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Darija, quand tu nous tiens !
Nos dirigeants ne manquent décidément pas de toupet ! Que dire de Nabil Benabdellah, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement ? Dans une interview à un quotidien francophone de la place, il a affirmé quAhmed Benchemsi avait fait preuve de dsara (insolence) pour justifier la saisie de Nichane. Nabil Benabdellah a utilisé une expression en darija, alors que lentretien se déroulait en français. Pourquoi donc ? Tout simplement parce quil na trouvé aucun équivalent suffisamment parlant dans la langue de Molière. La situation aurait pu être des plus comiques si Benchemsi ne risquait la prison
à cause dun édito écrit en darija. Je naurai quun mot à dire : ioua baz !
Hakim Bencheikh, Casablanca.
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Elle est où ma carte délecteur ?
Je vous écris pour vous raconter mon histoire, celle dune citoyenne marocaine qui n'a pas eu le droit de voter aux dernières élections. Je suis originaire d'Agadir, où j'ai voté en 2002. Résidente à Casablanca depuis un an et demi, je me suis logiquement inscrite sur les listes électorales de larrondissement de mon quartier. Je demande donc, selon la nouvelle procédure, que l'on retire mon nom de la liste d'Agadir. Mais quand je suis partie récupérer ma carte d'électeur à la commune
pas moyen de la retrouver. On minforme alors que cest probablement le moqadem du quartier qui lavait retiréé pour me la livrer chez moi
alors quon ne cesse de répéter que cest aux citoyens de récupérer leurs cartes en personne. On massure aussi que, le cas échéant, ma carte sera disponible dans le bureau de vote le jour des élections.
Le jour J, je me dirige donc vers un premier bureau de vote, puis un second
pour en visiter cinq au total. Et toujours pas de trace de ma carte, ni même de mon nom sur les listes. Résultat : je nai pas pu voter !
Je me demande donc si la faiblesse du taux de participation nest pas également due à ce genre dincidents.
Lamia Bouzari, Casablanca.
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Des élections pour rien ?
Voilà. Les fameuses élections dont on nous parle depuis des mois sont passées. Et quen est-il sorti ? Certes, elles se sont déroulées dans une transparence applaudie par les observateurs nationaux et internationaux. Certes, la déferlante islamiste tant redoutée na pas eu lieu. Voilà pour le positif, car il y a aussi du négatif. À commencer par un taux de participation ridicule, qui nous force à relativiser les résultats de ces élections. Et quels résultats ! La victoire (courte) dun parti pas franchement révolutionnaire, et la reconduction certaine de la majorité sortante, avec probablement les mêmes têtes et, forcément, les mêmes politiques. Est-ce cela le changement et le renouveau que les Marocains veulent et attendent ? Je ne le crois pas. Seul regret, Driss Jettou, le meilleur premier ministre que le Maroc ait eu depuis des décennies, devra quitter ses fonctions.
Mustapha Guessous, Casablanca.
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