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N° 288
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Robert Ménard, devant la
nouvelle affiche de la campagne
de RSF, dédiée à la liberté
de la presse au Maroc.
(TNIOUNI / NICHANE)

Liberté de la presse. Ménard frappe fort


“Le roi porte toute la responsabilité du retour de bâton en matière de liberté de la presse”. Robert Ménard, cette fois, y est allé fort. Réagissant à la dernière actualité marocaine en la matière (procès Al Watan Al An et TelQuel/Nichane), le secrétaire général de Reporters Sans Frontières (RSF) a animé, mercredi 5 septembre à Casablanca, une conférence de presse durant laquelle il a rendu publique une lettre très critique envoyée la veille à Mohammed VI. “Vos promesses sont restées des promesses, y affirme Ménard. Les chiffres et les faits
attestent que votre engagement (en faveur de la liberté de la presse) n’a pas été tenu”. De fait, selon le décompte de RSF, 34 organes de presse ont été censurés et 20 journalistes condamnés à des peines de prison (dont 15 avec sursis) depuis l’arrivée de Mohammed VI au pouvoir. “Ces condamnations n’honorent ni votre régime, ni une justice qui apparaît à la botte des autorités”, a sévèrement critiqué Ménard.
Contrairement à son habitude, le ministre de la Communication, Nabil Benabdellah, sans doute occupé par sa campagne électorale à Témara, n’a pas répondu à l’activiste français. Le Matin s’en est chargé le lendemain, dans une attaque au vitriol accusant Ménard de détournement de fonds et de collusion avec la CIA (entre autres joyeusetés), et signée “Mohamed Al Watani” (sic !), un pseudonyme de circonstance derrière lequel se cache très probablement le directeur délégué du “journal du Palais”, Hassan Alaoui. “C’est un tissu de mensonges absurde et injurieux”, répond Ménard, qui réfléchit à poursuivre Le Matin en justice.


Ilal Amam. 37 ans et toutes ses dents

ça va “gauchiser” à l’extrême ce samedi au complexe culturel Touria Sekkat de Casablanca. Les anciens d’Ilal Amam (En avant) y fêtent le 37ème anniversaire de la création de l’organisation clandestine marxiste-léniniste, qui prônait la république et ne jurait que par la lutte des classes. Au menu : les témoignages d’anciens membres, qui retraceront les vagues de répression qui se sont abattues sur Ilal Amam de 1970 à 1985. “Nous voulions organiser la manifestation le 30 août, date officielle de la naissance d’Ilal Amam, mais toutes les salles étaient occupées, campagne électorale oblige”, raconte Abdallah El Harif, S.G. d’Annahj Addimocrati, parti dépositaire de l’héritage d’Ilal Amam.


Fait divers. Crime crapuleux

Tout Casablanca est sous le choc, depuis la découverte du cadavre de Fatim-Zahra Harchaoui, 8 ans, dans un sous-sol d’un immeuble en construction dans l’ancienne médina. Le meutrier, un chômeur handicapé, qui habitait le même quartier, l’a assassinée avant d’abuser d’elle. Il a été confondu en remontant la piste du téléphone portable qu’elle avait sur elle, et que so agresseur avait vendu pour la modique somme de 40 DH. “Pendant six jours, la police l’interrogeait, mais le laissait rentrer librement chez lui, témoigne la maman de la petite victime. Le plus terrible, c’est qu’il me demandait, à chaque fois que je le croisais, si j’avais retrouvé ma fille”.


Sahara. Vous avez dit occidental ?

Réda Taoujni, président de l’Association du Sahara marocain (ASM), a trouvé une méthode originale pour renflouer les caisses de son ONG, qui enregistre 1,3 million de DH de dettes. Il a tout simplement créé une autre structure, l’Observatoire national pour les droits de l’homme au Sahara occidental (ONDHSO). Exit donc l’épithète “marocain”, remplacé par “occidental”. “Sans ce changement d’appellation, les donateurs auraient refusé de nous financer. Les dons que nous recevrons devraient permettre de régler les dettes de l’ASM”, explique Taoujni. C’est Mohammed Bahi, membre de l’ASM (et du CORCAS), qui est pressenti pour diriger l’Observatoire. Quant au reste du staff, il devrait être composé… de l’effectif de l’ASM.


