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N° 288
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La semaine.

John Hewko, vice-président du
Millenium Challenge Corporation.
(AFP)

Aide au développement. 700 millions pour le Maroc

Vendredi 31 août, le Maroc a reçu un chèque de 697,5 millions de dollars du Millenium Challenge Account. Il s’agit de la somme la plus importante versée par l’institution américaine, créée en 2004 pour lutter contre la pauvreté via le renforcement de la croissance de certains pays en développement, en partant d’un postulat simple : l’aide au développement est plus efficace lorsqu’elle renforce une bonne gouvernance et une économie libérale.

Ainsi, fin 2005, 16 pays ont été sélectionnés parmi 66 pays candidats,
sur la base de critères de bonne gouvernance, d’actions en faveur de la population et de promotion de l’économie de marché.

D’après le ministère des Finances, le chèque du MCA pourrait bénéficier directement à 600 000 familles marocaines et permettre une augmentation du PIB d’environ 118 millions de dollars. L’aide appuiera ainsi trois principaux secteurs : la pêche artisanale (116 millions de dollars), la culture des arbres fruitiers (300,9 millions de dollars), et l’artisanat dans la Médina de Fès (111,87 millions de dollars). Le reste sera consacré au financement de petites entreprises et au soutien d’associations de micro-crédit, mais également au suivi et à l’évaluation des différents programmes.

Mais si le Maroc a obtenu l’aide la plus généreuse du MCA, il n’y a pas de quoi fanfaronner : dans l’évaluation de l’institution américaine, le Maroc a obtenu davantage de notes inférieures que de notes supérieures à la moyenne (calculée sur l’ensemble des pays éligibles), notamment en ce qui concerne les droits politiques, les libertés civiles et les dépenses publiques en matière de santé et d’éducation.


IDE. Trois milliards de dollars en 2007

L’information a été rapportée par le quotidien français Le Monde. Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc devraient atteindre les 3 milliards de dollars pour la seule année 2007, contre une moyenne annuelle de 500 millions de dollars au milieu des années 90. Les deux tiers de ce montant sont originaires de l’Union européenne et le tiers des pays du Golfe. Cette prédominance des capitaux européens a cependant tendance à s’essouffler. D’après Hassan Bernoussi, le patron de la Direction des investissements, cité par Le Monde, l’Europe et les pays du Golfe seront à égalité dès l’année prochaine. Pour le quotidien, ce sont surtout les entreprises des Emirats arabes unis qui sont les plus impliquées dans les gros projets d’investissement au Maroc, souvent en partenariat avec la CDG.


RAM. Nouveau record

Les responsables de la RAM ont de quoi être satisfaits. La compagnie aérienne vient d’inscrire un nouveau record en matière de trafic. Près de 587 000 passagers ont été ainsi transportés sur les lignes de la compagnie durant le mois d’août, en progression de 13% par rapport à la même période de l’année précédente. La compagnie avait alors franchi son record mensuel avec 518 000 passagers. Depuis le début de l’exercice en cours (du 1er novembre 2006 au 31 octobre 2007), le trafic cumulé de passagers de la compagnie est en croissance de 13% par rapport à la même période de l’exercice précédent. Sur un autre registre, Atlas Blue, la filiale low cost de la RAM, s’attend également à de bons résultats pour son exercice annuel, avec 1,3 million de passagers transportés, soit un bond de 80% par rapport à l’exercice précédent.


CGI. “Al Massira” booste les cours

La CGI repart de plus belle. La valeur immobilière a retrouvé son trend haussier suite à l’annonce de son projet “Al Massira”. Le coup d’envoi des travaux d’aménagement de ce nouveau pôle urbain a été donné par le roi en personne. Situé à un quart d’heure du port Tanger Med, ce projet nécessitera une enveloppe de plus de deux milliards de dirhams et s’étalera sur une superficie de 50 hectares. Le montage financier prévoit un budget de 140 millions de dirhams pour la canalisation de l’Oued Fnideq. Une enveloppe de 740 millions de dirhams sera dédiée au bâtiment et à l’aménagement, 170 millions de dirhams aux équipements et 40 millions de dirhams à la réalisation d’une promenade urbaine piétonnière. Le projet, dont la réalisation s’étalera sur cinq ans, sera bâti sur des terres domaniales et collectives.



Pendant ce temps, le peuple….
Scout timbré

Scout dans son adolescence et philatéliste sur le tard, Anas est un homme heureux : Poste Maroc vient d'émettre un timbre commémorant “le centenaire du mouvement scout”. Notre héros est submergé par un sentiment de fierté en voyant sa poste nationale emboîter le pas à ses homologues des pays les plus développés, qui ont également émis leur propre “timbre scout”. Surtout, il est excité comme une puce à l’idée d’ajouter une nouvelle pièce à sa collection de timbres marocains dédiés au scoutisme. Pour le moment, celle-ci se limite à deux pièces d’une valeur inestimable (entre 1 et 5 dirhams) : un timbre de 1962 et un autre de 1978, émis respectivement à des occasions assez improbables (5ème Jamboree Arabe et Festivités scoutes panarabes au Maroc). Malgré tout, Anas garde un arrière-goût amer sur le bout de la langue, assez semblable à de la colle bon marché. “Si l’on célèbre le scoutisme de manière aussi archaïque qu’un timbre, c’est qu’il est vraiment passé de mode”, se dit notre “kechaf” sur le retour. Il est convaincu que si le scout fondateur Baden-Powell avait vécu jusqu’en 2007, il aurait certainement préféré voir le sigle de son organisation décorer des cartes téléphoniques ou animer les pages d’accueil de Gmail ou Skype. Car tout collectionneur qu’il est, Anas n’a pas vu de timbres depuis une éternité : les seules enveloppes qu’il reçoit sont grossièrement tamponnées par sa banque ou par le fisc. Un jour, il s’est même amusé à s’envoyer une lettre en inscrivant son adresse en recto - verso. Pendant trois mois, il n’en a eu aucune nouvelle, avant de la retrouver dans sa boîte à lettres, estampillée d’un élégant “retour à l'expéditeur”.



OFF.

Dernière ligne droite pour le projet de simplification des procédures de commerce extérieur. Une convention a été signée entre le CNCE, la primature et plusieurs ministères. Le comité de pilotage de ce projet devrait lancer sous peu un appel d’offre pour la mise en place du très attendu guichet unique. Le projet devrait être bouclé avant la fin de l’année.

 
 
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