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N° 288
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Cocktail mondain
Ahmed Benchemsi devrait songer à rentrer dans le rang. Il sait parler français et les costumes lui vont bien. Que lui manque-t-il pour réussir au Maroc ? Savoir tenir un verre et inventer des éloges ? Ce n’est pas si sorcier et cela peut rapporter gros car, visiblement, certains préfèrent les marionnettes qui meublent le décor. Vouloir émettre un avis ou poser des questions dérangeantes, c’est courir le risque de ne pas connaître le repos dans le plus beau pays du monde.

Azzedine Sadki, Casablanca.



Éternels tournesols
Votre sélection des 100 qui font bouger le Maroc (TelQuel n° 285-286) est éloquente. Mais en toute objectivité, il est très difficile de prétendre que notre pays bouge dans le bon sens. De rares personnes pensent que oui, tandis que l’écrasante majorité vous répondra que non ! Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas de véritable démocratie, encore moins de séparation des pouvoirs, qu’une minorité contrôle l’économie tandis que l’injustice et la corruption gangrènent toujours notre pays. Il y a quelques années, un journaliste du quotidien Le Monde avait comparé les Marocains à des tournesols, en raison de notre suivisme aveugle des promesses jamais tenues. On constate malheureusement que la comparaison reste toujours valable. Il y a trente ans, qui du régime de Franco et du nôtre était le plus totalitaire ? Depuis, que sont devenus le Maroc et l’Espagne ? L’Espagne est une démocratie et son économie est classée parmi les plus performantes au monde, tandis que nous faisons du surplace.

Yassine Yahya, Rabat.



Benzekri oublié
J’ai été déçue de ne pas voir figurer Driss Benzekri parmi la liste des “100 qui font bouger le Maroc” (TelQuel n° 285-286). Vous auriez pu faire une exception, même si votre dossier n’était consacré qu’aux personnes toujours de ce monde. Malgré le lien de famille qui m’unit à Driss Benzekri, j’estime en toute objectivité que cet homme le méritait amplement. Je vous remercie, cependant, de lui avoir consacré un dossier de couverture (TelQuel n° 275).

Kawtar Houari, Rabat.



Persévérez !
Lectrice de TelQuel, je suis navrée des mésaventures qui sont les vôtres. Aussi, j’espère de tout cœur que vous saurez persévérer dans votre voie, car le Maroc peut être fier d’avoir des magazines comme TelQuel, dont l’esprit critique est indispensable pour aboutir à une démocratie. On peut et on doit tout critiquer si l’on veut avancer. Je pense souvent à cette phrase de Malraux, qui a dit : “La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert”. Il en va de même des libertés. Bon courage.

Laïla Djamnazi, France.

 
 
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