Ramadan. Imams à guichets fermés
Spécial élections législatives. Les non-dits du scrutin
Plaidoyer. Pour une Refondation de l'USFP et de la Gauche
Mohamed Aouzal. "Le professionnalisme serait la cerise sur le gateau"
Activisme. Sit-in sur Internet
Société. Ragued, le mythe jamais endormi
Egypte. Moubarak punit la presse
Belgique. Secousses dans le plat pays
Consommation. Lait : ça va bouillir !
Cinéma. Sorties : bientôt la rentrée
Festival. Musiques rebelles
N° 290
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Les manifestations contre la vie
chère risquent de redevenir
un spectacle habituel.
(TNIOUNI / NICHANE)

Hausse des prix. Le panier percé de la ménagère


Comme l’année dernière à la même période, plusieurs produits de première nécessité ont subi une hausse des prix : la farine, l’huile, le beurre ou encore le lait. La baguette, star du panier de la ménagère, est l’objet de toutes les attentions : son prix est passé de 1,20 dirhams à 1,50 dirhams en à peine deux semaines. La proposition du gouvernement, sous forme de subventions et de baisse des droits de douane, s’est heurtée à un refus net de la part des minotiers et autres industriels de la transformation du blé. Ces derniers arguant que les
mesures incitatives consenties par le gouvernement ne permettraient pas de compenser la hausse du cours du blé sur les marchés internationaux. En toute logique, ils ont répercuté cette augmentation sur les boulangers. Effet boule de neige pour le consommateur qui achète désormais sa baguette 30 centimes plus cher. Et tout comme l’année dernière qui avait vu l’organisation de la première campagne contre la vie chère à travers le pays, l’Association marocaine des droits humains (AMDH), fer de lance de ce combat, reprend du service. À l’issue d’une assemblée générale de l’UMT, ce jeudi, le vice-président de l’AMDH, Abdelhamid Amine, nous annonce une nouvelle mobilisation du réseau associatif (AMDH, Attac-Maroc, etc.) : “Nous avons décidé d’organiser un sit-in contre la hausse des prix à Rabat jeudi 27 septembre.” En attendant, le gouvernement poursuit ses négociations avec les acteurs du secteur, mais aucune des parties ne semble encore disposée à lâcher du lest. Période de transition gouvernementale oblige, la patate chaude sera refilée au nouveau Premier ministre, Abbas El Fassi...


Parti. Essaim d’imams ?

Elu à Anfa pour le Parti du renouveau et de la vertu, Zemzmi sera-t-il l’éclaireur d’une future armada d’imams au Parlement ? “Cette formation, qui mise sur les déçus du PJD, compte capitaliser à l’avenir sur l’aura d’imams populaires”, analyse Abdallah Tourabi, spécialiste des mouvements islamistes qui a suivi la campagne du parti sur le terrain. “Nous ne sommes pas une mosquée ! Nous n’accepterons aucun imam en activité”, infirme Mohamed Khalidi, secrétaire général du Parti du renouveau qui, par contre, n’est pas opposé à l’idée d’intégrer des imams “défroqués”. “En se mêlant de choses terrestres, ils peuvent être un rempart contre l’extrémisme”, se veut rassurant Khalidi.


Primature. Si Abbas bosse

“Sa Majesté a demandé à Si Abbas de ne pas perdre de temps (pour composer la future équipe gouvernementale)”, nous a confié une source proche du nouveau Premier ministre. Message reçu cinq sur cinq. Vingt-quatre heures après son investiture, Abbas El Fassi a pris contact avec les partis politiques. Il a reçu en premier, séparément, les représentants du MP et de l’USFP dès jeudi. Vendredi, ce devait être le tour du PJD, dont la participation à un éventuel gouvernement de droite (sans l’USFP ?) reste possible. L’Istiqlal a entretemps réuni son comité exécutif pour redessiner les priorités du parti… et décider des portefeuilles ministériels qui devraient lui revenir.


