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Pages coordonnées par Chadwane Bensalmia
La semaine.
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Une scène de WWW What a
wonderful world, de Faouzi Bensaïdi.
(DR)
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Festival national du film. Bousculade au portillon
Cette 9ème édition du Festival national du film de Tanger est à marquer dune pierre blanche : jamais la manifestation navait reçu autant de candidatures à la compétition officielle. Mais encore, en retirant les inéligibles, il restera au jury longs-métrages à départager 25 films cette année, dont certains probablement aussi les plus attendus viennent tout juste de quitter les salles de montage de la post-production. Ce sera donc une première projection pour En attendant Pasolini, de Daoud Aoulad Syad, parti dans le Sud scénariser les souvenirs dune amitié amoureuse entre un figurant et le grand |
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réalisateur italien. WWW What a wonderful world, laudacieuse fable de Faouzi Bensaïdi, accueillie avec scepticisme au FIFM, a eu le temps de sen remettre après une double consécration au Festival du film dAlexandrie. Autre récompensé, prêt pour la compétition, Les jardins de Samira, de Latif Lahlou, primé pour le meilleur scénario et du prix de la critique internationale au Festival des films du monde de Montréal début septembre. Sans compter, Wake up Morocco de Narjiss Nejjar, Deux femmes sur la route, le dernier Farida Bourquia, Où vas-tu Moshé ?, de Hassan Benjelloun, La beauté éparpillée de Lahcen Zinoun, Les anges de Satan dAhmed Boulane
Même le malheureux Tabite or Not Tabite de Nabyl Lahlou, qui nest toujours pas sorti dans les salles, faute de distributeurs intéressés, se trouve une place sur les écrans de la compétition officielle.
Du 18 au 27 octobre, à Tanger.
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Sortie. La cité des splendeurs
Dabord, il y a la tragédie dun empire, lun des plus grands de lhistoire. Dans la Chine de la dynastie Tang, au 10ème siècle, lempereur se retrouve pris au piège dun complot menaçant son règne et impliquant sa propre femme. Ensuite, il y a le drame familial, quand le fils aîné de lempereur, enfant de son premier mariage, entretient une liaison secrète avec sa belle-mère, avant de tomber amoureux dune jeune fille qui savérera être sa sur. Et puis, il y a toute la splendeur dun film à lesthétique léchée. Dès le premier plan, les portes de la cité souvrent pour découvrir un monde à la beauté irréelle, et jusquà la bataille sanglante qui ponctue le film, près de deux heures durant, Zhang Yimou joue la carte du spectacle. Il insiste sur le faste et la richesse, travaille les couleurs de chaque image, nhésite pas à chorégraphier les batailles, allant jusquà sacrifier par moments le détail historique sur lautel de la vision artistique. Mais le résultat est simplement époustouflant. À voir.
La Cité interdite, au Mégarama.
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Avant-première. Ben Barka sur petit écran
Plus quun petit mois avant de voir Mehdi Ben Barka mourir. LAffaire Ben Barka, le téléfilm du Français Jean-Pierre Sinapi vient dêtre présenté en avant-première la semaine dernière au Festival de la fiction TV de la Rochelle en France. Pour rappel, à la différence de ses deux prédécesseurs (Lattentat de Yves Boisset et Jai vu tuer Ben Barka de Serge Le Péron), LAffaire Ben Barka a été jusquà scénariser lassassinat de lopposant marocain. France 2, commanditaire du téléfilm, a programmé sa diffusion pour le mois doctobre. Et aux dernières nouvelles, aucune des deux chaînes marocaines na manifesté son intérêt pour lachat des droits de diffusion. |
Expo. De la démocratie au design
Le design nest-il pas lexpression même de la démocratie ?. Ceci nest pas une question mais une affirmation, sortie de la bouche de Hicham Lahlou, architecte dintérieur de son état, devenu figure du design marocain, après avoir transformé des objets du quotidien marocain en uvres darts, collectionnées par les musées. Alors, par quel grand écart intellectuel Lahlou a-t-il construit le lien entre design et démocratie ? Comment une théière peut-elle amener à une réflexion sur luniversalité ou encore séduire le musée Alessi en Italie et le musée du monde de Rotterdam, au point de vouloir lacquérir ? Pour décrypter le travail - et la logique - de Lahlou, lInstitut français de Rabat organise une rétrospective autour de la carrière du designer, en partant de sa célèbre théière Koubba (vendue au prix peu démocratique de 600 euros) jusquà sa conception des prototypes du mobilier urbain dAgadir en 2006.
