Presse. L'affaire Ariri
Politique. Les adieux de Jettou
Terrorisme. L'Etat est-il "responsable" ?
Droits de l'homme. Les embastillés de Tagounit
Élections. Mais où sont les femmes ?
Sport. Chez Ali "baballe"
Fatima Charbi. Rêves de retour
Société. Divorcer ? Pourquoi pas !
France. Les soucis de Rachida Dati
Bourse. CGI, le tube de l'été ?
Hip Hop. De rap et de rage
Internet. Salé sur Web
Portrait. Osfour de metal
Coup de coeur. Un Ziad lumineux
N° 283
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Les premières informations
commencent à filtrer sur les
raisons du déclenchement
de l’état d’alerte.
(AFP)

Etat d’alerte. Les premières explications


Une semaine après l’annonce de l’état d’alerte maximale, une première liste de suspects, arrêtés dans le cadre des opérations antiterroristes, a été diffusée par les autorités, le vendredi 13 juillet. Elle fait état de l’arrestation de 16 présumés terroristes. Trois parmi eux ont été extradés de Libye, tandis que les treize autres ont été appréhendés à Casablanca, notamment dans la région de Tit Mellil. Aucune indication n’a été fournie quant aux conditions et aux dates de ces arrestations. On sait en revanche que l’ensemble des personnes appréhendées ont
été déférées devant le procureur général du roi, près la Cour d’appel de Salé. Entre autres accusations, elles sont poursuivies pour constitution de bande criminelle en vue de préparer et de commettre des actes terroristes. Par ailleurs, trois Marocains qui étaient apparus dans un enregistrement vidéo de l’organisation terroriste “Al Qaïda Fi Bilad Al Maghrib”, diffusé sur Internet durant le mois de juin, ont été identifiés. Les trois hommes étaient déjà recherchés pour des affaires liées au terrorisme. Issus du quartier populaire de Beni Makada à Tanger, ils s’étaient jurés, dans la vidéo diffusée sur le Net, de perpétrer plusieurs actes terroristes au Maroc. Lancée depuis plusieurs mois à leurs trousses, la police marocaine a diffusé leurs portraits dans plusieurs villes du royaume. À signaler, par ailleurs, que les contrôles routiers semblent avoir été renforcés au courant de la semaine.


Corruption. Merci Youtube !

Le cas est suffisamment rare pour être signalé. Le 8 juillet 2007, un internaute anonyme a choisi de poster sur le site de partage vidéo youtube.com une vidéo montrant deux éléments de la Gendarmerie royale en flagrant délit de corruption, pas très loin de Targuist, dans la région d’Al Hoceïma. Quelques jours plus tard, le 17 juillet, l’adjudant et son complice ont été arrêtés pour comparaître réciproquement devant la Cour d’appel et le Tribunal de 1ère instance d’Al Hoceïma. D’après des sources locales, les deux accusés seraient actuellement en détention préventive à la prison civile d’Al Hoceïma, pour les besoins de l’enquête. Merci qui ?


Détenus islamistes. Le transfert ou la faim

Comme prévu, 36 détenus de la prison de Kénitra, tous islamistes, sont entrés en grève illimitée de la faim depuis lundi dernier. Cette grève “collective” est la première de l’année 2007. “Ils n’ont qu’une seule revendication : être transférés vers d’autres centres de détention, pour se rapprocher de leur famille”, nous a expliqué Abderrahim Mouhtad, au nom de l’association Ennassir. “La plupart des grévistes sont originaires de Casablanca et ne voient presque plus leurs familles”, ajoute encore notre source. Signalons que la prison Kénitra abrite encore près de 90 détenus islamistes, parmi lesquels plusieurs condamnés à mort.


Drogue. Dealer diplomatique

Dans la nuit du 15 au 16 juillet, la police d’Agadir a cueilli un hôte de prestige : le fils d’un ancien président mauritanien, accusé de trafic de drogue. Quantité saisie : 18 kg de cocaïne ! M.O.H faisait, en fait, l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé depuis plusieurs mois par Interpol. Le jeune Mauritanien serait, si l’on en croit des sources à Agadir, à la tête d’une organisation internationale qui impliquerait des industriels du Souss. L’extradition demandée par la Mauritanie a donc de faibles chances d’aboutir, et cette affaire laisse présager un nettoyage à la poudre blanche dans le royaume.


Pétition Ben Barka. Signez svp !