PJD. Le vote des souris

Le PJD s’est offert un sacré coup de promo en publiant sur son site Internet un sondage demandant l’avis des internautes sur sa participation ou non au gouvernement. À l’heure où nous mettions sous presse, près de 1902 personnes s’étaient prononcées, dont 53,79% pour et 43,32% contre. Le sondage est une idée de Saâdeddine El Othmani qui “veut associer les Marocains aux choix de son parti”. Selon son entourage, les résultats seront pris en considération. Mais n’exagérons rien, le PJD arrêtera bien évidemment sa décision sur des arguments plus solides. Elle sera prise en fonction de ce que le Premier ministre leur offrira.


Presse. Le Canard enchaîné pour de vrai

Les lecteurs marocains ont été privés de la lecture du Canard Enchaîné en date du 12 septembre dernier. Le distributeur Sochepress confirme que le numéro 4533 de l’hebdomadaire satirique français n’a pas été distribué au Maroc. La raison (probable) : le numéro comportait, en page 7, un article de Nicolas Beau, intitulé “Un scrutin Rabat-joie” accompagné d’une caricature du roi, dans lequel le journaliste faisait une analyse des élections législatives. Le papier honni, fidèle au style caustique du journal, relevait que le succès électoral de l’Istiqlal n’était pas “un cadeau pour le monarque”. L’hebdomadaire français, qui avait déjà été censuré en novembre 2001, est de retour dans les kiosques marocains cette semaine.


Manifs. Aghbalou  bouillonne

Que se passe-t-il à Aghbalou, près de Khénifra ? Selon Aziz Akkaoui, le responsable local de l’AMDH : “Les gendarmes et les Forces auxiliaires sont intervenus lundi dernier pour disperser une manifestation”. Tout a commencé par un sit-in organisé par des femmes qui demandaient que leur village soit doté d’un lycée. Les choses ont dégénéré lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser, à coups de matraques et de bombes lacrymogènes, l’attroupement qui bloquait la route principale depuis des heures. Sur les vingt-huit personnes arrêtées et déférées devant le procureur du roi à Midelt, huit ont été aussitôt relâchées. Les autres demeurent en détention.


Radio. Un Soir sur l’Atlantic

La soirée électorale a tourné court, le 7 septembre dernier, pour Baudoin Loos, envoyé spécial du quotidien belge Le Soir. Invité à débattre des élections, aux côtés d’une huitaine d’invités, sur les ondes de Radio Atlantic, le journaliste prétend avoir été empêché d’évoquer le sujet des islamistes marocains. Au moment où il protestait “d’une voix forte” pour forcer le passage vers le studio, Nadia Salah, la patronne de la station radio, lui a montré le chemin de la sortie. D’où une chronique parue dans son journal, où il narre ses déboires, dénonçant “des règles d’autocensure non écrites.” Une animatrice de la radio donne une autre version : “Ce confrère s’est emporté et a refusé de se tenir au programme de l’émission que nous avions préparé”. Pas facile de ménager la chèvre et le chou (de Bruxelles).


Elections. Couscous Story

Cette semaine, la Jamaâ Al Adl Wal Ihsane de Cheikh Yassine a livré son analyse du faible taux de participation aux législatives. “Les Marocains n’accordent plus aucun crédit aux partis politiques, ni à l’opération électorale, ni au régime”, peut-on lire sur le site du mouvement. Les responsables de la Jamaâ sont également revenus sur les déclarations des leaders politiques, avec un certain sens de l’humour : “Certains ont attribué la cause (du faible taux de participation) à la journée choisie pour le scrutin, c'est-à-dire le vendredi, et au couscous que la plupart des familles marocaines mangent ce jour-là. Et pourquoi pas la sieste aussi ?”.


Polémique. Assabah vs Assabahia

Le groupe de presse Eco-Médias, éditeur du quotidien arabophone Assabah, revient à la charge. Il compte traîner Maroc Soir devant le Tribunal de commerce de Casablanca pour “usurpation de marque”, suite au lancement d’Assabahia par le groupe concurrent. “Nous leur avons envoyé une mise en demeure, mais apparemment, ils ont préféré ne pas en tenir compte. Il ne nous reste plus qu’à nous tourner vers la justice”, lance Abdelmounaïm Dilami, président d’Eco-Médias, qui demande non seulement le retrait d’Assabahia des kiosques, mais aussi un dédommagement d’un million de dirhams pour chaque numéro publié.


People. Touche pas à mon pote !

