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Par Fahd Iraqi
La semaine.
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Le siège casablancais de la CGI.
(AIC PRESS)
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Bourse. La CGI casse la baraque
Une nouvelle performance pour le titre CGI, incontestable tube de lété à la Bourse de Casablanca. La filiale immobilière de CDG Développement a en effet battu tous les records. Dabord au niveau des souscriptions : avec une demande manifestée par 57 600 investisseurs, de 23 nationalités différentes, pour cette méga-opération de 3,5 milliards de dirhams, le taux de satisfaction sest établi au-dessous de 1%. En dautres termes, pour la valeur introduite à 952 dirhams, il fallait souscrire en moyenne (car cela dépend des tranches) pour près de 100 000 dirhams, pour se voir attribuer une seule action. |
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| Mais la CGI a surtout surpris par son parcours fulgurant en Bourse. En moins de douze séances, le cours de laction a plus que doublé, pour dépasser actuellement les 2100 dirhams. Les séances démarrent par une offre dachat qui se chiffre en millions de titres et des propositions de vente dune poignée de milliers dactions. Le prix flambe et la valeur finit souvent réservée à la hausse. Passé le délai maximum, elle finit donc par ouvrir pour gagner dun seul coup au moins 18%, au grand bonheur de ceux qui ont pu exécuter effectivement leurs ordres, explique ce gestionnaire. Ce parcours atypique a déjà permis à plusieurs investisseurs de réaliser de confortables plus-values. Et la saga CGI ne fait que commencer. Des analystes tablent sur une poursuite de la hausse du cours, et certains le voient même dépasser rapidement la barre des 3000 dirhams. Dailleurs, pour booster le cours, la technique est bien rodée : multiplier les grands effets dannonce. Il ne serait dailleurs pas exclu dentendre bientôt le lancement de nouveaux grands projets attribués à la CGI. |
Lait. Qui va traire la vache ?
Les droits de douane sur le lait passent de 102,5 à 2%, une mesure qui devrait rendre encore plus hilarante la Vache qui rit. Mais cette baisse vertigineuse ne porte que sur le lait UHT, les droits de douane sur le lait en poudre restant plus limités (de 60 à 35%). Le ministère de lAgriculture explique que cette disposition a été prise pour parer à toute éventualité de pénurie en lait pendant le mois de ramadan, période de forte consommation, vu la flambée du prix du lait sur le marché international. Il est cependant difficile de croire que les cours mondiaux aient connu des progressions dans de telles proportions. Cette généreuse révision à la baisse profitera-t-elle réellement au consommateur où ne servira-t-elle quà engraisser les opérateurs ? À défaut dune baisse des ventes, ce ne sont que ces derniers qui en tireront profit. À leur tête, la Centrale Laitière (leader avec 60% de parts de marché), considérée dailleurs comme lune des principales
vaches à lait du groupe ONA. |
Poste. Un agrément bancaire limité
La Poste vient de décrocher son agrément bancaire
ou presque, puisque le sésame qui lui permettrait de concurrencer pleinement le secteur bancaire reste limité. En effet, lors de son dernier conseil d'administration, Poste Maroc a finalisé la création d'une nouvelle filiale nommée Finaposte. Cette entité devrait reprendre, dès le 1er octobre prochain, la gestion des comptes chèques-postaux (CCP) et des mandats, qui relevaient auparavant de la Trésorerie générale du royaume. Cette décision est motivée par le souci de protéger les déposants de comptes chèques-postaux contre les risques, à l'instar des déposants des banques, ainsi que par l'urgence de lancer l'activité du découvert, déclare Anas Alami, directeur général de Poste Maroc. |
Immobilier. Emaar démarre la commercialisation
Arrivé en force depuis un peu plus dun an, le gigantesque holding immobilier de Dubaï, Emaar, vient de démarrer ses activités commerciales au Maroc. 287 unités (entre villas et appartements), situées dans un site de rêve à Tanger, sont proposées à la vente depuis la fin de la semaine dernière. Et encore, ce nest que la première tranche (qui nécessitera tout de même 100 millions de dollars dinvestissement) dun gigantesque projet baptisé Tinja, faisant lobjet dune convention dinvestissement de 5,34 milliards de dollars. Pour ce complexe immobilier, le bâtisseur émirati fait cavalier seul, contrairement à dautres projets pour lesquels il a noué des partenariats avec des groupes marocains. |
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Pendant ce temps, le peuple
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Cash ou pierre ?
Quelques jolis petits coups boursiers sur Addoha, BMCE, la CGI et hop : Adil se retrouve avec un joli pactole. Le plus gros magot quil ait jamais possédé de toute sa vie. Alors, il se pose mille questions par jour, hésitant sur ce quil va faire de tout cet argent. Le réinjecter en Bourse ? Oho, lui conseille son épicier soussi, heureux de le voir enfin payer une ardoise sur laquelle il avait fait une croix. Soffrir un appartement ? Il ny a pas mieux quun chez soi, lui répond son propriétaire, lassé de courir chaque mois après le loyer. Adil trouve cette dernière idée intéressante, au point dapprofondir la question : combien la banque pourrait-elle lui accorder comme crédit ? Il faut dabord combler ton découvert, lui répond sa banquière, fatiguée de rejeter ses chèques en bois massif. Saïd finit par abandonner cette piste. Pour se consoler, il se dit que ce nest surtout pas le moment dinvestir dans limmobilier vu le prix du mètre carré. Il va même jusquà tabler sur un krach immobilier et financier à moyen terme. Il ne sattend évidemment pas à vivre une crise de prêt hypothécaire à lAméricaine, où le grand écart entre la finance et limmobilier a entraîné un séisme de magnitude 10. Tel que cest parti, ce nest pas lexplosion dune bulle que lon risque, mais plutôt celle dun champignon atomique, se dit Adil. Le portefeuille boursier, qui lautorise aujourdhui à parler comme un George Soros à la petite semaine, prouve dailleurs que beaucoup de richesse virtuelle sest récemment créée. Adil décide donc de profiter de sa richesse tant quelle est bien réelle, en choisissant la plus simple des options : repartir en vacances sans durée déterminée et tout claquer. |
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OFF.
Deux grosses opérations boursières sont attendues dun moment à lautre. Il sagit dabord de Salafin, la filiale de crédit à la consommation du groupe BMCE, mais aussi des deux compagnies dassurances Atlanta et Sanad. Pour cette dernière opération, le marché reste perplexe : les deux compagnies vont-elles fusionner avant leur introduction, ou seront-elles introduites séparément ? Une question à 1,8 milliard de dirhams, le montant de cette gigantesque OPV. |
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