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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Pour l’honneur des FA

L’article “L’mroud, histoire d’une malédiction” (TelQuel n°273) m’a profondément indigné. Le corps des Forces auxiliaires mérite-t-il vraiment d’être dénigré de la sorte ? Que ressentiront, à la lecture de cet article, les retraités, les vétérans, leurs familles et leurs enfants, comme ceux qui servent toujours dans les rangs des F.A. ?
Pourquoi choisir le mokhazni comme bouc émissaire et ne pas incriminer les vrais responsables de cette soi-disant malédiction ? L’auteur de l’article a choisi de citer crûment les propos outranciers de certains hauts gradés de l’armée et de la gendarmerie, qui ne portent visiblement pas les Forces auxiliaires dans leur cœur. Ces hauts gradés, qui méprisent autant les mokhaznis, font-ils partie de ces officiers qui restaient au Sahara bien à l’abri dans leur base arrière, envoyant les éléments des F.A. se faire massacrer aux premières lignes ?
En réalité, l’histoire méconnue des F.A. mérite vraiment d’être contée, et pourquoi pas dans un film comme le désormais célèbre Indigènes. Et leur malédiction ne peut être conjurée que par la volonté d’hommes intègres et compétents. Dans cet esprit, l’arrivée du général Laânigri à la tête de ce corps doit être considérée comme une bénédiction.
Aujourd’hui, les Forces auxiliaires, en plus de leur mission de maintien de l’ordre et de la sécurité publique, se spécialisent dans la lutte anti-terroriste, la lutte contre la contrebande et l’immigration clandestine. Cela prouve que des changements significatifs ont déjà été amorcés. Peut-être que les Marocains, en voyant les mokhaznis sous un nouveau jour, oublieront l’ancien sobriquet et en inventeront un autre plus amène. Peut-être que la malédiction évoquée par TelQuel se transformera en bénédiction.

El Hachemi Benaïssa, Lieutenant des F.A. à la retraite, Casablanca.



Qui en veut à la darija ?

En poursuivant Ahmed Benchemsi, et à travers lui Nichane et TelQuel, on veut surtout faire le procès de la darija. On veut juger notre langue, alors que ceux qui ont contribué à falsifier l’histoire du Maroc, pour faire de nous des “Moyen-orientaux” forcés, restent sans jugement.
Avec les conséquences dramatiques qu’on connaît : nos enfants ont fini par oublier qu’ils sont africains et que leurs langues ancestrales sont riches et variées (darija et amazigh), et qu’ils doivent être fiers d’appartenir à une civilisation qui les unit aux peuples du bassin méditerranéen. Qu’on cesse de ressasser que nous appartenons à un soi-disant “Maghreb arabe”. C’est un crime que de vouloir pousser tout un peuple à s’attacher à une ethnie et à une langue qui lui sont historiquement étrangères. Continuez, cher Benchemsi. Nous avons une cause légitime à défendre : notre héritage culturel et civilisationnel.

Ambarki Haddou Meknès.

 
 
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