On les savait amis de longue date, mais depuis le début du ramadan, Fouad Ali El Himma et Mohammed VI sont inséparables. Cette semaine, plusieurs Casablancais et R’batis ont vu leur roi en compagnie de l’ex-ministre délégué dans une voiture décapotable (une Mercedes SL selon les connaisseurs). Samedi, les deux hommes ont tranquillement traversé la route des Zaërs à Rabat, ralentissant même au niveau du Méga Mall à une heure d’affluence. Mohammed VI, qui sortait à peine de l’inauguration d’un centre social, avait deux heures de libres avant le ftour. Forcément, un petit tour entre potes… c’est tentant !


Subsahariens. Le droit au repos éternel

L’Association des familles des victimes de l’immigration clandestine (AFVIC) a fait à nouveau sa B.A. Elle a organisé l’enterrement de 24 Subsahariens (hommes, femmes et enfants) décédés dans des hôpitaux casablancais, mais dont les dépouilles croupissaient depuis deux ans à la morgue, puisque non réclamées par leurs familles. L’Association, qui a pu établir la religion des défunts, a procédé à l’inhumation des 10 musulmans au cimetière Arrahma et des 14 chrétiens dans celui de Ben M’sick, tous deux situés dans la ville blanche. C’est la wilaya de Casablanca qui a pris en charge les frais d’enterrement.


Ben Smim. Méfiez-vous de l’eau qui dort

En mai dernier, la commune de Ben Smim (près d’Azrou) signe une convention avec une société française, pour la mise en bouteille de l’eau de la principale source du village. Craignant le pire, les habitants organisent des sit-in sans arriver à décourager la société qui entame, très vite, la construction de son unité d’embouteillage. Le 10 septembre, tout se précipite. Les habitants organisent une marche vers la source pour tenter de stopper les travaux de construction. La suite est classique : les forces de l’ordre interviennent et interpellent quatre villageois, qu’ils défèrent devant le Tribunal de première instance de Meknès. “Ces gens sont coupables de défendre leur bien le plus cher : l’eau. Cette privatisation menace l’équilibre de toute l’économie locale”, s’indigne un acteur associatif de Khénifra. Une pétition (lancée sur l’adresse : acme-eau.org /ACMEMaroc) a déjà réuni plusieurs signatures au Maroc et à l’étranger. Prochaine étape : une marche vers le palais royal de Rabat.


Agression. Fac 2M !

Une équipe de tournage de 2M a passé un sale quart d’heure mardi dernier à Marrakech. Alors qu’elle réalisait un reportage anodin sur la cité universitaire, ses membres ont été violemment pris à partie devant la faculté de droit par un groupe d’étudiants en colère contre la chaîne de Aïn Sebâa. “2M, chaîne du Makhzen, va-t-en !”, scandaient les assaillants, “qui ont attaqué notre voiture avec des barres métalliques alors que nous étions à l’intérieur”, raconte un membre de l’équipe. Bilan : une voiture saccagée et une journaliste blessée à la main. Les agressés ont déposé une plainte auprès de la police.



3 questions à Khadija Rebbah
[Membre de l’Association démocratique des femmes du Maroc.]


Quel bilan faites-vous de la participation des femmes aux élections du 7 septembre ?
Je suis vraiment déçue ! Le nombre des femmes au Parlement a stagné. Elles ne sont plus que 34, dont seulement quatre ont été élues sur les listes locales. Pour montrer leur pseudo engagement, les partis politiques annonçaient un nombre impressionnant de candidatures féminines. Mais très peu de femmes ont été placées en tête de liste. En réalité, ils s’en servaient simplement pour faire du remplissage, en les reléguant à des positions où elles n’avaient aucune chance de gagner.

Les femmes n’ont pas montré l’exemple en se battant entre elles pour être inscrites sur les listes nationales…
J’ai rencontré ces militantes et elles m’ont certifié qu’elles n’auraient jamais jeté l’éponge si leurs partis avaient établi des critères clairs. Une députée expérimentée fait peur aux hommes, parce qu’ils ne peuvent pas lui faire avaler n’importe quoi. Pourtant, le Parlement a besoin de députées comme Nouzha Sqalli, ne serait-ce que pour son expérience législative. Au lieu de cela, l’appartenance sahraouie est devenue un critère de sélection (ndlr : choix de Gajmoula Bent Abbi comme tête de liste du PPS). Bientôt, on choisira les femmes parce qu’elles sont fassies ou oujdies !

