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Pages coordonnées par Chadwane Bensalmia
La semaine.
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Reverra-t-on Bziz sur
lécran dAl Aoula ?
(TNIOUNI / NICHANE)
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Al Aoula. Humour sauce Vintage
La petite lucarne se regarde dans le rétroviseur : Qachbal et Zeroual, Dassoukine et Zaâri, Bachir Skirej, Abderraouf et, peut-être, le duo Baz et Bziz
Les humoristes des années 80 ressusciteront ce ramadan, déterrés par Al Aoula, pour la conception dune capsule de cinq minutes quotidienne, programmée à la rupture du jeûne et baptisée Dehk Lwala (littéralement le rire des anciens). Simple nostalgie, concurrence à une certaine 2M qui accueille cette année le come-back de Abderraouf ou encore pénurie de matière pour alimenter la grille de ce ramadan ? Certainement tout cela la fois. Cest très difficile de faire rire tout le |
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| monde, de trouver un humour commun à un grand-père et un adolescent. On a donc essayé de satisfaire tous les goûts, des plus jeunes avec une sitcom comme Mademoiselle Kamilia, et des plus âgés avec Dehk Lwala, explique-t-on à la chaîne rbatie. La nouvelle capsule accueillera par la même occasion quelques uns de ces humoristes (parmi les survivants en tout cas), pour leur poser la question inévitable : que sont-ils devenus ? La posera-t-on alors à un certain Bziz ? Rien nest moins sûr. Ce dernier ne semble dailleurs pas prêt à revenir sur ses positions déternel censuré. Quon reprogramme ces archives est une excellente chose pour la télé, mais çaurait été encore mieux doffrir du nouveau de ces mêmes artistes. Et surtout, cela nefface pas mes dix-huit ans dinterdiction dantenne, a-t-il commenté. |
Sortie. La troisième Bourne
Pas de mémoire, pas de passé, pas de pays : Jason Bourne était lexécuteur rêvé de la CIA (La Mémoire dans la peau). Mais liquidez sa copine (La Mort dans la peau), et le docile blondinet tueur se retourne contre lorganisation qui la manipulé, pour se venger et, au passage, empêcher ses ennemis de nuire encore plus à autrui. Voilà pour dédramatiser, car ce troisième volet se chargera très bien tout seul de vous mettre les nerfs en pelote dès les premiers plans (Moscou, de la neige, du sang, brrrr). Avec le mérite dun scénario tortueux à souhait (mais suffisamment accessible pour qui prend la saga en route), La Vengeance dans la peau, de Paul Greengrass (Vol 93), est un excellent compromis : trame despionnage classique, mais mise en scène moins conventionnelle (quoique 24 heures Chrono nest pas très loin...), on passe plus de temps à Tanger quà New York, et le côté lisse et figé de Matt Damon, dhabitude énervant, sert finalement bien son personnage de Terminator invincible et bourné (pardon, borné). Réussi.
La vengeance dans la peau, au Mégarama.
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Téléfilm. Le choix de Sofia
Quelle est loin, la Star Ac ! Après une apparition aussi brève que kitsch dans Iznogoud, Sofia Essaïdi se (re)prend au sérieux et tourne Aïcha, téléfilm de 90 minutes, pour France 2, signé par lexcellente Yamina Benguigui, à qui lon doit le documentaire Mémoires dimmigrés (1998) et InchAllah Dimanche (2001), Grand Prix du premier Festival de Marrakech. Sofia y campera la fille aînée des Bouamaza - famille française dorigine algérienne installée dans une cité de la banlieue parisienne -, étouffée par la dictature communautaire à lombre des barres dimmeubles. Aïcha, une parfaite bent darhoum en apparence, un concentré de colère à lintérieur : le rôle parfait pour passer le périph de la célébrité. |
Casa Cinéma. Du Caramel pour Persépolis
Casa Cinéma, deuxième volet du festival bidaoui, qui investira la ville du 31 octobre au 6 novembre, souvrira avec Caramel, de Nadine Labaki, petit bijou cinématographique où les histoires de femmes du Liban daujourdhui se croisent dans un salon de beauté défraîchi de Beyrouth. Encore mieux, léquipe du film est attendue à Casa, où elle pourrait rencontrer, avec un peu de chance, celle de Persépolis. Prix du jury du 60ème Festival de Cannes, lexcellent destin animé porte à lécran la BD culte (et autobiographique) de Marjane Satrapi, où une ado iranienne se frotte aux premières années de la révolution islamique, avant de redécouvrir la vie moderne en Europe. Ceci nest quune mise en bouche : Casa Cinéma accueillera une centaine de projections dans toute la ville, entre salles de quartier et écrans improvisés là où il ny en a pas. Léquipe compte aussi sur le pont de ce long week-end (le mardi 6 novembre est férié) pour célébrer une vraie rentrée populaire du cinéma. |