Insolite. El Ghaoui, à pieds nus 

Triste événement, mais drôle de mésaventure ! Ce paradoxe résume on ne peut mieux l’incident survenu lors des obsèques de Rajaa Benlemlih. Il s’agit du vol des chaussures du chanteur Mohamed El Ghaoui, perpétré dans l’enceinte même de la mosquée qui a abrité la prière d’Al Janaza à Casablanca. À l’issue de l’office religieux, le chanteur a en effet découvert, à sa grande surprise, que ses souliers s’étaient volatilisés. Attristé par la mort de sa consoeur et révulsé par ce larcin qui l’a laissé pieds nus, El Ghaoui n’a dû son salut qu’à une paire de babouches, généreusement remise par l’imam de la mosquée.



3 questions à Faïçal Laraïchi
[Président du Pôle audiovisuel public]


Selon la HACA (Haute autorité de la communication audiovisuelle), les temps d’antenne impartis aux différents candidats aux élections n’ont pas été respectés par 2M. Qu’en pensez-vous ?
C’est faux. Ce n’est pas parce qu’on a un caillou dans une chaussure que celle-ci est trouée. Le temps imparti a globalement été respecté. Il y a effectivement eu un reportage diffusé sur 2M, où le journaliste avait choisi de zoomer sur certains candidats. Nous avons reçu des plaintes de la part de leurs concurrents directs. Du coup, nous avons décidé de rectifier le tir en leur accordant du temps d’antenne. Le règlement concernant les temps d’antenne ne nous convient pas, mais nous tenons à respecter la loi.

Cela nuit-il à la qualité de votre travail ?
Nous en avons effectivement souffert. Quand on présente ce qu’on appelle “une circonscription de la mort”, il est difficile de ne pas se focaliser sur les favoris. D’un point de vue journalistique, cela est parfaitement légitime. Or, les textes de la HACA nous empêchent de mettre en exergue les enjeux locaux.
La HACA a une logique purement arithmétique, qui veut que si l’on présente une liste, on est tenu de présenter toutes les autres de la même circonscription. Dans ce sens, on ne peut pas dire que le texte de la HACA soit visionnaire. Nous aurions bien aimé donner notre avis sur le contenu des textes réglementaires, mais nous n’avons jamais été sollicités dans ce sens.

Al Aoula n’a traité que brièvement le décès de Basri. Comment expliquez-vous autant de discrétion ?
Je n’ai pas d’explication à ce sujet, je ne m’en suis pas occupé. Qu’il repose en paix, c’est tout ce que je peux vous dire.


Médias. La web-TV ocre

Après la formule CD, Marrakech TV bascule sur le Net. Les créateurs de ce concept média novateur ont d’abord investi les hôtels 4 étoiles de la ville ocre, avant de se lancer à la conquête du Web. Les internautes-touristes peuvent ainsi découvrir des programmes courts (entre 6 et 8 minutes) déclinés sous forme de documentaires, d’interviews people, entre autres. “C’est un programme pédagogique destiné à donner les clés de la ville aux visiteurs”, nous explique un de ses dirigeants. L’émission-phare de la chaîne est “Tenue de séjour”. Morceaux choisis : “Ce n’est pas parce qu’on est au souk qu’on ne dit pas bonjour”, ou encore : “À Marrakech, les compteurs de tous les taxis marchent”. Quelqu’un est-il parti vérifier ?


Algérie. Ouverture des frontières… maritimes

Après le ciel, c’est la mer qui reliera bientôt l’Algérie au Maroc. La compagnie maritime algérienne Maghreb Lines envisage en effet d’ouvrir, dès le printemps prochain, une ligne hebdomadaire de ferries reliant Oran à Tanger. Il ne s’agit encore que d’un projet, suspendu à un accord bilatéral entre les deux pays, mais la CML se dit optimiste : un sondage a révélé que 80% des passagers de la compagnie en direction ou en provenance de Tunisie iraient au Maroc s’ils le pouvaient. Cela suffira-t-il à convaincre les ministres des Transports algérien et marocain ?