Et que comptez-vous faire pour améliorer les choses ?
Nous dresserons un bilan la semaine prochaine. En parallèle, nous continuerons notre lobbying au sein de la société civile, qui répercutera notre combat auprès des partis politiques. Les élections de 2009 seront différentes. ça commence déjà à bouger.


Procès Al Watan Al An. Un (petit) mois de moins

Alors que l’on s’attendait à un dénouement heureux dans le procès en appel de Mustapha Hormatallah et Abderrahim Ariri, la Cour d’appel de Casablanca en a décidé autrement, en allégeant d’un mois seulement les peines prononcées contre les deux journalistes, condamnés en août dernier respectivement à huit mois de prison ferme et six mois avec sursis. Contrairement à Hormatallah (toujours en liberté en attendant l’issue du pourvoi en cassation), qui s’est refusé à tout commentaire, Ariri s’est dit “déçu par ce verdict injuste”. De son côté, l’ONG Reporters sans frontières estime que cette “nouvelle condamnation marque la fin de la période d’accalmie que connaissait la presse marocaine depuis quelque temps (…) Le royaume s’est assurément engagé sur une pente dangereuse”.


Hit Radio. Momo le mufti

Mardi dernier, l’émission “Libre antenne”, orchestrée par Momo, l’animateur-vedette de Hit Radio, était aux antipodes de l’image d’ouverture et de modernité qu’entend véhiculer la station dirigée par Younès Boumehdi. Une auditrice désemparée a joint Momo pour lui exposer un dilemme sentimental : “Je ne sais vraiment pas quoi faire. Mon mari ne m’aime plus alors que mon amant est très attaché à moi.” L’animateur s’improvisant moralisateur en chef lui a tiré les oreilles en direct : “C’est honteux ce que tu fais, ce n’est pas une manière de traiter ton mari”. Les appels suivants des auditeurs ont versé dans le même sens.


Fashion. Copieur ou bikheer ?

La marque de streetwear Gazal soulève la polémique. Parmi les slogans apposés sur ses produits (t-shirts et casquettes), figurent “Mal Mouk Dasser”, “Maman j’ai trouvé un Fassi”, ou encore “Gaouri ou bikheer” et “Zmeg ou bikheer”. Ces deux derniers ne sont pas sans rappeler un certain “Hmar ou bikheer” de la marque Stounami. “Nous avons lancé nos créations en même temps que leur t-shirt Hmar ou bikheer. Et puis, avec plus de cent slogans dans notre collection, pourquoi serions-nous allés copier celui-là en particulier”, se défend Kamel Sebti, créateur de la griffe Gazal. Réponse du berger à la bergère : “Nous avons déposé la marque ‘ou bikheer’. Mais comme disait Coco Chanel, on n’a pas réussi tant qu’on n’a pas été copié”, rétorque Amine Bendriouche, designer de Stounami.


Elections. Le PSU crie à la fraude

Les élections dans les circonscriptions d’Oued Eddahab et de Fès-Sud auraient été entachées de fraudes. C’est du moins la version défendue, mardi dernier, par les deux candidats malheureux du PSU, lors d’une conférence de presse au siège du parti. Pour étayer leurs accusations, ces derniers ont exhibé devant les journalistes présents des procès verbaux supposés falsifiés et des bulletins de vote non cochés, retrouvés dans la rue. “Les autorités locales ont joué un rôle majeur dans ces fraudes, qui ont permis l’élection des candidats de l’USFP et de l’Istiqlal”, accuse Mohamed Hafid, membre du bureau politique du PSU. Et d’ajouter : “Le parti a entamé les recours nécessaires. Le ministère de l’Intérieur aurait d’ailleurs diligenté une enquête.”