Suite au dossier controversé de l’hebdomadaire français L’Express, soutenant que Mehdi Ben Barka collaborait avec les services de renseignements tchécoslovaques, des membres du Forum vérité et justice en France ont mis en ligne cette semaine une pétition de soutien à la famille du disparu. “Nous regrettons qu’une publication, dont les journalistes avaient mené des enquêtes remarquables sur l’enlèvement de Mehdi Ben Barka en 1965, se soit faite le vecteur d’une telle opération de désinformation”, soulignent les auteurs de cette pétition, qui demandent “à toutes les personnes éprises de justice de s’élever contre cette nouvelle tentative de salir la mémoire de Ben Barka”.


Politique. Laenser se lâche

Mohand Laenser n’a pas fait dans la dentelle, en affirmant qu’une majorité formée de cinq ou six partis ne peut être que “fragile”. “Driss Jettou est un bon premier ministre, mais il ne peut gérer un gouvernement éclaté”, a tonné le secrétaire général de la Haraka, qui exposait le programme électoral de son parti en début de semaine. Le ministre a été particulièrement critique envers l’action gouvernementale (à laquelle il participe pourtant) et “ces deux Maroc qui s’entrechoquent, menaçant d’une explosion si rien n’est fait pour les réconcilier (…) Il est inconcevable que la généralisation du tamazight traîne à ce point malgré les engagements ministériels”. Afous, afous !


Lecture. Le Maroc des “alphabètes”

Tout le monde s’en doute : les Marocains lisent peu. Désormais, on sait pourquoi. Selon une étude menée par l’agence de recherches marketing Synovate Maroc, “seuls 49% des Marocains qui savent lire et écrire ont affirmé avoir lu quelque chose (livre, journal, magazine, etc.) pendant les 12 derniers mois”, explique Ghita Lahlou, responsable de développement à Synovate. Cela veut dire que 51% des Marocains “alphabètes” n’ont absolument rien lu pendant une année, pas même un prospectus. En tête des lectures, on retrouve évidemment les journaux et les magazines, disponibles et peu chers. Côté livres, ce sont les ouvrages religieux et le Coran qui l’emportent haut la main. “Ce constat est valable pour plusieurs autres pays arabes, sauf le Liban et la Tunisie, où l’on s’intéresse plus aux romans”, affirme une source à l’agence qui a mené l’enquête. L’étude montre également que les Marocains aimeraient lire davantage de livres sur la santé, les voyages, la nature et la musique. Mais alors, pas question de débourser une fortune. En moyenne, le Marocain dépense 23 dirhams pour acheter un livre.


Médias. Com’ d’entreprise

Appliquant à la lettre l’adage “on n’est jamais mieux servi que par soi-même”, le ministère de la Communication vient d’éditer un bilan positif de ses propres actions. Intitulé “Quand le Maroc communique”, ce fascicule ne tarit pas d’éloges sur les initiatives qui ont abouti à l’ouverture du paysage audiovisuel, à l’essor de la production cinématographique, etc. Certes. Mais dans la couronne de lauriers dont se coiffe le ministère, une mauvaise herbe est venue se glisser. Il s’agit du nouveau Code de la presse qui inquiète les professionnels du secteur. Communiquer, c’est aussi savoir enrober dans le miel les sujets épineux…


Procès. Choc Hebdo condamné

Le Tribunal de première instance de Paris a tranché. Choc Hebdo devra verser 15 000 euros de dédommagements à cette jeune Casablancaise dont la photo s’est retrouvée sans son consentement, le mois dernier, sur la couverture du fameux numéro consacré à la ville de Marrakech. “Ce verdict est décevant, la justice française n’a pas pris en compte le préjudice que j’ai subi au Maroc, sans oublier que ce montant couvre à peine mes frais d’avocat”, nous a expliqué la plaignante, qui n’écarte pas la possibilité de “faire appel ou de se tourner vers d’autres recours”.