De la théière à la ville. Du 3 octobre au 17 novembre, à lIF de Rabat
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Documentaires. Les choix dAl Jazeera
Peu inspiré, le titre sonne un peu comme un film institutionnel de lOffice du tourisme, mais quimporte ! Ouarzazate, révolution du cinéma et essor du tourisme, dont le tournage vient de sachever, est le premier de quatre films commandés par Al Jazeera Documentaire au réalisateur Rachid Kacimi. Déjà auteur de Cabine Paradiso (2004), film sur les vieux projectionnistes marocains, présenté aux festivals de Berlin, Venise et New York, et de Little Maestro (2005), lhistoire dun enfant de six ans à la tête dune troupe Ahidous, primé à Munich, Kacimi tournera dès fin octobre pour Al Jazeera un portrait de Fatna El Bouih (Observatoire des prisons), un docu sur les mères célibataires et un autre sur les clandestins subsahariens à Rabat. Autre élue par la chaîne du Qatar, Bouchra Ijork, auteur de Karawane (2003), portrait dun danseur libanais à Paris, réalisera quatre documentaires sur Chefchaouen, Hay Mohammadi, le hip hop marocain et le dramaturge et comédien Abdelhaq Zerouali. |
Tournage. Le nouveau Naciri en préparation
Saïd Naciri retrouve le fauteuil de réalisateur pour le tournage de son prochain long-métrage. Les frangins, écrit par Naciri (puis réécrit par un scénariste français), raconte lhistoire damitié entre deux Marocains, un musulman et un juif et un troisième, turc chrétien, qui se retrouvent pris au piège dune mafia de limmigration clandestine sous le ciel parisien. Les liens damitiés tissés entre les personnages, malgré leurs différences, leur permettront de se sortir des pires situations, résume Naciri, qui y campera, forcément, le rôle principal. Pour le reste du casting, la liste nest pas encore bouclée, même si le nom de Salaheddine Benmoussa est murmuré. Quant à la production, elle ne serait pas uniquement marocaine. Un producteur français, présent à mon spectacle à lOlympia, a été ébloui par le show, fait remarquer modestement lhumoriste. Au point de risquer quelques billes dans laventure. |
Nayda. Artistes herragas
Quatre jeunes artistes marocains (deux danseurs, un maâlem gnaoui et un percussion- niste), participant au collectif Nayda, ont disparu au lendemain de la représentation de la troupe à Bruxelles, en Belgique. Ce deuxième incident - après celui des musiciens du chanteur Barry en Espagne, lannée dernière - remet sur la table la question de loctroi des visas aux artistes de la nouvelle scène. Doù la réaction de Momo Merhari, organisateur de LBoulevard, qui tient à préciser que les concernés ne faisaient pas partie des artistes sélectionnés et suivis par lEAC Boulevard, (NDLR : partenaire du Bureau international de la jeunesse belge dans lexpérience Nayda). Léquipe de LBoulevard et le groupe Amarg Fusion devraient (re)prendre la route de Bruxelles en octobre, où les Soussis se produiront sur la scène du Festival de musique et de résistance. |
Parution. Le tailleur du roi
Pendant plus de 120 ans, des hommes dune même descendance ont confectionné les jellabas richement ornées des sultans alaouites. Les Sasson, venus du Moyen-Orient vers la fin du 19ème siècle, pour sinstaller dans le Tafilalet, sont couturiers du sultan de père en fils. DAbraham, devenu le couturier de Hassan Ier en 1870, à son gendre Haïm Botbol qui a brodé pour Mohammed V, avant de passer la relève à ses enfants, Raphaël et Roger, chargés de confectionner les tenues de Hassan II. Derrière cette singulière saga, Albert Sasson, arrière petit-fils dAbraham et professeur de biologie de son état, raconte lhistoire de cette famille juive marocaine, brossant par là le vécu de la communauté israélite du royaume, depuis le XIXème siècle. |
Festival. À la mémoire de Saint Ex
Longtemps épargné par la festivalite aiguë, le Sud sapprête à inaugurer son troisième festival en un an. Après Laâyoune et Dakhla, cest au tour de Tarfaya de sortir de la torpeur culturelle, à loccasion de la célébration du 80ème anniversaire de la création de la ligne aéropostale qui reliait la ville de Toulouse à lAmérique latine. Tarfaya, qui sappelait à lépoque Cap Juby, était un point descale pour la traversée de lAtlantique. Doù ce festival musical, pensé conjointement par la wilaya de Laâyoune - Boujdour - Sakia El Hamra et la Succession Saint Exupéry, pour rendre tous les ans hommage au père du Petit prince.
