquà 2013. Le marché devient donc libre dès lannée prochaine, mais devra coexister néanmoins avec le marché réglementé actuel. Selon la future configuration du marché, production, transport et distribution de lélectricité seront ainsi des maillons séparés. Un des piliers de cette libéralisation sera également la nouvelle agence de régulation de lélectricité. Cette autorité administrative indépendante aura pour mission de veiller au bon fonctionnement du marché, mais aussi de fixer les tarifs dutilisation du réseau de transport. |
Tabacs. La Régie change de propriétaire
Londe de choc de loffre publique dachat amicale dImperial Tobacco sur le groupe franco-espagnol, Altadis, touche évidemment le Maroc. Altadis est en effet propriétaire de 100% de la Régie des Tabacs, quelle avait payée entre 2004 et 2006 pour plus de 18 milliards de dirhams. La Régie marocaine contribue significativement aux performances dAltadis. À titre dexemple, pour les résultats du groupe au premier trimestre de cette année, la filiale marocaine a réalisé un chiffre daffaires de 47 millions deuros, soit 12% de lactivité du groupe sur la branche cigarettes. Mieux encore, la Régie des Tabacs affiche un des meilleurs taux de croissance des filiales du groupe. Le Britannique Imperial Tobacco hérite donc dune filiale
en bonne santé. |
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Pendant ce temps, le peuple
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Maroc 2035
Ni cheveux frisés, ni teint bronzé, Saïd sort du cliché classique du surfeur. Son spot préféré : Internet. En préparant ses vacances au Maroc, il se met alors à naviguer de site en site. Agadir, Dakhla, El Jadida
tous les sites web officiels des villes marocaines sont passées au peigne fin. Il sattarde particulièrement sur celui de Safi, envie de sardines grillées oblige. Et là, il tombe sur une de ces perles que lon ne croise quune fois dans une vie. Un deuxième stade (Ndlr : de football) d'une capacité de 35 000 places est en cours de construction depuis 1972 (fin des travaux en 2035) à la sortie de la ville*. En gros, Safi devra mettre 63 ans pour construire un stade, à raison dune brique tous les trimestres. Saïd, amateur de Jules Verne, qui a écrit De la terre à la lune, et de Ahmed Lahlimi, auteur de Perspectives du Maroc en 2030, ne peut sempêcher de pousser le délire plus loin. Il se met alors à imaginer les gros titres de la presse, un fameux matin de juillet 2035 : Le port Tanger Méditerranée entame son 20ème projet dextension ; Lautoroute Errachidia Bouarfa a besoin dun sérieux lifting ; La voie de chemin de fer Dakhla - Lagouira est en cours de dédoublement ; Le Maroc franchit la barre de 100 millions de touristes par an ; La réussite de la Coupe du monde de 2030 au Maroc incite la FIFA à faire du pays lhôte permanent de la manifestation sportive
Mais il a toujours du mal à imaginer un : SM le roi inaugure le deuxième stade à Safi, à la sortie de la ville
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OFF.
La touche de Mostapha Terrab commence à se faire sentir au niveau de lOCP. LOffice vient dannoncer un vaste programme dinvestissement qui dépasse les 10 milliards de dirhams. Ainsi, 3,6 milliards devraient être injectés à lhorizon 2011 pour augmenter la capacité de production et améliorer la qualité des produits marchands. Un montant de 7 milliards de dirhams servira au développement de nouveaux projets de valorisation de produits dérivés de phosphates. |
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