Le duel de l’année. Othmani vs Zyne !

c’est désormais officiel : Saâd Eddine El Othmani ne se présente pas dans sa circonscription natale d’Inezgane-Aït Melloul, dans la région d’Agadir. Le secrétaire général du PJD l’a annoncé lors d’un meeting populaire tenu la semaine dernière à Inezgane. “Le parti a décidé que je devrais me présenter à Rabat ou à Casablanca, pour pouvoir honorer mes responsabilités en tant que dirigeant du parti”. Le communiqué officiel ne dit pas où compte se présenter le leader islamiste, mais d’ores et déjà, des sources fiables le donnent candidat à Hay Hassani à Casablanca. Si ce choix est confirmé, El Othmani y croiserait le fer avec l’avocat usfpéiste Mohamed Karam, Abdelouahed Souhail du PPS… et notre confrère Anouar Zyne, sous la bannière UC. Bon courage à tous.


Caricature. En pensant à Saïd Amine

En mettant sur pied un concours de caricatures portant le nom de Saïd Amine, l’Instance nationale de protection des biens publics, coordonnée par l’avocat rbati Tarek Sbaï, rend un bel hommage à ce grand caricaturiste, décédé l’année dernière à l’âge de 33 ans. La compétition, qui restera ouverte jusqu’au 20 novembre 2007, a pour thème “Baraka men chafra (Le vol, ça suffit !)”. L’heureux gagnant percevra un chèque de 3000 DH. Pour rappel, le défunt avait été formé aux Beaux-arts de Casablanca, avant de passer successivement par les rédactions de Demain, Le Journal hebdomadaire, Annahar puis Al Jarida Al Oukhra.


Moulay Hicham. Tous aux nouvelles

Depuis sa sortie de l’hôpital de Philadelphie, le prince Moulay Hicham est l’objet de toutes les attentions. Alors que l’ensemble des chefs d’Etat du Golfe et certains ministres arabes lui ont passé un coup de fil pour s’enquérir de sa santé, un grand nombre de ses compatriotes installés aux Etats-Unis se sont même rendus à son chevet. Côté marocain, le prince Moulay Rachid a personnellement contacté son cousin, le roi Mohammed VI a pour sa part demandé de ses nouvelles (à plusieurs reprises) à travers Moulay Ismaïl, frère cadet de Moulay Hicham. De nombreuses personnalités, comme les ministres Mohamed Bouzoubaâ, Mohamed Elyazghi, Abbas El Fassi, et l’homme d’affaires Aziz Akhennouch, ont également envoyé des messages de sympathie au fils aîné de feu Moulay Abdallah.


Elections. Observateurs en attente

L’Observatoire des élections attend la sortie d’un texte devant réglementer son activité dans les prochains jours. “Théoriquement, un projet de loi est impossible, car la loi sur les élections a été promulguée. Reste à envisager un décret, une circulaire ou tout simplement une déclaration sur l’honneur entre le gouvernement et les partis politiques”, confie un membre du collectif. Avant de se lancer dans l’aventure, l’Observatoire verrouille ses portes. Il tient à ce que son activité (assister au vote, au dépouillement et à l’annonce des résultats) soit réglementée pour éviter l’échec de l’expérience 2002, où plusieurs observateurs ont été interdits d’accès aux bureaux de vote.


Bac. Peut mieux faire

Les années se suivent et se ressemblent. Lors d’un point de presse tenu mardi à Rabat, Mohamed Sassi, le directeur du centre des examens au ministère de l’Education nationale (rien à voir avec son homonyme du PSU), a annoncé que le taux de réussite au baccalauréat pour l’année 2007 est de 47%. Ils sont donc 105 930 candidats à avoir décroché le convoité sésame, soit une progression de 2,3% seulement par rapport à 2006. On apprend également qu’en 2007, les filles se sont illustrées : non seulement elles ont damé le pion à leurs camarades masculins avec 50,42% de réussite, mais l’une d’entre elles a même réussi à obtenit la meilleure note de l’examen (18,51/20). Bravo, mademoiselle !



3 questions à Saïd Essoulami
[Directeur du Center For Media Freedom. Moyen-Orient et Afrique du Nord.]


Deux journalistes de l’hebdomadaire Al Watan ont été arrêtés pour publication de “documents liés au secret défense”. Quelle est votre réaction ?
C’est grave. Nous dénonçons cette arrestation qui est illégale et contraire à toutes les conventions internationales en la matière. La protection de la sécurité nationale ne peut en aucun cas être invoquée pour inciter un journaliste à révéler ses sources. La source est sacrée et même un juge ne peut pas vous demander de la divulguer, à moins qu’il y ait une vie en jeu. L’Etat doit absolument commencer par libérer les deux journalistes.