Mehdi Qotbi. Le bijoutier de ces dames

Mehdi Qotbi est décidément partout ! Après la peinture, le lobbying tous azimuts et une courte carrière en consulting, l’homme se lance dans les babioles pour dames. “Ma collection de bijoux, dénommée Nomade, comprend notamment des bracelets et des pendentifs”, déclare-t-il pas peu fier. Lesdites créations, produites en série limitée de 150 à 200 exemplaires, seront vendues dans une célèbre joaillerie de Casablanca entre 5000 et 20 000 dirhams pièce. L’homme ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, puisqu’il projette également d’étendre le catalogue Nomade, en signant des accessoires pour homme et des parfums. Mais où s’arrêtera-t-il ?


Détenus islamistes. La grève, comme d’hab’

Les détenus islamistes ont à nouveau observé une grève de la faim, jeudi dernier, pour dénoncer la mort, par intoxication alimentaire, d’un des leurs, emprisonné à Salé. Mohamed Nahari, décédé fin août, a consommé des aliments qu’il avait conservés plusieurs jours dans sa cellule. “Il a été soigné à l’hôpital, mais on l’a renvoyé en cellule avant sa guérison complète”, se scandalise Annassir, association de défense des détenus islamistes. Selon cette dernière, la grève de la faim visait aussi à dénoncer les conditions de détention des islamistes emprisonnés à Meknès, qui souffriraient de crises d’épilepsie, séquelles de la torture qu’ils auraient subie.


Internet. Télé sans censure

Lassé des clips rap de Daba 2007 appelant les jeunes au vote ? Rabattez vous sur Selwane.tv. La télé sur Internet de Salé, lancée en juillet dernier, a recueilli dernièrement l’avis de quelques membres de la nouvelle scène sur le scrutin en cours. Extrait : “On nous a trop menti, je n’y crois plus”, affirme, lapidaire, le rappeur Mobydick, dans l’un des podcasts mis en ligne. “J’ai voulu présenter un son de cloche différent de celui des médias officiels”, explique Ayoub Ajmi, jeune Slaoui de 28 ans à l’origine de Selwane.tv. Donnant la parole aux candidats et aux habitants de Salé sans les censurer, Ajmi n’a pas hésité à mettre en ligne, cette semaine, son interview de Fathallah Arsalane, porte-parole d’Al Adl wal Ihsane.


Annahj Addimocrati. Lla et encore lla

Tous les prospectus électoraux ne se valent pas. Quatre militants d’Annahj Addimocrati, parti d’extrême gauche qui mène une campagne nationale pour le boycott des élections, l’ont appris à leurs dépends, mercredi dernier à Agadir. Ils ont été embarqués par une fourgonnette de police, direction le poste, pour distribution illégale de tracts sur la voie publique, avant d’être libérés quelques heures plus tard. “Nous comptons recommencer quoi qu’il en soit !”, claironne Hassan Haimouti, responsable local de la formation politique. Bien décidé à ne pas faire mentir le surnom d’Annahj : Hizbou lla (Le parti du non).


Justice. Meryem Benjelloun libérée

Meryem Benjelloun est libre. Dans la nuit du mardi 4 septembre, elle a quitté la prison de Salé après vingt-cinq jours de détention. Le même jour, le Tribunal de première instance de Rabat l’avait condamnée à une peine d’emprisonnement équivalente à sa période de détention. Emue mais soulagée, Meryem Benjelloun s’était effondrée en larmes à l’énoncé du verdict. La fille de Majid Benjelloun, ancien ministre et conseiller de Hassan II, était poursuivie pour usage de drogue dure, de la cocaïne en l’occurrence. Des sources proches de sa famille ont évoqué la possibilité de son admission dans un centre spécialisé, où elle devrait suivre une cure de désintoxication.