Faouzi Bensaïdi. Deux prix et une comédie
Après en avoir fait le titre de son film, Faouzi Bensaïdi peut le fredonner : What a wonderful world !. Et pour cause. Le cinéaste a raflé, cette semaine, les deux plus prestigieuses récompenses au Festival du film dAlexandrie, en loccurrence le Grand prix et le Prix de la meilleure mise en scène. Cette double consécration intervient à point nommé pour conforter le réalisateur, dont lapproche expérimentale navait pas fait lunanimité à la projection du film au FIFM 2006. Ce nétait pas un film facile, ni dans sa réalisation, ni dans son positionnement, commente Bensaïdi. Alors, oui, recevoir ces deux prix est rassurant, dautant que dans lusage des festivals, cest un signal fort. Prochaine étape : un retour aux sources, celles des planches avec
une comédie musicale ! Une expérience dans le même esprit que le film, urbain et moderne, un mix entre lopéra sonore, la comédie visuelle et la pièce de théâtre, souffle-t-il. Rendez-vous pour la première, en novembre 2007. |
ARTE. Jamais deux sans trois
Après Tracks, cest au tour de Metropolis, le magazine culturel dArte, de glisser une caméra indiscrète dans le petit monde de la scène alternative marocaine. De lengagement dune jeunesse qui nhésite plus à prendre la parole à labsence dune véritable industrie du disque, Metropolis passe en revue les revendications et les failles de la scène urbaine et part à la rencontre de quelques-uns de ses promoteurs. Hicham et Momo reviendront donc sur la genèse de LBoulevard, premier festival alternatif de cette envergure. La caméra laissera place ensuite aux témoignages du coup de cur rap 2006, Mobydick, et du déjanté groupe de fusion Haoussa pour raconter leurs histoires. Que la musique soit une arme de révolte culturelle, cest bien. Quelle suscite une ruée socio-médiatico-politique, cest encore mieux.
Samedi 15 septembre sur Arte, à 18h
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2M. Le réveil des endormis
Deux longs-métrages annoncés puis retirés de la grille de 2M au ramadan 2006, seront cette année les stars du mardi soir de la deuxième chaîne. Il sagit dabord de Lenfant endormi, de Yasmine Kessari, déprogrammé parce quil nétait pas encore sorti dans les salles de cinéma. Le film revient sur le mythe du ragued à travers lhistoire dune jeune fille de Taourirt, dont le mari émigre clandestinement au lendemain de leurs noces, après lavoir mise enceinte. Le second, Le grand voyage, dIsmaïl Ferroukhi, sanctionné à cause dun conflit avec lun des co-producteurs (Casablanca Films), suit un fils dimmigré qui a décidé daccompagner son père à la Mecque, en voiture. Un émouvant road-movie qui fut primé à la Mostra de Venise 2005. Moralité : mieux vaut tard que jamais !
Les mardi 25 septembre et le 9 octobre sur 2M.
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Parution. Trêve de rêves
Salima Aït Ben Salem : cest ainsi que Samira El Ayachi, 27 ans, beurette de la ville de Méricourt, a nommé lhéroïne de son premier roman. Un prénom lourd à porter, explique lauteur de La Vie rêvée de Mademoiselle S. (Editions Sarbacane). Dans cette autofiction doublée dun road-trip, des mines françaises au désert marocain, Salima est tiraillée entre son obligation de réussite et ses rêves à la Amélie Poulain. Samira, elle, marquée par Céline, Duras et le surréalisme et encouragée par Azouz Begag (Le Gone du Chaâba), sinterroge : A quel âge on perd nos rêves, cette matière première pour se construire. Les siens se portent bien : monteuse de projets Musiques actuelles à lAéronef de Lille, Samira chante sur le titre Nos Affaires de ses potes MAP. Talent à suivre. |
Chaâbi. Buen Gusto Social Club
Dix ans après Buena Vista Social Club, cest le chaâbi algérois qui soffre une rencontre au sommet de ses vieux rescapés (Ahmed Bernaoui, René Perez, Abdelkader Chercham
), à travers la sortie, le 10 octobre, de lalbum El Gusto. Mis en boîte en 2006 dans la ville blanche voisine, lopus est produit par Damon Albarn, chanteur de Blur et co-créateur du projet Gorillaz, mais aussi fervent supporter des musiques du monde via son label Honest Jons (qui a signé le batteur nigérian Tony Allen et enregistré Mali Music). Lancé par la jeune Algéro-irlandaise Safinez-Bousbia, le projet El Gusto, qui veut sortir le grand chaâbi du cercle des mélomanes nostalgiques, inclut une tournée de Marseille à Berlin et de Londres à New York, avant la sortie dun film en 2008. |
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Le livre.