Que préconisez-vous pour éviter ce genre de conflits avec les médias ?
Il nous faut une législation adéquate qui permette à tout citoyen de demander à accéder aux informations que détiennent nos administrations. Avec cette nouvelle loi, ce ne sont pas les administrations qui détermineront si elles sont confidentielles ou pas, la tâche sera alors déléguée à un commissaire à l’information indépendant, qui sera chargé de trancher.

Où en est, d’après vous, la presse marocaine actuellement ?
Depuis 1999, la presse a non seulement participé au processus démocratique, mais elle a aussi connu une évolution remarquable. Mais avec la multiplication des procès, et le Code de la presse que l’on nous prépare, il y a lieu de s’inquiéter. Comme si, quelque part, on s’activait pour mettre fin à cette évolution.


Programme. Les rêves d’Annahda

Le parti Annahda a de la suite dans les idées. Pour son premier congrès, qui a conforté Chakib Bensouda au poste de secrétaire général, la jeune formation a émis une série de recommandations intéressantes. Jugez-en : limitation du nombre de ministres à 15, suppression des indemnisations de retraite pour les ministres et les parlementaires, institution d’un impôt sur la fortune, exonération de toute charge fiscale sur les œuvres à caractère culturel ou artistique, doublement du budget réservé au fonds national de l’action culturelle, etc. Reste à savoir dans quelle mesure les amis de Bensouda pourront mettre à exécution toutes ces belles intentions, eux qui ne font pas partie des poids lourds qui prendront part aux élections de septembre 2007…


Maroc-Israël. Ça se précise

L’idée d’un déplacement des chefs d’Etat arabes à Ramallah, afin d’y rencontrer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et de légitimer son pouvoir, a bien fait son chemin. Selon des sources diplomatiques arabes, “nombre de chefs d’Etat arabes sont aujourd’hui prêts à faire le déplacement en Palestine”. Une information confirmée par la presse israélienne qui rappelle à cet effet que la rencontre du 4 juillet à Paris, entre officiels marocains et israéliens (Mohamed Benaïssa et son homologue Tzipi Livni), avait justement pour objectif de demander la médiation marocaine pour convaincre les autres pays arabes.


Festival. Sami le prêcheur

Celui que la presse anglaise n’hésite pas à qualifier de rock star musulmane a posé ses valises cette semaine à Casablanca, dans le cadre de sa participation au festival Casa Music qui se déroule actuellement dans la ville blanche. Agé de 27 ans, Sami Yusuf est une icône du monde musulman qui ne laisse personne indifférent, comme on a pu le constater lors de sa conférence de presse, en milieu de semaine. Alors qu’il est critiqué par les conservateurs musulmans pour ses shows à l’occidentale, Sami Yusuf se défend d’être un porte-parole de l’islam. “Je suis avant tout un artiste qui chante pour la quiétude de l’âme”, tient-il à souligner. Il n’empêche, ses deux premiers albums -Al mu’allim en 2003 et My Ummah en 2005- sont de véritables odes à l’islam et à Dieu. Amiiine.


USFP. La Koutla, si et seulement si…

La charte de la Koutla n’est pas encore validée que déjà les rumeurs vont bon train sur un probable retrait de l’USFP. Selon des informations rapportées par la presse, le parti de Mohamed Elyazghi ne serait pas prêt à suivre ses deux “frères” (Istiqlal et PPS) à l’opposition en cas de défaite électorale… ou d’une coalition (gouvernementale) incluant le PJD. “C’est archi-faux ! Nous resterons unis jusqu’au bout”, objecte pour sa part un dirigeant istiqlalien. Pourquoi l’USFP rechigne-t-il alors à ratifier la fameuse charte de la Koutla ? “Nos frères à l’USFP sont pragmatiques et ils finiront bien par signer”, répond notre source à l’Istiqlal.


Micro-crédit. Les jeunes aussi

Planet Finance, Darna, l’Heure joyeuse : ce trio de la solidarité lance un projet d’insertion professionnelle dédié à 100 jeunes en situation précaire, pour leur permettre de “couper le cordon avec les programmes d’aide sociale”, explique la coordinatrice Meriem Taouzi. Issus du bidonville Zaraba, du quartier Ben Chérif et de l’Heure joyeuse à Casa, ainsi que de Darna à Tanger, ces jeunes (dont très peu de filles) sont suivis via des fiches individuelles permettant de respecter leurs motivations. Dès septembre, ils suivront une formation d’une année, définie à partir d’une étude sur les métiers porteurs, des cours de civisme et d’entreprise puis un accompagnement en vue de monter leurs futures micro-entreprises. Le tout avec un budget global de près de 3 millions de dirhams.