2M. Soirée électorale live

Branle-bas de combat à 2M à la veille du scrutin législatif. La chaîne de Aïn Sebaâ a mobilisé la quasi-totalité de ses troupes et dépêché plusieurs correspondants aux quatre coins du pays. Objectif ? Accompagner en direct les élections du 7 septembre grâce à 11 rendez-vous d’information. Trois mini-débats, regroupant journalistes et universitaires, viendront également ponctuer les résultats de la journée électorale. Samedi 8 septembre, Jamaâ Goulahsen, Monsieur débat arabophone, prendra le relais pour une émission où seront conviés les leaders des grands partis. “Si l’on en croit le ministère de l’Intérieur, les premiers résultats devraient tomber dès vendredi soir, explique un journaliste de 2M. On pourra ainsi avoir une idée de la nouvelle carte électorale dès le samedi”.


Bab Zaër. Cité princière

Avant même le premier coup de pioche, programmé pour l’été 2008, Bab Zaër, la nouvelle ville qui sera érigée à 30 kilomètres de Rabat, commence à prendre forme… sur le papier. Un article publié dans Le Monde lève une partie du voile entourant cet important projet immobilier, dont le principal promoteur, comme TelQuel l’avait annoncé, n’est autre que le prince Moulay Hicham. On y apprend que Bab Zaër sera construite dans la commune d’Oum Azza, sur un terrain d’une superficie de 3000 hectares, qu’elle disposera d’une douzaine de petits barrages qui lui assureront l’autosuffisance en eau. Les promoteurs de la ville ont poussé le souci d’autonomie, par rapport à l’administration publique, jusqu’à projeter la construction de plusieurs postes de police et des dispensaires qui seront gracieusement mis à la disposition des autorités.


Hrig. Le reporter clandestin

“On a mis le bétail dans un camp à Dakhla”, s’indigne Dominique Mollard, correspondant au Maroc de la chaîne de télévision allemande ZDF. Par “bétail”, entendez les 38 Subsahariens que le journaliste avait accompagnés, pour la réalisation d’un reportage télé, lors de leur tentative de hrig pour regagner les Iles Canaries depuis les côtes mauritaniennes. Quand la pirogue menace de chavirer à cause d’une mer agitée, Mollard est le seul passager à disposer d’un téléphone portable pour appeler les sauveteurs espagnols. Les passagers en détresse seront finalement rapatriés à Dakhla par la marine marocaine. Mais le journaliste attendra plus de 48 heures (comme un simple clandestin) avant que les autorités marocaines ne daignent tamponner son passeport. Et il s’est vu refuser tout contact avec ses compagnons d’infortune. Vous trouvez cela normal ?


Campagne El Himma. Tous des tracteurs ?

Quel est le point commun entre la campagne électorale menée par Nabil Benabdellah à Témara et celle de Fouad Ali El Himma à Benguérir ? Rien, si ce n’est le recours à quelques figures des scènes artistique et sportive marocaines, dont notamment la dramaturge Touria Jabrane, qui a choisi d’apporter son soutien aux candidats… de plusieurs formations politiques à la fois. Mais le côté people aura atteint son apogée à Benguérir. La petite bourgade des Rhamna a été assaillie par des célébrités, telles que l’ex-athlète Hicham El Guerrouj, les anciens footballeurs Bouderbala, Bassir, Zaki et Krimau, les comédiens Rachid Fekkak et Rachid El Ouali, etc. Tous sont venus chanter les louanges de la liste du “Tracteur” !


Pierre Casalta. La fin du mystère

Pour une première, c’en est une ! Dans son édition du mercredi 5 septembre, Le Monde a publié un portrait très éloquent de Pierre Casalta, le taciturne et très secret patron de la station de radio Médi 1 et de son pendant télévisuel, Médi 1 Sat. Commentant son parcours professionnel au Maroc, ce Corse pur et dur, assène sans faux-semblants son leitmotiv: “Je ne sers qu'un homme : le souverain”. Sur un registre plus intime, le portrait publié par le quotidien français renseigne sur l’étroite relation que cet enfant unique, né de père inconnu, entretenait avec sa mère. Cette dernière a en effet dû faire des ménages pour subvenir à l’éducation de son fils, qu’elle a élevé seule. On apprend également que Casalta a fait la guerre d’Algérie où il a rencontré son premier amour au bout de trois ans de service militaire, ponctué de condamnations pour indiscipline. Le personnage est à la hauteur de sa légende.