Rapport. La brosse à reluire américaine

“Le département d’Etat aide à faire avancer la vision qu'a le président Bush d'un monde de liberté et de paix”. C’est ce qu’a déclaré vendredi dernier Condoleezza Rice en présentant le 8ème rapport de l’Institution sur la liberté religieuse dans le monde. Il est élogieux pour le Maroc. On y lit que “le gouvernement continue d’encourager tolérance, respect et dialogue entre les groupes religieux et qu’aucun cas de conversion forcée ou de discrimination religieuse” n’a été relevé… bien que prosélytisme et apostasie soient bannis. Si le rapport apprécie le financement de “l’éducation islamique dans les écoles publiques et (de) l’instruction religieuse dans des écoles publiques juives”, il omet de souligner que cet enseignement est obligatoire dans le cas des musulmans.



Humeur. Gueule de bois

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Allez, la nomination de Abbas est entérinée, on reprend une vie normale. Aux bonnes âmes qui me reprochent d’avoir pris un coup de sérieux, je n’ai qu’une réponse : “J’ai arrêté de boire du lait”. Et ce n’est pas une question de prix, s’il vous plaît. Mon ex a une autre explication : “C’est l’effet pervers de l’abstinence”. Il ne faut pas la croire. Entre nous, comment ne pas se méfier d’une ex qui vous appelle tous les jours pour vous demander : “Alors, tu as toujours mal à la tête ? Ton nez est toujours bouché ?”. Je n’ai rien bu, rien mangé, on ne peut pas dire que j’écris sous influence. Sur Al Massae, je lis en manchette : “Le sniper de Targuist met Housni Benslimane en colère”. ça me rappelle une lointaine histoire avec le même Benslimane, enfin, avec l’un de ses innombrables subordonnés. C’était au début des années 90. Un collègue avait écrit que deux gendarmes l’avaient racketté sur la route… de Benslimane. L’entrefilet de cent caractères nous avait valu le coup de fil d’un autre subordonné du gendarme le plus élégant du royaume : “Le général vous remercie de votre attention. Il vous assure que les deux gendarmes seront sanctionnés et vous invite à ne plus parler de ce genre de choses…”. Remerciements et menaces étaient mixés dans une phrase courte et simple comme bonjour. Le collègue qui nous a transmis la communication était impressionné que le général ait pris la peine de lui confier un message plus ou moins personnel. Mais son teint plus bleu que la moyenne trahissait sa peur. On a été obligé de lui mentir : “Rassure-toi, on a tous connu une histoire pareille avec le général”. Rien à faire, toutes ces banalités trahissent le creux dans lequel je suis plongé depuis deux, trois jours. Oui, depuis que Abbas, blabla… Je suis sûr que mon ex va encore dire que c’est l’un des effets pervers de l’abstinence.



VITES !

Le Maroc et le Polisario vont se revoir lors d’un troisième round de négociations prévu pour fin décembre à Genève. Principale nouveauté de cette rencontre, la reconnaissance par le Polisario de l’option d’autonomie… mais dans le cadre d’un référendum incluant également la possibilité de l’indépendance du Sahara.


Ayman Al Zawahiri, numéro 2 d’Al Qaïda, a appelé dans une vidéo diffusée jeudi dernier les Maghrébins à “nettoyer le Maghreb musulman des enfants de la France et de l’Espagne” afin, a-t-il ajouté, d’être “loyaux envers (leur) religion et le sang de (leurs) pères”, versé pour l’indépendance. Mais de quoi je me mêle ?


Dans sa livraison du 17 septembre, le quotidien économique français La Tribune affirme que “les Américains feraient pression pour éviter que la France ne vende des avions militaires Rafale au Maroc”. Les Etats-Unis seraient même prêts à “équiper l’armée marocaine, en proposant des F16 d’occasion prélevés sur l’arsenal des Forces américaines”.


Le Committee to Protect Journalists et le Comité parlementaire pour la liberté de la presse accueilleront, à la Chambre des représentants à Washington, le 21 septembre, Aboubakr Jamaï, pour une conférence sur l'état du journalisme au Maroc. Jamaï devrait y revenir sur les raisons qui l'ont poussé à quitter le royaume.


Le club palestinien Chabab Rafah risque de déclarer forfait pour son match du 26 septembre contre le Raja de Casablanca, comptant pour la Ligue des champions arabes. à une semaine de la rencontre, les autorités israéliennes n’avaient toujours pas délivré de visas de sortie aux joueurs palestiniens.
 
 
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