IER. Oubliées, les recommandations ?

Le Forum vérité et justice a mis au point un mémorandum pour (re)demander l’application des recommandations de la défunte Instance équité et réconciliation (IER). “Nous avons l’impression, surtout depuis le décès de Driss Benzekri, que le CCDH a relégué ces recommandations au second plan…”, nous a notamment expliqué ce membre du FVJ. Parmi les mesures préconisées par l’IER, restées depuis sans application : la présentation (par le premier ministre) d’excuses publiques, la réforme du Code pénal, l’indépendance de la justice, le contrôle des services de sécurité, la révision de la Constitution, etc. le FVJ rappelle, entre autres, que le gouvernement et le CCDH s’étaient engagés, à l’époque de l’IER, à entamer le champ des réformes bien avant les élections 2007…


Lobbying. Tous pour les Marocaines du Golfe !

Plus de 250 associations étrangères ont adopté l’Initiative pour le respect des droits des femmes marocaines dans le Golfe. Lancée par la diaspora marocaine à l’étranger, cette initiative, qui vise à réhabiliter les Marocaines victimes des réseaux de trafic humain, commence à faire beaucoup de bruit. Des ONG des Philippines, une des grandes communautés exploitées dans les pays des pétrodollars, se sont jointes à ce mouvement. Le pool d’associations va envoyer des pétitions à tous les pays du Golfe, leur demandant le respect des droits des migrants et l’abolition du système de la Kafala qui permet à un tuteur d’avoir le droit de vie ou de mort sur son employé. “à cette annonce, aucun de ces pays n’a réagi jusqu’à maintenant”, indique un membre de ce réseau. Le gouvernement marocain sera à son tour saisi pour intervenir officiellement dans la question.


People. Victoria nous aime

Citée par le quotidien américain Los Angeles Times, Victoria Adams, ancienne Spice Girl et actuelle Madame David Beckham, a déclaré vouloir décorer sa nouvelle demeure selon le style marocain. Située en plein cœur de Beverly Hills, cette luxueuse maison baptisée “Beckingham Palace West”, a été acquise pendant le mois d’avril, moyennant la bagatelle de 22 millions de dollars. Elle servira de lieu de résidence pour David Beckham, qui vient de rejoindre les rangs de sa nouvelle équipe, les Los Angeles Galaxy. Pour expliquer ce choix de décoration pour le moins exotique, l’ancienne “fille épicée” a affirmé que c’était pour éviter que son footeux de mari ne soit trop dépaysé par rapport à sa maison madrilène, également meublée à la marocaine.


Presse. Les femmes invisibles

Au Maroc, les médias sont encore bien masculins (machos ?) : moins de 25% des cartes de presse attribuées en 2006 l’ont été à des femmes. C’est sans doute de ce constat qu’est parti l’Euromed Café pour mettre en place un workshop ouvert à douze femmes journalistes de dix pays de la rive sud, dont le Maroc, sur le thème “écrire pour le web”. L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 29 août et les journalistes retenues bénéficieront d’un séminaire et d’un suivi sur plusieurs mois, avec à la clé des articles publiés sur le web en quatre langues (arabe, anglais, français et italien) et rémunérés. À vos plumes !


Manouzi. Le père et le fils

Vaine visite que celle de la famille Manouzi (dont le fils Houcine est porté disparu depuis le 29 octobre 1972), qui s'est rendue, comme prévu, le samedi 7 juillet aux locaux du CCDH pour rencontrer son nouveau président, Ahmed Herzenni. Ce dernier a toutefois rappelé “son engagement personnel à faire la lumière sur le cas Manouzi, auquel il est particulièrement sensible”, selon les propos rapportés par Abdelhak Manouzi, frère de la victime. Malgré cette bonne volonté affichée, la famille Manouzi bute sur les résistances “orchestrées par ceux-là même qui ont perpétré, dans le passé, des actes de disparition forcée et qui s'opposent, aujourd'hui, à la volonté de tourner la page des violations graves des droits humains”, peut-on lire dans un appel lancé le 14 juillet par El Haj Ali Manouzi, père du disparu.