Du 30 septembre au 2 Octobre à Tarfaya.
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Le livre.
Fuyant la brutalité et la violence de son vieux mari et lincompréhension dun père despotique, Yamna, à peine ses 15 ans bouclés, quitte sa montagne natale pour les rues de Fès, où elle erre des jours durant avant de rencontrer Sdi Moh, un riche propriétaire terrien qui la sauve de la précarité. Et la vie de la petite adolescente en guenilles se transforme en conte de fées. Une histoire somme toute déjà vue et lue, à laquelle lauteur lui-même semble navoir accordé quun intérêt limité, affairé quil était à faire lapologie des mille et une beautés de la culture amazighe, ses femmes douces et envoûtantes, ses hommes courageux et loyaux, ses festivités singulières
Qui a parlé de prospectus touristique ?
Lappel de la colline chauve Mohamed Taïfa ; Ed Marsam.
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Humeur.
Daba dans le baba
Les gens sont injustes avec le publicitaire Nourredine Ayouch. Il avait une mission sacrée à la tête de lassociation 2007 Daba : convaincre les gens daller voter. Aujourdhui, on lui pourrit la gueule parce quil sest troué pire que Benzekri en Coupe du monde (le goal, pas licône). Et alors ? Personne na fusillé Benzekri pour ses sorties coup de poing à la Grandaizer. Il était pourtant plus grave pour le Maroc dêtre ridicule en mondovision, devant la planète entière, que de se planter dans le périmètre restreint des médias officiels, ni lus ni regardés à létranger. Ayouch prédisait à tous 70% de participants. Ils étaient 2 fois moins. Cest nimporte quoi, soit. Mais doit-on lapider Ayouch parce que la moitié de la carte électorale marocaine a disparu mystérieusement dans le Triangle des Bermudes ? Bien au contraire. Le nom de Nourredine Ayouch devrait être inscrit dans une bible de la pub, pour avoir démystifié le poncif du marketing, qui affirme quun homme politique se vend tout aussi bien quun gel douche. Grâce au plantage stratosphérique de 2007 Daba, chacun sait désormais quun électeur est bien moins cernable quune flambeuse de Carte bleue chez Marionnaud. On croit maîtriser jusquà lhygiène intime de lélecteur, car on sait quel sel de bain a la faveur des lectrices de la presse féminine. Et puis, sans crier gare, lélecteur vous glisse entre les doigts, vicieux comme une savonnette achetée à la sauvette. En se baissant pour ramasser le savon, Daba se lest pris dans le baba. Offrir ainsi son corps pour faire avancer la science, ça mérite au moins un Nobel... |
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Le reggae attendra
Le nouveau festival
souiri, Reggae4Africa, annoncé pour fin octobre, a été reporté. La cause ? Le chevauchement de ses dates avec celles dun autre rendez-vous de la ville, les Andalousies atlantiques. Boom Shaka, Lauren Hill et Barrington Levy sont toujours au menu du festival, programmé désormais du 22 au 24 novembre.
Rock de Rabat
Les Sawlegen, jeune groupe de metal rbati, aperçus entre autres sur la scène de LBoulevard en 2006, sont parvenus à aligner dix morceaux de hard aux mélodies orientales, pour boucler un album de metal marocain trop rare sur la nouvelle scène - ambitieusement titré Stories of an old Empire.
Regards féminins
Lexposition Arte y mujer en Marruecos promène six regards de peintres et de photographes marocaines en Espagne. Après Mejorada del Campo, Aranjuez et Mostoles, Ahlam Lemssefer, Amina Benbouchta, Khadidja Tatna, Meryem El Adj, Leïla Ghandi et Fatima Mazmouz sont exposées à Henares jusquau 14 septembre. |
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