Au XVIème siècle, un musulman du nom de Hassan Al Wazzân, capturé par des pirates espagnols, est conduit à Rome et offert comme esclave au pape. Sa position de diplomate arabe et son instruction lui épargnent la servitude et lui valent la situation de prisonnier privilégié. Circulant librement et ayant accès aux manuscrits de la bibliothèque vaticane, il est sollicité pour des traductions de textes arabes. Après plusieurs mois de captivité, il est catéchisé et baptisé Jean Léon, plus connu sous le nom de Léon LAfricain. Vingt ans après le roman dAmine Maâlouf, ce nouveau récit de voyages offre la lecture dune historienne, Nathalie Zemon Davis, partie sur les traces dAl Wazzân de sa Grenade natale en Andalousie jusquen Italie, en passant par le palais du sultan de Fès, dont il était ambassadeur.
Léon lAfricain, un voyageur entre deux mondes ; Nathalie Zemon Davis Ed Payot et rivages
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Humeur.
Abbas no pasa
Il est facile de se moquer de Abbas El Fassi. On devrait donc toujours sabstenir de tourner le big boss de lIstiqlal en ridicule, car cest cruel et sans gloire. Il na dailleurs pas besoin de coup de main, puisquil le fait très bien tout seul. Abbas El Fassi ne peut être sujet de moquerie, parce quil traîne tant de maux du Maroc sur son dos quon pourrait le comparer à une ambulance. Et on ne tire pas sur les ambulances, comme chacun sait. On leur cède gentiment le passage, en espérant ne plus avoir à les croiser ni à entendre leur sirène stridente. Cette mansuétude était possible tant que Abbas El Fassi se cantonnait à son poste de ministre dEtat. Ny faisant rien, à part des ronds de jambes, il ne pouvait nuire à personne, sinon à la couture de son pantalon. Cest beaucoup moins vrai depuis la victoire de lIstiqlal aux élections. Subitement, des experts se sont mis à évoquer Abbas El Fassi comme premier ministre possible, sans même ponctuer leur pronostic dun grand éclat de rire, ni être militants à lIstiqlal. Abbas El Fassi va peut-être, bientôt, trouver à soccuper. Cest plutôt inquiétant, même si les analystes politiques lui accordent peu de chances. Le risque zéro nexisterait pas, à en croire des spécialistes versés plutôt dans les catastrophes naturelles. Prions ensemble, mes frères. |
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Le dernier prix
Hamid Basket a reçu, la semaine dernière, le Prix spécial du jury du Festival d'Al Ismaïlia pour son court-métrage muet Akhir sarkha (Le dernier cri). Une récompense qui sajoute au prix du mérite au Festival de Las Palmas et celui du jury à Martil. De bon augure pour Habibti Tanja, le premier long-métrage que Basket sapprête à tourner.
Soirée DVD
Pour tout savoir sur la Film Industry (30 films produits par Ali n Productions et la SNRT), rendez-vous le 29 septembre sur Al Aoula. En présence des réalisateurs, comédiens et techniciens, bandes-annonces, sketches anti-piratage, démos darts martiaux et chorégraphies issus des films seront présentés par Hassan El Fad et la jeune Najla Dari.
En arabe dans le texte
LEspagne a traduit en un an autant de livres que le Moyen-Orient en mille ans. Ce constat a suffi à la fondation émiratie Kalima pour se spécialiser dans la traduction en arabe duvres étrangères. Lorganisation arabo-arabe, qui sinstalle au Maroc fin 2007, table sur la traduction dune centaine de classiques par an ! Amen. |
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