Humeur. Al Watan

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Mettre un journaliste en prison, c’est comme sortir nu dans la rue : tout le monde vous regarde. Et c’est exactement ce qui est en train de nous arriver. Tout cela à cause d’une affaire dont nul ne comprend encore les tenants et aboutissants : l’arrestation plus que musclée du directeur de l’hebdomadaire Al Watan Al An (anciennement Al Bidaoui) et de l’un de ses journalistes. Entendons-nous bien : un journaliste peut très bien se retrouver en prison s’il a volé une poule, violé une infirme ou posé une bombe devant la préfecture de police. Ariri, le directeur d’Al Watan, n’a rien fait de tout cela. Il a publié deux correspondances des services, l’un civil et l’autre militaire, faisant état des menaces terroristes qui pèsent sur le Maroc. Dans un sens, il a accrédité les théories de l’Etat et justifié le niveau d’alerte maximal. Journalistiquement, il a réalisé un scoop dont rêve tout détenteur d’une carte de presse dans le monde. On peut comprendre, malgré tout, que l’Etat éprouve le besoin de le poursuivre en justice puisque la loi le permet. Mais pourquoi, alors, le traiter en petit Ben Laden, en l’interpellant chez lui à 7 heures du matin, en le menottant comme un vulgaire assassin, et en le coupant de tout contact avec le monde extérieur de longues journées durant ? C’est la question que toute personne sensée se pose, au Maroc et (déjà) ailleurs. Cette affaire est grave, comme nous l’ont expliqué plusieurs spécialistes (inter)nationaux en matière de presse. Dans le fond et la forme, elle rappelle des méthodes dont on croyait le royaume débarrassé. Mettre un journaliste en prison et le traiter en terroriste pour un -éventuel- délit de presse qui reste à établir, et avant même qu’il n’y ait aucun jugement, n’est certainement pas digne d’un pays serein, moderne, intelligent. à moins que ce pays-là, pris d’un coup de sang, n’ait ressenti inexplicablement l’envie de sortir, nu, dans la rue, pour que tout le monde le pointe du doigt…



VITES !

Des éléments apparentés à la Jamaâ d’Al Adl Wal Ihsane s’apprêtent à rejoindre des formations politiques, afin de prendre part aux élections de septembre 2007. Parmi les partis ciblés par les disciples de Yassine figurent, et ce n’est pas une surprise, le PJD, mais aussi - si l’on en croit certaines confidences - l’Istiqlal.


Un rapport commandé par le ministre de l'Intérieur français révèle que les immigrés originaires du sud de la Méditerranée envoient annuellement entre 12,4 et 13,6 milliards d'euros vers leurs pays d'origine. Dans ce lot, le Maroc se situe en seconde position avec 2,13 milliards d'euros, juste derrière l’Algérie avec 3,15 milliards.


Après Marrakech et Essaouira, c’est autour de Fès de subir le rush sur ses riads. Alors que Marrakech est essentiellement prisée par les Français, la vieille médina de la capitale spirituelle est devenue la cible des Anglais et des Américains, dont des familles entières ont rallié Fès pour s’y installer définitivement.


De nombreux commissaires et officiers des renseignements généraux, qui opéraient au sein de la DGSN, viennent de rejoindre les rangs de la DGED. L’officine de Yassine Mansouri continue de séduire les profils pointus, spécialement rompus aux questions liées au terrorisme et aux mouvements salafistes marocains.


Les services de comptabilité de plusieurs hôpitaux parisiens planchent sur les mesures à prendre pour récupérer des frais d’hospitalisation, jamais réglés, de nombreuses personnalités africaines. Inutile de préciser que des personnalités marocaines figurent en bonne place dans le hit-parade des mauvais payeurs.


Marseille aura finalement sa Grande mosquée. Un bâtiment de 2500 m2, doté d’une coupole et de deux minarets de 25 mètres et qui accueillera jusqu’à 4000 fidèles. Et si l’on en croit la presse hexagonale, le Maroc, tout comme l’Algérie, en seraient les principaux contributeurs, à raison d’un million d’euros chacun.


Ismaïl Lahlou, élève de terminale au lycée privé casablancais Al Jabr, a décroché le premier prix d’arabe du Concours Général. Ce prestigieux et vénérable concours (il existe depuis 1747 !) réunit chaque année la fine fleur des élèves des lycées français (ou homologués) dans le monde. Le prix d’arabe du Concours général était jusque-là trusté par les Libanais.
 
 
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