Humeur. Tous contre...

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Abdellatif Laâbi a eu la bonne idée de lancer un appel sur le Net (http://pactedemocratique.casanet.ma), pour tenter de faire barrage à ce qu’il appelle la “déferlante obscurantiste”. L’intellectuel est dans son rôle, même s’il aurait été préférable qu’il nomme les acteurs de cette déferlante et le substrat culturel, religieux, voire politique, de cette menace. Le Maroc, aujourd’hui, présente le paradoxe d’aller à la fois très bien et très mal. Il va bien parce que des gens comme vous et moi peuvent plus ou moins débattre de sujets délicats (la triade Dieu, le roi, le sexe et le long filon de sujets annexes qui la bordent) et afficher leur différence. Il va mal parce que risquer ce débat-là peut vous valoir d’être excommunié. Laâbi, dont l’engagement n’est pas à prouver, a peut-être raison de ne citer rien, ni personne, pour dénommer ces “forces obscurantistes”. Il n’est pas sûr, en effet, que le problème du Maroc s’appelle le PJD ou Al Adl Wal Ihsane. Le parti et la Jamaâ ne sont, après tout, que la représentation d’une pensée conservatrice qui a toujours traversé ce pays. Ces gens ne sont pas les meilleurs défenseurs de la liberté de pensée et du progrès social. Mais les stigmatiser est aussi injuste que vain. Le problème, comme le laisse entendre Laâbi, est plus générique. Il va du politique (les régimes et les modes de gouvernance qui ont conduit le Maroc depuis les temps anciens) au religieux, dont la perception n’a jamais été un modèle d’audace et de subtilité. Reste que le vent de liberté qui nous caresse tous les jours est une réalité aussi indiscutable que la montée de fanatisme que l’on sent poindre dans nos rues. Et s’il y a un pacte à signer, c’est bien celui des valeurs universelles, qui nous rapprochent des autres, où qu’ils se trouvent, plutôt que des dogmes de nos glorieux et très conservateurs ancêtres.



VITES !

Les partis politiques ont envoyé des SMS à profusion pour inciter les électeurs à voter pour eux aux législatives. L’USFP, l’Istiqlal, le PPS et le MP détiennent le record du nombre de messages envoyés. Ils ont inondé les boîtes de messagerie jusqu’au dernier jour. On se demande bien combien cela leur a coûté…, ainsi qu’au contribuable !


Assabahia, le nouveau-né du groupe Maroc Soir, défraie la chronique. Abdelmounaïm Dilami, président d’Eco-Médias, éditeur d’Assabah, a attaqué Maroc Soir pour “usurpation de marque”. Réponse du berger à la bergère : “Assabah n’est que la traduction du titre Le Matin”, le quotidien francophone de Maroc Soir.


La famille Rouissi attend toujours la confirmation, via des tests ADN, de l’identification de la dépouille de Abdelhak Rouissi, un des plus anciens disparus politiques. Pour rappel, ces tests ont été entamés… en janvier 2006. La famille devrait organiser une cérémonie d’inhumation au nom du défunt dans le cimetière de Sidi Messaoud, près de Casablanca.


Le procès de Omar Bahraoui, maire de Rabat et candidat UMP à la députation dans la circonscription Rabat-Chellah, ne sera pas reporté. Bahraoui, accusé d’avoir lancé sa campagne électorale avant les délais légaux, comparaîtra sitôt les élections bouclées. On imagine son calvaire si, en plus, il n’était pas élu entre-temps.


La 7ème journée du championnat de France de football (Ligue 1), disputée le week-end dernier, a enregistré une grande première : deux équipes, parmi les vingt qui forment l’élite du football hexagonal, étaient menées par un capitaine marocain : Abdeslam Ouaddou, pour Valenciennes, et Yassine Abdessadki, pour Strasbourg.


C’est le mardi 11 septembre qu’aura lieu le procès en appel de l’affaire Al Watan Al An. En première instance, Abderrahim Ariri, le directeur de l’hebdomadaire, et le journaliste Mustapha Hormatallah ont été condamnés respectivement à des peines de six mois de prison avec sursis et huit mois de prison ferme.
 
 
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